Festival maritime, Pasaia 2018 (I).

Je ne me souviens plus par quel hasard j’ai appris que l’ « Hermione » devait venir à Pasajes (ou Pasaia, selon que l’on choisit le basque ou l’espagnol), mais je me rappelle bien que c’est à cause d’elle que nous nous sommes rendus là-bas le 20 mai, avec l’idée de voir ce superbe bâtiment.
Jean-Marie était justement arrivé la veille pour faire connaissance avec baby Oscar, et la fréquentation d’un rassemblement de bateaux nous semblait bien adaptée pour notre vieux loup de mer, mille sabords !
Pressentant les problèmes de stationnement, nous avions astucieusement choisi d’aller en voiture jusqu’à la frontière, puis de prendre le « topo », ce petit train bien pratique qui dessert les principaux centres urbains de la côte jusqu’à San Sebastian, et même au-delà.

Theo et Mamie

Mais même là, ce n’est pas si facile de trouver une place pour la journée ! Nous deux, on attend patiemment le reste de la troupe en train de chercher du stationnement de longue durée.

Fanny et Oscar

Voilà Fanny et Oscar ! Il ne s’en fait pas trop, celui-ci…

Je pousse !

Et nous voilà arrivés à Pasajes. Theo veut jouer avec la poussette, mais dans un moment il sera bien content de s’y asseoir pour marcher un peu moins.

les bateaux de plaisance

Il a fallu parcourir quelques centaines de mètres avant d’arriver à longer les premiers bassins du port.

le bac

Les bacs qui assurent le passage d’une rive à l’autre sont complètement blindés.

flèche moderne

Sur notre gauche, une grande flèche moderne dont j’ignore l’utilité. Le bâtiment a l’air d’avoir été enfilé dessus.

l'église

Un peu plus loin, le clocheton de l’église est plus modeste et plus sympathique.

panneau du fastival

Quant aux panneaux de l’événement, ils pointent eux aussi une flèche vers le ciel, en évoquant clairement un mât et des voiles.

le biche

Notre premier vieux gréement est le « Biche ». Wikipédia dit de lui que c’est un thonier-dundée (?), et aussi qu’il s’agit d’un cotre aurique à tapecul, ce que je trouve assez rigolo. Mais bon, à part thonier, tout ça ne me parle pas vraiment…

le facal dieciocho

Le « Facal dieciocho » est un remorqueur de Pasajes. La configuration tortueuse du goulet d’entrée nécessite la présence de deux remorqueurs pour les bateaux un peu longs, le deuxième manoeuvrant l’arrière du bateau.

les quais

Nous continuons à avancer sur les quais, où une tente est disposée pour l’accueil sur l’ « Hermione », mais où se cache-t-elle donc ?

le "Kaskelot"

C’est le trois-mâts « Kaskelot » que nous découvrons maintenant, plutôt que l’ « Hermione ». L’image est déjà historique, puisque, vendu en septembre 2018 à un nommé Bob Escoffier, il aurait été rebaptisé « le Français » et aurait désormais pour port d’attache Saint-Malo. Bof, Kaskelot, ça me plaisait bien, à moi. Bateau danois à l’origine, son nom Kaskelot signifierait « cachalot » dans cette langue, dont j’ignore tout. « Le Français », franchement…

arrivée du bac à San Juan

En face, de l’autre côté de la passe, c’est le quartier « San Juan » de Pasajes. Le bac y déverse une foule de visiteurs. C’est le bon côté, pour les restaurants, il faut dire…

la Sainte Vierge

Notre côté, lui, bénéficie de la protection de la Sainte Vierge.

ruelle

Les ruelles sont moins pittoresques ici que côté San Juan.

San Juan

En face de nous, on reconnaît bien la place avec ses maisons typiques, collées les unes aux autres.

le pique-nique

Pour casser la croûte, on a trouvé un banc avec une partie à l’ombre et une partie au soleil. Il y en a pour tous les goûts, alors!

Theo sur le banc

Theo marche en haut de la falaise.

la fenêtre

Dans la ruelle adjacente, il y a quand même une jolie fenêtre, avec des fleurs qui s’évadent à travers les barreaux.

le chat qui vole

Et nous, on se promène avec un chat qui vole !
Allons, c’est fini pour aujourd’hui, à bientôt pour la suite de ce festival de la mer…

 

 

Balades en famille.

