Le temps des balades.

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Chaque matin, le soleil sort de la mer tout brillant et tout propre : il va faire beau.

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Le grand mur de l’Ouest est bien blanc et bien net, on a bien travaillé, on a donc bien droit à quelques loisirs.

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Alors on musarde le long de la côte, au gré d’une petite route sinueuse qui nous fait découvrir quelques jolies petites plages tranquilles (mais elles le sont toutes à cette saison…)

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Après l’action, un peu d’inaction ne nous fait pas de mal.

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Encore des petites routes sinueuses pour aller découvrir le très vieux et très impressionnant monastère de Sant Pere de Rodes.

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De là, on domine la côte que l’on peut surveiller jusqu’au Cap Cerbère, à la frontière française, plus loin que Portbou.

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Redescendant dans la plaine, nous voici maintenant à Peralada : pour la première fois, nous allons visiter le musée du château.

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Le cloître, pour commencer. Gothique, il date du XIVe siècle, comme l’église.

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La porte de l’église, dont les statues qui ornent le tympan datent de la même époque.

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L’intérieur, maintenant.

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Le sol, visiblement bien plus récent.

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Le plafond à caissons de bois, splendide.

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Les dragons, que l’on retrouve à divers endroits dans la région, comme motifs de fers forgés notamment. Hou !

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Une dalle gravée d’une tête de mort. Ça, on l’a déjà vu aussi, mais chez les Mayas…

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Le musée renferme aussi une grande collection d’objets en verre.

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Et une splendide bibliothèque du XIXe siècle.

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Ainsi qu’un musée du vin, le domaine de Peralada étant bien connu pour ses Cavas, autrefois appelés, un peu abusivement, Champañas.

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Et justement, avec la visite du musée, nous avons droit à une coupe offerte au « cafe del centre » voisin. Elle est pas belle, la vie ?

Vals.

21 septembre 2018, nous quittons l’Ariège pour la côte catalane. Mais nous avons prévu de nous y rendre via un petit détour amical par le Minervois, ce qui fait que nous allons passer très près du village de Vals et de son église. Certes, il y a de nombreuses églises intéressantes dans tout le Sud-Ouest et bien au-delà, mais celle-ci mérite bien un petit détour, suivez-moi donc !

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Bâtie sur et en partie dans le rocher, elle est dite « semi-rupestre ». Le site très particulier de ces amas de « poudingues » découpés par de larges fentes semble avoir été occupé depuis fort longtemps, puisque des fouilles ont révélé une sépulture collective datant de la fin du néolithique, soit 2500 ans avant notre ère. Quant au bâtiment actuel, ses parties les plus anciennes remontent sans doute au Xe siècle, ce qui leur donne plus d’un millier d’années d’occupation, pas mal déjà !

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Commençons par inspecter les extérieurs : un terre-plein permet, par la gauche, d’accéder au cimetière. Le rocher y est soutenu par des contreforts maçonnés.

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Un passage dans la masse rocheuse est bouché au fond par un grand mur de pierre.

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Et au bout, c’est la porte du cimetière.

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Revenons maintenant à la porte d’entrée. On y accède par quelques marches…

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…bientôt suivies d’une vingtaine d’autres, aménagées dans un étroit passage entre deux parois naturelles…

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…qui nous amènent jusqu’à une deuxième porte, celle de l’église proprement dite.

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On pénètre dans la partie la plus ancienne, très sombre, où se trouve une cuve taillée dans la pierre qui doit ou a dû servir pour les baptêmes.

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Puis on monte jusqu’à l’abside, du XIe siècle (au centre de la photo). C’est là que des fresques romanes, du début du XIIe siècle, ont été mises à jour et restaurées.

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Les couleurs ne sont pas très fidèles, mais cela donne une idée de la beauté et de la finesse des tracés.

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Je crois bien que celui-ci est l’ange Gabriel pendant l’Annonciation. N’a t’il pas un petit air sarcastique ??? Pauvre Saint Joseph…

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Tout en haut, au troisième niveau, il y a encore une chapelle dédiée à Saint-Michel (encore un archange…), avec une porte donnant sur une terrasse, au pied de la tour.

