Le départ.

Dernier jour à Dunedin le 10 mars, nous nous préparons à rejoindre Auckland pour terminer notre séjour dans l’île du Nord, mais ceci sera une autre histoire. Pour le moment, nous nous laissons encore conduire jusqu’à la boathouse familiale sur la berge d’Otago Harbour.

Nous y voilà ! Superbe, à tous points de vue. Même le temps aujourd’hui encore !

La vue sur Otago Harbour, avec les Red Hot Pokers en premier plan (haha, je progresse en langage des flowers, grâce à mes britanniques lecteurs, don’t je ?).

Une conception idéale pour profiter de la vue exceptionnelle tout en restant confortablement installé à l’abri d’éventuelles intempéries. Extra !

Caramba ! Une Pavlova ! Trop forte, Grandma. Je ne connaissais pas, c’est vraiment délicieux. On célèbre tous les anniversaires en même temps, éloignement oblige…

Non ! Interdit de lécher l’écran !

« Wouaaaaah !  » s’enthousiasme Theo. Il vient de recevoir un nouveau livre, et il adore ça. Le pauvre a la main emmaillotée suite à sa visite à l’hôpital dans la nuit, pour y soigner ses petits doigts brûlés sur le poêle, aïe !

Et nous voilà partis. Non, ce ne sont pas les pilotes de l’avion, mais on s’amuse un peu à l’aéroport avant le départ. Bye bye everybody !…

Oamaru et la côte d’Otago.

Mais la journée n’est pas finie pour autant. Après cette belle expérience gustative, nous reprenons la route vers le nord jusqu’à la petite ville de Oamaru, où nous avons la surprise de découvrir de beaux bâtiments de pierre (un calcaire blanc issu d’une carrière locale)…

…et même l’Union Jack qui flotte au vent là-bas !

Du reste, il y a tout ce qu’il faut pour s’habiller british, par ici.

Tiens ! Un tableau à trous, venez Fanny et Isaac…

Un peu plus loin, une grande bâtisse dont tout l’étage est occupé par une curieuse galerie.

Dans le local du bouquiniste, un petit musée de l’expédition « Imperial Trans-Antartic » ayant eu lieu de 1914 à 1917.

Dans la rue de derrière, moins huppée, ce sont davantage des entrepôts, également reconvertis en boutiques ou galeries.
Mais reprenons maintenant la route de Dunedin.

Au bout de quelques kilomètres, on s’arrête à la plage de Koekohe. Pourquoi donc ?

Pour la belle vue sur Moeraki, peut-être ?
Pas seulement…

Regardez donc ce que l’on trouve sur la plage de Koekohe ! Des boules de pierre, presque parfaitement sphériques, à moitié enfouies dans le sable de la plage.

Évidemment, il existe des légendes pour expliquer cela. Et même des explications scientifiques, pas tout à fait au point cependant, en ce qui concerne la forme tellement parfaite.

Certaines boules finissent par se briser et révéler leur contenu.

Des géants qui auraient joué à la pétanque ? Qui sait…

Repartons vers le sud.

Nous voici à l’embouchure de Waikouaiti river.

Terres et eaux s’imbriquent dans l’estuaire.

De l’autre côté, c’est la plage de Puketeraki, avec ses deux rochers un peu comme les jumeaux d’Hendaye.

Il commence à se faire tard, le côté droit est déjà à l’ombre. Nous rejoignons Dunedin pour la dernière fois.

Fleur’s place.

Passent les jours… Nous voilà maintenant le 9 mars, toujours en Nouvelle-Zélande dans l’île du Sud. Et nous sommes de sortie ! Depuis Dunedin, nous allons commencer par remonter vers le Nord via la SH1 pendant 70km et quelques, jusqu’à Moeraki, sur la droite de la route, en bord de mer.

