Épilogue austral.

Et voilà, nous sommes arrivés au bout de notre voyage, ou presque, puisqu’il faut maintenant entamer le trajet de retour. Lever matinal dans notre cabane patagone, petit déjeuner, dernière inspection des lieux, et départ vers El Calafate et son aéroport.

Après le temps agité de la nuit, c'est à la lumière du soleil levant que nous quittons El Chalten de bon matin.

Après le temps agité de la nuit, c’est à la lumière du soleil levant que nous quittons El Chalten de bon matin. La circulation est fluide…

Hier on trouvait le vent très froid, aujourd'hui on découvre la première neige sur les sommets environnants, alors que les rayons du soleil commencent à éclairer les premiers contreforts.

Hier on trouvait le vent très froid, aujourd’hui on découvre la première neige sur les sommets environnants, alors que les rayons du soleil commencent à éclairer les premiers contreforts.

A notre droite, la steppe patagone et le lac Viedma au loin.

A notre droite, la steppe patagone et le lac Viedma au loin.

Sur la gauche, la fine couche de neige fraîche souligne les plis de la montagne.

Sur la gauche, la fine couche de neige fraîche souligne les plis de la montagne.

Quelques heures plus tard, nous parvenons sans encombre à l'aéroport d'El Calafate ; on nous annonce une escale non prévue à Bariloche, énième modification de planning aérien...

Quelques heures plus tard, nous parvenons sans encombre à l’aéroport d’El Calafate ; on nous annonce une escale non prévue à Bariloche, énième modification du planning aérien…

…et nous finissons tout de même par atteindre Buenos Aires et notre hôtel. Nous sommes dans le quartier San Telmo cette fois, on choisit donc un restau dans le secteur, sur la place Dorrego, un italien recommandé par le Lonely Planet, et on n’est pas déçu ; en plus, c’est Fanny qui invite, elle vient de retrouver l’usage de sa carte bleue, après presque une heure de palabres téléphoniques, merci la banque brésilienne. Après l’excellent repas, on fait un petit tour sur la place en bas…

où des musiciens et des danseurs de tango font l'animation au milieu des tables.

où les musiciens et les danseurs de tango font l’animation au milieu des tables.

Le lendemain matin, avec nos vols respectifs qui ne partent que l’après-midi, il nous reste un peu de temps, et nous allons pouvoir faire un petit tour au « Caminito », dans le quartier populaire de la Boca, célèbre pour ses maisons de bois et de tôles de couleurs vives mélangées.

Pour se mettre dans l'ambiance, on rentre ici sous le regard de Maradona.

Pour se mettre dans l’ambiance, on rentre ici sous le regard de Maradona.

Ensuite on a un vaste choix pour élire un partenaire de pose, celui-ci m'a l'air d'un supporter du Boca Junior reconverti en brave français par l'effet d'un drapeau tricolore.

Ensuite on a un vaste choix pour élire un partenaire de pose, celui-ci m’a l’air d’un supporter du club local de foot Boca Junior (il en a le maillot) reconverti en brave français par l’effet d’un drapeau tricolore.

Ici c'est le Caminito lui-même, on est presque seuls à le parcourir, c'est encore le matin.

Ici c’est le Caminito lui-même, on est presque seuls à le parcourir, c’est encore le matin.

et voilà à quoi ressemblent les bâtiments qui le bordent, c'est l'utilisation de restes de peintures qui est à l'origine du concept.

et voilà à quoi ressemblent les bâtiments qui le bordent, c’est l’utilisation de restes de peintures qui est à l’origine du concept.

Allez, on ne dira pas qu'il n'y a pas un chat !

Allez, on ne dira pas qu’il n’y a pas un chat !

Encore un concept nouveau pour moi : l'arbre habillé, au crochet entièrement fait sur mesure et à la main ! Là encore, on n'oublie pas les couleurs.

Encore un concept nouveau pour moi : l’arbre habillé, au crochet entièrement fait sur mesure et à la main ! Ici encore, on n’oublie pas les couleurs.

Dans un passage plein de petites boutiques, on admire la décoration, fresques et mannequins aux fenêtres.

Dans un passage plein de petites boutiques, on admire la décoration, fresques et mannequins aux fenêtres.

Les marchands de souvenirs ont récupéré le style, la voiture ne dépare pas dans le décor.

Les marchands de souvenirs ont récupéré le style, et la voiture ne dépare pas dans le décor.

Au bout du Caminito, le marchand de jus d'orange est supporter du Boca Junior.

Au bout du Caminito, le marchand de jus d’orange est aussi supporter du Boca Junior.

Un peu plus loin, un banc public accueille une rencontre matinale de voisinage, devant de grandes scènes colorées.

Un peu plus loin, un banc public accueille une rencontre matinale de voisinage, devant de grandes scènes colorées.

Au hasard de la promenade, nous découvrons ces "baños" où l'on peut se soulager en duo, c'est plus convivial !

Au hasard de notre promenade, nous découvrons ces « baños » où l’on peut se soulager en duo, c’est plus convivial !

Dans les rues adjacentes, les maisons sont en dur mais la technique du reste de peinture est aussi utilisée.

Dans les rues adjacentes, les maisons sont en dur mais la technique du reste de peinture est aussi utilisée.

