Le départ.

Dernier jour à Dunedin le 10 mars, nous nous préparons à rejoindre Auckland pour terminer notre séjour dans l’île du Nord, mais ceci sera une autre histoire. Pour le moment, nous nous laissons encore conduire jusqu’à la boathouse familiale sur la berge d’Otago Harbour.

Nous y voilà ! Superbe, à tous points de vue. Même le temps aujourd’hui encore !

La vue sur Otago Harbour, avec les Red Hot Pokers en premier plan (haha, je progresse en langage des flowers, grâce à mes britanniques lecteurs, don’t je ?).

Une conception idéale pour profiter de la vue exceptionnelle tout en restant confortablement installé à l’abri d’éventuelles intempéries. Extra !

Caramba ! Une Pavlova ! Trop forte, Grandma. Je ne connaissais pas, c’est vraiment délicieux. On célèbre tous les anniversaires en même temps, éloignement oblige…

Non ! Interdit de lécher l’écran !

« Wouaaaaah !  » s’enthousiasme Theo. Il vient de recevoir un nouveau livre, et il adore ça. Le pauvre a la main emmaillotée suite à sa visite à l’hôpital dans la nuit, pour y soigner ses petits doigts brûlés sur le poêle, aïe !

Et nous voilà partis. Non, ce ne sont pas les pilotes de l’avion, mais on s’amuse un peu à l’aéroport avant le départ. Bye bye everybody !…

Fleur’s place.

Passent les jours… Nous voilà maintenant le 9 mars, toujours en Nouvelle-Zélande dans l’île du Sud. Et nous sommes de sortie ! Depuis Dunedin, nous allons commencer par remonter vers le Nord via la SH1 pendant 70km et quelques, jusqu’à Moeraki, sur la droite de la route, en bord de mer.

Là, nous sommes attendus chez Fleur Sullivan, pour manger de bonnes choses bien sûr, comme annoncé sur la serviette en papier ci-dessus. Mais comme je n’ai ni la compétence ni l’envie de raconter des saveurs que seule l’expérience permet de vraiment apprécier, je vais juste ici me contenter de vous présenter ce lieu un peu hors norme, que j’ai particulièrement apprécié.

Voilà le bâtiment, il y a une belle salle intérieure et des terrasses extérieures pour les beaux jours, ce qui  était le cas ce 9 mars, comme on peut le voir. Mais nous avons préféré une table à l’intérieur, car le soleil en Nouvelle-Zélande est particulièrement agressif en raison du fameux trou dans la couche d’ozone.

Et voici Fleur elle-même, la maîtresse des lieux, qui est, comme on le voit, une personne très ouverte et sympathique, très nature aussi.

A l’intérieur, un décor très rustique et chaleureux.

Avec tout de même une superbe collection de tasses à thé !

Dans le coin des graffiti, je découvre la trace du passage d’une ariégeoise en vadrouille !!!!

Sur le faîtage du toit, un haut comité de  surveillance veille.

Si vous voulez mon avis, il vaut mieux éviter de laisser son assiette de poisson sans surveillance pendant trop longtemps. Mais peut-être ai-je un peu trop lu les aventures de Gaston Lagaffe ?

Dehors encore, une table avec une vraie vue sur la mer (enfin, sur l’Océan en réalité).

Entre le plat et le dessert, Theo et Papy sont sortis dompter les mouettes.

Elles sont bien attentives.
Faisons maintenant un dernier tour de l’établissement avant de repartir :

côté embarcadère hors d’usage (sauf pour les oiseaux),

côté plan incliné,

côté terrasse avec vue sur mer,

et enfin mon préféré : la vieille barque avec l’arbre à côté, qui certes ne pousse pas à l’intérieur de la barque, mais me rappelle tout de même le site autrefois si paisible de Port Lligat en Catalogne.

Orokonui

Le lendemain, 3 mars 2017, nous voilà toujours à l’autre bout du monde. Nous avons rejoint Dunedin la veille au soir, et profité d’une soirée familiale suivie d’un repos bien mérité, ou tout au moins bien apprécié : c’est fatigant, les vacances !

La visite du jour va nous conduire à la rencontre de nouveaux néo-zélandais de souche, enfin nouveaux pour nous en tous cas : elle nous mène à l’ « ecosanctuary » d’Orokonui, sur les hauteurs au Nord d’Otago Harbour, un endroit où 307 hectares de forêt ont été nettoyés des ravageurs et entourés d’une imposante clôture les empêchant d’y revenir, afin que les espèces natives puissent retrouver là au moins en partie l’environnement antérieur à l’arrivée des hommes, qui leur avait permis de s’épanouir.

Voici pour commencer Tane Mahuta, le dieu de la forêt. Il tient dans sa main une fronde de fougère, symbole de la vie et du lien avec la terre. Franchissons maintenant la clôture avec les précautions indispensables, par un sas à double porte, et après inspection des sacs à dos.

