Autre temps…

Le lendemain, jeudi 29 janvier, changement de décor survenu pendant la nuit :

neige le jeudi matin

il neige, et il doit y avoir un moment que ça dure, au vu des boules qui surmontent les poteaux de clôture.

les chalets et la voiture

C’est le grand blanc, et la voiture est toute seule sur la route disparue.

le chalet sous la neige

Non, non, ce n’est pas une photo en noir et blanc, mais les couleurs ont pratiquement disparu du décor. Les garçons hésitent à dépasser l’abri du toit du chalet !

à la pelle

Tiens ! Un petit bonhomme bleu !

la boîte aux lettres

La boîte aux lettres a un joli petit coussin blanc sur le toit.

Que faire donc par une journée comme celle-ci ? Quelques courses au village, dégager la neige des voitures et des abords de la maison, lire et bavarder au coin du feu, et aussi…

les côtelettes

déguster quelques excellentes côtelettes cuites sur la braise, mmmmm !…

Et le lendemain matin…

la neige sur la rambarde

la hauteur de la neige sur la rambarde extérieure a sérieusement augmenté,

Maya et Baloo

Maya et Baloo regardent tomber la neige

la boîte aux lettres 2

la taille du coussin de neige de la boîte aux lettres a nettement épaissi

une mésange huppée

et une mésange huppée vient profiter du ravitaillement disposé dans la mangeoire extérieure.

Que faire de cette nouvelle journée de neige ? Construire un igloo et se blottir au fond en attendant que les beaux jours reviennent ? Non, soyons fous, équipons-nous en conséquence et retournons au col du Festre pour une petite rando – raquettes !

la fontaine du col du Festre

Nous retrouvons la fontaine sous le panneau du col ; ici aussi il a bien neigé depuis deux jours.

paysage de neige

Il y a un vent glacial, et la neige passe presque à l’horizontale. Véro et Chris décident de nous attendre dans la salle chauffée du refuge du col, tandis que nous ajustons nos équipements et nous lançons raquettes aux pieds sur notre chemin présumé, complètement disparu.

l'arbre

Après avoir péniblement parcouru quelques centaines de mètres, nous décidons de faire demi-tour au niveau d’un pin qui n’a rien de vraiment remarquable, si ce n’est de se trouver sur notre chemin. Même faire la moindre photo devient compliqué car il faut éviter de trop exposer l’appareil à la neige.

le réconfort

Ouf ! On est mieux là bien au chaud que dehors dans le blizzard ! Enfin, on aura essayé…

Et le lendemain matin…

retour du soleil

Ouaaaaah ! Le retour du soleil ! Pour le jour du départ, dommage… Un décor féérique, quand même.

le chalet dans la neige

Le soleil redonne des couleurs au décor, il éclaire les gros œufs de neige sur les poteaux.

Louis sculpteur

Nettoyage du chalet, chargement des voitures, démarrage de la nôtre à l’aide des câbles de Louis (merci pour le dépannage, l’ami !), ce dernier trouve encore un peu de temps pour faire une jolie sculpture dans la neige avant de partir

le départ

et c’est le départ, et cette fois les chaînes vont nous être bien utiles !

la route du retour

« Conditions hivernales » sur la route, elles sont rares sur la côte basque. On roule prudemment…

la Béoux

…et il nous faudra parcourir ainsi une vingtaine de kilomètres avant de pouvoir déchaîner, et terminer ainsi cette superbe semaine amicale et de découverte du Dévoluy. Merci Hélène et Chris, Véro et Louis, d’avoir organisé tout cela avec nous.

Randonnée au Collet du Tat.

Encore une belle journée le lendemain mercredi, bien que quelques nuages continuent toujours à errer dans le ciel et le long des parois montagneuses. L’après-midi fut donc consacré à une jolie petite randonnée, depuis La Joue du Loup jusqu’au Collet du Tat remarqué précédemment. Le Collet du Tat, c’est juste un col au-dessus de La Joue, que l’on doit franchir si l’on veut rejoindre Superdévoluy, mais on n’avait pas envie de rejoindre Superdévoluy après la description faite par nos trois skieurs du mardi qui n’avaient pas trouvé ça super. Seulement envie de rejoindre le col.

En bons randonneurs paresseux, commençons par descendre en voiture jusqu’au parking, ce qui nous évitera deux traversées pédestres du « centre » de La Joue, que nous commençons à bien connaître, et préparons-nous à marcher. Raquettes, pas raquettes ? Difficile de prévoir, même si nous savons qu’elles ne nous seront pas nécessaires au départ. Nos braves sherpas vont bien nous les porter, au cas où…

préparatifs

Attention au départ !

les traîneaux

Nous n’avons guère avancé lorsque nous rencontrons les traîneaux en balade. Au-dessus d’eux, on aperçoit déjà au loin le col, but notre l’expédition.

 chalets à La Joue du Loup

Sur notre droite, les derniers chalets de La Joue, un peu à l’écart du village.

la vieille grange

Nous passons près d’une vieille grange en pierres enfouie dans la neige.

