La partie de pêche.

Le lendemain, 15 mars, la marée et la météo sont favorables pour une nouvelle partie de pêche, et il y a une place pour moi dans le bateau, youpi !

Nous nous éloignons de la maison bleue en longeant la péninsule de Ruffin, que l’on pourrait aussi bien appeler la colline des rince-bouteilles, au vu de la série de pins colonnaires qui se dressent le long de la crête.

Avant d’arriver au bout de la péninsule, nous dépassons un petit embarcadère privé bâti au pied de la falaise.

Entre l’extrémité de la péninsule Ruffin et l’île de Whanganui, il y a un petit passage appelé, d’après ma carte, little passage, ce qui n’est sûrement pas son nom Maori. C’est par là que nous allons passer, justement.

Et c’est un peu plus loin que nous jetons l’ancre pour tenter d’attraper quelques poissons pas trop malins, et surtout assez grands pour être admis par la réglementation.

Ça marche ! Anya et Stephen en ont même pris deux au même moment ! Beaucoup sont trop petits et doivent être rejetés, mais il en restera malgré tout suffisamment pour ravitailler toute la troupe.

Little passage again pour le retour, en repassant tout près de l’île Whanganui où l’on a aperçu des brebis en train de pacager. Une bonne formule pour s’épargner la pose de clôtures !

Orokonui

Le lendemain, 3 mars 2017, nous voilà toujours à l’autre bout du monde. Nous avons rejoint Dunedin la veille au soir, et profité d’une soirée familiale suivie d’un repos bien mérité, ou tout au moins bien apprécié : c’est fatigant, les vacances !

La visite du jour va nous conduire à la rencontre de nouveaux néo-zélandais de souche, enfin nouveaux pour nous en tous cas : elle nous mène à l’ « ecosanctuary » d’Orokonui, sur les hauteurs au Nord d’Otago Harbour, un endroit où 307 hectares de forêt ont été nettoyés des ravageurs et entourés d’une imposante clôture les empêchant d’y revenir, afin que les espèces natives puissent retrouver là au moins en partie l’environnement antérieur à l’arrivée des hommes, qui leur avait permis de s’épanouir.

Voici pour commencer Tane Mahuta, le dieu de la forêt. Il tient dans sa main une fronde de fougère, symbole de la vie et du lien avec la terre. Franchissons maintenant la clôture avec les précautions indispensables, par un sas à double porte, et après inspection des sacs à dos.

Le premier autochtone est un scinque (skink, en anglais), un mot que je n’avais jamais entendu ! L’équivalent local de nos lézards, mais un peu plus gros, plutôt comme un lézard vert. Encore une espèce rare et menacée.

Près de la mare un peu plus loin, deux takahés nous honorent de leur présence. Réintroduits ici, ils font partie d’une espèce que l’on avait crue disparue, et dont quelques spécimens furent retrouvés en 1948 dans une zone de la côte sud-ouest très difficile d’accès.
Notre guide nous emmène maintenant dans la forêt, où se trouvent disposés des postes de nourrissage pour les oiseaux.

Le premier est un « bellbird » (littéralement oiseau-cloche) dont le nom français est « méliphage carillonneur », évoquant, en plus de son chant, son goût pour le nectar des fleurs. On voit que le liquide fourni semble lui convenir également. Korimako, pour les Maoris 🙂

Voici maintenant le Tui, ou méliphage Tui, ou encore Tui cravate-frisée, chaque nom évoquant une particularité de l’animal. Celui-ci a la chance d’avoir conservé son nom maori.

Quant au visiteur suivant, il est encore bien plus gros, puisqu’il fait partie de la famille des perroquets, c’est un Nestor superbe, dont le nom maori est… kaka ! En voilà enfin un qui sera facile à retenir, n’est-ce pas ?

Nous stationnons longuement à proximité des postes de nourrissage, à guetter les oiseaux dans la végétation alentour.

Ici on voit bien la fameuse cravate, un peu le style avocat du barreau, non ?

Encore une indigène, l’araignée qui a tissé ce superbe cocon pour protéger ses rejetons pendant les premiers jours de leur existence.

Déception, nous ne verrons pas les célèbres kiwis : il y en a bien sur le site, mais ces grands timides ne sortent que la nuit, dommage !

Nous rejoignons donc le gang des chapeaux pour un lunch en commun. Emile doit avoir faim, semble-t-il.

L’après-midi, le temps n’est pas merveilleux, mais une rapide expédition à la pêche aux clams est quand même possible, sous la direction d’Anya.

Bonne récolte ! Dans tous les sens du terme, d’ailleurs, car les dégustations du soir allaient être magnifiques.

Colorées, les cabanes pour la pêche !

Et tout le monde se retrouve chez Anya le soir, à commencer par les petits cousins, qui s’amusent presque ensemble…

…pendant que Granpa, de son côté, joue avec son mobile 🙂

Un joli portrait du plus petit de la maison pour terminer. Ciao, Emile !

 

 

1er avril à Getaria.