Là, nous sommes attendus chez Fleur Sullivan, pour manger de bonnes choses bien sûr, comme annoncé sur la serviette en papier ci-dessus. Mais comme je n’ai ni la compétence ni l’envie de raconter des saveurs que seule l’expérience permet de vraiment apprécier, je vais juste ici me contenter de vous présenter ce lieu un peu hors norme, que j’ai particulièrement apprécié.

Voilà le bâtiment, il y a une belle salle intérieure et des terrasses extérieures pour les beaux jours, ce qui  était le cas ce 9 mars, comme on peut le voir. Mais nous avons préféré une table à l’intérieur, car le soleil en Nouvelle-Zélande est particulièrement agressif en raison du fameux trou dans la couche d’ozone.

Et voici Fleur elle-même, la maîtresse des lieux, qui est, comme on le voit, une personne très ouverte et sympathique, très nature aussi.

A l’intérieur, un décor très rustique et chaleureux.

Avec tout de même une superbe collection de tasses à thé !

Dans le coin des graffiti, je découvre la trace du passage d’une ariégeoise en vadrouille !!!!

Sur le faîtage du toit, un haut comité de  surveillance veille.

Si vous voulez mon avis, il vaut mieux éviter de laisser son assiette de poisson sans surveillance pendant trop longtemps. Mais peut-être ai-je un peu trop lu les aventures de Gaston Lagaffe ?

Dehors encore, une table avec une vraie vue sur la mer (enfin, sur l’Océan en réalité).

Entre le plat et le dessert, Theo et Papy sont sortis dompter les mouettes.

Elles sont bien attentives.
Faisons maintenant un dernier tour de l’établissement avant de repartir :

côté embarcadère hors d’usage (sauf pour les oiseaux),

côté plan incliné,

côté terrasse avec vue sur mer,

et enfin mon préféré : la vieille barque avec l’arbre à côté, qui certes ne pousse pas à l’intérieur de la barque, mais me rappelle tout de même le site autrefois si paisible de Port Lligat en Catalogne.

Kaikoura

Si l’on regarde la carte de l’île du Sud néo zélandaise, Kaikoura, sur la côte Est, est vraiment très loin de Dunedin, 535 km d’après Google, qui ne doit pas être loin du compte. Et pourquoi donc parcourir autant de kilomètres, en roulant à gauche de surcroît, ce qui ne nous facilite pas tellement les choses, à nous autres français si bien habitués à tenir notre droite ? Mais pour voir des baleines, bien sûr ! Car du côté de la presqu’île de Kaikoura, il y a des baleines tout au long de l’année, et nous avons réservé nos places sur un bateau pour aller les admirer.

La route est bien longue et assez monotone jusqu’à Christchurch. Sur la fin du parcours, nous pouvons voir les dégâts occasionnés par le dernier tremblement de terre sur la voie de chemin de fer toute proche, et ce n’est qu’en fin de journée que nous arrivons à Kaikoura.

Après avoir pris possession de notre logement, c’est au soir tombant que nous rejoignons la péninsule pour découvrir le site et aller manger un morceau…

…presque au bout de la route, pas loin d’une cabane de pêcheur.

Notre rendez-vous est en fin de matinée le lendemain, mais le temps n’est pas au beau ce matin, et une perturbation est annoncée. Inquiets, nous nous rendons à l’agence de bateaux ; nous retrouvons notre logeuse derrière le comptoir, et les nouvelles ne sont pas bonnes : elle nous annonce que la sortie sera très probablement annulée à cause du mauvais temps annoncé. Il ne nous reste plus qu’à aller nous promener dans les parages, sans trop nous éloigner de la voiture à cause de la menace de pluie. Cap vers l’extrémité de la presqu’île, où il y a un grand parking.

Au-delà du parking s’étend une grande zone rocheuse presque plate, qui sert de reposoir aux diverses bestioles qui habitent le coin, à commencer par les otaries à fourrure que nous avons déjà rencontrées plusieurs fois. Du coup, ce n’est pas trop difficile d’en approcher quelques-unes pour leur tirer le portrait.

