Dernier jour, dernière balade.

Nous voilà maintenant le 29 septembre (2018 toujours), et dernier jour de notre séquence laborieuse pour cette année. La matinée s’est passée à fignoler les dernières bricoles, un peu de mortier par ci, un coup de pinceau par là.

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Une petite séquence plage pour conclure, ça n’est pas trop déplaisant. En plus, il reste un peu de temps l’après-midi pour une petite balade. C’est la tour Madeloc,  au-dessus de Banyuls et Collioure, qui est choisie.

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Mais un petit vent frisquet s’est levé, et des vilains nuages en profitent pour arriver. Certains tentent de se réchauffer par rapprochement et partage de calories.

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Mais la tour n’est pas si près que ça de l’endroit où on peut se stationner !

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Chacun enfile donc ses vêtements de pluie et vent, et en route pour la Madeloc !

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La petite route que nous suivons domine la côte toute proche, et si ce n’était ce fichu mauvais temps, on y verrait jusqu’à Perpignan et même au-delà.

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Au bord de la route, un bâtiment abandonné, daté de 1886. Baraquement militaire ? Qui d’autre pour venir s’installer ici ?

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La position est stratégique pour surveiller la côte, on a une vue plongeante sur le village de Banyuls.

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En s’approchant de la tour, on s’aperçoit qu’elle est bardée de toutes sortes d’engins bizarres. C’est vraiment moche !

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Vers le bas, on découvre les lacets d’une piste qui dessert les vignes de Collioure-Banyuls replantées ces dernières années, ainsi que le fort Dugommier, bâti puis désaffecté au cours du XIXe siècle.

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Le vent souffle bon train lorsque nous atteignons finalement la tour, amenant avec lui de bonnes rafales de pluie. Nous découvrons la vieille tour complètement défigurée par les engins de télécommunications, il y en a partout. Cela semble un peu étrange, alors que le moindre coup de pinceau sur un volet est soumis à autorisation spéciale pour tout habitant dans le voisinage d’un monument historique. Selon que vous serez puissant ou misérable…
Quant à nous, il ne nous reste plus qu’à redescendre jusqu’à la voiture et à rejoindre la maison que nous quitterons le lendemain pour de nouvelles aventures.

Collioure.

Mercredi après-midi, il s’avère que les travaux ont bien avancé, alors,dans sa grande générosité, le patron nous accorde une demi-journée de loisirs. Youpi !

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C’est Collioure qui est choisie pour la balade, il fait très beau et il y a un peu de vent marin encore, comme l’indique le drapeau.

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Les barques catalanes sont à quai, toujours aussi belles.

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Quelque chose attire les regards de nos trois touristes.

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Peut-être le clocher de l’église Notre-Dame des Anges, ancien phare reconverti, tellement emblématique du village.

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Ou peut-être le fort Saint-Elme, tout là-haut, dont une légende familiale raconte que le grand-père de Daniel avait failli l’acheter.

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Il paraît que les anges ont des ailes. Ce doit être un de leurs cousins qui surveille ici leur clocher.

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Spectacle assez rare, il y a des vagues à la plage !

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En continuant jusqu’au bout du vieux quartier, on passe en bas de ce curieux château de la Rocasse, avec ses volets verts et ses murs crénelés. J’ai vu qu’on pouvait y louer des appartements.

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Et au bout du bout, bâtie sur ce qui fut autrefois un petit îlot rocheux, il y a la chapelle Saint-Vincent.

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Un petit univers entièrement minéral.

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Serge partage un moment le point de vue de Jésus sur sa croix.

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Ça saute, ma parole !

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Les trois touristes m’accordent une petite pose.

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Et je peux aussi utiliser le cadre fourni par les autorités responsables pour tirer le portrait officiel du village.

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Mais je peux aussi m’en passer, qu’en dites -vous ?

