Et si on s’envoyait en l’air ?

Depuis un petit moment, Fanny regardait avec un visible intérêt passer dans le ciel les hélicoptères emmenant en vadrouille les amateurs de vue de dessus, quand une idée me vint soudain (mais oui, ça arrive, parfois !) Puisque nous ne lui avions toujours pas fourni son cadeau d’anniversaire, pourquoi ne pas lui offrir un petit tour dans le ciel de Milford Sound, qui compléterait les plaisirs de la balade en bateau…

Dépêchons-nous de nous rendre à l’aérodrome pour voir si ce sera encore possible. Nous sommes les seuls clients, et un vol emmène trois personnes, mais une rapide réflexion sur des anniversaires passés ou à venir nous permet de nous décider rapidement : nous irons à trois, tandis qu’Isaac et petit Theo resteront sagement sur le plancher des vaches, les pauvres !

Nous passons donc rapidement à l’exécution de ce supplément au programme. Une première, pour nous ! 🙂

Le décollage est bien sûr instantané. On commence par se diriger vers le fjord…

… et passer tout près de la grande cascade, dont les gouttelettes font apparaître des arcs-en-ciel.

A l’avant, le passager de droite ne serait-il pas légèrement crispé ? Nous passons très près des parois rocheuses…

… et il y a pas mal de nuages qui se baladent, sans que cela semble gêner notre pilote.

Mais nous, on n’est pas du coin, et donc rudement contents lorsque l’appareil sort du coton et que l’on retrouve une visibilité,ouf !

Nous voici à l’étage des glaciers, très présents à des altitudes relativement basses, si l’on compare à l’Europe.

Et de nouveau dans les nuages !

Survol d’une longue crevasse…

…et vue par la fenêtre sur les parois verticales.

Une vue partielle sur le front du glacier, complètement fracturé : la présence d’une paroi verticale l’empêche d’aller plus loin.

Deuxième partie du programme : on se pose tranquillement sur la partie horizontale d’un glacier…

…et on s’en va marcher sur la neige et poser pour la postérité 🙂

Le grand sommet le plus proche de nous est le mont Tutoko, 2723m.

Nous reprenons notre périple aérien et découvrons maintenant quelques lacs.

Puis nous revenons vers des parois impressionnantes…

…qui bordent des vallées très profondes,

avant de revenir à notre point de départ, tout près de la piste d’atterrissage dans l’axe du « Mitre Peak ».

Waouh ! Une expérience extraordinaire et… inoubliable ! Merci Fanny …

Milford Sound, entre soleil et nuages.

Au bout de la route, nous finissons par arriver à Milford Sound, tout au fond du fjord (appelé ici « Sound »). Et c’est beau, très beau même.

Extraordinaire, et il ne pleut même pas ! Cette montagne en face de nous que l’on voit sur toutes les photos d’ici, c’est « Mitre Peak », la plus haute des montagnes qui bordent le fjord (presque 1700m !) Bien enduits de répulsif pour tenir les « sandflies » à distance, nous nous dirigeons vers le départ des croisières.

Nous voilà enregistrés, il nous reste un peu de temps pour aller jusqu’au bout de la petite jetée qui protège l’embarcadère. Nous voyagerons sur le bateau blanc.

C’est le départ !

Très vite, à notre droite, (ou plutôt à tribord, devrais-je dire), la magnifique cascade « Lady Bowen » qui dévale de 160m de haut.

Et une autre de l’autre côté !

Nous retrouvons des otaries à fourrure sur les rochers au bord du fjord.

La proximité du bateau ne les dérange nullement.

Avec le soleil, l’eau prend une couleur étonnante. Et la végétation arrive à s’accrocher à des parois presque verticales.

Voilà qui tombe à pic, au sens propre dans ce cas.

Le fjord suit les méandres de l’ancienne vallée glaciaire.

Comme nous atteignons presque l’embouchure sur la mer de Tasman, une troupe de compagnons aquatiques se met à escorter notre bateau.

Nous voici près d’un nouveau spot à otaries.

Ici aussi, c’est l’heure de la sieste.

Lorsque le bateau reprend sa route, les dauphins reprennent leur escorte, jouant dans le sillage et autour du navire. Ils nous accompagneront presque jusqu’à la fin de la croisière, pour notre plus grand plaisir.

Les chutes de Stirling tombent directement dans les eaux du fjord, et le bateau s’en approche au plus près, douche garantie sur les ponts extérieurs.

On dit que lorsqu’il pleut se produisent des avalanches d’arbres ! Vu la configuration des lieux, cela semble possible.

Nous approchons maintenant de notre point de retour, encore un dernier saut comme pour dire : « au revoir, je me suis bien amusé ! »

Le bateau bleu, parti un peu avant nous, arrive presque en même temps, lui aussi accompagné par les dauphins, décidément très sociables. Il ne nous reste plus qu’à débarquer sur la terre ferme et à terminer notre visite. Mais… en avons-nous bien terminé ?