Trois bornes à Esnazu.

26 mars 2017, ça y est, on est pratiquement remis du grand décalage. C’est dimanche, jour de changement d’heure de surcroît, nouvel ajustement à la marge en ce qui nous concerne. Cela ne nous met pas en avance pour la journée, mais si nous partons droit au Sud vers la vallée des Aldudes, il nous reste assez de temps pour essayer de trouver les trois bornes qui nous manquent au-dessus du quartier d’Esnazu.

Pas de problème pour trouver la borne 135, on sort le kit de nettoyage rangé au fond du sac et on lui fait une petite toilette avant de la photographier pour la rajouter à la collection.

Et voilà le travail !

Après ça, on se met en quête de la borne 136. On aurait tendance à la chercher vers la crête.

Pour le moment, seules les prairies sont touchées par l’arrivée du printemps, les arbres gardent encore leur nudité hivernale.

Voilà la 136 ! Pas du tout sur la crête, mais le GPS a permis de la débusquer dans la pente.

La voilà après toilettage, le but étant de bien lire le numéro. Je crois que c’est réussi.

Après cette deuxième mise en boîte, nous continuons encore en direction de la route principale (celle qui franchit la frontière pour traverser le Pays Quint) pour aller voir une borne supplémentaire, une petite sans numéro qui se trouve plantée au milieu de la prairie que nous voyons sur la gauche. Mais les personnages centraux de mon image, ce sont bien sûr les deux arbres siamois rencontrés là-haut, moins impressionnants que les « siamese kauri » de Coromandel, évidemment, mais intéressants tout de même pour moi.

En avançant un peu pour éviter les arbres, on découvre vers le Sud la silhouette massive du mont Adi (1457m), encore enneigé à ce jour.

Sur le chemin du retour, une de ces rencontres que Daniel déteste 🙂

De nouveau les pâtures bien vertes et bien pentues.

Quelques fleurs de saison aussi, comme cette hellébore verte…

…ou ces primevères bien fleuries. C’est le printemps, voyons !

Une fois revenus à la voiture, on la déplace un peu plus loin pour aller visiter la borne 134.

Il y a là une palombière plutôt squelettique, mais dont l’échelle semble encore en état.

La borne était au-dessus du chemin ! On est d’abord passé sans la voir… mais le GPS rappelle vite à l’ordre.

Comme souvent depuis la ligne frontière, la vue est superbe sur les environs.

Une petite anémone sylvie, toute en délicatesse.

Nos objectifs atteints, nous pouvons prendre le chemin du retour. La lumière est bien belle sur le hameau d’Esnazu, « quartier » des Aldudes.

Et il y a encore du soleil lorsque nous atteignons Saint-Étienne-de-Baïgorry, l’occasion est bonne pour aller voir de plus près le vieux pont dit « romain », qui date en fait du XVIIe siècle, dont l’arche élégante franchit la Nive des Aldudes.

Mais… que vois-je en revenant vers la voiture ?

Le charcutier a disposé là, bien à l’air et bien à l’abri des intempéries, sa collection de jambons pour les mois à venir. Allons, il reste encore un peu d’artisanat dans nos contrées reculées.

Congost de Mont Rebei (I)

Après la belle balade à Riglos, et un petit passage rapide autour du château de Loarre, en route pour le hameau perdu de La Clua, aux confins de la Catalogne et de l’Aragon, où se trouve la Casa Blasi et notre logement du soir. Nous sommes les derniers arrivés, on nous attend !
casa blasi 1
Heureusement, l’endroit est civilisé, et nos amis ont pu se désaltérer en nous attendant.
Nous prenons possession de nos appartements, au premier étage de la vieille maison, joliment restaurée.
casa blasi 2
Gérard teste les fauteuils !
Le lendemain matin, un solide petit déjeuner avant le départ :
casa blasi 3
On a même droit au « pa amb tomate », pas de doute, nous sommes bien en Catalogne !
Puis c’est le départ, première étape: on se rend jusqu’au parking terminal où un taxi doit venir nous chercher pour nous amener jusqu’à notre point de départ.
rio noguera ribagorzana
La route longe le rio Noguera Ribagorzana, en amont de la zone de notre balade. Une belle rivière, qui descend des Pyrénées dont nous apercevons au loin les plus hauts sommets. Il nous faut une bonne heure de route pour arriver à notre point de départ.
embalse de Canelles
C’est à l’auberge de Montfalco, d’où nous pouvons déjà apercevoir le lac de Canelles, un barrage construit dans les années 1960 ; la couleur de l’eau est extraordinaire !
Nous prenons alors le sentier en direction du « congost », l’entaille dans la montagne par laquelle nous devrons passer pour rejoindre les voitures.
les chardons
De beaux chardons encore bien verts poussent sur le bord du chemin, tout près du départ.
dans le bois
Puis le sentier s’engage dans un joli sous-bois clair, en descente plus ou moins rapide suivant les endroits.
le "congost" au loin
Au loin, nous apercevons déjà les falaises du « congost » vers lequel nous nous dirigeons. C’est encore loin !
lac de Canelles
Nous commençons à apercevoir la partie haute du lac, avec encore cette incroyable couleur de l’eau. Nous ne nous en éloignerons plus beaucoup désormais.
le sentier sous la falaise
Le sentier descend toujours, dominé maintenant par une haute falaise.
Nous arrivons au premier escalier !
premier escalier
Houuuuuu ! Serge est déjà là-haut ! Il va falloir le rejoindre…
depuis l'escalier
Nous grimpons le long d’une falaise complètement à pic, et c’est haut ! Gare au vertige !
le premier escalier (2)
Personne n’est resté paralysé sur place au milieu de la falaise, ouf !
embalse de canelles
D’ici, la vue sur le lac est splendide, la couleur rappelle les lacs parcourus en Patagonie, au pied des Torres del Paine.
sentier vers le défilé
Après la montée des marches, le sentier redescend de nouveau vers le lac, avec le défilé en perspective.
la passerelle
Nous apercevons maintenant la passerelle qui nous permettra de passer sur l’autre rive du lac !
deuxième escalier
Mais avant d’y arriver, il va falloir franchir une nouvelle falaise, et donc un deuxième escalier…
passage délicat
Pour les grands équipés de sacs à dos, le passage peut être un peu délicat.
depuis le haut de l'escalier
Nous arrivons en haut de l’escalier, il va maintenant falloir redescendre jusqu’à la passerelle tout en bas.
deuxième escalier (2)
Petit regard en arrière vers le deuxième escalier, pendant la descente, plutôt pénible pour mes genoux, vers la passerelle.
la passerelle
Et nous y voilà enfin !…
Mes genoux sont déjà bien en vrac, pourtant il reste encore un bon bout de chemin à parcourir, jusqu’au parking final.
Arrêtons-nous ici pour aujourd’hui, en attendant de terminer la balade très prochainement…