Qu’est-ce que jeudi ? (blague, haha !)
Jeudi 10 mai, en 2018, c’était le jeudi de l’Ascencion. Avec son célèbre pont.
Et qui c’est qui a pris le pont pour venir nous voir ?
Jérôme François Dom
Les toulousains ET les cousins ET le beau temps. Super, non ?Theo Fanny Oscar Dom François
Pour bien commencer, un petit tour à la plage…
Theo
Tous les enfants aiment ça ! Et Theo n’est pas le dernier…
Jérémy et ses lunettes
Après la plage, aller boire un coup au bistrot, c’est bien aussi… n’est-ce pas Jérémy ? On t’a reconnu, malgré tes lunettes de star.
fleur
Le lendemain, le temps est favorable pour une expédition jusqu’aux flyschs de Zumaia. Les toulousains, qui connaissent déjà, ont préfèré aller à la plage de nouveau.
dans le vert
Le petit chemin nous mène cette fois encore jusqu’à la « plage » de Sakoneta. Un peu caillouteuse, la plage !
les dents
Une plage où l’on est toujours sur les dents 🙂
dans les flyschs
On a pris soin cette fois encore de se trouver là à marée basse, pour pouvoir avancer sur les rochers découverts.
papy et Theo
C’est Papy qui a la responsabilité de porter Theo, sur ce terrain irrégulier.
les touristes
Nos deux touristes apprécient le décor géologique…
Dom Daniel Theo
…et Theo de pouvoir profiter de l’eau et des cailloux, qui ne manquent pas.
la vague verte
Au-delà des rochers, quelques jolis tubes verts et transparents. Mais pas de surfeur, car les dents du flysch par terre sont prêtes à les croquer tout crus.
Fanny et Oscar
Le « super minus » petit Oscar, qui n’a pas encore 4 mois, est aussi de la balade, et sa mère fait bien attention où elle met ses pieds. Ce n’est pas vraiment un boulevard !
le fossile
Bien visible dans la pierre, ceci est sûrement le fossile d’un très vieil animal marin plein de bras tentaculaires. Hou !
les petits et les porteurs
Nos petits kiwis et leurs porteurs respectifs sont maintenant prêts pour le retour aux voitures.
le pottok
Dommage que le pottok de service n’ait pas proposé ses services pour le transport !

An englishman in Jaizkibel.

Tine et David

Coucou !

Pour notre grand plaisir, le 31 mai nous arrivaient d’Espagne nos deux amis globe-trotters tranchais, en route pour leur coming back home après une virée touristique chez nos voisins du Sud. Une photo désormais historique d’un britannique AVANT le Brexit, on le reconnaît aisément au drapeau dessiné sur son T-shirt, j’ignore s’il en possède un avec le drapeau européen.

En toute logique, pour la sortie du lendemain, c’est vers le littoral Pyrénéen que nous choisissons de les emmener, sur les pentes du Jaizkibel que nous commençons à bien connaître dans ce blog. Pour une autre vision, en anglais dans le texte, mais surtout en images, rendez vous sur http://anenglishmaninlatranche.blogspot.fr/2016/10/jaizkibel.html, le blog de David.

la descente

Descendons vers l’Océan pour commencer, forcément à pied car aucune route ne s’en approche par ici. C’est d’ailleurs l’un des grands intérêts de ce secteur.

les moutons

Il y a quelques moutons sur la mer, mais il y en a aussi pas mal autour de nous, le nez dans l’herbe et le manteau dans le vent.

le bain

Nous rejoignons le sentier littoral. Un premier ruisseau à franchir (Iturraingo erreka, on est quand même au Pays Basque) offre aux oiseaux marins l’opportunité d’un bain en eau douce, dans les petites retenues formées par les ressauts rocheux.

les marcheurs

Le sentier traverse ensuite une grande zone plane où, paraît-il, se posa en catastrophe Roland Garros lors de la course aéronautique Paris-Madrid en 1911.

morceaux de falaise

Côté Océan, les falaises tombent en morceaux.

lecture

On lit sur le panneau l’histoire de l’aviateur.

la pointe

Côté mer, une pointe résiste aux assauts des vagues.

punta Biosnar

Celle-ci, la plus grande de tout ce littoral du Jaizkibel, c’est la punta Biosnar, seulement entourée de moutons de mer, elle.

deuxième ruisseau

Nous franchissons un deuxième ruisseau, dont je n’ai pas trouvé le nom. Il court sur un joli fond sableux, agrémenté de quelques iris jaunes.

la crique Arlatz

Ici, c’est la crique Arlatz, formée par le ruisseau. Pas d’embouchure spectaculaire, ce dernier ruisselle jusqu’à l’Océan en passant sous les cailloux qu’il a lui-même amenés.

rochers

Les formes et les couleurs font déjà penser à la vallée des couleurs, qui n’est pas tellement éloignée.

pique-nique

On s’écarte un peu du chemin pour pique-niquer…

fleurettes

…et on peut aussi compter fleurettes !

