Balade printanière.

Hé oui, c’était le 16 mars 2019 seulement, mais comme le printemps météorologique commence déjà le 1er mars, ai-je appris en écoutant la miss météo dans le poste, je peux donc sans mentir parler d’une balade printanière.

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Qui a reconnu le début de la balade ? Quand « il suffit de passer le pont » ?

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Nous revoilà au Pays Basque, au pied de la Rhune, en train de profiter de cette belle journée pour grimper jusqu’à Yasola et aller y prendre notre casse-croûte avec vue.

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Et en effet, les signes du printemps sont là !

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Les violettes…

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…les premières asphodèles…

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…les ajoncs en grande floraison.

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Même les mélèzes commencent à retrouver leur couleur verte.

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Nous y voilà ! Et pas seuls, comme vous voyez.

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Le 16 mars était un samedi, bien calculé !

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Un houx et un roux, mais pas de hibou ni de chou.

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On salue le pottok avant de redescendre.

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La Rhune a encore ses couleurs rousses, elle aussi. Elle attend sûrement le printemps astronomique pour se rhabiller de vert !

Auprès de la Nive.

Retour du côté de la plaine d’Ansot, un peu plus en amont, toujours le long de la Nive maritime, non loin du pont de l’autoroute, une petite balade juste en quelques images…

Il peut faire beau au Pays Basque !

Errozaté, Egurgi et quelques bornes.

Par cette belle journée de début décembre 2018, nous voilà partis vers les confins du Pays Basque français. Il y a bien longtemps que nous n’avons plus visité de nouvelle borne frontière (enfin, nouvelle pour nous je veux dire), et j’ai repéré un lac côté espagnol auquel on peut accéder en longeant une partie de la frontière, ce qui va nous permettre, en une seule journée de balade, de découvrir quelques bornes et de faire le tour du lac. Allez, en route !

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Comme nous arrivons dans le secteur d’Errozaté, le soleil n’est pas encore très haut et les ombres dessinent nettement les reliefs de la montagne.

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Un pottok au bord de la route s’enfuit pour ne pas nous voir, nous troublons sa tranquillité manifestement.

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Les fonds de vallées sont encore tout embrumés à cette heure-là.

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C’est sur le bord de la route que nous trouvons notre première borne, elle porte le numéro 221.

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La route continue dans le même genre de décor : pentes herbeuses et quelques cabanes pastorales, inoccupées à cette saison.

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Voilà la borne 222, pas bien loin de la route non plus. Un modèle à étages.

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On the road again….

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… et encore une borne ! Numéro 223, celle-ci. Plantée près d’une source…

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…et tout près de la route, encore.

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La route longe le ruisseau, qui marque la frontière avec l’Espagne,et devient maintenant plus large, au fur et à mesure qu’il reçoit les eaux des affluents. C’est près d’un confluent justement que se trouve la borne 224.

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Au-delà, le ruisseau et la route continuent leurs parcours parallèles.

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Un peu en retrait, une grande bâtisse en pierre, fermée. Nous sommes maintenant dans le secteur d’Egurgi. Cela semble être le nom du ruisseau, et aussi des montagnes autour.

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En reprenant la route, on retrouve vite le soleil, et les brumes en train de fondre.

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Comme nous atteignons notre parking final, à l’endroit où la frontière va cesser de suivre notre ruisseau pour continuer vers l’est, un panneau multiple nous indique les différentes possibilités de balade.

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Un petit pont enjambe la rivière pour permettre de changer de pays.

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Une grosse aubépine hirsute borde le parking, où notre voiture est la seule. Il est vrai que notre route est plus ou moins interdite à la circulation à cette époque…

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Notre dernière borne du jour est là près du ruisseau, elle aussi. Après l’avoir mise en boîte, nous allons démarrer pour faire le tour du lac qui commence un peu en amont sur le ruisseau. A bientôt pour la suite de nos aventures !

Sur la crête du Mandalé.

Une petite balade avec vue et pas trop loin de chez nous, ce 4 novembre 2018 ? En route pour le col d’Ibardin, où l’on rejoint le parking tout en haut. De là, il ne reste plus qu’à suivre plus ou moins la crête jusqu’au sommet (modeste, c’est vrai, 573m) du Mandalé. Mais… au-dessus du monde, quand même !

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Premier replat, celui des cromlechs. Debouts sur la crête, et visiblement éprouvés par les vents, la série de pins se découpe sur le ciel.

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Il est beau, le ciel, tout strié de nuages !