Quoi de plus normal pour un premier avril que d’aller dans un endroit où on mange du poisson ? Et pour manger du poisson, le petit port basque de Getaria est un endroit tout à fait recommandable, d’autant plus que l’on produit sur les collines environnantes un petit vin blanc perlé et acidulé, le Txakoli (on prononce tchakoli) qui l’accompagne parfaitement. De plus, le site est particulièrement agréable, et si le vieux village est fortement fréquenté, surtout en ces jours de semaine Sainte, fériés en Espagne, la presqu’île, accessible à pied exclusivement, l’est beaucoup moins.

Nous commençons par faire un tour dans le vieux village, avant d'aller manger. L'église San Salvador a la particularité d'avoir un sol en pente, il faut monter pour accéder à l'autel, on peut le voir ici à la base des piliers qui, eux, sont bien verticaux.

Nous commençons par faire un tour dans le vieux village, avant d’aller manger. L’église San Salvador a la particularité d’avoir un sol en pente, il faut monter pour accéder à l’autel, on peut le voir ici à la base des piliers qui, eux, sont bien verticaux.

Ici, comme souvent sur la côte basque, un bateau ex-voto évoque la vie dangereuse des marins.

Ici, comme souvent sur la côte basque, un bateau ex-voto évoque la vie dangereuse des marins.

Sur le port, c'est jour de grand nettoyage sur tous les bateaux. Peut-être quelque cérémonie religieuse au programme, pour eux aussi ?

Sur le port, c’est jour de grand nettoyage sur tous les bateaux. Peut-être quelque cérémonie religieuse au programme, pour eux aussi ?

Trois promeneurs...

Trois promeneurs…

Après le repas (les anchois frais étaient délicieux), nous voilà partis vers la presqu'île et son mont San Anton. On commence par quelques marches.

Après le repas (les anchois frais étaient délicieux), nous voilà partis vers la presqu’île et son mont San Anton. On commence par quelques marches.

Nous rejoignons une route, interdite à la circulation, dont nous gravissons les quelques lacets avant de continuer vers le phare. Les parois de grès qui la bordent sont magnifiquement travaillées par l'érosion.

Nous rejoignons une route, interdite à la circulation, dont nous gravissons les quelques lacets avant de continuer vers le phare. Les parois de grès qui la bordent sont magnifiquement travaillées par l’érosion…

...et aussi, par endroits, par un artiste inspiré par le lieu.

…et aussi, par endroits, par un artiste inspiré par le lieu.

L'accès au phare est interdit, mais au-dessous de celui-ci le haut de la falaise est aménagé et on a une belle vue vers l'Ouest, et la route qui continue en corniche après le village.

L’accès au phare est interdit, mais au-dessous de celui-ci le haut de la falaise est aménagé et on a une belle vue vers l’Ouest, et la route qui continue en corniche après le village.

Autour, dans les falaises, il y a des logements pour les goélands.

Autour, dans les falaises, il y a des logements pour les goélands.

Le cormoran, lui, préfère être plus près de l'eau, semble-t-il.

Le cormoran, lui, préfère être plus près de l’eau, semble-t-il.

Nombreux sont les goélands qui longent, en planant, les falaises. En voici un qui, pour une fois, n'est ni flou, ni minuscule, ni hors du cadre : l'exploit photographique, en somme !

Nombreux sont les goélands qui longent, en planant, les falaises. En voici un qui, pour une fois, n’est ni flou, ni minuscule, ni hors du cadre : l’exploit photographique, en somme !

Mais il faut encore monter un peu jusqu'au sommet du mont. Nous passons près d'un arbre qui ressemble bien à un mimosa, mais d'une espèce inhabituelle.

Mais il faut encore monter un peu jusqu’au sommet du mont. Nous passons près d’un arbre qui ressemble bien à un mimosa, mais d’une espèce inhabituelle.

De là-haut, nous dominons maintenant le phare.

De là-haut, nous dominons maintenant le phare.

Et en redescendant de l'autre côté, on a de belles vues sur le village de Getaria, dont on voit bien l'ensemble du site.

Et en redescendant de l’autre côté, on a de belles vues sur le village de Getaria, dont on voit bien l’ensemble du site.

Je m'amuse à zoomer sur une troupe de goélands posés sur le toit d'un entrepôt.

Je m’amuse à zoomer sur une troupe de goélands posés sur le toit d’un entrepôt.

On observe le retour d'un petit bateau de pêche, juste au-dessous de nous.

On observe le retour d’un petit bateau de pêche, juste au-dessous de nous.

En redescendant, la lumière a changé et je remarque une sculpture que je n'avais pas vue en montant.

En redescendant, la lumière a changé et je remarque une sculpture que je n’avais pas vue en montant.

Le long de la route, il y a quelques patxaran (prunelliers) en fleurs. Les prunelles sont très recherchées au Pays Basque, où on les fait macérer dans une liqueur anisée pour confectionner, justement, le patxaran.

Le long de la route, il y a quelques patxaran (prunelliers) en fleurs. Les prunelles sont très recherchées au Pays Basque, où on les fait macérer dans une liqueur anisée pour confectionner, justement, le patxaran.

Il faut encore longer le bassin du port pour aller rejoindre la voiture au parking, on profite encore un peu des belles couleurs et des reflets de l'eau avant de reprendre la route et de rentrer chez nous.

Il faut encore longer le bassin du port pour aller rejoindre la voiture au parking, on profite encore un peu des belles couleurs et des reflets de l’eau avant de reprendre la route et de rentrer chez nous.