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Et je peux même pousser le mauvais esprit jusqu’à l’utiliser pour cadrer une autre partie du village. Il me semble qu’il s’agit de l’église des dominicains.
A bientôt, Collioure !

Le Belvédère de Cerbère.

Le Belvédère du Rayon-Vert, c’est LE monument de Cerbère. Cet ancien hôtel en forme de paquebot, inauguré en 1932, dresse sa haute silhouette entre route et chemin de fer, difficile donc de le manquer lorsqu’on arrive de France, à moins que ce ne soit par la mer.
Principalement destiné à accueillir les voyageurs à destination de l’Espagne lors de leur changement de train et pendant leurs formalités administratives, il leur proposait, outre le logement, de profiter d’un restaurant, un casino, une salle de bal et de spectacle, et même d’un court de tennis sur le toit en terrasse.
Il fait également partie de l’histoire familiale pour avoir été le théâtre de la réception, le 25 septembre 1947, du mariage des parents de Daniel, ainsi que de celui de sa tante Maïthé avec son oncle, célébrés simultanément (les mariées étaient sœurs !)
Mes enfants, ce jour-là, votre future existence avait fait un grand bond en avant !

Désormais classé monument historique, et en cours de rénovation, il accueillait à l’automne 2017 les Rencontres Cinématographiques de Cerbère-Portbou, qui utilisent sa salle de spectacle.

C’est un étrange bateau de béton, amarré au sol entre la route et le rail.

Nous accédons à la salle de spectacle en empruntant les escaliers, superbement restaurés.

Au sol, les carreaux de ciment, somptueux et bien conservés.

La salle à manger, avec vue sur la mer. Sol, fenêtres, peintures et moulures du plafond, tout a été conservé précieusement.
Si la projection que j’ai vue ce jour-là ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, j’ai beaucoup apprécié la visite de ce superbe bâtiment. Un grand merci à son propriétaire (et ami de Maïthé) Jean-Charles pour son accueil et ses explications.

Balade à Perpignan.

Arriver à Portbou, c’est toujours entamer une nouvelle séquence bricolage. Aussi, dès le lundi 17 juillet, 2017, (hé oui, le retard s’accumule encore…) il s’avère INDISPENSABLE de faire une première expédition jusqu’aux grandes surfaces de bricolage situées au nord de Perpignan. Je saisis l’occasion pour me faire déposer en ville et commencer une première visite de la cité, complètement au hasard puisque je n’y connais rien, ce qui facilite les choses au niveau des choix.

Les bignones , qui sont en pleine floraison, attirent mon regard. Les berges de la Basse, la petite rivière qui traverse la ville avant de rejoindre la Têt, sont très fleuries !

Franchissant le cours d’eau pour me diriger vers le centre ville, je remarque vite ce bâtiment Art Nouveau, et m’en approche. C’est le vieux cinéma Castillet, achevé en 1911, et qui abrite encore aujourd’hui une salle de cinéma, en plus de l’agence de la Caisse d’Épargne.

Beaux décors !

Un peu plus loin, c’est le Castillet lui-même, ancienne porte de la ville, qui fut aussi une prison.

La porte Notre-Dame ou petit Castillet, qui fut construite un siècle environ après le premier bâtiment, lorsque celui-ci eût été transformé en prison.

Un peu plus loin, en pénétrant dans la ville, sur la place de la Loge, une belle Vénus du sculpteur Aristide Maillol.

Autour, des maisons très méditerranéennes, avec leurs couleurs chaudes.

L’Hôtel de Ville, ancienne maison consulaire, dont l’édifice primitif remonte au début du XIVe siècle.

Le patio de l’Hôtel de Ville, avec la statue de la Méditerranée de Maillol.

Vue sous un autre angle… elle est belle de toutes les façons !

Autrefois fixée à l’extérieur de la Loge de Mer, la Caravelle est maintenant dans l’Hôtel de Ville.

Une cour intérieure somptueusement dallée.