Quelques oiseaux aussi bien sûr, plus difficiles à approcher, comme cette mouette scopuline (mouette à bec rouge, en anglais)…

…ou cette paire improbable formée d’un cormoran et d’un héron.

Mais il est temps de retourner à l’agence pour connaître le verdict définitif. Déjà, la pluie s’est mise à tomber, et c’est sans grand espoir que nous pénétrons dans le bâtiment, pour apprendre que la sortie est effectivement supprimée. On nous propose des places pour le lendemain, mais notre retour est déjà organisé et nous déclinons tristement.

La pluie, qui tombe sérieusement, a dû provoquer des éboulements sur la route côtière car nous devons prendre une déviation par des petites routes intérieures, ce qui rallonge encore sérieusement notre trajet, qui heureusement s’arrête pour ce soir pas très loin de Christchurch.

Un rendez-vous manqué, cette fois.

Bêêêêêêê…!

 

Catlins

Le lendemain, nous sommes le 5 mars, comme c’est souvent le cas après le 4 🙂 . Le début de journée, outre l’inévitable tasse de thé, est consacré au choix des activités, et il faut bien s’organiser, si l’on veut aller voir les grottes, qui ne sont accessibles qu’à marée basse.

Nous quittons Hilltop sous le regard d’un petit oiseau mignon, sans doute soulagé de retrouver sa tranquillité.


La route offre de beaux points de vue sur l’Océan et ses couleurs changeantes.

Panorama sur Tautuku Bay et ses vagues bien régulières.

Première visite : le lac de tourbière Wilkie, accessible par un joli petit sentier agrémenté de panneaux didactiques sur la géologie et l’écologie du milieu.

L’eau y est sombre et les reflets presque parfaits.

Des passerelles de bois permettent de franchir les zones trop humides et de préserver ce milieu naturel fragile. Et il doit exister une photo symétrique de celle-ci dans les archives de Fanny 🙂

Et nous voici de retour à Papatowai, pour une petite visite à « the lost gipsy gallery ». On pourrait passer ici des heures à détailler les trouvailles et inventions du maître des lieux, à commencer par la « mail whale » qui sert de boîte aux lettres.

Prémonitoires, les sièges « en marche ! » qui plairaient sûrement à notre Président, à moins que l’on y voie plutôt une invitation à s’asseoir et réfléchir un peu.

A l’entrée de l’inextricable roulotte verte, un panneau NO évoquant sans doute le passage de quelques tsunamis en culottes courtes.

Et de belles fleurs de Tritoma (ou tison de Satan, j’aime bien) au bord de la route.
Mais il va être temps de rejoindre la route des « cathedral caves » (grottes cathédrales), puisque c’est l’heure de la marée qui commande !

La route conduit jusqu’à un grand parking, depuis lequel il faut marcher à pied en suivant un sentier forestier, avant de rejoindre la plage de Waipiti.

Les falaises dans lesquelles s’ouvrent les entrées des deux grottes se trouvent un peu plus loin sur la gauche.

C’est surtout la deuxième entrée qui est gigantesque, d’où le nom de « cathedral caves ».

Vu de l’intérieur, ce n’est pas mal non plus !

Waipiti beach est encore l’une de ces immenses plages qui alternent avec les zones rocheuses sur tout ce littoral de la côte Sud-Est.

Un petit ruisseau y déverse une eau limpide.
Après avoir vagabondé un peu sur la plage, nous remontons vers le parking où nous attend la voiture. Il est temps de reprendre la route vers notre camp de base à Dunedin. La soirée est déjà prévue chez Auntie Bella (Taty Bella) !

C’est tout près de chez elle qu’Isaac nous amène pour commencer, il y a là une rue connue pour être la plus pentue du monde !!! Et c’est vrai que la monter, et surtout la redescendre, est plutôt impressionnant.