à gauche !

Pour nous, c’est vers la gauche, le sentier C. Mais nous n’irons pas à Superdévoluy !

la table de pique-nique

Une table pour le pique-nique ! Les garçons sont déjà installés…

la crête des Baumes

Au-dessus de nous, la crête des Baumes et son pylône, et la Lune qui est déjà bien haut dans le ciel.

lumière sur la neige

La couche de neige n’est pas énorme, et elle est bien tassée sur le chemin, pas besoin de raquettes.

cônes d'épicéa

En plus des pins et des mélèzes, il y a aussi des épicéas, avec leurs cônes décoratifs.

bergerie du Forest du Puy

Nous parvenons maintenant à la bergerie du Forest du Puy, nous l’avions en vue depuis le début de la balade. Véro, fatiguée, nous attendra ici au soleil, pendant que nous terminerons la balade jusqu’au col.

Lune barrée

C’est drôle, au-dessus de nous, un avion a barré la Lune !

paysage vers l'Ouest

Nous voilà arrivés ! En nous retournant, nous pouvons voir La Joue du Loup en bas, puis la vallée et les montagnes barrées par leur nuage.

au Collet

Voici Chris et Daniel pris au Collet (haha !) sur fond de Pic de Bure et son impressionnante falaise.

paysage côté Est

Le paysage côté Est, bien enneigé là aussi.

Collet du Tat

On n’est pas perdus, ouf !

Il est temps de redescendre, maintenant.

à la bergerie

Nous retrouvons Véro à la bergerie, sans avoir dû sortir les raquettes, que l’on voit toujours sur les sacs à dos.

l'Obiou

Le paysage est toujours aussi somptueux autour de nous, je m’arme du zoom pour un gros plan de l’Obiou, plus haut sommet du Dévoluy avec ses 2789m, caressé par les rayons du soleil couchant.

montagne de Saint Gicon

Encore avec le zoom, mais direction Nord, la montagne de Saint Gicon avec sa forme carctéristique.

irisations des nuages

Nous sommes presque revenus à notre point de départ, la nuit n’est plus bien loin maintenant, les nuages s’irisent délicatement au-dessus des sommets.

la Lune

Un dernier coup de zoom vers la Lune, qui a accompagné toute notre balade avec sa discrétion habituelle. Bonne nuit les petits !

Une journée en Dévoluy.

Le lendemain mardi (le 27 janvier, autrement dit), était programmé comme journée officielle de ski. Très peu pour moi, par conséquent, quant à Chris, après pas mal d’hésitations, elle finit par se joindre à moi plutôt qu’aux fous de la glisse. Une seule image des trois sportifs en train de se chausser :

départ skieurs

Quelle horreur, ces chaussures de ski, la mort des parquets, (mais ils ont fait très attention, bien sûr), et aussi des genoux, en ce qui me concerne !

Les voilà donc partis tous les trois vers les cimes enneigées pour s’adonner aux joies de la glisse, quant à nous, nous optons également pour les cimes enneigées, mais version soft pour les pieds et les genoux : nous allons nous rendre là-haut en empruntant l’une des cabines qui circulent sur le télésiège, et aller déjeuner au restaurant d’altitude à proximité.

le télésiège

Nous voilà au télésiège !

Chris dans l'oeuf

On est dans l’œuf … (c’est comme ça qu’on appelle les cabines, je n’invente rien).

la station du haut

Et voici la station d’arrivée du télésiège, véritable chef d’œuvre architectural.

paysage au sommet

Heureusement, on a la possibilité de lui tourner le dos, et là, le paysage est vraiment formidable.

paysage au sommet2

Mais où donc est passé notre restaurant ?

le restaurant

Le voilà, tout là-bas. Houlala, catastrophe, ce n’est pas vraiment à côté, et en plus c’est beaucoup plus bas ! Descendre les pistes à pied pour aller y casser  la croûte et remonter ensuite pour reprendre une cabine, ça ne nous inspire rien de bon… Et comme il n’y a pas alentour la moindre échoppe ou terrasse pour faire une pause agréable en profitant du paysage, nous décidons tout de même de nous rendre jusqu’à la table d’orientation à une centaine de mètres de là, avant de redescendre déjeuner en bas.

vers la table d'orientation

la table d'orientation

On repère bien l’Obiou, plus haut sommet du Dévoluy. Et comme il fait un petit vent plutôt frisquet, on ne s’attarde pas plus que ça et on rejoint sans trop traîner le télésiège pour y reprendre une cabine descendante et rejoindre le peuple d’en bas, ainsi que notre chalet bien chauffé…

stalagtites de glace

et heureusement, car les jolies stalactites de glace pendues aux avant-toits donnent une petite idée de la température ambiante.