Biosnar

Nous arrivons maintenant à la punta Biosnar.

le trou

En la dépassant un peu, on rencontre une zone de roches très sculptées par l’érosion, avec des formes organiques, des taffonis.

la pente

Ici, les Pyrénées plongent dans l’Océan.

les yeux

J’ai l’impression qu’on me regarde !

le littoral

C’est le lieu de la rencontre entre la montagne et la mer, et on voit les traces du combat.

le retour

Et nous voilà sur le chemin du retour !

Allons à Getaria.

Week-end des 9 et 10 avril, sortie « cidrerie » avec balade, mais pas de chance, le samedi 9, il pleut ! La rando sur les pentes du Jaizkibel est reportée au lendemain, où on nous annonce du soleil, et la petite troupe des buveurs de cidre du soir se rabat pour la journée sur le petit port de Getaria, en Guipuzkoa, déjà visité dans ce blog par le passé.

Elkano

Puisque nous sommes là, commençons par hommage au premier grand homme du cru : Juan Sebastian Elkano, né en 1476 à Getaria. Ce navigateur, parti en 1519 avec l’expédition dirigée par Magellan, revint à San Lucar de Barrameda près de Séville en 1522 à bord de la Victoria avec les derniers survivants, achevant ainsi la première circumnavigation du globe.

dans une rue

Malgré la pluie, nous arpentons les petites rues du vieux village, et découvrons des panneaux de signalisation dans cet endroit inaccessible aux voitures. Un peu d’humour au pays basque…

Getaria

De ce côté-ci, le vieux village s’arrête au bord de la pente, de l’autre côté c’est la falaise !

les gouttes d'eau

En traversant la route qui vient de Zarauz, il y a des escaliers bien aménagés, et même un ascenseur ! Il faut dire que c’est par là que l’on accède au musée consacré à l’autre grand homme du village, le couturier Balenciaga. De luxueuses rambardes revêtues de métal permettent aux gouttes de pluie de dessiner à l’infini des œuvres d’art abstraites.

musée Balenciaga

Voilà le bâtiment, énorme et très visible, on n’est pas obligé d’aimer… Nous n’avons pas visité, juste aperçu en passant un groupe de jeunes femmes qui se préparaient pour un défilé de mode.

un peu de couleur

Nous revoilà dans le vieux village, parcourant la rue principale pour redescendre vers un restaurant à proximité du port. La pluie s’est arrêtée, mais le ciel reste gris et on apprécie de voir un peu de couleur. Cependant, regardez la pancarte, on ne s’adresse ici qu’à la clientèle bascophone, visiblement.

bateau ex-voto

Arrêt dans l’église gothique Saint-Sauveur au passage, très curieuse avec son sol en pente et son architecture adaptée au relief accidenté. L’inévitable bateau ex-voto est suspendu au plafond, comme dans toutes les églises basques du littoral.

les promeneurs du samedi

Puis on achève notre descente vers les restaurants du port.

cubes et arcs

Après le repas, comme la pluie semble s’être définitivement éloignée, on va pouvoir se promener un peu. Côté Ouest, en angles ou en arrondis, voici les remparts contre les houles de l’Atlantique.

la vague de pierre

Nous voilà partis pour faire le tour de la presqu’île ; ici, les vents et les embruns ont sculpté la roche au fil du temps, comme en témoigne cette vague pétrifiée le long du chemin d’accès.

nombril de Vénus

Les petites feuilles vertes et rondes du « nombril de Vénus », on les rencontre couramment dans ces contrées accidentées et humides, profitant des fissures dans les parois de grès.

les deux goélands

Depuis le belvédère aménagé au-dessous du promontoire du phare, dont l’accès est interdit, on peut se régaler du spectacle des goélands, toujours nombreux par ici. En voilà deux qui ont vraiment l’air de poser !

Daniel et J-Michel

… et ces deux-là, que font-ils donc ? Ils n’essaient pas de faire tomber la barrière, mais prennent des poses pour tenter de soigner leurs douleurs lombaires ou leur sciatique, à ce qu’il paraît.

au spectacle

L’autre option, c’est de profiter de la vue.

l'engin

En redescendant vers le port, arrêt obligatoire près d’un vieil engin de chantier stationné là, avec les explications de l’ingénieur maison sur le fonctionnement et les divers mécanismes.

la grosse bouée

Une grosse bouée est posée sur le quai près des bateaux de pêche.

les filets

Là, ce sont de gros colliers de perles jaunes, les flotteurs des filets entassés en réalité.

les casiers

Il y a même des casiers à homards ou langoustes, prêts pour le départ sur ce ponton.

la Vierge dans sa niche

Blottie à l’extrémité de la digue devant laquelle passent tous les bateaux qui entrent ou sortent du port, une statue de la Vierge à l’Enfant dans sa niche de pierre, placée là pour recevoir les prières des marins en partance ou de retour.

Pour notre part, c’est côté terre que nous quittons ce village tourné vers la mer ; nous la retrouverons demain du côté du Jaizkibel.