Le premier autochtone est un scinque (skink, en anglais), un mot que je n’avais jamais entendu ! L’équivalent local de nos lézards, mais un peu plus gros, plutôt comme un lézard vert. Encore une espèce rare et menacée.

Près de la mare un peu plus loin, deux takahés nous honorent de leur présence. Réintroduits ici, ils font partie d’une espèce que l’on avait crue disparue, et dont quelques spécimens furent retrouvés en 1948 dans une zone de la côte sud-ouest très difficile d’accès.
Notre guide nous emmène maintenant dans la forêt, où se trouvent disposés des postes de nourrissage pour les oiseaux.

Le premier est un « bellbird » (littéralement oiseau-cloche) dont le nom français est « méliphage carillonneur », évoquant, en plus de son chant, son goût pour le nectar des fleurs. On voit que le liquide fourni semble lui convenir également. Korimako, pour les Maoris 🙂

Voici maintenant le Tui, ou méliphage Tui, ou encore Tui cravate-frisée, chaque nom évoquant une particularité de l’animal. Celui-ci a la chance d’avoir conservé son nom maori.

Quant au visiteur suivant, il est encore bien plus gros, puisqu’il fait partie de la famille des perroquets, c’est un Nestor superbe, dont le nom maori est… kaka ! En voilà enfin un qui sera facile à retenir, n’est-ce pas ?

Nous stationnons longuement à proximité des postes de nourrissage, à guetter les oiseaux dans la végétation alentour.

Ici on voit bien la fameuse cravate, un peu le style avocat du barreau, non ?

Encore une indigène, l’araignée qui a tissé ce superbe cocon pour protéger ses rejetons pendant les premiers jours de leur existence.

Déception, nous ne verrons pas les célèbres kiwis : il y en a bien sur le site, mais ces grands timides ne sortent que la nuit, dommage !

Nous rejoignons donc le gang des chapeaux pour un lunch en commun. Emile doit avoir faim, semble-t-il.

L’après-midi, le temps n’est pas merveilleux, mais une rapide expédition à la pêche aux clams est quand même possible, sous la direction d’Anya.

Bonne récolte ! Dans tous les sens du terme, d’ailleurs, car les dégustations du soir allaient être magnifiques.

Colorées, les cabanes pour la pêche !

Et tout le monde se retrouve chez Anya le soir, à commencer par les petits cousins, qui s’amusent presque ensemble…

…pendant que Granpa, de son côté, joue avec son mobile 🙂

Un joli portrait du plus petit de la maison pour terminer. Ciao, Emile !

 

 

Encore plus au Sud !

Lever 6h ce dimanche 26 février ! Pas trop dur, en fait, grâce au décalage horaire pas encore bien digéré. Et nous voilà en vol pour Dunedin, où nous sommes attendus chez Gran’pa et Gran’ma (de Theo, bien sûr !)

Un voyage tranquille, avec de belles échappées sur les paysages verdoyants.

C’est Theo qui s’occupe de la valise, pendant que les grands se promènent les bras ballants.

Et nous voilà à la maison ! Quel beau temps, on a de la chance…

Le grand carré de jardin occupe la place où l’on jouait autrefois aux boules. Et la maison, c’est l’ancien club house.

Et il y a un autre morceau plus haut, de plain pied avec l’étage,et même un peu plus haut en fait, et très intéressant avec ses petits cailloux blancs.

Une petite bière en attendant le lunch ?

Finalement, Auntie Anya est venue et a amené cousin Emile, ce qui plaît bien à Theo.

Emile a un solide appétit. Et si je lui donnais à manger ?

Il est d’accord !

Et maintenant, une petite promenade…

… et pour les grands aussi ! Nous voici tout en haut de Mount Cargill, d’où l’on découvre le panorama complet sur Otago Harbour (le « fjord » au fond duquel se trouve Dunedin) et la péninsule d’Otago qui le limite au sud.

En agrandissant une partie de l’image, on découvre ici Port Chalmers, où se trouve le port industriel de Dunedin, car les gros bateaux ne peuvent accéder jusqu’à la ville à cause du tirant d’eau.

Et tout à fait à droite la ville, au fond du « fjord » qui n’en est pas vraiment un, car d’origine volcanique, et autour de ce qui semble être un ancien cratère.

Mais redescendons de notre belvédère pour nous rendre sur le côté « Pacifique » de Dunedin.

C’est le quartier St Clair, il y a ici de belles longues vagues qui doivent être bien tentantes pour un surfeur.

Et une immense plage de sable.

« Cloche d’alarme requins » ! Un truc pour t’enlever l’envie d’aller surfer, finalement.

Le panneau signalétique un peu plus loin ne communique pas à quelle distance se trouve le plus proche squale, mais réunit un certain nombre de renseignements plus ou moins utiles suivant les circonstances. La distance jusqu’à Londres semble avoir des évaluations un peu différentes sur le Net, mais j’y ai lu que la ville de Dunedin en serait, dans le monde, la plus éloignée. On notera aussi l’absence regrettable de la distance pour Anglet ou Biarritz…