Les vacances d’hiver.

Non, non, vous ne rêvez pas, il s’agit bien des vacances scolaires, c’est bien leur appellation officielle !
Mais pourquoi diable les retraités comme nous viennent-ils grossir la foule dans les stations de ski au moment des vacances scolaires ? Hé bien voyons, c’est tout simple : parce qu’ils ont des petits-enfants !
En 2018, les congés de la zone C (celle où se trouve Toulouse) débutaient le 17 février. Nous voici donc en Ariège dès le 15 pour ouvrir et chauffer la maison, en chasser les araignées, les souris et les ours qui y auraient pris leurs quartiers d’hiver, bref faire toutes les choses indispensables avant l’arrivée de nos petits invités de la semaine.

Nous arrivons sous le soleil, mais le niveau de l’eau dans le Salat nous permet de penser qu’il n’a pas dû beaucoup briller les jours précédents.

Et le ruisseau d’Estours n’est pas en reste.

Si le soleil a bien fait fondre la neige sur les hauteurs, chez nous il ne touche pas encore longtemps, surtout sur la terrasse au Nord. Nous avons donc quelques réserves, qui pourraient être bien utiles au cas où la nécessité se faisait sentir de construire un igloo.

Météo et saison favorables : le cerisier-qui-ne-fait-jamais-de-cerises va subir une coupe sévère. On lui laisse malgré tout deux belles branches pour la pollinisation de son collègue, celui qui nourrit les geais.

Plus haut, ça fond à toute allure ! Le Mirabat, malgré ses 1243 m, n’a plus que des lambeaux de neige.

Ils sont là ! Et on joue au loto, au lieu de dévaler les pistes de Guzet. Dehors, il neige, et Papy est au fond de son lit, terrassé par un virus papygène d’une vigueur inégalée.

C’est mercredi, et le soleil est revenu !

Il y a un beau ciel bleu, et tout est repeint en blanc.

Sur les ardoises de la terrasse, le mélange pluie-neige crée une déco originale, avec des espèces de pustules glacées.

Voilà le Mirabat entièrement blanchi lui aussi. Mais le virus ne lâche pas prise et Papy est toujours enfoui sous sa couette, vraiment il est pas rigolo !

On a cueilli des perce-neiges. Au fait, c’est comment exactement, le pluriel de perce-neige ? Faut-il vraiment un « s » à neige, et pas à perce ? Bonne question, n’est-ce pas ?

Maintenant, c’est samedi. Les petits sont déjà repartis, après une semaine pas bien marrante. Papy s’est péniblement extrait de son lit pour aller voir le médecin, qui lui a diagnostiqué un rhume. Je crois qu’il est un peu vexé qu’un pauvre rhume l’ait rendu si malade. Alors il a ressorti la tronçonneuse pour se venger sur le cerisier.

La semaine s’achève, et on va repartir vers le Pays Basque. La halte à Seix nous procure une chouette vue d’ensemble sur les neiges du pic de Fonta.

Un coup d’œil vers le plein centre du village, le pont sur le Salat, sous lequel on peut en principe toujours apercevoir quelques belles truites.

Au moment où nous arrivons vers Oust, l’indispensable et déjà nostalgique dernier coup d’œil vers la montagne nous procure cette fois un spectacle exceptionnel, entre le ciel parfaitement bleu et les montagnes parfaitement blanches. A très bientôt !

Avril, gare aux morilles !

Après la ville, la montagne ! Après la fin de mars, c’est le début avril, et comme chacun sait, avril, c’est le mois des poissons, et dans les Pyrénées c’est aussi le mois des morilles.

Comme toujours à cette saison, on guette les signes du réveil de la Nature, et ils ne manquent pas.

bourgeons à fleurs

Sur le vieux cerisier, les bourgeons à fleurs sont tout ronds et prêts à s’ouvrir.

fleur de pêcher

Un peu au-dessous, le petit pêcher a ses toutes premières fleurs. Portera-t’il des fruits ? Au moment où j’écris ceci, l’arbre porte encore deux petites pêches…

pissenlits

Le jaune éclatant des pissenlits attire déjà les premiers papillons.

violettes

Les violettes, connues pour leur timidité, sont en effet plus discrètes.

le jardin

Le potager numéro 3 se prépare à accueillir les patates de l’année, bientôt la plantation !

les fèves

Les fèves, elles, semées en hiver, commencent à pousser.

mésange bleue

Les oiseaux sont nombreux à venir nous visiter, attirés par les graines de tournesol dont je remplis leur mangeoire : mésanges bleues…

mésange nonnette

mésanges nonnettes, toutes petites…

mésange charbonnière

…mésanges charbonnières (celle-ci a dû laisser échapper sa graine)…

pinson des arbres

…et pinsons des arbres incapables de s’accrocher au perchoir de la mangeoire, mais qui viennent picorer au sol les graines tombées.

la morille

Et tout de même, fidèle au rendez-vous d’avril, la voilà, la morille tant espérée !

le Mirabat

Salut à toi, ô pic du Mirabat, continue à veiller sur notre vallée !

Le début du printemps en Ariège.

Le 20 mars dernier, c’était le retour officiel du printemps. Cette année encore, les premiers signes du réveil de la nature étaient bien présents, même dans notre vallée sauvage.