Certains rigolent aux exploits de leurs collègues touristes, qui commencent à affluer sérieusement à mesure que l'heure avance.Il va bientôt être temps de partir, pour nous.

Certains rigolent aux exploits de leurs collègues touristes, qui commencent à affluer sérieusement à mesure que l’heure avance.Il va bientôt être temps de partir, pour nous.

En repartant, notre chauffeur de taxi nous montre le stade du fameux club de foot Boca Junior, on l'appelle "la bombonera" (la bonbonnière), moi je n'en avais jamais entendu parler...

En repartant, notre chauffeur de taxi nous montre le stade du fameux club de foot Boca Junior, on l’appelle « la bombonera » (la bonbonnière), moi je n’en avais jamais entendu parler…

...et j'ai gardé pour la fin l'image des deux touristes en train de danser un pas de tango... argentin.

…et j’ai gardé pour la fin l’image de mes deux acolytes en train de danser un pas de tango… argentin.

Après… hé bien après c’est la fin du voyage, la partie vraiment pas très drôle, les 13h de vol jusqu’à Francfort, les longues heures d’attente dans l’aéroport, puis le vol jusqu’à Toulouse. Mais de belles images plein la tête, et déjà une petite envie, peut-être, un jour…

Aventures australes (15).

Chapitre 15 : dernière journée en Patagonie.
Vendredi, déjà ! Demain ce sera le début du grand voyage de retour, alors après le submarino de mise en forme tâchons de profiter pleinement de cette dernière journée autour d’El Chalten.
A priori, le ciel n’est pas vraiment avec nous, mais au moins il ne pleut pas ; on se décide pour la piste carrossable jusqu’au Lago del Desierto (37km, ce n’est pas tout à fait à côté…) en remontant la vallée vers l’ouest, direction la montagne.

Premier arrêt à quelques kilomètres d'El Chalten, quelques arbres avec des cabanes au bord de la route, un lama qui tire sur sa corde pour aller brouter un peu plus loin (on n'a pas su s'il s'appelait Serge).

Premier arrêt à quelques kilomètres d’El Chalten, quelques arbres avec des cabanes au bord de la route, un lama qui tire sur sa corde pour aller brouter un peu plus loin (on n’a pas su s’il s’appelait Serge).

Au même endroit, un pont suspendu assez inquiétant franchit le rio de las Vueltas, mais le passage y est interdit.

Au même endroit, un pont suspendu assez inquiétant franchit le rio de las Vueltas, mais le passage y est interdit.

Deuxième arrêt pour aller voir cette croix de bois près d'un passage dans la clôture.

Deuxième arrêt pour aller voir cette croix de bois près d’un passage dans la clôture.

Encore une signalisation pour ces fameux huemules qui n'ont pas croisé notre chemin.

Encore une signalisation pour ces fameux huemules qui n’ont pas croisé notre chemin.

Ici c'est le pont sur le rio Eléctrico, un ancien pont de chemin de fer récupéré sur une ligne désaffectée et placé là en 1992.

Ici c’est le pont sur le rio Eléctrico, un ancien pont de chemin de fer récupéré sur une ligne désaffectée et placé là en 1992.

Végétal en continuons à remonter cette belle et large vallée, toujours sous la même grisaille parfois percée d'un rayon de soleil.bas, minéral en haut, nous

Végétal en bas, minéral en haut, nous continuons à remonter cette belle et large vallée, toujours sous la même grisaille parfois percée d’un rayon de soleil.

On s'arrête encore pour aller voir de près une belle cascade.

On s’arrête encore pour aller voir de près une belle cascade.

Puis une deuxième.

Puis une deuxième.

Nous arrivons enfin au bout de la piste, à l'extrémité du Lago del Desierto, qui donne naissance au rio de las Vueltas.

Nous arrivons enfin au bout de la piste, à l’extrémité du Lago del Desierto, qui donne là naissance au rio de las Vueltas.

C'est d'ici que partent les bateaux qui permettent de se rendre à l'autre bout du lac, ou simplement d'y faire une promenade.

C’est d’ici que partent les bateaux qui permettent de se rendre à l’autre bout du lac, ou simplement d’y faire une promenade.

Le voici, le Lago del Desierto ; les chiliens et les argentins se sont un peu disputé le secteur, il y a quelques années.

Le voici, le Lago del Desierto ; les chiliens et les argentins se sont un peu disputé le secteur, il y a quelques années.

Un sentier longe la berge du côté gauche, alors que le sentier "officiel" est de l'autre côté.

Un sentier longe la berge du côté gauche, alors que le sentier « officiel » est de l’autre côté.

Cela nous permet de trouver un bel endroit pour pique-niquer, sur une petite plage.

Cela nous permet de trouver un bel endroit pour pique-niquer, sur une petite plage, avec un banc naturel.

Nous voyons revenir le bateau avec ses promeneurs.

Nous voyons revenir le bateau avec ses promeneurs.

Un artiste en balade a sculpté les mousses des arbres.

Un artiste en balade a sculpté les mousses des arbres.

L'herbe est vraiment très verte sous ces arbres, pourtant assez denses.

Nous poursuivons sur le même sentier. L’herbe y est vraiment très verte sous les arbres, pourtant assez denses.

C'est une forêt magnifique, les couleurs et les lumières y sont exceptionnelles.

C’est une forêt magnifique, les couleurs et les lumières y sont exceptionnelles.