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En regardant vers le nord, c’est la côte basque qui s’étend à nos pieds, puis la côte des Landes, au-delà de la pointe Saint-Martin où se trouve le phare de Biarritz.

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On monte en longeant pratiquement la ligne frontière, avec sur notre gauche une plantation de mélèzes, dont les aiguilles sont bien rousses à cette période de l’année : le mélèze, c’est le sapin qui perd ses aiguilles en hiver !

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Comme on monte encore, la Rhune dépasse maintenant au-dessus des sommets des arbres.

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Vers la gauche, on aperçoit maintenant la baie de Txingudi, et une partie de la chaîne du Jaizkibel.

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La Rhune, encore…

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Vers le sud, on reconnaît la silhouette des Peñas de Haya (les Trois Couronnes, en français).

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Les voilà toutes seules, avec leurs sommets multiples caractéristiques.

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Et nous voilà au sommet, youpi !

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En redescendant, nous croisons d’autres promeneurs, le nez au sol.

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Ici, c’est les fougères que l’on met en rouleaux.

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Un dernier rayon de soleil jette un coup de projecteur sur Biarritz, alors que nous rejoignons la voiture.

Balades automnales (suite)

On avait bien aimé la balade au bord de la Nive, fin novembre. Alors, on l’a continuée début décembre, en profitant d’une série de belles journées (mais si, ça peut arriver, même au Pays Basque !)

Nous allons continuer à suivre le tracé de l’ancien chemin de halage de la Nive, sur sa rive gauche, en remontant le cours de la rivière. Ici c’est le tapis vert qui a été déroulé !

Comme nous approchons du club équestre, la présence animale s’intensifie dans les champs alentour.

Sur notre gauche, quand on peut voir la rivière, les reflets dans l’eau sont encore une fois splendides.

Dans cette zone inondable, il n’y a pas beaucoup de bâtiments. Cette bâtisse, appelée « la Nasse », avec sans doute une pointe d’humour, a dû avoir à en souffrir. Sa ruine est bien avancée.

Voici le niveau de la crue du 16 juin 1836.

Nous allons sans rien haler sur l’ancien chemin de halage 🙂

Ce qui est pénible, c’est qu’entre nous et la rivière il y a cette haie quasiment continue de je ne sais plus quelle peste végétale venue d’ailleurs qui nous prive de la vue sur l’eau.

Ce superbe platane porte un panneau…

…que voici. Il nous rappelle que le projet de TGV fait à peu près l’unanimité contre lui, au Pays Basque.

Pas de pêche en décembre, mais les emplacements permettent une vue dégagée sur la rivière, comme ici en face de cet arbre bien coloré, un érable peut-être ?

Enfin, le mieux, pour la vue sur la rivière, c’est un pont. Et justement, me voilà sur la passerelle de Villefranque, d’où je peux profiter des reflets dans l’eau bien calme, et donc vous enfaire profiter aussi.

D’ailleurs, la voilà, la passerelle de Villefranque. Question couleur, ce n’est peut-être pas ce que j’aurais choisi, mais le basque affectionne la couleur rouge, il suffit de regarder les maisons pour s’en convaincre.

De l’autre côté de la passerelle, le reflet n’est peut-être pas aussi parfait, il y a sur l’eau quelques petites rides.

La route continue toujours sur la même rive gauche, longeant champs et prairies. On peut continuer comme ça jusqu’à Ustaritz, mais ce sera pour un autre épisode, plus tard. Maintenant, il faut songer à nos préparatifs de voyage, car nous n’allons plus tarder à changer de continent et d’hémisphère : rendez-vous au Brésil, pour nos prochaines aventures !

Les bornes de la Soule.

Hé non, bande d’ignares (pas tous, sûrement, mais quelques-uns quand même) ! Il ne s’agit pas d’une chronique sur l’alcoolisme féminin, mais seulement d’une (relativement) nouvelle balade sur la frontière franco-espagnole, en pays de Soule, cette dernière étant l’une des trois provinces du Pays Basque français.
D’accord, la nouveauté est très relative, s’agissant du 14 octobre 2017, il y a à ce jour plus d’une année. En tous cas cela me permet de stimuler ma mémoire, ce qui paraît-il est excellent pour retarder les effets de la maladie d’Alzheimer qui nous guette tous.
Ce 14 octobre 2017, donc, qui comme chacun se souviendra était un samedi, nous voici profitant du beau temps annoncé par les gazettes pour nous rendre, à grand renfort de diesel non surtaxé, jusqu’au col frontière appelé « port » de Larrau, (c’est ainsi que l’on désigne assez souvent les cols pyrénéens, bien que fort peu de bateaux y aient jamais été vus.)

