Le Mayflower.

Passons maintenant aux choses sérieuses ! Les flyschs, c’est bien, mais ça creuse.
Nous avions donc rendez-vous en suivant avec les plagistes du matin à Getaria, haut lieu de la pêche et du poisson grillé, miam ! Après les flyschs, le fish…

Getaria
Nous y voilà. On longe les quais pour aller grimper les escaliers et rejoindre l’asador « Mayflower » où j’ai réservé. Quelle église imposante, pour un si petit village ! Les marins ont toujours eu un très grand besoin de protection divine, alors l’église devait bien être taillée pour cela.
le long des quais à Getaria
Le long du quai, les filets attendent réparation ou embarquement.
détails des filets
Pas mal, les colliers jaunes, non ? C’était avant les gilets.
la tablée
Une belle tablée de 10 personnes, et merci à Jérôme pour la photo !
cogote de merluza
Après les entrées partagées, nous avons choisi le « cogote de merluza », fantastique !
Manger du poisson au Pays Basque, c’est vraiment génial. Ici, il y a des gens qui savent faire !
Theo et sa glace
Theo est un amateur de poisson qui aime aussi la glace, ce coquin.
rosace de l'église
On fait un petit tour indispensable dans le vieux village, après le bon repas. Passage obligé, l’église San Salvador avec son sol en pente et sa grande rosace.
Vierge à l'enfant
Christ
Les statues sont encore habillées pour les processions, je suppose.
Jérémy
Dans l’église, le prophète Jérémy a trouvé une place qui lui convient.
Gabriel
L’ange Gabriel aussi !…..
la maison aux drapeaux
Nous avons aussi la surprise de découvrir qu’il y a ici des indépendantistes catalans. Migrations ou solidarité ?
en famille
Cette fois c’est François qui doit être remercié pour la photo…
A bientôt pour de nouvelles aventures !

Allons à Getaria.

Week-end des 9 et 10 avril, sortie « cidrerie » avec balade, mais pas de chance, le samedi 9, il pleut ! La rando sur les pentes du Jaizkibel est reportée au lendemain, où on nous annonce du soleil, et la petite troupe des buveurs de cidre du soir se rabat pour la journée sur le petit port de Getaria, en Guipuzkoa, déjà visité dans ce blog par le passé.

Elkano

Puisque nous sommes là, commençons par hommage au premier grand homme du cru : Juan Sebastian Elkano, né en 1476 à Getaria. Ce navigateur, parti en 1519 avec l’expédition dirigée par Magellan, revint à San Lucar de Barrameda près de Séville en 1522 à bord de la Victoria avec les derniers survivants, achevant ainsi la première circumnavigation du globe.

dans une rue

Malgré la pluie, nous arpentons les petites rues du vieux village, et découvrons des panneaux de signalisation dans cet endroit inaccessible aux voitures. Un peu d’humour au pays basque…

Getaria

De ce côté-ci, le vieux village s’arrête au bord de la pente, de l’autre côté c’est la falaise !

les gouttes d'eau

En traversant la route qui vient de Zarauz, il y a des escaliers bien aménagés, et même un ascenseur ! Il faut dire que c’est par là que l’on accède au musée consacré à l’autre grand homme du village, le couturier Balenciaga. De luxueuses rambardes revêtues de métal permettent aux gouttes de pluie de dessiner à l’infini des œuvres d’art abstraites.

musée Balenciaga

Voilà le bâtiment, énorme et très visible, on n’est pas obligé d’aimer… Nous n’avons pas visité, juste aperçu en passant un groupe de jeunes femmes qui se préparaient pour un défilé de mode.

un peu de couleur

Nous revoilà dans le vieux village, parcourant la rue principale pour redescendre vers un restaurant à proximité du port. La pluie s’est arrêtée, mais le ciel reste gris et on apprécie de voir un peu de couleur. Cependant, regardez la pancarte, on ne s’adresse ici qu’à la clientèle bascophone, visiblement.

bateau ex-voto

Arrêt dans l’église gothique Saint-Sauveur au passage, très curieuse avec son sol en pente et son architecture adaptée au relief accidenté. L’inévitable bateau ex-voto est suspendu au plafond, comme dans toutes les églises basques du littoral.

les promeneurs du samedi

Puis on achève notre descente vers les restaurants du port.

cubes et arcs

Après le repas, comme la pluie semble s’être définitivement éloignée, on va pouvoir se promener un peu. Côté Ouest, en angles ou en arrondis, voici les remparts contre les houles de l’Atlantique.

la vague de pierre

Nous voilà partis pour faire le tour de la presqu’île ; ici, les vents et les embruns ont sculpté la roche au fil du temps, comme en témoigne cette vague pétrifiée le long du chemin d’accès.

nombril de Vénus

Les petites feuilles vertes et rondes du « nombril de Vénus », on les rencontre couramment dans ces contrées accidentées et humides, profitant des fissures dans les parois de grès.

les deux goélands

Depuis le belvédère aménagé au-dessous du promontoire du phare, dont l’accès est interdit, on peut se régaler du spectacle des goélands, toujours nombreux par ici. En voilà deux qui ont vraiment l’air de poser !

