L’archipel des Lavezzi (2).

Le moment arriva donc bien vite de revenir à la « Cala di l’Achiarina », autrement dit la plage où on nous avait débarqués, pour rejoindre le reste des visiteurs de la journée, reprendre le dernier bateau vers Bonifacio et rendre Lavezzo  à sa solitude et à sa tranquillité nocturne. Il nous reste le regret de n’avoir pas eu assez de temps pour rejoindre le phare, le deuxième cimetière, le débarcadère de l’autre côté de l’île, et explorer davantage les rochers et les plages tout autour. On reviendra, je l’espère …

cala di l'Achiarina

Nous voilà déjà embarqués, alors que les retardataires attendent encore sur la plage leur tour pour être transférés à bord. Le cimetière de la Sémillante se trouve à gauche de la troupe, on reconnaît les piliers de l’entrée.

le goéland perché

Tandis que le zodiac effectue les dernières rotations, j’ai bien le temps d’armer le gros zoom et d’ouvrir quelques plus petites fenêtres sur mon environnement. Les chaos granitiques offrent une grande diversité de formes et il n’y a que l’embarras du choix. Ici un goéland a adopté une position dominante.

le phare de Lavezzo

Là c’est le phare que nous n’avons pas réussi à rejoindre. Il y a même une autre bâtisse à côté.

un écueil en forme de baleine

Ce double rocher qui émerge me fait penser à une tête de baleine ; au loin, c’est la Sardaigne, et on voit aussi plusieurs balises destinées à aider les bateaux de passage à éviter de renouveler la triste aventure de la Sémillante.

la vigie

Une autre vigie à plumes surveille son secteur.

le cimetière

Gros plan sur les murs d’enceinte et l’entrée du cimetière, entouré de ses énormes rochers.

leroc et l'oiseau

Un goéland se cache dans cette photo…

le récif

Nous avons maintenant quitté l’île Lavezzo et nous dirigeons vers l’île Cavallo, la plus grande et la seule de l’archipel qui soit habitée, on l’appelle aussi « l’île des milliardaires », autant dire tout de suite que nous n’y débarquerons pas…

port de Carvallo

Nous faisons tout de même une petite halte au port, pour récupérer les deux marins qui se chargaient des transferts de passagers à l’aide du Zodiac, et remisent ici leur embarcation.

la marina de Cavallo

Un petit coup d’œil sur la marina des milliardaires, rien de bien extraordinaire en fait. Les vraies maisons de milliardaires doivent être mieux cachées !

le phare de Pertusato

Sur le chemin du retour, nous doublons de nouveau le cap de Pertusato, surmonté de son phare.

capo Pertusato

Le voilà encore, dans l’autre sens, avec à sa droite l’île Saint-Antoine qui fait penser à un sous-marin partiellement émergé.

le sémaphore

Nous longeons les falaises en direction de Bonifacio et passons maintenant près du sémaphore de Pertusato.

Bonifacio sur la falaise

Nous repassons au pied de Bonifacio, une vision toujours aussi sidérante.

le gouvernail et la Lune

Nous repassons aussi près du « gouvernail de la Corse », où Madame la Lune nous fait un petit coucou.

le phare de la Madonetta

Mais nous ne pénétrons pas tout de suite dans le goulet, nous avons encore droit à un petit tour au-delà du phare de la Madonetta, que voici.

le phare de la Madonetta 2

Le même, de plus près.

au pied des falaises

Nous longeons le pied des falaises et pénétrons même dans une grotte.

les remparts

Pour finir, il faut bien emprunter le goulet et repasser au-dessous des falaises et des remparts de la vieille ville.

kissing pigs

En arrivant dans le port, je ne résiste pas à re-photographier ce restaurant dont le nom m’enchante ; il faudra que j’aille manger là-bas un de ces jours ! Mais ce sera pour un autre voyage, car le moment du départ approche maintenant, demain il faudra faire la route jusqu’à Ajaccio et dire encore une fois au revoir à l’île de Beauté…

Une journée à Bonifacio.

