Le temps des balades.

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Chaque matin, le soleil sort de la mer tout brillant et tout propre : il va faire beau.

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Le grand mur de l’Ouest est bien blanc et bien net, on a bien travaillé, on a donc bien droit à quelques loisirs.

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Alors on musarde le long de la côte, au gré d’une petite route sinueuse qui nous fait découvrir quelques jolies petites plages tranquilles (mais elles le sont toutes à cette saison…)

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Après l’action, un peu d’inaction ne nous fait pas de mal.

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Encore des petites routes sinueuses pour aller découvrir le très vieux et très impressionnant monastère de Sant Pere de Rodes.

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De là, on domine la côte que l’on peut surveiller jusqu’au Cap Cerbère, à la frontière française, plus loin que Portbou.

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Redescendant dans la plaine, nous voici maintenant à Peralada : pour la première fois, nous allons visiter le musée du château.

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Le cloître, pour commencer. Gothique, il date du XIVe siècle, comme l’église.

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La porte de l’église, dont les statues qui ornent le tympan datent de la même époque.

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L’intérieur, maintenant.

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Le sol, visiblement bien plus récent.

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Le plafond à caissons de bois, splendide.

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Les dragons, que l’on retrouve à divers endroits dans la région, comme motifs de fers forgés notamment. Hou !

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Une dalle gravée d’une tête de mort. Ça, on l’a déjà vu aussi, mais chez les Mayas…

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Le musée renferme aussi une grande collection d’objets en verre.

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Et une splendide bibliothèque du XIXe siècle.

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Ainsi qu’un musée du vin, le domaine de Peralada étant bien connu pour ses Cavas, autrefois appelés, un peu abusivement, Champañas.

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Et justement, avec la visite du musée, nous avons droit à une coupe offerte au « cafe del centre » voisin. Elle est pas belle, la vie ?

Une journée en Aragon. Suite et fin.

On sait bien que tout a une fin (sauf le saucisson qui en a deux).
Il fallut donc quitter Agüero, Murillo et leur petit pays pour retourner vers le Pays Basque.

On jette un dernier regard sur le fascinant village de Riglos, de l’autre côté de la rivière.
Notre chemin de retour prend la route du nord, avant de s’arrêter une première fois.

Au niveau de la retenue de la Peña, avant de prendre le pont qui permet de la traverser, garons-nous sur le côté pour aller voir à quoi ressemble le barrage.

C’est un bel ouvrage arrondi qui a la particularité d’être formé de deux parties rattachées à un piton rocheux central. On peut passer dessus à pied, et même en voiture.

Voilà la vue d’ensemble.

Les eaux du déversoir traversent le rocher central avant de dévaler dans un fracas impressionnant et d’aller reformer le rio Gállego

tandis que de l’autre côté du barrage le lac s’étale paisiblement, avec une belle couleur de fonte des neiges.

Continuant notre route, on s’écarte un peu pour une incursion dans la vallée du rio Asabón

avant de poursuivre encore vers le nord. Quand la vue se dégage, on peut alors profiter d’un panorama magnifique sur la chaîne des Pyrénées, avec le pic du Midi d’Ossau qui se détache du lot comme il en a l’habitude. Mais dans l’autre sens.

Il faut alors poursuivre un peu plus à l’est, par une petite route sauvage et sinueuse, pour rejoindre l’antique monastère (lui aussi roman) de San Juan de la Peña. Les lieux sont quasiment déserts, et la neige de la nuit n’a pas encore fondu, ici. On s’attarde un moment à contempler cet étrange site, blotti sous sa falaise en surplomb qui sert en partie de toit à l’édifice.

En continuant encore la route, on finit par arriver au nouveau monastère de San Juan, construit à partir du XVIIe siècle à la suite d’un incendie dans les vieux bâtiments. Les lieux, qui accueillent habituellement des foules de visiteurs, sont déserts. Un vent glacial souffle, et il est temps de reprendre la route pour rejoindre tranquillement nos pénates après cette journée vraiment bien remplie.