Theo est tout content de retrouver son cousin Emile. C’est le grand cousin Shane qui leur a ramené des tshirts identiques 😉

Granma supervise ses deux petis-fils, et veille à ce qu’Emile ait suffisamment à manger, pour la tranquillité de tous.

Au Sud du Sud.

Nous voilà déjà le 4 mars ! La météo est toujours plutôt bonne, il paraît que nous avons de la chance. Nous voilà donc partis encore plus au Sud, vers la belle région des Catlins, tout en bas de l’île du bas (du Sud, pardon). Ce n’est pas vraiment très loin de Dunedin, mais pour empiler moins d’heures de route nous passerons la nuit sur place.

Premier arrêt au bord d’un lac. Il ne fait pas très chaud et le vent souffle bon train. Les mouettes, en bonnes girouettes qu’elles sont, se tournent le nez vers le vent.

Au bord de la route, un vieux cottage historique (d’origine ou reconstitué, je ne sais pas), offre à voir l’habitat des premiers pionniers arrivés d’Europe aux XVIIIe et  XIXe siècles.

Notre route suit une direction globalement Sud-Ouest, longeant la côte à quelque distance. Nous traversons Kaka Point (celui-ci, je suis obligée de le mentionner) puis prenons la route en cul-de-sac qui mène à Nugget Point. Le littoral, que nous suivons maintenant de très près, est fait d’une succession de grandes plages de sable et de zones rocheuses, comme celle que nous voyons ici à l’approche des Nuggets.

Après avoir stationné les voitures, il faut poursuivre à pied pendant une dizaine de minutes, d’abord sur la route puis sur un bon sentier, pour rejoindre Nugget Point et son célèbre phare.

Comme nous avançons le long du chemin, nous pouvons observer au pied des falaises, dans le flux et reflux des vagues entre les rochers, tout un groupe d’otaries en train de jouer comme des petites folles…

tandis que d’autres se prélassent sur les rochers voisins.

En continuant le chemin, on découvre la série d’écueils appelés les « Nuggets », au-delà du phare.

Le phare lui-même date de 1869, soit 100 ans après l’arrivée de Cook en Nouvelle-Zélande. Le chemin le contourne pour accéder à une plate-forme aménagée donnant sur la mer…

…d’où l’on a une vue globale sur l’extrémité du cap et les Nuggets.


Tous semblent plus ou moins servir de perchoirs aux nombreux oiseaux marins, mais celui-ci semble particulièrement prisé.

Les falaises toutes proches qui dominent la plage de galets témoignent elles aussi du combat incessant de l’Océan contre le roc.

Au moindre rayon de soleil, les couleurs changent complètement, faisant paraître le décor bien moins hostile.

Et nous reprenons notre route vers le Sud sous le même ciel changeant.

Il est bien temps maintenant de trouver un logis pour la nuit ! En fait, la région n’est guère peuplée, et ce n’est pas si évident. Après quelques inquiétudes…

…Hilltop nous accueille pour la nuit, superbe endroit bien à l’écart de la route, bravo Fanny !

Alentour, les tondeuses sont en action.

Et dans le lointain, le Pacifique ne mérite pas vraiment son nom, ce soir ! Les vagues sont impressionnantes.

Dépêchons-nous d’aller rejoindre l’unique endroit où l’on peut encore trouver à manger ce soir, et où ce coquin de Theo est bien en train de souffler dans son jus de fruit, à moins que ce ne soit celui de sa mère 🙂

Wakatipu.

Vous l’aurez peut-être deviné, nous sommes toujours en Nouvelle-Zélande ce 2 mars 2017, et Wakatipu est le nom, d’origine maorie, d’un immense lac de la chaîne des Alpes du Sud au bord duquel se trouve la petite ville de Queenstown où nous avons passé la nuit.
Je ne saurais pas dire pourquoi, les mots maoris me semblent toujours bien plus en harmonie que les autres avec ce qu’ils désignent.
Difficile choix pour cette petite journée ici, car les activités possibles sont innombrables. Après mûre réflexion, nous parcourrons d’abord la route du bord du lac jusqu’à son extrémité supérieure à Glenorchy.