Nous continuons à longer le lac, le moindre rayon de soleil le fait complètement différent.

Nous continuons à longer le lac, le moindre rayon de soleil le fait complètement différent.

Nous finissons par arriver à une belle plage pleine de bois flottés, où notre sentier s'achève, et où nous faisons demi-tour.

Nous finissons par arriver à une belle plage pleine de bois flottés, où notre sentier s’achève, et où nous faisons demi-tour.

Avant de reprendre la route, il faut aller voir la passerelle qui permet de franchir le rio de las Vueltas pour rejoindre le chemin qui longe le lac de l'autre côté.

Avant de reprendre la route, il faut encore aller voir la passerelle qui permet de franchir le rio de las Vueltas pour rejoindre le chemin qui longe le lac de l’autre côté.

Tel père, telle fille...

Tel père, telle fille…

Le panneau au bord de la piste...

Le panneau au bord de la piste…

Le ciel est bien plus dégagé que le matin, le soleil révèle les couleurs de la montagne.

Le ciel est bien plus dégagé que le matin, et le soleil révèle les couleurs de la montagne.

Une petite troupe de chevaux en liberté sur le bord de la route, on s'arrête un moment pour les admirer.

Une petite troupe de chevaux en liberté sur le bord de la route, on s’arrête un moment pour les admirer.

Nous voilà de retour à El Chalten pour notre dernier soir ; on avait un peu envie d'aller marcher du côté de la passerelle sur le rio de las Vueltas, mais le vent avait bien forci et nous en a chassés.

Nous voilà de retour à El Chalten pour notre dernier soir ; on avait un peu envie d’aller marcher du côté de la passerelle sur le rio de las Vueltas, mais le vent avait bien forci et nous en a chassés.

Voilà, dernier soir en Patagonie, dans notre cabane douillette et bien chauffée, avec le vent qui souffle fort au dehors. Demain première étape du retour, jusqu’à Buenos Aires, avant le retour vers l’Europe ou le Brésil, selon les cas, dimanche. Hasta luego, amigos !

Aventures australes (14).

Chapitre 14 : Chorrillo del Salto et laguna Capri.
Retour à la formation en triplette le lendemain jeudi, nous allons pour commencer faire un saut jusqu’au « Chorrillo del Salto » (c’est de circonstance) , une cascade toute proche en remontant un peu la vallée, puis nous reviendrons à El Chalten pour prendre le sentier du Fitz Roy jusqu’à la laguna Capri, en espérant que le Seigneur Roy daignera se montrer à nous dans toute sa majesté, du haut de ses 3405m de hauteur.

Après quelques kilomètres de piste, nous laissons la voiture au parking indiqué et suivons le  petit sentier qui mène à la cascade ; il traverse une zone bien boisée, mais pas de corne de huemul en vue.

Après quelques kilomètres de piste, nous laissons la voiture au parking indiqué et suivons le petit sentier qui mène à la cascade ; il traverse une zone bien boisée, mais pas de corne de huemul en vue.

Nous y voilà ! Quel débit, pour une cascade de fin d’été, on voit bien que nous sommes dans  un pays de glaciers, çà fond !

Nous y voilà ! Quel débit, pour une cascade de fin d’été, on voit bien que nous sommes dans un pays de glaciers, çà fond !

Elle me rappelle notre cascade d’Arcousans, au pied du Mont Valier, mais il lui manque le berceau rocheux de celle-ci ; rendez-vous dans quelques milliers d’années .

Elle me rappelle notre cascade d’Arcouzan, au pied du Mont Valier, mais il lui manque le berceau rocheux de celle-ci ; rendez-vous dans quelques milliers d’années 🙂

J’y crois pas, Fanny a réussi à faire poser une libellule, on dirait même qu’elle a un léger sourire. Admirez ses tatouages en couleurs sur tout le corps.

J’y crois pas, Fanny a réussi à faire poser une libellule, on dirait même qu’elle a un léger sourire. Admirez ses tatouages en couleurs sur tout le corps.

Au point d’impact, la douche est en mode karcher.

Au point d’impact, la douche est en mode karcher.

« Finalement je crois que je me doucherai ce soir à la cabaña .»

« Finalement je crois que je me doucherai ce soir à la cabaña .»

Après la cascade, retour par la piste jusqu’à El Chalten ; nous longeons le bien nommé rio de las Vueltas, au tracé très sinueux.

Après la cascade, retour par la piste jusqu’à El Chalten ; nous longeons le bien nommé rio de las Vueltas, au tracé très sinueux.

Vers l’amont, ce sont les mêmes méandres, avec les montagnes dans le lointain, en direction de l’ouest.

Vers l’amont, ce sont les mêmes méandres, avec les montagnes dans le lointain, en direction de l’ouest.

Au bord de la piste, ce sont des buissons aux formes arrondies, mais attention, sous leurs airs de coussins confortables  ils sont très épineux et n’ont rien à envier au « erizon » aragonais.

Au bord de la piste, ce sont des buissons aux formes arrondies, mais attention, sous leurs airs de coussins confortables ils sont très épineux et n’ont rien à envier au « erizon » aragonais.

C’est à la sortie d’El Chalten (donc pour nous  à l’entrée, puisque nous revenons de la cascade) que se trouve le parking et le départ du sentier vers le Fitz Roy.

