Avril 2019, en Couserans.

 

49709985592_9c0d813524_c5 avril, 7h25, nous sommes arrivés hier soir, et le soleil qui se lève tout juste commence à éclairer les nuages de l’est par en-dessous. On dirait qu’il va faire beau.

49701222842_8b3bf9f61c_z

Quelques minutes plus tard, c’est déjà bien différent. On déjeune, on s’habille, et hop ! dehors…

49709160128_b24cb50c0a_z

Première inspection utile, les planches à morilles des environs.

49709693276_dcf0442806_c

Le cerisier est en fleurs, déjà, c’est tôt pour lui, mais comme il ne fait jamais de cerises, ce n’est pas grave s’il gèle de nouveau.

49715163758_9264d6a1a4_z

Le lilas se prépare activement à fleurir.

49710029202_89ebdd7332_c

Quant à l’orme, lui, il en est déjà au stade de la formation des graines. chacune munie de sa petite voilure personnelle, appelée samare.

49709172753_cd926fd473_c

Samedi, me voilà en balade avec Jérémy. Abandonnés par Sandra et Gabriel partis au Portugal, lui et son père sont venus nous rejoindre pour le weekend.

49709706086_b3888e0199_z

C’est bien, les bottes en caoutchouc !

49709172628_e754f96061_c

Au niveau de la résurgence du ruisseau où nous avions vu les grenouilles précédemment, ( https://coxigrue.wordpress.com/2020/02/21/vacances-dhiver-iii-les-bestioles/ ) il y a maintenant des myriades de têtards en train de nager. J’en attrape un pour Jérémy, pour qu’il puisse constater que c’est doux, un têtard. Que l’on se rassure, il a été rapidement remis à l’eau !

49709705546_6e08f87c53_z

Cette promenade pleine de flaques est très intéressante.

49710028632_d0b5b72c35_c

Au retour, on passe près du grand sapin récemment abattu, en bas du hameau.

49710028257_28c020ffb3_c

On peut découvrir comment c’est à l’intérieur.

49709172228_8dce8a9211_z

Et la façade de la maison d’Odette est maintenant bien visible depuis la route.

49709705586_78f526f4ae_z

Lundi matin, comme nous nous préparons à repartir, un charmant petit couple profite des premiers rayons du soleil.

49110995836_2c21926fe0_c

Ils ne sont pas mignons ?

49709705991_e8ed112510_c

C’est le printemps, figurez-vous.
Enfin, c’était le printemps avant le confinement. Nos lézards amoureux prennent-ils encore aujourd’hui le soleil sur le pas de la porte ? C’est ce qu’on leur souhaite, bien sûr !

 

 

Vacances d’hiver (III) – Les bestioles.

En hiver, dans la vallée d’Estours, il fait le plus souvent sombre, froid et humide. A l’époque du solstice, on a droit dans le meilleur des cas à une demi-heure de soleil par jour. Alors, la plupart des animaux se trouvent une bonne planque et passent l’hiver à roupiller en attendant le retour des beaux jours et des touristes. C’est le cas des loirs, des chauve-souris, des papillons, des marmottes, des taons, des moustiques, et bien sûr aussi des ours (qui pullulent en été dans les parages, paraît-il, bien que je n’en aie jamais vu la queue d’un).
Cependant, bravant les intempéries, il reste encore du beau monde à voir dans le petit peuple animal, avec bien sûr une large place pour les oiseaux qui non seulement n’ont pas plus que moi la faculté d’entrer en hibernation, mais deviennent bien plus visibles lorsqu’il n’y a pas de feuilles aux arbres.

49512444688_d59e546a9a_z

Pour changer un peu des habituelles mésanges bleues, nonnettes et charbonnières, voyez un peu qui se rapproche aujourd’hui des mangeoires pleines de tournesol.

49512882336_c9a5f421bb_c

C’est un bouvreuil pivoine ! Un mâle, très coloré.

49513342362_4946599f46_c

Hello, Pyrrhula pyrrhula ! (C’est son nom scientifique, je ne suis pas sûre qu’il imite son chant, mais ce n’est pas impossible).