Au musée Hyacinthe Rigaud, le retable de la Trinité, oeuvre gothique peinte en 1489.

Partout dans les rues, des dallages de marbre rose.

La Basse, désormais canalisée, permet maintenant la promenade sur l’eau dans un cadre de verdure.

Une dernière image de cet étonnant Castillet avant de retrouver mon chauffeur et de repartir plus au sud vers notre nid d’aigle au-dessus de la mer.

 

Merveilleuse côte vermeille.

Après ces sympathiques agapes familiales, il nous restait encore un bout de chemin à faire pour rejoindre une nouvelle fois la Méditerranée, où une séquence bricolage préalable à la pose de nouvelles fenêtres était prévue.

Le temps est radieux et invite à la contemplation.

La situation s’y prête, il suffit d’installer sa chaise longue à l’ombre du pin et de se fondre dans le décor.
C’est la saison des fleurs, aussi, on peut donc attraper l’appareil photo pour enrichir l’herbier méditerranéen.

C’est le moment de l’année où les « griffes de sorcières » fleurissent le plus, mais je triche, car elles ne font pas partie de la flore locale native, même si elles se sont particulièrement bien adaptées au climat.

Mais pas question de passer son temps à buller en regardant les petites fleurs ou le paysage! Il y a des courses à faire, on est mardi et Leroy-Merlin est ouvert ! Bérenger et moi allons donc profiter du déplacement à Perpignan pour faire les touristes le long de la côte, en se faisant covoiturer par le bricolo.

Premier stop à Port-Vendres.

L’oiseau qui surveille avec nous les pêcheurs en train de trier leurs poissons nous regarde d’un mauvais œil, me semble-t-il. Passons notre chemin.

L’arrêt suivant, c’est Collioure, où nous aurons un peu plus de temps pendant que Daniel ira s’éclater dans les magasins de bricolage d’Argelès ou de Perpignan. Là, c’est la partie Sud du village, dominée par le fort Saint-Elme et un moulin restauré que je n’avais jamais remarqué. L’église que l’on aperçoit est celle de l’ancien couvent des dominicains, qui abrite désormais une cave coopérative vinicole.

Mais c’est par ici que nous allons nous diriger, en commençant par longer le pied du château royal, dont on voit sur la gauche les hautes murailles.

La vue la plus connue de Collioure, c’est celle de l’église Notre-Dame des Anges, la voilà.

La tour du château domine la scène.

On rentre pour jeter un coup d’œil dans l’église, qui possède plusieurs retables, dont celui-ci, du maître-autel, vraiment imposant !

On est surveillés !

Tout au bout, il y a encore une digue qui permet de rejoindre ce qui était autrefois une île, avec la petite chapelle Saint-Vincent, ancien ermitage.

Et après, il n’y a plus que la mer, qui nous gratifie aujourd’hui d’un bleu turquoise magnifique, et dont les nombreux moutons nous prouvent que la tramontane s’est bien levée, maintenant.
Il nous reste tout juste le temps d’aller boire une petite bière avant que notre chauffeur ne passe nous récupérer…

La frontière dans les Albères.

De la Méditerranée à l’Océan, puis de l’Océan à la Méditerranée, le 11 décembre nous sommes de retour à Argelès, non plus pour cause de signature mais pour cause de déménagement cette fois. Alors, autant en profiter pour faire une expédition à la frontière et ajouter quelques bornes à notre collection des pays de l’Est.

Un superbe horizon Canigou pour commencer cette journée, qui s’annonce sous de bons auspices. Les premières neiges ont revêtu de blanc les sommets du massif, et c’est ainsi que je le préfère.

Nous avons pris la route du Perthus, puis tourné à gauche en direction du col de l’Ullat. Depuis la route, on bénéficie de quelques superbes échappées sur la plaine du Roussillon, où l’on peut constater l’importance grandissante de l’urbanisation.