C’est à la sortie d’El Chalten (donc pour nous à l’entrée, puisque nous revenons de la cascade) que se trouve le parking et le départ du sentier vers le Fitz Roy.

Des cris caractéristiques dans les arbres : nous retrouvons les mêmes oiseaux que nous avions déjà rencontrés au Chili, de la famille des perroquets, cachañas, c'est leur nom. Ils ne sont pas bien loin, mais dans les arbres ce n’est pas facile de les photographier, j’ai l’impression qu’ils jouent un peu à cache-cache.

Des cris caractéristiques dans les arbres : nous retrouvons les mêmes oiseaux que nous avions déjà rencontrés au Chili, de la famille des perroquets, cachañas, c’est leur nom. Ils ne sont pas bien loin, mais dans les arbres ce n’est pas facile de les photographier, j’ai l’impression qu’ils jouent un peu à cache-cache.

Le sentier monte doucement, il arrive à un premier « mirador » sur la rivière et sa vallée.

Le sentier monte doucement, il arrive à un premier « mirador » sur la rivière et sa vallée.

Vers l’amont, on a une belle série  de « vueltas » en perspective.

Vers l’amont, on a une belle série de « vueltas » en perspective.

Ici c’est un pays de vent, l’allure des arbres le confirme.

Ici c’est un pays de vent, l’allure des arbres le confirme.

Nouveau point de vue un peu plus loin (et un peu plus haut), on longe toujours cette belle et large vallée.

Nouveau point de vue un peu plus loin (et un peu plus haut), on longe toujours cette belle et large vallée.

On aperçoit maintenant le sommet du Fitz Roy qui dépasse un peu, mais aïe, on dirait bien que des nuages arrivent !

On aperçoit maintenant le sommet du Fitz Roy qui dépasse un peu, mais aïe, on dirait bien que des nuages arrivent !

On zoome pour s’approcher un peu. Là-haut aussi il a l’air d’y avoir du vent.

On zoome pour s’approcher un peu. Là-haut aussi il a l’air d’y avoir du vent.

Le sentier continue dans la forêt. Beaucoup de bois mort, les arbres souffrent avec les vents violents très fréquents, et la dégradation ne se fait pas vite dans ce climat. En voici un qui nous regarde passer…

Le sentier continue dans la forêt. Beaucoup de bois mort, les arbres souffrent avec les vents violents très fréquents, et la dégradation ne se fait pas vite dans ce climat. En voici un qui nous regarde passer…

Un petit oiseau acrobate cherche des graines dans un parasite de l’arbre.

Un petit oiseau acrobate cherche des graines dans un parasite de l’arbre.

Mais lorsque nous arrivons en vue du Fitz Roy, voici ce que nous découvrons : il est maintenant bien pris dans le mauvais temps.

Mais lorsque nous arrivons en vue du Fitz Roy, voici ce que nous découvrons : il est maintenant bien pris dans le mauvais temps.

Nous descendons jusqu’au bord de la laguna Capri, il y a du soleil ici, heureusement car le vent est frisquet.

Nous descendons jusqu’au bord de la laguna Capri, il y a du soleil ici, heureusement car le vent est frisquet.

Tout en cassant la croûte, nous gardons un œil sur l’amas de nuages qui enveloppe  la montagne.

Tout en cassant la croûte, nous gardons un œil sur l’amas de nuages qui enveloppe la montagne.

Voilà notre patience récompensée ! Elle se dégage soudain pour se laisser admirer quelques instants de toute sa hauteur, avant d’être envahie à nouveau par les nuées.

Voilà notre patience récompensée ! Elle se dégage soudain pour se laisser admirer quelques instants de toute sa hauteur, avant d’être envahie à nouveau par les nuées.

Inutile de chercher à aller plus loin, plus près : nous n’en verrions pas davantage. Les nuages, regroupés autour du massif, forment désormais une masse compacte et l’enveloppent fermement. Nous redescendons par le même chemin, contents quand même d’avoir pu apercevoir cette montagne mythique rencontrée il y a bien longtemps dans les récits de son conquérant Lionel Terray. (Première ascension du Fitz Roy par ce dernier en 1952).

Aventures australes (13).

Chapitre 13 : autour d’El Chalten.
Le lendemain mercredi, c’était le jour prévu pour un trekking sur le glacier Viedma. La glace, c’est terriblement froid et çà glisse incroyablement, autant dire que j’allais rester tranquille autour du village et me contenter d’explorer quelques sentiers bien sableux, plutôt que d’aller me fourvoyer sur la glace. Bientôt, peut-être, aurai-je la chance d’accueillir sur ce blog le récit des exploits glaciaires du père et de la fille, en attendant il va falloir se contenter de mes petites promenades.

Quelques courses pour commencer la journée : la laverie, quelques cartes postales, le bureau de poste... Tout près de notre cabane se trouve un bel hôtel bleu.

Quelques courses pour commencer la journée : la laverie, quelques cartes postales, le bureau de poste… Tout près de notre cabane se trouve un bel hôtel bleu.

A peine plus loin, c'est la laverie où j'ai amené mes affaires le soir, çà n'a rien d'industriel...

A peine plus loin, c’est la laverie où j’ai amené mes affaires le soir, çà n’a rien d’industriel…

Me voilà maintenant partie, je me suis décidée pour aller aux miradors proches du village, le temps est plutôt incertain...