Depuis le bourg de Larrau, situé à l’altitude de 627m, la route d’Espagne va nous amener au port à 1573m, ce qui fait une sacrée grimpette. On s’élève assez rapidement dès le début, en traversant une zone de forêt qui à cette époque commence à prendre les couleurs de l’automne…

…et même à en générer les petits à-côtés, comme ici cet élégant coprin surpris sur le bas-côté, hélas non comestible .

Nous voilà arrivés aux confins de la Navarre ! On se débarrasse de sa tenue de chauffeur pour adopter celle de randonneur.

Je repère tout de suite notre première borne, qui est juste à côté du parking, un peu plus haut. Mais ce n’est pas ce côté Ouest que nous allons explorer aujourd’hui, car la borne précédente 236 est censée se trouver au sommet du pic d’Orhy, qui n’est pas exactement à côté, et en plus il semble (cf Robert aux bornes des Pyrénées) qu’elle soit portée disparue ! Voilà qui est peu motivant, alors que le côté Est est bien plus prometteur.

Pourtant, c’est bien vers l’Ouest que la plupart des visiteurs se dirigent, car c’est pour l’ascension du pic d’Orhy qu’ils sont venus ; c’est un grand classique et un merveilleux promontoire. Je n’étais pas bien vieille la première fois que j’y suis montée, et ce fut ma première expérience au-dessus d’une mer de nuages. Je retrouve maintenant encore le souvenir de mon émerveillement. Mais je ne me souviens pas si le mur de palombières que l’on découvre ici s’y trouvait déjà, mémoire sélective sans doute.

Côté français, nous sommes juste au-dessus des derniers lacets de la route.

Quittant le col du côté opposé à l’Orhy, nous commençons par y répertorier la borne 237bis, avant de croiser une petite troupe de chevaux débonnaires.

En nous retournant, nous apercevons de l’autre côté du col la traversée fantastique d’un troupeau de moutons, que je ne sais pourquoi j’aime imaginer sur le fil d’une étroite vire rocheuse alors qu’il n’en est peut-être rien.

Tandis que nous suivons la ligne de crête, la pente s’accentue sur notre droite, c’est-à-dire côté espagnol. Les déplacements du bétail y ont creusé d’innombrables sentes qui ressemblent à des traces de scarification.

Au sommet de l’Achourterrigagna (délicieux nom qui nous rappelle au passage que nous sommes bien en Pays Basque) , nous trouvons comme prévu la borne 238. La clôture qui passe juste à côté semble bien suivre à peu de chose près la ligne frontière.

Deux petites fleurs à la fois très semblables et très différentes s’épanouissent encore malgré la saison avancée.

Sur notre côté gauche, une piste balafre de part en part le flanc de la montagne.

Nous voici maintenant au port de Betzula, où quelques chasseurs surveillent on ne saura pas quoi (le chasseur est volontiers randonophobe, apparemment).

C’est l’heure du casse-croûte, que nous prenons en nous abritant du vent derrière une palombière vide, lui conférant pour quelques instants un usage plus pacifique ; puis nous reprenons notre cheminement le long de la crête, où nous parvenons maintenant à la borne 240, qui subit ici un petit toilettage avant d’être photographiée de plus près.

Nous suivons le tracé de la HRP (haute randonnée pyrénéenne), qui bénéficie d’un balisage entretenu. Je ne résiste pas au plaisir de vous montrer ce cairn un peu particulier…

…ainsi que cette carline ayant échappé à la perspicacité des ramasseurs locaux. Ces fleurs sont très prisées au Pays Basque, on les met sur les portes des maisons, dont elles éloignent les sorcières.

De là, en nous retournant, nous avons une belle vue d’ensemble sur le pic d’Orhy.

Nous atteignons enfin la borne 241, la dernière pour cette journée.

Le chemin du retour est le même que celui de l’aller, mais nous avons aperçu les chasseurs qui coupaient à travers la montagne pour rejoindre directement la piste. Je vais donc suivre le même itinéraire qu’eux tandis que Daniel ira jusqu’au col récupérer la voiture, ce qui permettra d’épargner un petit peu mes genoux bien usagés.

C’est donc à proximité de ce très moderne abreuvoir en béton que je vais attendre l’arrivée de mon chauffeur préféré, avant de reprendre en sa compagnie la route du retour.

 

Quelques jours au Pays Basque.