De retour dès le mercredi vers notre base de Sartène, il nous restait encore deux jours entiers à consacrer à du tourisme. Deux jours de beau temps, cette fois, chouette ! Vacances scolaires en cours (l’université, qui rentre plus tard, n’a qu’une semaine aux vacances de Toussaint), nous décidons de revenir à Bonifacio pour retenter notre chance à l’escalier du Roy d’Aragon, fermé lors de notre dernier passage.

cap Pertusato

Escalier ou pas, le site est toujours aussi sublime, on ne résiste pas à la contemplation du cap Pertusato avec ses falaises calcaires. En plus, bonne idée, pour l’escalier ! Il était en effet ouvert à la visite, sans qu’il y ait foule, conditions idéales donc. Allons-y donc pour une petite descente vers la mer, malgré des marches assez redoutables pour les genoux usagés, j’y vais prudemment.

l'escalier du roy d'Aragon

Cet escalier, dont la légende dit qu’il fut creusé dans la falaise en une nuit par les soldats du roi d’Aragon lors du siège de la ville en 1420, emprunte une faille naturelle dans la roche. Il fut plus probablement réalisé par les moines franciscains pour accéder à une source d’eau potable située dans une grotte au pied de la falaise.

au bas de l'escalier

Plongeon déconseillé…

effet miroir

Vers le Sud, au-delà de la mer qui brille, ce sont les côtes de la Sardaigne toute proche, derrière l’archipel des Lavezzi.

le sentier creusé

Depuis le bas de l’escalier, le sentier continue à plat, toujours creusé dans la roche calcaire.

la grotte

Il conduit jusqu’à une grotte au fond de laquelle une grille empêche l’accès à la nappe d’eau, et où les visiteurs ont disposé d’innombrables petits cairns.

l'escalier

Il n’y a plus qu’à remonter, maintenant ! En fait, pour moi, c’est plus facile que la descente, il suffit de prendre son temps et ça marche (c’est comme ça, les escaliers 🙂 )

le goéland

Lorsque nous parcourons le chemin qui nous mène jusqu’au Bastion de l’Étendard, dont nous allons aussi faire la visite (on a acheté un billet double), les gens sont déjà attablés et ce goéland posé sur une marquise semble bien intéressé par les assiettes. Serait-il de la famille de la mouette de Gaston ?

une rue de Bonifacio

Ici les tables attendent encore d’éventuels clients.

les aqueducs

Autour de l’église, ces arches reliant les bâtiments sont en fait des aqueducs destinés à amener les eaux de pluie jusqu’à une grande citerne, l’approvisionnement en eau est un très vieux problème ici.

la madonetta

Une rue près de l’église…

le port

Le Bastion domine le port, situé tout au fond d’un très long goulet qui constitue un abri naturel exceptionnel pour les bateaux.

la porte de Gênes

De l’autre côté, on est au-dessus de la porte de Gênes, le plus ancien (et longtemps unique) accès de la cité fortifiée.

dans le Bastion

L’intérieur du Bastion est un dédale de salles soutenues par d’énormes piliers, certaines sont immenses.

le chevalier

Un magnifique chevalier en armure garde les lieux.

le cap Pertusato

Encore de belles vues sur le cap Pertusato avec son sémaphore, cette fois on a le rocher appelé « le grain de sable » au premier plan, il est très célèbre ici.

une enseigne

Dans une rue de la vieille ville, une enseigne prudente.

Nos visites nous ont pris la plus grande partie de la journée, il est temps de rentrer vers Sartène. N’ayant pas pris le temps de manger, on décide de trouver une plage pour un pique-nique tardif.

Tonnara

Ce sera la plage de la Tonnara, il paraît que c’est un spot de surf et kite surf bien connu, mais nous n’avons vu personne. J’ai lu qu’elle devait son nom à la pêche au thon qui s’y pratiquait en tendant des filets entre la plage et les îlots.

les planches

Un peu en retrait, la paillote du loueur de planches est encore là, mais peut-être la journée est-elle trop avancée pour qu’il y ait encore une activité.

vers l'Est

Le soleil descend vite à cette saison, et il a même rendez-vous avec la Lune.

soleil couchant

Sur le chemin du retour, on s’arrête un moment sur le superbe site de Roccapina alors que le soleil va bientôt disparaître dans la mer, derrière la vieille tour génoise qui défie le temps du haut de ses rochers.