Lacs et montagnes, une association toute en contrastes dont la réussite n’est plus à démontrer, et nous en trouvons ici un nouvel exemple.

En regardant vers le haut du lac, c’est-à-dire vers le Nord, on peut voir deux îlots (pig island et pigeon island, l’ile au cochon et l’île au pigeon) et aussi les hautes montagnes enneigées en arrière-plan, dont j’ai pu identifier celle qui semble la plus haute à droite comme étant le mont Earnslaw, de 2830m d’altitude, dont le nom maori est Pikirakatahi (et je confirme ma remarque précédente).

Même perspective, en zoomant sur Pikirakatahi et son glacier.

Nous voici arrivés à Glenorchy ! C’est ici que la Dart River se jette dans le lac, qu’elle alimente en eau. Du coup, la zone accumule sables et graviers descendus des montagnes, et l’endroit est idéal pour notre pique-nique.

Un ponton de bois, sans doute destiné à accueillir les bateaux de promenade, s’avance dans le lac non loin de nous.

On s’installe sur le sable pour pique-niquer, sous le regard intéressé d’une petite troupe de « black-billed gulls » ou mouettes de Buller, encore une espèce endémique de Nouvelle-Zélande, et qui possède le triste privilège d’être l’espèce de mouettes la plus menacée du monde.

Étrange regard, avec ces yeux blancs cerclés de noir.

Theo adore les oiseaux. Il les nourrit, leur parle, les gronde si nécessaire, car il faut bien reconnaître qu’ils ne sont pas toujours parfaitement sages.

Glenorchy, c’est juste quelques maisons entre le lac et les montagnes. Un endroit tranquille, certainement.
Mais il est maintenant temps de revenir à Queenstown pour la deuxième partie de notre programme.

En effet, il y a, tout près de la petite ville, un téléphérique qui permet d’accéder à une plate-forme dominant le lac de plus de 400m ! Nous y voilà.

Il y a assez de place pour nous 5 dans une cabine.

Depuis là-haut, la vue sur la ville et le lac est époustouflante : en face de nous…

… puis vers la droite…

… puis un peu plus à gauche avec en arrière-plan la chaîne des Remarkables et son point culminant le Double Cone, et des parapentistes en plein survol…

… et enfin complètement à gauche le plateau de Queenstown Hill qui domine la route qui mène à Arthurs Point, un quartier de Queenstown.

Tandis que nous redescendons tranquillement dans notre télécabine, je ne résiste pas à photographier l’abominable construction métallique ouverte à son extrémité depuis laquelle les zinzins fortunés payent pour se jeter dans le vide accrochés à un élastique, en espérant fermement qu’il ait été mesuré suffisamment court pour éviter le crash.
Allons, ne pensons plus à ces horreurs, il est temps de prendre la route pour rentrer à Dunedin.

 

Nestor notabilis.

Cette journée bien remplie du 1er mars n’est pas encore terminée ; en effet, après avoir voyagé par la route, l’eau, les airs, il nous reste encore un long trajet à parcourir pour rejoindre Queenstown. Pas de grande découverte en perspective, puisqu’il s’agit pour beaucoup de la route déjà parcourue le matin, et que la fin du trajet se fera de nuit, une journée aussi pleine étant forcément très longue. Nous reprenons donc en sens inverse la route du matin, mais voilà qu’à la sortie du tunnel de Homer une grande agitation s’empare d’Isaac : en passant près du parking où nous nous étions arrêtés à l’aller, il a aperçu, au sol, une petite troupe de kéas, au milieu des voitures stationnées.

Demi-tour dès que possible et retour sur les lieux : les kéas sont effectivement toujours sur place, ils se promènent entre les voitures et semblent curieux de tout, et nullement effrayés.