Quelques centaines de mètres après le col de l’Ullat, nous quittons la route pour prendre une piste sur la gauche, dont nous espérons qu’elle pourra nous amener au-delà du pic Neulos, qu’elle contourne par le flanc nord, mais… nous voilà prévenus !

Après des débuts faciles, nous voici confrontés à l’incertitude de la viabilité annoncée sur le panneau. Pour effectuer les sondages de terrain nécessaires, il faut se chausser en conséquence, avant même le début de la balade.

On est passé ! Nous voilà donc parvenus au pied du pic Neulos, côté Sud-Est, on se stationne au pied d’un réservoir d’eau, au lieu dit « pla de la Tanyareda ».

A notre droite, le puig Neulós, 1256m, point culminant du massif de l’Albère, et son inévitable pylône émetteur TDF de 67 m de haut. Je laisse à mes lecteurs curieux le petit exercice de calcul mental qui leur donnera l’altitude au sommet de ce joli pylône.

Pas besoin d’aller bien loin pour trouver notre première croix frontière, gravée sur un rocher et portant le numéro 583.

Ici, la frontière suit la crête, ce qui est la configuration que je préfère du point de vue de la balade. Après avoir admiré la vue aérienne sur le Roussillon vers le Nord, nous profitons donc de la même situation côté Sud avec, au-dessous de nous, la mer de nuages qui recouvre la plaine de l’Ampurdán.

Nous suivons ici le GR10 transpyrénéen, comme l’indique la marque rouge et blanche. Nous passons près du refuge de la Tanyarède, sur lequel le soleil du matin projette les ombres des arbres environnants.

En direction de la mer, les derniers contreforts pyrénéens s’offrent à notre regard en plans successifs émergeant des nuages, du grand spectacle !

Nous trouvons la croix 584 au « coll del faig », c’est-à-dire au col du hêtre, où se trouve également cet énorme spécimen. J’ignore si c’est lui qui a donné son nom, mais il semble désormais en mauvais état, sans doute trop fragilisé par l’âge pour résister encore à la violence de la tramontane.

Plus loin sur la crête, ce sont je pense des aubépines qui nous indiquent très clairement par leur coiffure la direction du vent dominant.

Encore deux croix frontière et nous arrivons au « coll de l’Estaca », notre dernière croix (gravée 586) de la journée s’en trouve d’ailleurs très près. La clôture qui grimpe tout droit depuis le col en direction du puig de Pradets marque très probablement elle aussi la limite entre les deux pays.

La piste sur laquelle nous sommes garés arrive elle aussi au coll de l’Estaca, nous choisissons donc l’option piste, qui n’a pas l’air beaucoup plus longue, pour l’itinéraire de retour. Ce sera donc nettement plus boisé, et attention car certains arbres nous ont à l’œil !

On s’écarte un peu de la piste pour casser la croûte, car le parcours en forêt nous fait découvrir que les chasseurs ont investi le territoire, la viabilité de la piste étant bien suffisante pour leurs gros 4×4.

Un arbre au féminin ?

Au bord du chemin, une source captée et signalée, mais quel scandale ! Deux fautes en trois mots sur ce panneau ! On ressent bien l’énervement du correcteur !

Les hêtres sont l’essence dominante ici, et comme ils ont déjà perdu leurs feuilles le soleil peut pénétrer dans le sous-bois, c’est beau.

Quelques vaches paissent tranquillement dans une petite clairière. Ce sont des massanaises, une race locale dont il ne reste que quelques dizaines de spécimen. Prévenus qu’elles avaient une tendance avérée à s’attaquer aux promeneurs, nous passons notre chemin sans faire les malins.

Dernière curiosité le long de notre parcours, nous découvrons ici un de ces puits à glace où l’on stockait autrefois la neige pendant l’hiver pour l’utiliser ensuite pendant la période chaude. Une glacière géante pour pouvoir mettre un glaçon dans son pastis du soir, déjà au XVIIe siècle !