Un petit album éclectique de la fin du mois de juin au Pays Basque, une période marquée par un épisode de forte chaleur pendant laquelle le mieux était de rester aux abris pendant la journée, circonstance peu propice pour la photographie…

Nos visiteurs américains n’ont donc pas pu profiter pleinement de la plage à cause d’une chaleur excessive, qui les obligeait à attendre la fin de la journée pour rejoindre la sable, mais ils ont bien apprécié les ombrages du jardin.

Promenade jusqu’au phare. Les hortensias sont en pleine floraison, et les vieux tamaris aux troncs tortueux toujours aussi beaux.

L’un d’entre eux nous regarde d’un drôle d’œil.

Les retraités profitent des bancs publics.

Côté sud, les falaises et le Regina.

Le port des pêcheurs et le rocher de la Vierge, et le Jaizkibel dans le lointain.

Côté nord, la falaise attaquée par l’Océan…

…et le bâtiment de l’ancien VVF, désormais club Belambra.

Promenade du côté du col d’Ibardin cette fois, un peu plus tard. La forêt de mélèzes, bien verte.

Les brebis ont été tondues récemment, elles semblent bien maigrichonnes sans leur gros pull-over en pure laine.

Les pins sur la crête ont bien souffert des dernières tempêtes.

Et ce poulain est encore un peu timide.

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Hou ! Tout ça donne soif !

Il n’y a pas trop de fleurs au jardin, si ce n’est les habituels hortensias, mais cette gaillarde est un vrai soleil végétal ! Normal, c’est le début de l’été, après tout…

Biarritz sans l’Océan.

Moins connus que le célébrissime front de mer avec ses plages et ses bâtiments emblématiques, la commune de Biarritz recèle en son sein pas moins de trois lacs naturels : le lac Marion, où je vous ai déjà emmenés, le lac privé de Brindos où je ne suis pas sûre de vous emmener un jour, car le château de Brindos, propriété de Serge Blanco, et son restaurant gastronomique, n’est pas un lieu que je fréquente régulièrement, et enfin celui que nous allons visiter aujourd’hui, à savoir le lac Mouriscot. Remarque, on ne peut pas dire que je fréquente ce dernier régulièrement non plus, car depuis toutes ces années c’est en avril 2017 que se fait ma première visite ! Allons-y.

Nous abordons le site par le Nord-Est, où une belle moquette verte agrémentée d’akènes de pissenlit nous accueille, avec le soleil.

Pour s’approcher du lac, on passe sous le couvert des arbres, où quelques arums sauvages (arum maculatum, pour les botanistes) profitent de la situation à l’ombre pour s’épanouir. Une plante facétieuse, qui, d’après wikipédia, « diffuse des odeurs d’excréments pour attirer de petites mouches qui assurent la pollinisation ». Amusant, non ?

Nous atteignons ensuite le lac lui-même, et prenons un chemin qui suit la rive côté Nord, on va essayer de faire le tour.

Notre chemin traverse une zone humide où prospèrent ce que nous appelons faussement des arums, mais qui sont en fait des zantedeschias, c’est pourtant facile à retenir ! 😉

On longe la rive Nord pendant un bon moment. Il fait beau.

Puis, comme nous atteignons la zone marécageuse en bout de lac, la température chute brusquement, la brume cache le soleil et envahit tout : c’est le phénomène typiquement basque de l’arrivée du brouillarta, qui nous rappelle que nous sommes vraiment très près de l’Océan.

Nous poursuivons tout de même sous le couvert des arbres, et on traverse le petit ruisseau de la Moulie, déversoir du lac. Notons que ce petit ruisseau est en fait un fleuve, puisqu’il rejoint directement l’Océan 1500m plus loin !

L’endroit, pourtant sauvage, prend un petit côté jardin japonais lorsqu’on se retourne vers l’aval où le cours d’eau passe à travers des bambous.

Poursuivant notre chemin, nous rejoignons une petite route goudronnée qui nous ramènera sans problème, quoique de façon moins agréable, jusqu’à notre point de départ. Dans les bas-côtés, de jolies clochettes blanches que je ne reconnais pas. Renseignements pris, il s’agit d’ail triquêtre, une jolie fleur de printemps avec une curieuse tige triangulaire.

Pour finir, le vilain brouillarta se déchire un peu côté Océan pour laisser filtrer un rayon de soleil bienvenu, qui donne un joli coup de projecteur sur la berge Sud du lac que borde notre petite route.

Du côté de l’Adour.