Quelques petites brumes s'accrochent à la forêt ce matin du 23 mars, mais au-dessus le ciel est bleu et une belle journée s'annonce.

Quelques petites brumes s’accrochent à la forêt ce matin du 23 mars, mais au-dessus le ciel est bleu et une belle journée s’annonce.

Les côtés du chemin d'accès au hameau (la "pierre plate") sont tout émaillés du rose des corydales.

Les côtés du chemin d’accès au hameau (dit « la pierre plate ») sont tout émaillés du rose des corydales.

Les premiers papillons profitent déjà du soleil, celui-ci est une "petite tortue", cherchez la ressemblance...

Les premiers papillons profitent déjà du soleil, celui-ci est une « petite tortue », cherchez la ressemblance…

La neige fond rapidement avec le soleil, il y a beaucoup de courant dans le ruisseau.

La neige fond rapidement avec le soleil, il y a beaucoup de courant dans le ruisseau.

"Il suffit de passer le pont..." ...et c'est tout de suite l'anémone, ces charmantes anémones hépatiques dont les talus sont tapissés à cette saison.

« Il suffit de passer le pont… »
…c’est tout de suite l’anémone, ces charmantes et délicates anémones hépatiques bleues ou blanches dont les talus sont tapissés à cette saison.

Un peu plus loin, ce sont les perce-neiges qui tapissent les lisières des bois. Pour elles, l'arrivée du printemps, c'est la fin des floraisons.

Un peu plus loin, ce sont les perce-neiges qui tapissent les lisières des bois. Pour elles, l’arrivée du printemps, c’est la fin des floraisons.

Les hellébores commencent aussi à fleurir, toutes vertes.

Les hellébores commencent aussi à fleurir, toutes vertes.

Les chatons de saule sont déjà bien fleuris, ici c'est une Mégère qui est en train de butiner, pauvre bête affligée d'un nom pareil !

Les chatons de saule sont déjà bien fleuris, ici c’est une Mégère qui est en train de butiner, pauvre bête affligée d’un nom pareil !

L'herbe est encore courte, mais déjà bien verte ! On aimerait déjà sentir un petit parfum de morille...

L’herbe est encore courte, mais déjà bien verte ! On aimerait déjà sentir un petit parfum de morille…

Mais l’hiver ne s’en va pas si facilement, et après une première journée de pluie, petite surprise le surlendemain matin :

Il a neigé la nuit, et là on comprend bien ce que veut dire le météorologue quand il parle de la limite pluie-neige : elle était vraiment tout près de nous, cette fois !

Il a neigé pendant la nuit, et là on comprend bien ce que veut dire le météorologue quand il parle de la limite pluie-neige : elle était vraiment tout près de nous, cette fois !

En regardant vers l’Est, même genre de décor :

le ciel est encore bien menaçant au-dessus du Mirabat.

et le ciel est encore bien menaçant au-dessus du Mirabat.

Encore une journée bien maussade, consacrée aux bricolages intérieurs, et nouveau décor le lendemain matin :

cette fois, la limite pluie-neige s'était bien abaissée ! Décidément, l'hiver n'a pas envie de s'en aller si vite...

cette fois, la limite pluie-neige s’est bien abaissée ! Décidément, l’hiver n’a pas envie de s’en aller si vite…

un beau décor éphémère...

un beau décor éphémère…

inévitablement suivi d'une forte montée des eaux : ici c'est le Garbet à Oust, il charrie une quantité d'eau impressionnante.

inévitablement suivi d’une forte montée des eaux : ici c’est le Garbet à Oust, il charrie une quantité d’eau impressionnante.

à la grande joie des canards qui s'amusent comme des fous dans le courant !

à la grande joie des canards qui s’amusent comme des fous dans le courant !

Allons, un peu de patience, on sait bien que le printemps finira encore par l’emporter 🙂

Aunac et fin de séjour.

Avant-dernier jour avant le départ, un petit passage côté cave, un oeil qui tombe sur les bouteilles d’anis especial pour Patxaran, et nous voilà bravant le mauvais temps pour partir à la recherche de quelques éventuelles prunelles épargnées par les oiseaux et les intempéries. Premier essai le long de la route de Mède, où manifestement c’était terminé depuis longtemps, puis deuxième tentative (tout aussi infructueuse) à Aunac, où je me souvenais en avoir vu le long du chemin.

Pas de photos des trois sangliers qui ont traversé la route à la queue leu leu juste devant nous, mais quelques images d’Aunac tout de même, et du départ du lundi matin.

« Reliefs accrochés » autour de Seix, comme ils disent à la météo.

Vers Aunac, ce n’est pas bien différent.

Une belle grange et toujours les nuages.

On sort bien couverts, par ce temps.

Aunac s’organise autour de cette petite place bien tondue. Nous sommes les seuls à traîner nos guêtres dehors.

Le lendemain matin, le temps s’annonce plus clément. Le soleil joue avec les nuages.

Vers Fonta, il fait carrément beau.

La voiture n’apprécie ni le froid ni l’humidité, elle consent à démarrer mais se venge en fumant copieusement.

Avant de partir il faut faire le plein d’eau de la source. Nombreux arrêts en perspective, …

Et voilà la ligne de départ, Bérenger en pôle position, la Volvo encore au stand. Bon retour au pays du mistral !