Pour l’après-midi, notre programme est maintenant culturel : nous allons nous rendre à « Mère Église », à Saint Disdier en Dévoluy, ce n’est pas très loin. Mais curieusement, cette vieille petite église est à l’écart du village, elle le domine. Et pour y accéder, il faut prendre une petite route sur la droite bien avant le village. Nous y voilà :

mère église

Quel décor somptueux ! Nous traversons le cimetière et faisons le tour du bâtiment. La porte en est bien fermée, on ne visite pas l’intérieur, malheureusement.

mère église, la façade

mère église, clocher

mère église depuis st disdier

Depuis Saint Disdier, on la voit de nouveau au-dessus de nous, elle semble veiller sur le village du haut de son promontoire, et on s’arrête pour admirer sa silhouette qui se découpe sur la montagne encore ensoleillée.

De La Joue au col.

Ce même jour, après la belle découverte des traîneaux à chiens, on pouvait envisager une petite balade pour l’après-midi, malgré un temps pas vraiment au beau fixe, mais avec des nuages eux aussi en balade et laissant par moments percer un rayon de soleil. Après quelques études sérieuses des possibilités, la randonnée vers le col du Festre semblait bien nous convenir, en laissant une voiture au col pour s’éviter le retour à pied par le même chemin, ce qui aurait été trop long pour une demi-journée d’hiver, et donc plutôt courte, elle. Petite expédition préalable pour la dépose de voiture pour ces messieurs, et nous voilà maintenant sur le départ :

On s'est équipé pour les intempéries !

On s’est équipé pour les intempéries ! On aperçoit d’ailleurs quelques flocons…

Le chemin est bien enneigé, mais bien damé, pas besoin de raquettes.

Le chemin est bien enneigé, mais bien damé, pas besoin de raquettes. Les trois premiers nous ont déjà distancés !
Vers l'Ouest, le ciel est chargé de vilains nuages, le paysage est presque en noir et blanc seulement. Vers l’Ouest, le ciel est chargé de vilains nuages, le paysage est presque en noir et blanc .

En se retournant, le ciel est bien chargé de nuages là aussi.

En se retournant, le ciel est bien chargé de nuages là aussi.

Mais quand le soleil passe sous les nuages, la lumière donne au paysage un aspect bien différent.

Mais quand le soleil passe dessous, la lumière donne au paysage un aspect bien différent.

C'est vers l'Est que stationnent les trouées persistantes de ciel bleu, et quel bleu !

C’est vers l’Est que stationnent les trouées persistantes de ciel bleu, et quel bleu !

De ce côté-ci, les pins donnent un peu de vert dans le décor hivernal.

De ce côté-ci, les pins donnent un peu de vert dans le décor hivernal.

Un rayon de soleil sur la montagne...

Un rayon de soleil sur la montagne…

Nous arrivons, au moment de la bifurcation vers la droite qui va nous permettre de rejoindre le col, à un poteau didactique. Daniel reprend sa vieille casquette de prof pour faire la leçon commentée au reste de la troupe !

Nous arrivons à l’endroit de la bifurcation vers la droite qui va nous permettre de rejoindre le col. Il y a là un poteau didactique. Daniel reprend sa vieille casquette de prof pour faire la leçon commentée au reste de la troupe !

Le soleil est déjà bas sur l'horizon, et le soleil illumine le ciel alors que la nuit s'annonce déjà autour de nous.

Le soleil est déjà bas sur l’horizon, et le soleil illumine encore le ciel alors que la nuit s’annonce déjà autour de nous.

Nous voilà au bout du chemin ! La voiture de Véro et Louis nous attend bien sagement, et nous pouvons voir sur la carte le chemin parcouru (noté E, ici).

Nous voilà au bout du chemin ! La voiture de Véro et Louis nous attend bien sagement, et nous pouvons voir sur la carte le chemin parcouru (noté E, ici).

Fin de la balade, il ne fait pas bien chaud et on est content de monter en voiture pour le retour. Fin de nos aventures pour aujourd'hui...

Fin de la balade, il ne fait pas bien chaud et on est content de monter en voiture pour le retour, sans chercher à profiter de la jolie fontaine. Fin de nos aventures pour aujourd’hui…

 

Les Alpes en janvier.