De retour du bout du monde le 19 mars (2017 !), il nous fallut, malgré l’arrivée du printemps, un peu de temps pour nous remettre à vivre le jour et dormir la nuit ; en effet, les néo-zélandais font ces choses-là exactement à l’inverse de nous, et nos organismes rechignaient un peu à un nouveau renversement. Quoi qu’il en soit, le 23, le beau temps et l’air frais du printemps nous boutent hors de nos pénates pour une première petite balade de saison sur la commune d’Urt, une boucle de quelques kilomètres parcourant successivement des chemins de campagne et les bords de l’Adour. En route !

Départ au port d’Urt, près de l’auberge de la Galupe, qui n’est plus désormais (et depuis longtemps) le restaurant étoilé que nous avions connu, mais un restaurant-café-épicerie-librairie que nous n’avons pas encore testé. L’ancien port possède maintenant un embarcadère moderne, et nous apercevons sur l’autre rive le château classé de Roll-Montpellier, édifié au XVIIIe siècle pour une riche famille de négociants bayonnais.

Nous commençons par tourner le dos à la rivière et traverser la route départementale, pour suivre un chemin de terre qui longe ici un ancien champ de maïs où l’herbe recommence à pousser abondamment.

Les fleurs de saison sont déjà là ! Ces clochettes, que je ne connaissais pas, s’avèrent après enquête être très probablement des fleurs de consoude tubéreuse.

Et celle-ci est une scille, sans que je puisse préciser vraiment la variété exacte.

Il faut sortir un peu du chemin pour accéder à un étang sur le côté droit, et y surprendre un héron en train de guetter la grenouille ou le goujon qui pourra lui servir de repas.

Au bout du chemin, c’est l’Ardanavy, un affluent de l’Adour. J’imagine que la borne indique la distance jusqu’au confluent.

Un chemin longe la rivière, nous le prenons vers la droite et voyons soudain passer un train sur le pont à quelques dizaines de mètres.

En nous retournant, nous constatons qu’une jolie passerelle permet de franchir la rivière, mais ce sera pour une autre fois, en ce qui nous concerne.

La rivière tourne vers la gauche, et nous vers la droite, après avoir admiré les beaux reflets dans l’eau tranquille.

C’est la pleine floraison des pissenlits.

Sur la gauche du chemin s’alignent en une belle enfilade de vieux platanes têtards.

Dans le bosquet un peu plus loin à droite, un banc nous invite au repos. Pour ceux qui n’arriveraient pas à lire, la pancarte invite : « ici, marcheur, tu peux faire une petite pause », avec tout de même, en bas, en plus petit : « laisse propre, merci ! »

Le colza est en fleurs!

Nous rejoignons l’Adour et son chemin de halage, au niveau d’une petite île appelée le Sablot.

Derrière nous, dans ces zones inondables appelées par ici des « barthes », les peupliers poussent bien, les pieds dans l’eau.

Sur l’autre berge, nous retrouvons le château de la première image. Alors que nous marchons sur le chemin de halage rive gauche, dans le département des Pyrénées Atlantiques, celui-ci se trouve dans le département des Landes, car c’est l’Adour qui sert de limite entre les deux départements à cet endroit.

Au bord du chemin, témoignage de temps révolus, un ancien cabestan utilisé autrefois par les pêcheurs pour enrouler la corde qui permettait de ramener l’extrémité du filet barrant une partie de la rivière.

Le soleil descend vite et la lumière change, donnant à l’eau un aspect un peu métallique.

Nous arrivons au bout du chemin, achevant la boucle.

Un peu plus loin, c’est le pont de la D12 qui nous permettrait de franchir l’Adour si nous souhaitions rentrer par l’autre côté. Mais ce ne sera pas pour cette fois.

Saint-Valentin ou Sainte-Barbe ?

Hé bien, les deux, figurez-vous. C’était le 14 février, donc la Saint Valentin, tous les amoureux du monde doivent savoir ça ; et on a profité de l’éclaircie du soir pour aller se promener à la pointe Sainte-Barbe à Saint-Jean-de-Luz, ce qui nous fait encore un saint de plus (pour le prix de deux).

En tous cas, c’était très beau, comme d’habitude, quelques images pour le prouver…

ciel menaçant

Vers le grand large…

vers Socoa

Vers Socoa (de l’autre côté de la baie).

le fanal

Notons au passage que ce bâtiment abrite juste un fanal, et non une chapelle, pas de saint supplémentaire de ce côté-ci par conséquent.

la falaise

Côté falaises…

Saint-Jean-de-Luz

…et côté ville.

la digue de Sainte-Barbe

En bas, les vagues balaient la digue sans discontinuer.

le cimetière marin de Ciboure

Côté montagne, mais en bord de mer, c’est le cimetière marin de Ciboure qui offre à ses pensionnaires une éternité mouvante.