Balade à Perpignan.

Arriver à Portbou, c’est toujours entamer une nouvelle séquence bricolage. Aussi, dès le lundi 17 juillet, 2017, (hé oui, le retard s’accumule encore…) il s’avère INDISPENSABLE de faire une première expédition jusqu’aux grandes surfaces de bricolage situées au nord de Perpignan. Je saisis l’occasion pour me faire déposer en ville et commencer une première visite de la cité, complètement au hasard puisque je n’y connais rien, ce qui facilite les choses au niveau des choix.

Les bignones , qui sont en pleine floraison, attirent mon regard. Les berges de la Basse, la petite rivière qui traverse la ville avant de rejoindre la Têt, sont très fleuries !

Franchissant le cours d’eau pour me diriger vers le centre ville, je remarque vite ce bâtiment Art Nouveau, et m’en approche. C’est le vieux cinéma Castillet, achevé en 1911, et qui abrite encore aujourd’hui une salle de cinéma, en plus de l’agence de la Caisse d’Épargne.

Beaux décors !

Un peu plus loin, c’est le Castillet lui-même, ancienne porte de la ville, qui fut aussi une prison.

La porte Notre-Dame ou petit Castillet, qui fut construite un siècle environ après le premier bâtiment, lorsque celui-ci eût été transformé en prison.

Un peu plus loin, en pénétrant dans la ville, sur la place de la Loge, une belle Vénus du sculpteur Aristide Maillol.

Autour, des maisons très méditerranéennes, avec leurs couleurs chaudes.

L’Hôtel de Ville, ancienne maison consulaire, dont l’édifice primitif remonte au début du XIVe siècle.

Le patio de l’Hôtel de Ville, avec la statue de la Méditerranée de Maillol.

Vue sous un autre angle… elle est belle de toutes les façons !

Autrefois fixée à l’extérieur de la Loge de Mer, la Caravelle est maintenant dans l’Hôtel de Ville.

Une cour intérieure somptueusement dallée.

Au musée Hyacinthe Rigaud, le retable de la Trinité, oeuvre gothique peinte en 1489.

Partout dans les rues, des dallages de marbre rose.

La Basse, désormais canalisée, permet maintenant la promenade sur l’eau dans un cadre de verdure.

Une dernière image de cet étonnant Castillet avant de retrouver mon chauffeur et de repartir plus au sud vers notre nid d’aigle au-dessus de la mer.

 

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Allons à Arles.

Le lendemain, 6 mai, suite de nos visites et excursions : Arles est au programme, un aperçu tout au moins, car bien sûr il n’est pas possible de connaître en quelques heures une ville qui existe depuis plus de 2000 ans.

Départ pas trop matinal tout de même, il ne faut jamais exagérer avec ça.

fleur de béton

Un signe favorable dès le début : un coquelicot s’est épanoui ce matin juste en face de la sortie de notre immeuble, entre béton et bitume. Pourtant, quoi de plus fragile qu’une fleur de coquelicot ?

canal de Craponne

En nous éloignant légèrement des hauts lieux historiques, nous trouvons facilement à nous garer à Arles ; la rue longe ce canal destiné à l’irrigation, le canal de Craponne, du nom de l’ingénieur qui a conçu le projet au XVIe siècle.

statue de Niobé

Premier monument : le théâtre antique, devant lequel se trouve cette belle statue de Niobé pleurant ses enfants morts, tués, selon la légende, par Apollon et Diane, pour la punir de son orgueil de mère. La statue elle-même date de 1897.

le théâtre antique d'Arles

Nous longeons ensuite le site du théâtre antique.

rue du vieil Arles

Un porche qui enjambe l’une des rues avoisinantes, avec une vierge à l’enfant bien à l’abri dans l’angle du haut.

les arènes d'Arles

Puis ce sont les arènes, impressionnantes et superbement restaurées ; il y a foule pour les admirer.

Pierre d'angle

La clé qu’il porte me fait penser qu’il pourrait s’agir de Saint Pierre ; en tous cas il n’est pas ici à la porte du Paradis, mais simplement à l’angle de deux rues. Pierre d’angle ?

la fontaine d'Amédée Pichot

Un peu plus loin c’est une fontaine, construite autour d’un médaillon de Paul Balze, et inaugurée en 1887 : très récent, au regard du passé de la ville !

les lions du pont détruit

Nous avons maintenant rejoint les quais du Grand Rhône, où notre attention est attirée par ces superbes lions, en haut de leurs piliers. Il s’agit là des vestiges du pont de chemin de fer détruit pas les bombardements de la ville en 1944.

le Rhône et Arles

De cet endroit où s’amarrent les bateaux qui font croisière sur le fleuve, nous reconnaissons quelques-uns des monuments que nous venons de voir.

les thermes de Constantin

Quelques belles bâtisses en longeant les quais, dont les thermes de Constantin ici. L’empereur Constantin, c’est déjà le IVe siècle !

ancienne rue neuve

« Ancienne rue neuve », ça ne serait pas un genre d’oxymore ? Le docteur Fantôme pourrait-il nous en dire plus ?

ancien forum

Ces deux colonnes avec ce morceau de fronton sont tout ce qu’il reste du forum antique, dommage…

portail de Saint Trophime

Revoilà une église Saint Trophime, avec une certaine logique puisque ce dernier aurait été le premier évêque d’Arles. Il est d’ailleurs représenté ici : sur la gauche du portail, c’est celui qui est le plus à droite. Le thème étant celui du jugement dernier, on s’étonne de l’air serein des badauds…

Hôtel de Ville

Sur la même place de la République, pour le côté républicain, voici l’Hôtel de Ville, où l’on attend la sortie des mariés.

le carosse

Leur carrosse les attend.

l'obélisque

Au centre de la place se dresse un obélisque d’origine romaine, qui se trouvait à l’origine au cirque d’Arles.

détail du socle de l'obélisque

Sur le socle de l’obélisque, de belles sculptures qui ne crachent plus d’eau, potable ou pas.

Quittons maintenant Arles et ses monuments pour une visite plus « nature », à suivre …