Me voilà maintenant partie, je me suis décidée pour aller aux miradors proches du village, le temps est plutôt incertain…

Il y a néanmoins une belle lumière sur les falaises de l'autre côté du rio de las Vueltas.

Il y a néanmoins une belle lumière sur les falaises de l’autre côté du rio de las Vueltas.

Il y a des chouettes fleurs jaunes qui poussent dans les galets au bord de la rivière.

Voilà des chouettes fleurs jaunes qui poussent dans les galets au bord de la rivière, je n’en avais pas encore vu.

Un premier panneau pour informer le passant de la présence éventuelle du huemul, une espèce ce cervidé très menacée présente dans le parc. Les seuls indices que nous verrons pendanr notre séjour ici sont les "bosteos", je vous laisse voir de quoi il s'agit...

Un premier panneau pour informer le passant de la présence éventuelle du huemul, une espèce ce cervidé très menacée présente dans le parc. Les seuls indices que nous verrons pendant notre séjour ici sont les « bosteos », je vous laisse voir de quoi il s’agit…

Voici le panneau pour mon premier sentier, 100m à grimper, çà ne devrait pas être insurmontable !

Voici le panneau pour mon premier sentier, 100m à grimper, çà ne devrait pas être insurmontable !

Des buissons à feuilles poilues sur le bord du chemin.

Des buissons à feuilles poilues sur le bord du chemin.

Pas de condor au mirador de los condores, mais une jolie vue sur El Chalten et la vallée du rio de las Vueltas.

Pas de condor au mirador de los condores, mais une jolie vue sur El Chalten et la vallée du rio de las Vueltas.

Maintenant je vais aller au mirador des Aigles (las Aguilas).

Maintenant je vais rejoindre le mirador des Aigles (las Aguilas), après quelques hésitations avec tous ces nuages qui ne me disent rien de bon.

Il y a quelques arbres (des lengas je pense) dans le creux du talweg.

Il y a quelques bosquets (de lengas je pense) dans le creux du talweg.

et aussi quelques jolies petites fleurs

et aussi quelques jolies petites fleurs

Ce mirador donne sur l'autre côté, vers l'est et ses plaines arides.

Ce mirador donne sur l’autre côté, vers l’est et ses plaines arides.

...et aussi sur le lac Viedma qui recueille les eaux du glacier.

…et aussi sur le lac Viedma qui recueille les eaux du glacier.

Il y a pas mal de vent, et les nuages défilent à toute allure, laissant échapper quelques gouttes

Il y a pas mal de vent, et les nuages défilent à toute allure, laissant échapper quelques gouttes

Si je me retourne je les vois tourner autour du Fitz Roy, qui ne se dégage que par petits morceaux aujourd'hui.

Si je me retourne je les vois tourner autour du Fitz Roy, qui ne se dégage que par petits morceaux aujourd’hui.

En redescendant je trouve une anémone bien tardive et bien seule, elle est quand même bien jolie.

En redescendant je trouve une anémone bien tardive et bien seule, elle est quand même bien jolie.

Ce sont les nuages qui font le spectacle aujourd'hui.

Mais ce sont surtout les nuages qui font le spectacle aujourd’hui.

Mais que font donc les trekkeurs sur glace pendant ce temps ? A toi, Fanny…

Aventures australes (12).

Chapitre 12 : d’El Calafate à El Chalten.
Après cette formidable journée découverte, une nouvelle séquence translation le lendemain mardi, jusqu’à la petite ville d’El Chalten au pied du célèbre Fitz Roy. Nouvelle tournée des « cajeros » avant de partir vers ce bout du bout du monde, après avoir découvert que les banques ne se décidaient pas à ouvrir, et réalisé que nous étions mardi gras, et donc jour férié en Argentine (comme je suppose dans tout le continent sud-américain ou presque). On finit par réussir à soutirer de quoi payer notre cabane à El Chalten et mettre un peu d’essence dans la voiture (bien moins chère que chez nous, heureusement), et en route pour la traversée du désert.

A la sortie d’El Calafate, à quelques kilomètres à peine, on peut profiter de notre nouvelle liberté avec la voiture de location pour s’arrêter voir d’un peu plus près ce groupe de petits autels à dominante rouge que nous avions déjà remarqué précédemment.

A la sortie d’El Calafate, à quelques kilomètres à peine, on peut profiter de notre nouvelle liberté avec la voiture de location pour s’arrêter voir d’un peu plus près ce groupe de petits autels à dominante rouge que nous avions déjà remarqué précédemment.

Celui-ci est le Gauchito Gil, une sorte de Robin des Bois argentin,  dans sa niche rouge recyclée, et les drapeaux rouges sont aussi pour lui.

Celui-ci est le Gauchito Gil, une sorte de Robin des Bois argentin, dans sa niche rouge recyclée, et les drapeaux rouges sont aussi pour lui.

Un autre saint, pas sûr qu’il ait vraiment existé, mais on peut le vénérer quand même ; il doit aimer le gros rouge.

Un autre saint, pas sûr qu’il ait vraiment existé, mais on peut le vénérer quand même ; il doit aimer le gros rouge.

Ici le Gaucho est en compagnie de la Sainte Famille, encore avec le concept du lave-linge recyclé.

Ici le Gaucho est en compagnie de la Sainte Famille, encore avec le concept du lave-linge recyclé.