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Et sur la tour, savez-vous ce qu’il y a ? Il y a une stèle discoïdale en provenance du cimetière, qui ressemble beaucoup à celles que l’on voit au Pays Basque… et je me demande bien pourquoi elle se trouve à cet endroit.

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De l’autre côté, on a une jolie vue sur les toits de tuiles du village, dont on profite un petit moment avant de reprendre la route.

Et pour ceux qui voudraient profiter encore un peu de ce lieu fascinant, je recommande une petite vidéo de quelques minutes en compagnie de notre conteur ariégeois Olivier de Robert :  Vals

 

 

Le Belvédère de Cerbère.

Le Belvédère du Rayon-Vert, c’est LE monument de Cerbère. Cet ancien hôtel en forme de paquebot, inauguré en 1932, dresse sa haute silhouette entre route et chemin de fer, difficile donc de le manquer lorsqu’on arrive de France, à moins que ce ne soit par la mer.
Principalement destiné à accueillir les voyageurs à destination de l’Espagne lors de leur changement de train et pendant leurs formalités administratives, il leur proposait, outre le logement, de profiter d’un restaurant, un casino, une salle de bal et de spectacle, et même d’un court de tennis sur le toit en terrasse.
Il fait également partie de l’histoire familiale pour avoir été le théâtre de la réception, le 25 septembre 1947, du mariage des parents de Daniel, ainsi que de celui de sa tante Maïthé avec son oncle, célébrés simultanément (les mariées étaient sœurs !)
Mes enfants, ce jour-là, votre future existence avait fait un grand bond en avant !

Désormais classé monument historique, et en cours de rénovation, il accueillait à l’automne 2017 les Rencontres Cinématographiques de Cerbère-Portbou, qui utilisent sa salle de spectacle.

C’est un étrange bateau de béton, amarré au sol entre la route et le rail.

Nous accédons à la salle de spectacle en empruntant les escaliers, superbement restaurés.

Au sol, les carreaux de ciment, somptueux et bien conservés.

La salle à manger, avec vue sur la mer. Sol, fenêtres, peintures et moulures du plafond, tout a été conservé précieusement.
Si la projection que j’ai vue ce jour-là ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, j’ai beaucoup apprécié la visite de ce superbe bâtiment. Un grand merci à son propriétaire (et ami de Maïthé) Jean-Charles pour son accueil et ses explications.

Les jardins de l’abbaye de Combelongue.

Nous sommes le 3 juin 2017, jour de notre voyage retour de la côte méditerranéenne vers l’Ariège. C’est la période de la manifestation « rendez-vous aux jardins », et j’ai repéré sur Internet (avant de partir) que sur notre trajet se trouve le village de Rimont, et que sur la commune de Rimont se trouve la très ancienne abbaye de Combelongue, fondée au XIIe siècle pour des chanoines prémontrés, qui l’ont ensuite occupée 7 siècles durant. Cette abbaye se trouve entourée d’un jardin, et ce jardin est justement ouvert aux visiteurs pour la circonstance, voilà donc une bonne occasion pour aller voir à quoi ressemblent à la fois le monument et son jardin.

Nous voilà arrivés ! Le temps est gris, mais il ne pleut pas, heureusement. A Combelongue, ce n’est pas la foule, et nous serons d’ailleurs les seuls à visiter à ce moment-là, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Du coup, le maître des lieux est très disponible et nous accueille avec beaucoup de gentillesse, il nous explique ses difficultés avec la pyrale du buis et la constante surveillance qu’il est obligé d’exercer pour la conservation de ces arbustes, très présents dans le jardin comme nous pouvons déjà le voir sur la photo ci-dessus. Je vous invite donc à nous suivre dans notre visite des lieux.

Sans doute plus pour la déco que pour l’utilité, les instruments du jardinier traditionnel sont disposés à des endroits stratégiques.

Près de l’entrée, nous commençons par le jardin médiéval, avec ses plantes médicinales et ici, au centre d’un buisson bien taillé, la coupe d’eau qui symbolise la fontaine du paradis.

On y trouve aussi des phlomis de Russel, dont je n’ai pas vu trace d’une possible utilisation médicinale, mais bien jolis en tous cas.

