Une journée en Aragon. Première partie.

Nous étions venus pour les amandiers en fleurs. Et ils l’étaient, effectivement. Mais l’Aragon possède de telles richesses naturelles et historiques que cette deuxième journée se retrouva bien plus remplie que par la seule contemplation des arbres.
Notre logement, royal, se trouvait sur la rive droite du rio Gállego : la Casona de la Reina Berta (indiqué par Sandra). La reine Berta, c’était autour de l’an 1100, il y a donc un bout de temps qu’elle n’est plus propriétaire de la Casona, si elle l’a jamais été. Ce qui n’est pas très grave, puisque nous sommes républicains. Mais la Casona est un hébergement bien agréable dans le village de Murillo de Gállego, en particulier pour la vue depuis la fenêtre de notre chambre :

Riglos au pied des Mallos au lever du soleil, les premiers rayons illuminent les parois des impressionnants Mallos de Riglos juste en face de nous, et baignent déjà une partie du village blotti à leurs pieds. Un spectacle de toute beauté.

le petit déjeuner

Il est alors temps de descendre pour le petit déjeuner. Quand on découvre ce que nous ont préparé nos hôtes, on peut bien le qualifier de « royal » ! Et encore, pas sûr que la petite Berta, en l’an 1100, ait été aussi gâtée.

le chat de muraille

Avant de partir à l’aventure, allons tout de même faire un tour jusqu’à la place du village. Avec le beau temps, les matous sont déjà de sortie.

l'église de Murillo

C’est une grande esplanade sur laquelle se dresse l’église ; de l’autre côté, derrière moi, il y a la mairie. Tout ce qu’il faut pour se mettre en règle avec les hommes et avec Dieu.

fleurs d'amandier

Comme nous quittons les lieux, nos premiers amandiers sont au bord de la route.

paysage d'Aragon

On se dirige pour commencer vers le Sud, où un grand lac de retenue (embalse de la Sotonera) sert de halte à des milliers de grues cendrées qui y attendent une période favorable pour franchir les Pyrénées et aller se reproduire vers le nord de l’Europe.

les grues

Il y a  des groupes de plusieurs centaines d’oiseaux, mais il n’est pas facile de les approcher à une distance suffisante pour faire des photos intéressantes. Il faut profiter de celles qui nous survolent bruyamment.

herbes

Les abords du lac sont des zones humides où poussent de grandes herbes. Idéal, pour se cacher, quand on est un oiseau aquatique.

les cigognes

Les grues veulent s’en aller, mais des cigognes se sont établies ici, profitant des perchoirs fournis par le réseau électrique.

les amandiers et les Mallos

Nous voilà de retour du côté de Riglos, où nous profitons des superbes vergers d’amandiers, sur fond de Mallos.

Agüero

Le village d’Agüero, au pied de ses propres Mallos, n’est pas bien loin de là. En patientant un peu, on peu même y voir arriver un rayon de soleil.

Agüero et ses Mallos

Incroyable travail de l’érosion visible dans les Mallos.

cheminée aragonaise

Avant d’entamer le chemin du retour, nous repassons par Murillo pour monter jusqu’au sommet du village et y découvrir le panorama environnant. On y trouve une cheminée aragonaise typique, bien restaurée.

toiture

De belles toitures en vieilles tuiles canal, lestées de pierres pour contrer les effets du vent.

la gargouille

Une gargouille moderne.

Murillo de Gállego

Et finalement une chouette vue d’ensemble du village et de la campagne environnante. On y découvre des vergers, des prairies, mais aussi des bois. Des bois ? Mais alors, y aurait-il des champignons, quand l’automne vient ?

coto de setas

Apparemment, oui ! On a découvert pas tellement loin ce panneau qui indique une réserve… non pas de chasse, mais de champignons !!!! Dans ce pays d’avant-garde, on doit acheter un permis de ramasser si on veut aller chercher de quoi garnir son omelette !  Et encore, je n’ai pas l’impression que la récolte soit garantie.

Décidément, nous vivons une époque moderne… 😦

El camino del cielo (17 juin 2015).

Quel joli nom pour cette boucle autour des Mallos de Riglos ! On n’était pas bien sûrs de vouloir la parcourir en entier, vu le programme du lendemain, mais après le solide petit déjeuner et les recommandations de notre hôtesse, on est d’abord partis voir le début, puis on s’est laissés prendre au plaisir de la balade en finissant le tour. Mais commençons par le départ, logiquement.

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Pour rejoindre le chemin, il faut d’abord traverser le village de Riglos, nous passons ici devant l’une des dernières maisons.

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Le chemin se dirige vers un Mallo isolé des autres, « el Firé ». C’est entre celui-ci et le précédent que va commencer notre « chemin du ciel », en gravissant la pente que l’on aperçoit vers la droite.

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Notre sentier n’est pas bien loin du pied des parois, on est encore dans l’ombre du matin. Les amateurs de varappe y sont déjà nombreux, et on les entend s’interpeller.

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Nous voici maintenant au soleil, il fallait que ça arrive ! Le sentier est bien caillouteux, mais pas encore trop raide.

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La vue en se retournant : el Pisón à gauche, el Firé à droite ; le rio Gállego et le village de Murillo de Gállego entre deux.

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Les parois sur la gauche, avec un peu plus de recul maintenant.

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Et nous voilà maintenant plus haut que les deux sommets, la vue est superbe depuis le col là-haut. Allons-nous maintenant redescendre ou continuer la boucle ? Allez, on continue, c’est trop beau par ici !

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Il y a, bien sûr, toujours quelques fleurs intéressantes à regarder, et je n’avais jamais vu celle-ci ! Mise en valeur par ce bel insecte, ce qui ne gâche rien.

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Nous arrivons maintenant près du mirador signalé, on se garde de s’approcher de ce petit casot : il est bien précisé que l’on ne doit pas y passer ! Allons donc jusqu’au mirador de Bentuso…

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C’est vertigineux ! La rivière est à nos pieds, presque.

Nous continuons la boucle en évitant le chemin qui mène à la cabane, comme c’est indiqué.

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De curieux nuages irisent le ciel, ils sont formés de cristaux de glace sans doute.
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Beau point de vue encore une fois, entre les impressionnantes parois des mallos.
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Nous commençons à redescendre alors que, un peu plus loin, il y a encore des Mallos, un peu plus petits et isolés.
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Sur notre droite, ceux-ci semblent les préférés des grimpeurs, les voies d’escalades se dessinent en plus clair sur la roche, à cause de l’usure ou des poudres antidérapantes ?

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Un peu plus loin, c’est une sorte de table, avec une construction sur le haut.

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Sur la dernière partie du chemin, qui nous ramène au village de Riglos, nous passons près d’une jolie source claire.

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et aussi d’un souvenir du franquisme, pas encore effacé par le temps…

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Nous avons maintenant bouclé la boucle, le départ de notre chemin est indiqué par cette petite pancarte plantée dans son pot !

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En redescendant vers le parking, il y a un chien qui fait sa sieste au soleil ; il a l’air bien fatigué…

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Avant de repartir, une petite bière fraîche à la terrasse du café, en admirant une dernière fois l’impressionnante paroi du Pisón où les grimpeurs sont en pleine action : deux au sommet du « Puro », un dans la paroi un peu plus bas, et deux autres dans la grande paroi de droite…