Nous n’avons plus beaucoup de chemin à faire pour rejoindre la voiture et retourner à Argelès pour passer à la maison notre avant-dernière nuit… c’est la fin d’une longue et heureuse époque.

 

La croix de les Eres.

19 octobre, encore une belle journée dans les pays de l’Orient pyrénéen!

Nous commençons par un passage à la maison de Portbou, où les divers travaux d’amélioration nécessitent quelques prises de mesures.

Surprise en arrivant !

Nous sommes bien le 19 octobre, et voilà que le poirier en bas du chemin est en fleurs ! Le malheureux ! La douceur et les pluies de l’automne lui ont fait croire que le printemps était là ! Hé bien, on peut déjà être sûr qu’il ne donnera pas de fruits en 2017, celui-ci.

Petite séquence observation et contemplation pour moi pendant la prise des mesures nécessaires par le responsable bricolage.

Et maintenant, en route pour aller marcher un peu sur le fil de la frontière, à la recherche d’une nouvelle croix – enfin, nouvelle pour nous – la 590 au Nord-Ouest du col de Banyuls.

La signalétique habituelle nous propose un choix de balades parmi lesquelles je n’ai encore jamais vu une borne ou une croix frontière, à l’exception peut-être du col des trois bornes au Pays Basque. Mais qu’à cela ne tienne, par ici la frontière suit plus ou moins la crête, et c’est vers la gauche que nous nous dirigerons, tout d’abord vers le petit refuge tout proche (0,1K, dit le panneau) où nous allons profiter des bancs maçonnés pour prendre notre casse-croûte avant d’attaquer la balade proprement dite.

Il y a même un portemanteau pour accrocher sa veste pendant le repas ! Quel confort !

L’endroit est propre et bien entretenu, il y a même de l’eau (à utiliser avec parcimonie, bien entendu). Je ne sais pas s’il est très fréquenté, c’est la deuxième fois que nous y venons et nous n’y avons vu personne, mais nous avons apprécié l’endroit.

Après s’être restaurés, nous attaquons la première montée, plutôt raide. En nous retournant, nous voyons le col de Banyuls en bas, et même au bord de la route la borne frontière 591, si l’on regarde bien.

En regardant vers l’Est, la crête de l’Albère qui continue jusqu’à la mer est dominée par le Querroig, derrière lequel se trouvent les villages de Cerbère et Portbou.

Nous suivons un sentier bien marqué, qui suit à peu près la crête.

Vers l’Est, c’est Banyuls. Nous longeons des plantations de cèdres.

Vers l’ouest, ce sont les vallonnements de l’Albère, et les sommets de Cerdagne au-delà.

Plus près de nous, vers le nord, c’est le massif du Sallfort (980m) dont j’ignore si nous voyons ici le sommet, ou seulement des contreforts.

Lorsque nous atteignons le Pla de les Eres, c’est le balcon de La Madeloc avec sa tour qui nous barre la vue vers l’est

alors que vers le sud nous apercevons au loin la belle courbe de la baie de Roses. Le chemin continue encore un peu, quand soudain…

la voilà ! Elle est bien peinte et bien visible, mais la rangée d’arbres qui borde ici le chemin nous en sépare.

Il faut donc revenir un peu en arrière pour la voir bien dégagée sur son rocher.

Dans l’ACTE FINAL de l’accord de limites entre l’Espagne et la France par les Pyrénées, signé à Bayonne le 11 juillet 1868 se trouve l’article suivant :

590. Serrat de Castel-Serradillou et Pla de las Erès, où la croix est verticale, regardant l’Ouest, et à 15 mètres à l’Orient du sentier.

Bientôt 150 ans depuis la signature à Bayonne, et la croix est toujours là, fidèle au poste.

Il nous en reste encore beaucoup à découvrir !