Auprès de la Nive.

Retour du côté de la plaine d’Ansot, un peu plus en amont, toujours le long de la Nive maritime, non loin du pont de l’autoroute, une petite balade juste en quelques images…

Il peut faire beau au Pays Basque !

Pendant ce temps, au Pays Basque…

…nous voici, au moment même où bébé Oscar décidait enfin de sortir voir à quoi ressemble le Monde, en train de vagabonder du côté de la Nive, juste un peu plus en amont que la dernière fois. Départ de la balade, à Ustaritz, quartier d’Hérauritz (quartiers, c’est ainsi que l’on appelle les hameaux au Pays Basque).

On se gare sur la place, près d’une belle bâtisse qui abrite un centre d’accueil pour personnes handicapées.

Hérauritz est sur les hauteurs, et la Nive est en bas. On commence donc par emprunter une petite route qui descend plutôt raide, et le long de laquelle se trouve un ancien lavoir rénové.

Les algues donnent à l’eau une jolie couleur, mais il ne faudrait pas songer à y laver du linge !

Voilà un curieux qui vient voir ce que l’on fait. Curieux ou juste sociable ?

Chic ! Un volontaire pour quelques caresses… Ils sont deux, il y a de la concurrence.

L’âne n’a pas l’air très vieux, et il a un poil d’hiver bien épais.

Cette fois, ce sont des moutons, bien au chaud dans leurs gros pulls de laine.

Une immense bâtisse délabrée attire notre attention, en continuant en direction de la Nive. Il s’agit d’un ancien moulin (Haitzeko Iharra), bâti sur un site déjà occupé par un moulin au XIVe siècle, et qui utilisait un canal désormais comblé.

En passant vers l’arrière, on découvre les parties construites en bois, dans un état de délabrement avancé, on se demande comment cela peut encore tenir debout. Ne nous attardons pas trop.

Pour rejoindre le chemin de halage, il faut encore traverser un champ où du maïs a été cultivé et récolté. Plutôt boueux, par endroits !

Nous y voilà ! Elle est bien large, la Nive, à cet endroit.

Et elle doit l’être encore bien davantage en cas de crue, vu le peu de relief.

Nous sommes tout près de l’endroit où se trouve le captage qui fournit l’eau à l’agglomération du BAB (Bayonne, Anglet, Biarritz).

Ah ! Voici un signe indéniable de proximité « culturelle » entre les basques et les corses… ici aussi, il y a des chasseurs de panneaux.

Nous passons près d’une ancienne meule de pierre abandonnée. On ignore à quel moulin son histoire se rattache. La grande bâtisse vue tout à l’heure ?

Nous voilà de retour à Hérauritz, avec ses belles maisons basques, où nous récupérons la voiture pour rentrer au bercail.

 

Un petit saut plaine d’Ansot.

La plaine d’Ansot, c’est un espace naturel protégé aménagé dans les barthes de la Nive à l’entrée de Bayonne. L’entrée de la Nive, bien sûr, pas celle des gens, qui n’empruntent plus beaucoup les rivières pour se déplacer. Mais c’est quoi,  les barthes ? Il y en a le long de la Nive, de l’Adour, de la Nivelle à Saint-Jean-de-Luz ; ce sont, en Gascogne et au Pays Basque, les zones inondables qui longent les cours d’eau. Connectées à la rivière, elles sont soumises aux variations des niveaux d’eau qui dépendent à la fois de la pluviométrie et éventuellement, comme c’est le cas ici, du battement des marées, car la plaine d’Ansot se trouve dans la partie maritime de la Nive.
Autant dire que ce n’est pas toujours facile d’aller se promener là-bas, car le site reste parfois fermé durant de longues périodes en raison des pluies sur le Pays Basque intérieur, qui font monter le niveau de l’eau et rendent le lieu impraticable sauf peut-être en barque. Mais le 25 octobre, il n’y avait pas de problème, et voici quelques photos de notre petite promenade.

Pour y accéder, il y a un grand parking au lieu dit La Floride sur la rive gauche, et une passerelle (le pont Blanc) construite en utilisant les piles d’un ancien pont ferroviaire autrefois démoli et vendu à la ferraille.

Limité par la Nive d’un côté et par l’autoroute de l’autre, le lieu couvre une centaine d’hectares.

Même lorsque ce n’est pas inondé, l’eau est partout, drainée par fossés et ruisseaux.

De nombreux sentiers parcourent le sous-bois.

Les ruisseaux se remplissent ou se vident au rythme des pluies et des marées.

C’est l’automne, la saison préférée des champignons, qui envahissent les souches mortes en rangs serrés !

Le long du chemin d’Ansot poussent des cardères sauvages qui me paraissent encore bien vertes pour la saison.

Évidemment, le site ne ferme pas très tard, et il faut presser le pas pour rejoindre la sortie et ne pas se faire enfermer ! Nous reviendrons, c’est sûr…