Les kéas, dont le nom savant est donc « Nestor notabilis », sont eux aussi des animaux natifs de Nouvelle-Zélande, de la famille des perroquets. Ils sont les seuls au monde à vivre exclusivement en montagne, et seulement dans cette île du Sud où nous nous trouvons. Il n’est pas bien difficile de les photographier, mais les conditions de lumière font que beaucoup des images obtenues sont floues, et qu’il n’a pas été possible de les prendre en vol, montrant le dessous orangé de leurs grandes ailes.

Malgré leur familiarité, ou plus probablement à cause de celle-ci, l’espèce est en danger d’extinction, ils ne sont plus que quelques milliers dans cette chaîne des Alpes du Sud. Opossums et rats participent à leur destruction, en pillant les nids  : les kéas nichent au sol, leurs œufs sont donc faciles à prendre.

Soudain, celui-ci vient se percher sur notre portière ouverte, et commence à déguster les joints ! Hou ! On avait été prévenus de la chose, qui s’avère exacte : les kéas aiment le caoutchouc, et peuvent aussi s’en prendre aux pneus. Mais pas seulement : curieux de tout, ils aiment tester les affaires des visiteurs de passage, comme par exemple goûter un peu la chaussette de Fanny. L’un d’eux aurait même subtilisé le passeport d’un touriste écossais… 🙂

Rien d’étonnant, avec ce caractère espiègle, que leur petit frère Maurice soit devenu le compagnon préféré de notre Gabriel

Salut, Gabriel et Maurice !

Et maintenant, en route pour Queenstown…

Te Anau et la route de Milford Sound.

De nouveau une petite carte pour montrer le trajet dont il va être question ici :

Pour aller de Dunedin à Milford Sound, il faut traverser (en largeur) toute l’île du Sud, puisque la première est sur la côte est alors que le second est du côté ouest sur la mer de Tasman. Il n’est pas bien difficile, sur la carte, de deviner le chemin que nous avons suivi. Départ le 28 février, et première étape le soir à Te Anau.

Te Anau, c’est une petite ville au bord du gigantesque lac qui porte son nom, nous voilà donc, après avoir pris nos quartiers à l’hôtel voisin, en train d’aller faire une promenade lacustre et familiale.

On découvre au passage un bouquet de « mountain beech », une espèce autochtone de hêtre. Tawhai Rauriki, c’est son nom maori…

Autre local de l’étape, le « paradise duck » ou tadorne de Paradis, une espèce où la femelle a la particularité, contrairement à un usage bien répandu chez les oiseaux, d’être plus voyante que le mâle, comme nous la voyons ici, avec la tête et le cou entièrement blancs.

Le lendemain matin, au petit déjeuner…

Dehors, la brume semble annoncer le beau temps, avec un pâle soleil que l’on aperçoit en train de commencer à percer.

Chez les canards, c’est l’heure de la toilette.

Et en route vers Milford Sound ! Le temps semble plutôt favorable, mais que trouverons-nous là-bas ???

Premier arrêt près de l’embarcadère de Te Anau Downs, après une trentaine de kilomètres. Nous sommes toujours au bord du même lac !

La végétation est dense au bord du lac !

Continuant la route, nous entrons dans la zone du parc national de Fiordland, et atteignons la superbe vallée glaciaire d’Eglinton, avec son fond complètement plat, entourée de montagnes.

Tout le monde s’arrête pour admirer le panorama, et faire quelques selfies.

Encore quelques kilomètres et ce sont les « mirror lakes » (lacs miroirs).

L’eau y a tout de même quelques petites rides…

Après la vallée, la route commence à monter et pénètre dans les montagnes. Il y a plus de nuages, que le soleil arrive encore à traverser par endroits.

On commence à s’inquiéter au sujet du temps à l’arrivée : éviterons-nous la pluie ?

Encore une belle vallée sur la droite de notre route ; au fond, la neige est encore bien présente, ce qui est surprenant vu les altitudes (tout est au-dessous de 2500 m par ici).