Mais qu’y a-t-il  tout près du sanctuaire ? Un buisson de paramela ! Une plante pas très spectaculaire, mais très odorante, et donc très intéressante en parfumerie !

Mais qu’y a-t-il tout près du sanctuaire ? Un buisson de paramela ! Une plante pas très spectaculaire, mais très odorante, et donc très intéressante en parfumerie !

On sort le matériel pour lui piquer son odeur.

On sort le matériel pour lui piquer son odeur.

Installation de la cloche en plastique, reliée à un petit tube qui va aspirer vers un capteur.

Installation de la cloche en plastique, reliée à un petit tube qui va aspirer vers un capteur.

1/2h à 3/4h d’aspiration…

1/2h à 3/4h d’aspiration…

Il faut aussi analyser et mémoriser l’odeur. Inspiration…

Il faut aussi analyser et mémoriser l’odeur. Inspiration…

Ces petites feuilles sont aussi très particulières, vues de près, un peu semblables à des feuilles de fougère.

Ces petites feuilles sont aussi très particulières, vues de près, un peu semblables à des feuilles de fougère.

Un peu plus loin, il y a un autre buisson avec encore quelques fleurs, bien que ce ne soit plus la saison.

Un peu plus loin, il y a un autre buisson avec encore quelques fleurs, bien que ce ne soit plus la saison. Voici donc une fleur de paramela.

Nous reprenons la route après encore une phase d'aspiration de l'air ambiant, qui doit servir de comparaison ; on aperçoit un nandou, et on s'arrête pour l'immortaliser : c'est quand même autre chose que nos perdreaux !

Nous reprenons la route après encore une phase d’aspiration de l’air ambiant, qui doit servir de comparaison ; on aperçoit un nandou, et on s’arrête pour l’immortaliser : c’est quand même autre chose que nos perdreaux !

Peu ou pas de végétation par ici ; cela permet de voir les différentes couches du relief.

Peu ou pas de végétation par ici ; cela permet de voir les différentes couches du relief.

Lorsqu'on s'arrête pour casser la croûte au bout du lac Viedma, c'est le seigneur Fitz Roy que l'on aperçoit dans le lointain.

Lorsqu’on s’arrête pour casser la croûte au bout du lac Viedma, c’est le seigneur Fitz Roy que l’on aperçoit dans le lointain. Wahouuuu !!!

Puis on reprend notre route, mais voilà une troupe de guanacos sur le bord, manifestement ils ont sauté la clôture pour voir si l'herbe était meilleure près de la route. On s'arrête pour les admirer...

Puis on reprend notre route, mais voilà une troupe de guanacos sur le bord, manifestement ils ont sauté la clôture pour voir si l’herbe était meilleure près de la route. On s’arrête pour les admirer…

Celui-ci n'a pas envie de poser pour nous, il franchit la clôture avec une aisance étonnante.

Celui-ci n’a pas envie de poser pour nous, il franchit la clôture avec une aisance étonnante. Hop !

Tout le monde est sur la photo de famille.

Tout le monde est sur la photo de famille.

Si tu t'approches encore, je crache !

« Si tu t’approches encore, je crache ! »

Notre route remonte ensuite vers l'ouest en longeant le même lago Viedma. Sur notre droite, une lagune où une troupe de flamants roses a élu domicile.

Notre chemin remonte ensuite vers l’ouest en longeant le même lago Viedma que l’on a vu précédemment. Sur notre droite, une lagune où une troupe de flamants roses a élu domicile.

Nous avons désormais le magnifique Fitz Roy en perspective au bout de la route.

Nous avons désormais le magnifique Fitz Roy en perspective au bout de la route.

Nous arrivons ! La petite ville d'El Chalten (c'est l'autre nom, plus local, du Fitz Roy) a été créée il y a quelques dizaines d'années seulement, et elle vit du tourisme lié au parc naturel. Après un premier arrêt à la maison du parc...

Nous arrivons ! La petite ville d’El Chalten (c’est l’autre nom, plus local, du Fitz Roy) a été créée il y a quelques dizaines d’années seulement, et elle vit du tourisme lié au parc naturel. Après un premier arrêt à la maison du parc…

...nous partons prendre possession de notre "cabaña" pour les 4 jours qui viennent, où nous allons pouvoir profiter de la partie cuisine pour laisser tomber un peu les restaurants. Et justement, c'est mardi gras, et notre sherpa-tour opérator-chauffeur est AUSSI un grand spécialiste de la cuisson des crêpes, alors....

…nous partons prendre possession de notre « cabaña » pour les 4 jours qui viennent, où nous allons pouvoir profiter de la partie cuisine pour laisser tomber un peu les restaurants. Et justement, c’est mardi gras, et notre sherpa-tour opérator-chauffeur est AUSSI un grand spécialiste de la cuisson des crêpes, alors….

Le Perito Moreno depuis les passerelles.

Chapitre 11, deuxième partie : les passerelles.
A peine de retour sur la terre ferme, nous bondissons dans la voiture et en route pour les passerelles du Perito Moreno. Une quarantaine de kilomètres à parcourir pour revenir au dernier glacier que nous avons visité en bateau, de l’autre côté de la péninsule Magallanes enserrée entre deux bras de lac.

Premier belvédère, intéressant car on surplombe le glacier. La vision est complètement différente de ce que l'on avait depuis le bateau.

