Une journée en Aragon. Suite et fin.

On sait bien que tout a une fin (sauf le saucisson qui en a deux).
Il fallut donc quitter Agüero, Murillo et leur petit pays pour retourner vers le Pays Basque.

On jette un dernier regard sur le fascinant village de Riglos, de l’autre côté de la rivière.
Notre chemin de retour prend la route du nord, avant de s’arrêter une première fois.

Au niveau de la retenue de la Peña, avant de prendre le pont qui permet de la traverser, garons-nous sur le côté pour aller voir à quoi ressemble le barrage.

C’est un bel ouvrage arrondi qui a la particularité d’être formé de deux parties rattachées à un piton rocheux central. On peut passer dessus à pied, et même en voiture.

Voilà la vue d’ensemble.

Les eaux du déversoir traversent le rocher central avant de dévaler dans un fracas impressionnant et d’aller reformer le rio Gállego

tandis que de l’autre côté du barrage le lac s’étale paisiblement, avec une belle couleur de fonte des neiges.

Continuant notre route, on s’écarte un peu pour une incursion dans la vallée du rio Asabón

avant de poursuivre encore vers le nord. Quand la vue se dégage, on peut alors profiter d’un panorama magnifique sur la chaîne des Pyrénées, avec le pic du Midi d’Ossau qui se détache du lot comme il en a l’habitude. Mais dans l’autre sens.

Il faut alors poursuivre un peu plus à l’est, par une petite route sauvage et sinueuse, pour rejoindre l’antique monastère (lui aussi roman) de San Juan de la Peña. Les lieux sont quasiment déserts, et la neige de la nuit n’a pas encore fondu, ici. On s’attarde un moment à contempler cet étrange site, blotti sous sa falaise en surplomb qui sert en partie de toit à l’édifice.

En continuant encore la route, on finit par arriver au nouveau monastère de San Juan, construit à partir du XVIIe siècle à la suite d’un incendie dans les vieux bâtiments. Les lieux, qui accueillent habituellement des foules de visiteurs, sont déserts. Un vent glacial souffle, et il est temps de reprendre la route pour rejoindre tranquillement nos pénates après cette journée vraiment bien remplie.

Au pays des Mallos.

Suite du voyage après les Aguarales : nous nous dirigeons vers le village de Riglos, toujours en Aragon. A l’arrivée, nous ne sommes pas déçus par le spectacle attendu : le village est bien là, au pied des célèbres Mallos, c’est de toute beauté…

Riglos au pied des Mallos 19700288925_c089effa71_c

L’église domine le village, elle est presque collée au pied de la paroi ! La confiance en Dieu est indispensable, ici.

l'église de Riglos

Depuis le parvis, la présence du Mallo est impressionnante.

En redescendant dans les rues du village pour revenir au parking à l’entrée, nous apercevons également un petit détail :

el puro

Une sorte de doigt a échappé à l’érosion et est resté dressé le long de la paroi ! Cette curiosité, appelée « el Puro », semble très attractif pour les amateurs d’escalade, et nous en verrons plusieurs en atteindre le sommet, le lendemain.

Mais puisque nous avons maintenant repéré notre logis du soir, reprenons la voiture et dirigeons-nous vers le village d’Agüero, quelques kilomètres à l’Ouest de Riglos.

Ici aussi, le spectacle est grandiose :

Agüero et ses Mallos Agüero

Variations sur un même thème, comme on dirait en musique. Les Mallos d’Agüero sont plus sombres et plus massifs que ceux de Riglos, ils sont beaucoup moins connus mais valent aussi le déplacement. Il nous reste un peu de temps pour faire une petite balade au pied des parois, dont un sentier permet de faire le tour.

La Peña Sola, complètement détachée du massif.

La Peña Sola, complètement détachée du massif.

Nous passons à son pied.

Nous passons à son pied.

Vue de l'autre côté, maintenant.

Vue de l’autre côté, maintenant.

le potager

Tandis que nous cheminons au pied des parois verticales des Mallos, à notre gauche se trouve une petite vallée, au fond de laquelle nous pouvons admirer un beau potager, irrigué par un petit canal amenant l’eau de la rivière.

la grotte

Au-dessus de nous, une grotte aux formes évocatrices témoigne du travail continu de l’érosion qui effectue son patient travail de sculpture.

En continuant, nous trouvons notre chemin presque entièrement barré par des déjections de pierre sans doute causées par des intempéries récentes.

En continuant, nous trouvons notre chemin presque entièrement barré par des déjections de pierres sans doute causées par des intempéries récentes.

Plus à l'Ouest encore, de l'autre côté de la vallée, une sorte de menhir géant attire mon regard et m'incite à zoomer vers lui. Étrangetés de la nature...

Plus à l’Ouest encore, de l’autre côté de la vallée, une sorte de menhir géant attire mon regard et m’incite à zoomer vers lui. Étrangetés de la nature…

Agüero2

Nous quittons maintenant Agüero et ses Mallos pour rejoindre Riglos où nous devons passer la nuit. Encore un petit détour cependant…

Murillo de Gállego

En remontant encore un peu le long du rio Gállego, nous parvenons au village de Murillo de Gállego. En le dépassant encore un peu, la vue sur les Mallos de Riglos est superbe, avec les champs d’amandiers au premier plan

les Mallos de Riglos

Il ne nous reste plus qu’à rejoindre ce très beau village où nous aurons encore le temps, avant le repas du soir, d’aller faire un petit tour à pied et d’y découvrir une extraordinaire oliveraie dont plusieurs spécimen sont plus que millénaires

les oliviers