Nous voilà près de l’entrée du tunnel de Homer, on est vraiment en montagne ! J’aimais imaginer la présence d’un lac derrière le mur des cascades, mais je ne crois pas que ce soit le cas 😦

Dernier arrêt avant la destination, « the chasm » (le gouffre), où un petit chemin dans la forêt nous amène jusqu’à la rivière Cleddau.

J’adore les fougères arborescentes, peut-être pour leur don de symétrie naturelle.

Nous arrivons à la rivière. Vers l’amont, on remarque déjà les formes particulières des rochers.

Et au-dessous de la passerelle où nous nous trouvons, l’eau disparaît entre des fissures aux formes compliquées, nées du travail des fragments de roches particulièrement dures, portés et propulsés par la force de l’eau descendant des montagnes environnantes.

Autre souvenir de ce bel endroit, c’est là que nous avons fait connaissance avec les « sandflies », un genre de mini moustique tout petit mais extrêmement méchant, heureusement repoussé par les produits vendus pour cet usage. Animal natif ou pas ? Mais oui, bien sûr ! Piopiotahi, c’est son nom maori, mignon, n’est-ce-pas ?

Bien enduits de « repellent spray », nous pouvons maintenant achever notre route et rejoindre Milford Sound : ce sera notre prochaine étape !

 

 

 

Encore plus au Sud !

Lever 6h ce dimanche 26 février ! Pas trop dur, en fait, grâce au décalage horaire pas encore bien digéré. Et nous voilà en vol pour Dunedin, où nous sommes attendus chez Gran’pa et Gran’ma (de Theo, bien sûr !)

Un voyage tranquille, avec de belles échappées sur les paysages verdoyants.

C’est Theo qui s’occupe de la valise, pendant que les grands se promènent les bras ballants.

Et nous voilà à la maison ! Quel beau temps, on a de la chance…

Le grand carré de jardin occupe la place où l’on jouait autrefois aux boules. Et la maison, c’est l’ancien club house.

Et il y a un autre morceau plus haut, de plain pied avec l’étage,et même un peu plus haut en fait, et très intéressant avec ses petits cailloux blancs.

Une petite bière en attendant le lunch ?

Finalement, Auntie Anya est venue et a amené cousin Emile, ce qui plaît bien à Theo.

Emile a un solide appétit. Et si je lui donnais à manger ?

Il est d’accord !

Et maintenant, une petite promenade…

… et pour les grands aussi ! Nous voici tout en haut de Mount Cargill, d’où l’on découvre le panorama complet sur Otago Harbour (le « fjord » au fond duquel se trouve Dunedin) et la péninsule d’Otago qui le limite au sud.

En agrandissant une partie de l’image, on découvre ici Port Chalmers, où se trouve le port industriel de Dunedin, car les gros bateaux ne peuvent accéder jusqu’à la ville à cause du tirant d’eau.

Et tout à fait à droite la ville, au fond du « fjord » qui n’en est pas vraiment un, car d’origine volcanique, et autour de ce qui semble être un ancien cratère.

Mais redescendons de notre belvédère pour nous rendre sur le côté « Pacifique » de Dunedin.

C’est le quartier St Clair, il y a ici de belles longues vagues qui doivent être bien tentantes pour un surfeur.

Et une immense plage de sable.

« Cloche d’alarme requins » ! Un truc pour t’enlever l’envie d’aller surfer, finalement.

Le panneau signalétique un peu plus loin ne communique pas à quelle distance se trouve le plus proche squale, mais réunit un certain nombre de renseignements plus ou moins utiles suivant les circonstances. La distance jusqu’à Londres semble avoir des évaluations un peu différentes sur le Net, mais j’y ai lu que la ville de Dunedin en serait, dans le monde, la plus éloignée. On notera aussi l’absence regrettable de la distance pour Anglet ou Biarritz…