Mais oui ! Même si ça paraît incroyable, nous avons traversé la France le 24 janvier dernier pour aller passer une semaine dans le Dévoluy, dans une petite station de ski appelée du nom improbable de « La Joue du Loup ». Du ski, vraiment ? Ha non, merci, très peu pour moi ! S’attacher une planche à chaque pied pour mieux aller se vriller les genoux (ou ce qu’il en reste) et passer les deux prochains mois à se traîner avec deux cannes anglaises, j’ai déjà donné et cela ne me tente plus du tout. Mais heureusement, à la montagne, il y a toujours, même en hiver, quelques jolis chemins à parcourir à pied ou chaussé de raquettes, ou même peut-être dans un traîneau tiré par des chiens… et puis, on ne résiste pas à la petite Hélène nous demandant si on serait d’accord pour faire partie du cadeau d’anniversaire de ses parents ! On dit oui, évidemment !

Devant le chalet

Samedi 24, nous voilà donc enfin arrivés à destination après une longue route, bien que nous l’ayons un peu raccourcie en faisant un arrêt à Toulouse. Autour de notre chalet, décor montagnard et hivernal, comme on peut voir.

La cheminée

A l’intérieur, il y a une curieuse cheminée un peu en hauteur sous une sorte de cloche en cuivre, elle a un bon tirage et le feu est bien agréable.

La tartiflette.

Une tartiflette, miom ! L’accueil est sympathique, et on profite d’être les derniers arrivés !

Le lendemain matin, on s’en va reconnaître les lieux, histoire de découvrir comment survivre durant la semaine à venir.

Louis et Nicole

Louis et moi sommes les derniers à peaufiner notre tenue d’extérieur, merci Louis de m’avoir secondée, et même parfois surpassée, toute cette semaine dans ce rôle de dernier de la classe.

Départ

On est parti ! Voilà un environnement qui nous change de notre côte basque, au moins.

le chalet du coeur

Tout près du nôtre, il y a un chalet que nous pouvons peut-être appeler « chalet du cœur », mais son pignon est curieusement orné d’une magnifique paire de cornes…

la joue du loup

Nous nous dirigeons vers la zone des commerces, en arrière-plan c’est la montagne de Faraut, qui culmine à plus de 2500m, et sert de fond d’écran au village.

le bas des pistes

En plus des commerces, il y a aussi le départ du télésiège et le bas des pistes, et c’est presque aussi moche que partout ailleurs, beurk.

la route du bas

Nous revenons par la route du bas, bordée de mélèzes, nus à cette saison.

notre chalet

Nous revoilà à « notre » chalet, Véro se dépêche pour aller libérer les toutous qui nous ont attendus bien sagement. Le temps est plutôt agréable, même si les nuages cachent parfois le soleil.

L’après-midi, à l’exception de Véro, pas trop en forme, on se décide pour une petite balade à proximité ; marche ou raquettes, on verra bien sur place ce qui convient.

Chris et Louis

Finalement, ce sera raquettes pour tous, sauf pour moi, les miennes resteront arrimées sur le dos de Louis pendant toute la balade, merci le sherpa !

le collet du Tat

Un bien joli parcours, dans un environnement de toute beauté, entre montagne, neige, et les jeux de lumières entre soleil et nuages. Ci-dessus, le col au-dessous duquel nous évoluons est le collet du Tat, 1613m.

direction sud est

Même genre de décor en regardant plus au sud, c’est de l’autre côté de ces montagnes que se trouve la station de Superdévoluy.

A l’Ouest, la barrière montagneuse culmine avec l’Obiou (2789m), qui pour le moment joue un peu à cache-cache avec les nuages, c’est lui que l’on aperçoit à peine, sur la droite de la photo ci-dessous

tête de Lapras et Obiou

Côté Nord, nuages bas :

Notre chemin est bien balisé avec des jalons jaunes.

Notre chemin est bien balisé avec des jalons jaunes.

Soudain les nuages se déchirent et…

montagne de Faraut

laissent voir un instant la Montagne de Faraut. Mais, attention !

le traîneau

Nous nous écartons de la piste pour laisser passer un traîneau tiré par des chiens, ce n’est pas le Père Noël, seulement un grand-père et sa petite fille qui font un petit tour. Superbe !

fin de la boucle

Il faut maintenant remonter un peu pour finir notre boucle.

chalets au soleil

Le soleil d’hiver est déjà bien bas, il éclaire encore les chalets les plus proches.

retour des traîneaux

Les traîneaux sont de retour, eux aussi achèvent leur balade.

le tracé

Et grâce au tout nouveau GPS de Louis, nous pouvons voir la trace du chemin parcouru ! C’est le progrès !