Premier belvédère, intéressant car on surplombe le glacier. La vision est complètement différente de ce que l’on avait depuis le bateau.

Après avoir stationné la voiture, nous accédons à l'extrémité des passerelles, d'où l'on voit déjà le front du glacier. De cet endroit, on commence déjà à entendre les craquements de la glace et les grondements des chutes de blocs.

Après avoir stationné la voiture, nous accédons à l’extrémité des passerelles, d’où l’on voit déjà le front du glacier. De cet endroit, on commence déjà à entendre les craquements de la glace et les grondements des chutes de blocs.

Le cheminement se fait par des kilomètres de passerelles sur pilotis, jamais au sol. Ainsi le milieu naturel reste préservé.

Le cheminement se fait par des kilomètres de passerelles sur pilotis, jamais au sol. Ainsi le milieu naturel reste préservé.

Notre cheminement nous amène de plus en plus près de la muraille de glace.

Nous avançons de plus en plus près de la muraille de glace.

On se rapproche de plus en plus de la pointe de la langue glaciaire.

On se rapproche de plus en plus de la pointe de la langue.

Depuis les passerelles du haut, on peut découvrir l'immensité de l'étendue de glace.

Depuis les passerelles du haut, on peut découvrir l’immensité de l’étendue de glace.

Il reste en ce moment un petit espace entre le glacier et la péninsule où nous nous trouvons. dans ce passage libre entre les deux bras de lac, l'eau s'écoule et les chutes de blocs de glace sont fréquentes, toujours précédées de grands craquements et accompagnées d'un bruit de tonnerre.

Il reste en ce moment un petit espace entre le glacier et la péninsule où nous nous trouvons. Dans ce passage libre entre les deux bras de lac, l’eau s’écoule et les chutes de blocs de glace sont fréquentes, toujours précédées de grands craquements et accompagnées d’un bruit de tonnerre.

Parfois, ce sont des pans entiers de glace qui tombent d'un seul coup, voici les photos que Fanny a eu la chance de prendre : ici le pan de glace se détache et commence à tomber...

Parfois, ce sont des pans entiers de glace qui tombent d’un seul coup, voici les photos que Fanny a eu la chance de prendre : ici le pan de glace se détache et commence à tomber…

PLOUF !!! Énorme bruit, des blocs de glace volent à plusieurs dizaines de mètres, nous étions derrière un rideau d'arbres pour notre part et n'avons pas vu grand-chose.

PLOUF !!! Énorme bruit, des blocs de glace volent à plusieurs dizaines de mètres, nous étions derrière un rideau d’arbres pour notre part et n’avons pas vu grand-chose.

Une vague se forme à l'endroit de la chute, puis l'iceberg va remonter à la surface et dériver doucement.

Une vague se forme à l’endroit de la chute, puis l’iceberg va remonter à la surface et dériver doucement.

On pourrait encore rester des heures en face de ce spectacle fascinant ; Le Perito Moreno avance jusqu'à 2mètres par jour, ce qui explique l'intensité des phénomènes observés. Mais le soleil décline rapidement...

On pourrait encore rester des heures en face de ce spectacle fascinant ; le Perito Moreno avance jusqu’à 2mètres par jour, ce qui explique l’intensité des phénomènes observés. Mais le soleil décline rapidement…

Les ombres s'allongent de plus en plus.

Les ombres s’allongent de plus en plus.

Une petite photo souvenir...

Une petite photo souvenir…

avant de rejoindre la voiture au parking en refaisant le parcours des passerelles et de leurs nombreux escaliers.

avant de rejoindre la voiture au parking en refaisant le parcours des passerelles et de leurs nombreux escaliers.

On est un peu hors limite pour sortir du parc, heureusement ils ne ferment pas la route ; avec les lumières du soleil couchant, les montagnes alentour sont bien belles aussi...

On est un peu hors limite pour sortir du parc, heureusement ils ne ferment pas la route ; avec les lumières du soleil couchant, les montagnes alentour sont bien belles aussi…

et nous profitons encore des lumières du décor pendant tout le retour vers El Calafate.

et nous profitons encore des lumières du décor pendant tout le retour vers El Calafate.

Hé bien, quelle journée ! Et quelle chance avec la météo, encore une fois ! Cette Patagonie est vraiment une pure merveille, pour les amateurs de spectacles naturels. Grandiose…

Et bravo et merci Fanny pour le reportage exclusif sur la naissance d’un iceberg !

Aventures australes (11)

Chapitre 11 : les glaciers du lago Argentino.

Youpi, encore une balade en bateau ! Presque toute la journée, cette fois, à parcourir les bras du lago Argentino pour aller voir ses glaciers, dont le très célèbre Perito Moreno. On se lève de bonne heure pour rejoindre en voiture  l’embarcadère à Punta Bandera.

On commence par longer le lago Argentino vers l'ouest, en direction des montagnes. Le soleil se lève.

On commence par longer le lago Argentino vers l’ouest, en direction des montagnes. Le soleil se lève.

Après avoir fait la queue avec quelques centaines d'autres touristes, on se dirige vers les catamarans qui vont promener tout ce monde.

Après avoir fait la queue avec quelques centaines d’autres touristes, on se dirige vers les catamarans qui vont promener tout ce monde.

Nous voilà installés, il faut que tout le monde ait une place assise. En route, maintenant !