49512402663_181a3f452b_c

Fin février, nous sommes déjà loin du solstice, et nous avons droit à quelques heures quotidiennes de soleil, en cas de beau temps. Voici donc notre ami Bernard le lézard sorti momentanément de sa torpeur hivernale pour se réchauffer agréablement.

49512783361_0d4c9a3a61_c

Et voilà même que la première fleur de cette pulmonaire, annonciatrice du printemps, a réussi à attirer à elle le premier papillon Citron.

49512423688_5b491d33cd_c

Tiens ! Une mésange noire, je n’en voyais presque jamais les années précédentes, les voilà plus présentes cette année. La pullulation de chenilles de pyrales les a peut-être aidées à se multiplier ?

49513313152_29c850d1f1_c

Hola ! Qui va là dans la neige ? Un prince charmant ?

49513288427_ff0bcd7239_c

Mais non, pas du tout ! Il y a un grand rassemblement de grenouilles rousses près de la résurgence dont l’eau s’étale sur le parking en amont d’Estours. Elles sont là en nombre pour s’occuper de la perpétuation de l’espèce, mais ce sont bien des grenouilles amoureuses, et pas des crapauds.

49513342422_e1b39e25a3_c

Regardez bien, derrière l’œil, il y a une forme ronde à peu près de la même taille, et c’est son tympan, son oreille quoi.

49513153656_666aa1d420_c

Et lui, vous l’avez reconnu, le siffleur noir à bec jaune ? Quasi invisible en été, on peut maintenant l’apercevoir sur les branches dénudées.

49513119501_773b9fbe28_c

Le plus difficile, je l’ai gardé pour la fin : un oiseau se cache dans cette photo ! Je vous laisse chercher…

Corse, nous revoilà !

Mais oui, déjà, après ce petit voyage en Val de Loire, le moment était venu, dès le mercredi 15 octobre, de repartir pour notre deuxième séjour automnal vers l’île de beauté. Autre organisation, avec cette fois un départ depuis Biarritz, et une escale à Paris avant de repartir vers Ajaccio.

Peu de nuages à l'arrivée en Corse, on reconnaît des lieux maintenant familiers : ici l'embouchure du Liamone où l'on distingue bien le nouveau pont, encore en travaux l'an dernier.

Peu de nuages à l’arrivée en Corse, on reconnaît des lieux maintenant familiers : ici l’embouchure du Liamone où l’on distingue bien le nouveau pont, encore en travaux l’an dernier.

Temps agréable à l’arrivée, il faut dire que l’automne semble avoir été exceptionnellement doux sur tout le pays cette année, et donc singulièrement en Corse, bien sûr. Nous profitons du temps qu’il nous reste pour aller faire un tour sur la plage de Porticcio et nous rendre à la tour de Capitello, accessible sans se mouiller les pieds, de ce côté-ci.

La voici, elle est imposante. On dit que les murs, en bas, ont plusieurs mètres d'épaisseur.

La voici, elle est imposante. On dit que les murs, en bas, ont plusieurs mètres d’épaisseur.

Depuis le promontoire de la tour, on a une vue plus élevée sur la plage du Ricanto et l'embouchure du Prunelli, que nous avions visitée avant notre dernier départ.

Depuis le promontoire de la tour, on a une vue plus élevée sur la plage du Ricanto et l’embouchure du Prunelli, que nous avions visitée avant notre dernier départ.

Comme il fait vraiment bon, il est tentant de lézarder un peu au soleil...

Comme il fait vraiment bon, il est tentant de lézarder un peu au soleil…

Mais il ne faut pas trop traîner pour rejoindre notre logis du soir avant la nuit…

Après quelques tâtonnements, nous finissons par trouver notre maison d'hôte, il y a un beau jardin fleuri sur les hauteurs de Porticcio...

Après quelques tâtonnements, nous finissons par trouver notre maison d’hôte, il y a un beau jardin fleuri sur les hauteurs de Porticcio…

...et une chambre petite, mais avec un lit de princesse, chouette !

…et une chambre assez petite, mais avec un lit de princesse, chouette !