Randonnée au Collet du Tat.

Encore une belle journée le lendemain mercredi, bien que quelques nuages continuent toujours à errer dans le ciel et le long des parois montagneuses. L’après-midi fut donc consacré à une jolie petite randonnée, depuis La Joue du Loup jusqu’au Collet du Tat remarqué précédemment. Le Collet du Tat, c’est juste un col au-dessus de La Joue, que l’on doit franchir si l’on veut rejoindre Superdévoluy, mais on n’avait pas envie de rejoindre Superdévoluy après la description faite par nos trois skieurs du mardi qui n’avaient pas trouvé ça super. Seulement envie de rejoindre le col.

En bons randonneurs paresseux, commençons par descendre en voiture jusqu’au parking, ce qui nous évitera deux traversées pédestres du « centre » de La Joue, que nous commençons à bien connaître, et préparons-nous à marcher. Raquettes, pas raquettes ? Difficile de prévoir, même si nous savons qu’elles ne nous seront pas nécessaires au départ. Nos braves sherpas vont bien nous les porter, au cas où…

préparatifs

Attention au départ !

les traîneaux

Nous n’avons guère avancé lorsque nous rencontrons les traîneaux en balade. Au-dessus d’eux, on aperçoit déjà au loin le col, but notre l’expédition.

 chalets à La Joue du Loup

Sur notre droite, les derniers chalets de La Joue, un peu à l’écart du village.

la vieille grange

Nous passons près d’une vieille grange en pierres enfouie dans la neige.

à gauche !

Pour nous, c’est vers la gauche, le sentier C. Mais nous n’irons pas à Superdévoluy !

la table de pique-nique

Une table pour le pique-nique ! Les garçons sont déjà installés…

la crête des Baumes

Au-dessus de nous, la crête des Baumes et son pylône, et la Lune qui est déjà bien haut dans le ciel.

lumière sur la neige

La couche de neige n’est pas énorme, et elle est bien tassée sur le chemin, pas besoin de raquettes.

cônes d'épicéa

En plus des pins et des mélèzes, il y a aussi des épicéas, avec leurs cônes décoratifs.

bergerie du Forest du Puy

Nous parvenons maintenant à la bergerie du Forest du Puy, nous l’avions en vue depuis le début de la balade. Véro, fatiguée, nous attendra ici au soleil, pendant que nous terminerons la balade jusqu’au col.

Lune barrée

C’est drôle, au-dessus de nous, un avion a barré la Lune !

paysage vers l'Ouest

Nous voilà arrivés ! En nous retournant, nous pouvons voir La Joue du Loup en bas, puis la vallée et les montagnes barrées par leur nuage.

au Collet

Voici Chris et Daniel pris au Collet (haha !) sur fond de Pic de Bure et son impressionnante falaise.

paysage côté Est

Le paysage côté Est, bien enneigé là aussi.

Collet du Tat

On n’est pas perdus, ouf !

Il est temps de redescendre, maintenant.

à la bergerie

Nous retrouvons Véro à la bergerie, sans avoir dû sortir les raquettes, que l’on voit toujours sur les sacs à dos.

l'Obiou

Le paysage est toujours aussi somptueux autour de nous, je m’arme du zoom pour un gros plan de l’Obiou, plus haut sommet du Dévoluy avec ses 2789m, caressé par les rayons du soleil couchant.

montagne de Saint Gicon

Encore avec le zoom, mais direction Nord, la montagne de Saint Gicon avec sa forme carctéristique.

irisations des nuages

Nous sommes presque revenus à notre point de départ, la nuit n’est plus bien loin maintenant, les nuages s’irisent délicatement au-dessus des sommets.

la Lune

Un dernier coup de zoom vers la Lune, qui a accompagné toute notre balade avec sa discrétion habituelle. Bonne nuit les petits !