Nous voilà installés, il faut que tout le monde ait une place assise. En route, maintenant !

Le lago Argentino ressemble un peu à un gros chipiron, avec on corps allongé vers El Calafate et plein de bras vers la montagne. Notre périple commence par explorer le bras Nord, plus le bras Upsala qui se termine au front du glacier, que nous apercevons là-bas au loin.

Le lago Argentino ressemble un peu à un gros chipiron, avec un grand corps allongé vers El Calafate et plein de bras tentaculaires côté montagne. Notre périple commence par explorer le bras Nord, puis le bras Upsala qui se termine au front du glacier, que nous apercevons là-bas au loin.

Nous arrivons au niveau d'un énorme iceberg bleu, on s'arrête pour l'admirer sous toutes les coutures.

Nous arrivons au niveau d’un énorme iceberg tout bleu, on s’arrête pour l’admirer sous toutes les coutures.

Sur notre gauche, je pense qu'il s'agit du glacier Onelli, il doit se terminer dans le lac Onelli qui est disjoint du lago Argentino.

Sur notre gauche, je pense qu’il s’agit du glacier Onelli, il se termine dans le lac Onelli qui est disjoint du lago Argentino.

Nous tournons entre les énormes blocs de glace, sans pouvoir accéder au front du glacier ; il semble qu'un gigantesque éboulement rocheux se soit produit dans ce bras l'an dernier, et ait largement perturbé le secteur en provoquant une énorme vague.

Nous tournons entre les énormes blocs de glace, sans pouvoir accéder au front du glacier ; il semble qu’un gigantesque éboulement rocheux se soit produit dans ce bras l’an dernier, et ait largement perturbé le secteur en y provoquant une énorme vague.

Nous faisons ensuite demi-tour, puis empruntons sur notre droite le canal Spegazzini, qui se termine au glacier du même nom. Le glacier seco, à notre droite, ainsi nommé car il ne s'achève pas dans le lac.

Nous faisons ensuite demi-tour, puis empruntons sur notre droite le canal Spegazzini, qui se termine au glacier du même nom. Le glacier Seco, à notre droite, ainsi nommé car il ne s’achève pas dans le lac.

Nous commençons à apercevoir au loin le glacier Spegazzini.

Nous commençons à apercevoir au loin le glacier Spegazzini.

Sur notre droite, les glaciers sont bien présents aussi, ils génèrent de nombreuses petites cascades.

Sur notre droite, les glaciers sont bien présents aussi, et génèrent de nombreuses petites cascades.

Nous approchons !

Nous approchons ! Il y a plusieurs langues qui alimentent le front du glacier.

Le long de notre trajet pour le Perito Moreno, qui nous fait repasser tout près de notre point de départ, nous pouvons admirer les plissements de terrain bien visibles dans cette partie, du côté opposé aux glaciers.

Puis nous faisons de nouveau demi-tour. Le long de notre trajet pour le Perito Moreno, qui nous fait repasser tout près de notre point de départ, nous pouvons admirer les plissements de terrain bien visibles dans cette partie, du côté opposé aux glaciers.

Le bras qui nous amène au Perito Moreno s'appelle canal de los Témpanos. Les autres bateaux sont aussi sur le même trajet.

Le bras qui nous amène au Perito Moreno s’appelle canal de los Témpanos. Les autres bateaux font aussi le même trajet.

Le bateau avance vite, il y a un vent bien frisquet dehors ; pour ne même pas avoir pas aux yeux, il y a une solution...

Le bateau avance vite, il y a un vent bien frisquet dehors ; pour ne même pas avoir froid aux yeux, il y a une solution…

Voilà le Perito Moreno au loin.

Voilà le Perito Moreno au loin. La langue s’avance jusqu’à barrer le bout du lac.

On s'approche du front du glacier, on y voit quelques blocs qui se détachent par moments.

On s’approche du front du glacier, on y voit quelques blocs qui se détachent et tombent dans l’eau.

Deux grottes se sont formées dans la glace, comme les yeux d'un monstre qui nous regarde.

Deux grottes se sont formées dans la glace, comme les yeux d’un monstre qui nous regarde.

L'autre bateau s'est approché plus que nous ! Mais avec le recul, on voit mieux les masses de glace d'où est issu le glacier.

L’autre bateau s’est approché plus que nous ! Mais avec le recul, on voit mieux les masses de glace d’où est issu le glacier.

Sur le chemin du retour, Fanny est touchée par la contagion des poses avantageuses de nos camarades de croisière.

Sur le chemin du retour, Fanny est touchée par la contagion des poses avantageuses de nos camarades de croisière.

La journée est déjà bien avancée, la distance parcourue est importante, plus de 100 km si je me souviens bien. Tout le monde rentre au port !

La journée est déjà bien avancée, la distance parcourue est importante, plus de 100 km si je me souviens bien. Tout le monde rentre au port !

Certains sont bien fatigués, les voisines en profitent pour s'amuser un peu...

Certains sont bien fatigués, les voisines en profitent pour s’amuser un peu…

Mais attention, la journée n’est pas finie : à peine débarqués, nous remontons en voiture avec un chauffeur frais et dispos pour parcourir les kilomètres qui nous séparent des passerelles du Perito Moreno, et profiter encore un peu de notre entrée du matin dans le parc ! A très vite…