Au programme du lendemain, journée de balade avant de rejoindre notre amie Itxaro et son fils à Sartène, il va donc falloir se diriger plutôt vers le Sud. Nous allons commencer par aller vers le village de Coti-Chiavari sur la côte sud du golfe d’Ajaccio, pour visiter le site de l’ancien pénitencier agricole, fermé en 1906.

Nous voilà arrivés. Je ne reconnais pas les photos que j'avais vues de cet endroit, en effet le grand bâtiment a été récemment réhabilité, il y a encore les baraquements de chantier à côté. Nous accédons au site par un escalier, c'est une vaste esplanade plantée d'arbres et où se dresse le reste d'un ancien campanile. Nous ne trouverons ici pas la moindre indication sur le passé de l'endroit, absolument rien.

Nous voilà arrivés. Je ne reconnais pas les photos que j’avais vues de cet endroit, qui paraissait bien délabré. En effet le grand bâtiment a été récemment réhabilité, il y a encore les baraquements de chantier à côté. Nous accédons au site par un escalier, c’est une vaste esplanade plantée d’arbres et où se dresse le reste d’un ancien campanile. Nous ne trouverons ici pas la moindre indication sur le passé de l’endroit, absolument rien.

Près de l'escalier d'accès, un poteau métallique troué sert de logis à un lézard qui regarde par l'une des lucarnes.

Près de l’escalier d’accès, un poteau métallique troué sert de logis à un lézard qui regarde par l’une des lucarnes.

Toujours aucune indication, mais nous savons qu'il y a, un peu plus haut, un réservoir d'eau dont le barrage avait été construit par les détenus. Nous en prenons le chemin.

Toujours aucune indication, mais nous savons qu’il y a, un peu plus haut, un réservoir d’eau dont le barrage avait été construit par les détenus. Nous en prenons le chemin.

L'ouvrage est en très bon état et sert encore de retenue d'eau. De là, la vue est superbe sur le golfe d'Ajaccio.

L’ouvrage est en très bon état et sert encore de retenue d’eau. De là, la vue est superbe sur le golfe d’Ajaccio.

Au bout du petit lac, dont nous allons faire le tour, il y a des herbes aquatiques ; les reflets sont presque parfaits ici.

Au bout du petit lac, dont nous allons faire le tour, il y a des herbes aquatiques, des massettes ; les reflets sont presque parfaits ici.

Près des herbes, nous découvrons aussi quelques nénuphars.

Près des herbes, nous découvrons aussi quelques nénuphars.

Mais voilà que la pluie trouble la surface de l'eau, et notre projet de pique-nique. Mais ce n'est qu'une petite averse, et l'abri des grands eucalyptus suffira à nous protéger.

Voilà maintenant que la pluie vient troubler la surface de l’eau, et notre projet de pique-nique ! Mais ce n’est qu’une petite averse, et l’abri des grands eucalyptus suffira à nous protéger.

Nous redescendons ensuite jusqu'au grand bâtiment, et explorons encore un peu les alentours, où se voient encore quelques restes de l'époque du pénitencier : ici, ce "sous-marin" était la fosse à purin

Nous redescendons ensuite jusqu’au grand bâtiment, et explorons encore un peu les alentours, où se voient encore quelques restes de l’époque du pénitencier : ici, ce « sous-marin » était la fosse à purin

et ce bâtiment qui nous avait bien intrigués était une poudrière.

et ce bâtiment qui nous avait bien intrigués était une poudrière.

Dernier tour d'horizon avant de quitter les lieux : la vue sur le golfe d'Ajaccio à travers les arbres

Dernier tour d’horizon avant de quitter les lieux : la vue sur le golfe d’Ajaccio à travers les arbres

et la forêt environnante où se dresse un grand palmier, vestige de l'époque agricole révolue de ce lieu de souffrance.

et la forêt environnante d’où émerge un grand palmier, vestige probable de l’époque agricole révolue de ce lieu de souffrance et de mort.

Après cela, nous rejoignons la route qui nous mènera le soir jusqu’à la coquette cité de Sartène, après un rapide arrêt au site préhistorique de Filitosa sur lequel je ne m’attarderai pas, car le lieu magique de mes souvenirs anciens n’existe plus, et ceci sera notre prochaine histoire.