Les bâtiments occupant presque le centre du jardin, notre visite se poursuit en contournant l’ancienne église de l’abbaye, une rare (pour la région) construction de briques, romane de style mudéjar, c’est-à-dire d’influence arabe.

C’est là que nous découvrons le jardin Renaissance, jardin du savoir et de la pensée, carré au centre duquel une sphère armillaire représente le système solaire.

Une vue, en perspective, de la façade sud des bâtiments.

En vis-à-vis, la nef de verdure, un ensemble de marronniers et tilleuls centenaires habillés de manchons de lierre, j’ai trouvé ça très chic et retenu le concept.

En passant, nous découvrons en enfilade la perspective de la cour intérieure s’ouvrant sur un arbre situé de l’autre côté de la route sur les terres du domaine, et dont la présence isolée à cet endroit ne doit rien au hasard.

Nous sommes maintenant devant l’ancien logis abbatial.

Là aussi, un point d’eau et des accessoires de jardinage.

Puis la terrasse des buis, dans le prolongement ouest des bâtiments.

A l’angle sud-ouest du jardin, le verger, agencé en forme de croix et qui servait de cimetière à l’époque médiévale, s’ouvre sur la campagne environnante. Il est limité par un petit ruisseau.

Les « arums », en réalité des Zantedeschias (!) se plaisent dans les endroits humides… Une fleur très utilisée dans la décoration des églises. Pas sûr cependant que leur présence ici remonte à l’époque des chanoines.

De jolis champignons un peu translucides poussent sur un vieux tronc.

En sortant du verger, la perspective des buis taillés en direction de la façade ouest de l’abbaye est très réussie.

Notre visite s’achève en bouclant le tour de la propriété. Une chaise a été placée là pour assouvir un éventuel besoin de solitude ou de méditation, pour lequel ces lieux semblent très favorables.

Il est alors temps pour nous de prendre congé pour rejoindre notre retraite estoursienne, avec ses jardins escarpés et sauvages, tellement différents de ceux que nous venons de parcourir.

Sant Llorenç del Munt.

Rencontre familiale à Argelès, le 12 mai, et petite promenade familiale à la découverte du patrimoine argelésien.

Le temps est maussade, beaucoup de nuages ; mais j’ai repéré sur la carte TOP 25 une « chapelle Saint Laurent » au Sud-Ouest du château de Valmy, facilement accessible dans le genre promenade digestive, et que nous ne connaissons pas. Maïthé, toujours prête pour une petite marche, se joint à nous pour l’occasion.

fleur rose

Le printemps est là, et malgré les nuages menaçants de jolis petits soleils roses s’épanouissent au bord du chemin.

église Sant Llorenç del Munt

Un bout de piste, un bout de sentier forestier, et nous y voilà ! Nous avons la surprise de reconnaître un bâtiment déjà vu parmi les dessins de Sauveur, sans que nous sachions le situer. Peu d’indications sur place, mais un petit tour sur wikipédia nous apprend qu’il s’agit d’un édifice roman (ça, on l’avait bien vu, avec les beaux arcs plein cintre) construit au XIIe siècle, et même consacré le 8 mai 1164 !

abside

« Le chevet est orné d’un rang d’arcatures lombardes sur modillons, d’un rang de dents d’engrenage et d’une corniche à gorge. »

…je n’aurais pas pu mieux l’exprimer 🙂

la fenêtre

La fenêtre est bien jolie, mais ne doit pas donner beaucoup de lumière à l’intérieur.

Le site de l’office du tourisme d’Argelès nous apprend aussi que l’endroit servit d’abri aux réfugiés espagnols.

fraternité

Une petite photo de famille avant de redescendre.

le château de Valmy

Dans ce sens, le chemin offre une belle vue sur le château Art nouveau de Valmy, construit à la fin du XIXe siècle pour l’industriel perpignanais Pierre Bardou (les papiers à cigarette JOB) par l’architecte danois Dorph-Petersen.

orobanche

Des fleurs un peu étrange le long du chemin, on dirait presque des orchidées, mais il s’agit d’orobanches, plantes parasites et qui possèdent la curieuse propriété d’être dépourvues de chlorophylle.

un p'tit coin de parapluie