Daniel et J-Michel

… et ces deux-là, que font-ils donc ? Ils n’essaient pas de faire tomber la barrière, mais prennent des poses pour tenter de soigner leurs douleurs lombaires ou leur sciatique, à ce qu’il paraît.

au spectacle

L’autre option, c’est de profiter de la vue.

l'engin

En redescendant vers le port, arrêt obligatoire près d’un vieil engin de chantier stationné là, avec les explications de l’ingénieur maison sur le fonctionnement et les divers mécanismes.

la grosse bouée

Une grosse bouée est posée sur le quai près des bateaux de pêche.

les filets

Là, ce sont de gros colliers de perles jaunes, les flotteurs des filets entassés en réalité.

les casiers

Il y a même des casiers à homards ou langoustes, prêts pour le départ sur ce ponton.

la Vierge dans sa niche

Blottie à l’extrémité de la digue devant laquelle passent tous les bateaux qui entrent ou sortent du port, une statue de la Vierge à l’Enfant dans sa niche de pierre, placée là pour recevoir les prières des marins en partance ou de retour.

Pour notre part, c’est côté terre que nous quittons ce village tourné vers la mer ; nous la retrouverons demain du côté du Jaizkibel.

1er avril à Getaria.

Quoi de plus normal pour un premier avril que d’aller dans un endroit où on mange du poisson ? Et pour manger du poisson, le petit port basque de Getaria est un endroit tout à fait recommandable, d’autant plus que l’on produit sur les collines environnantes un petit vin blanc perlé et acidulé, le Txakoli (on prononce tchakoli) qui l’accompagne parfaitement. De plus, le site est particulièrement agréable, et si le vieux village est fortement fréquenté, surtout en ces jours de semaine Sainte, fériés en Espagne, la presqu’île, accessible à pied exclusivement, l’est beaucoup moins.

Nous commençons par faire un tour dans le vieux village, avant d'aller manger. L'église San Salvador a la particularité d'avoir un sol en pente, il faut monter pour accéder à l'autel, on peut le voir ici à la base des piliers qui, eux, sont bien verticaux.

Nous commençons par faire un tour dans le vieux village, avant d’aller manger. L’église San Salvador a la particularité d’avoir un sol en pente, il faut monter pour accéder à l’autel, on peut le voir ici à la base des piliers qui, eux, sont bien verticaux.

Ici, comme souvent sur la côte basque, un bateau ex-voto évoque la vie dangereuse des marins.

Ici, comme souvent sur la côte basque, un bateau ex-voto évoque la vie dangereuse des marins.

Sur le port, c'est jour de grand nettoyage sur tous les bateaux. Peut-être quelque cérémonie religieuse au programme, pour eux aussi ?

Sur le port, c’est jour de grand nettoyage sur tous les bateaux. Peut-être quelque cérémonie religieuse au programme, pour eux aussi ?

Trois promeneurs...

Trois promeneurs…

Après le repas (les anchois frais étaient délicieux), nous voilà partis vers la presqu'île et son mont San Anton. On commence par quelques marches.

Après le repas (les anchois frais étaient délicieux), nous voilà partis vers la presqu’île et son mont San Anton. On commence par quelques marches.

Nous rejoignons une route, interdite à la circulation, dont nous gravissons les quelques lacets avant de continuer vers le phare. Les parois de grès qui la bordent sont magnifiquement travaillées par l'érosion.

Nous rejoignons une route, interdite à la circulation, dont nous gravissons les quelques lacets avant de continuer vers le phare. Les parois de grès qui la bordent sont magnifiquement travaillées par l’érosion…

...et aussi, par endroits, par un artiste inspiré par le lieu.

…et aussi, par endroits, par un artiste inspiré par le lieu.

L'accès au phare est interdit, mais au-dessous de celui-ci le haut de la falaise est aménagé et on a une belle vue vers l'Ouest, et la route qui continue en corniche après le village.

L’accès au phare est interdit, mais au-dessous de celui-ci le haut de la falaise est aménagé et on a une belle vue vers l’Ouest, et la route qui continue en corniche après le village.

Autour, dans les falaises, il y a des logements pour les goélands.

Autour, dans les falaises, il y a des logements pour les goélands.

Le cormoran, lui, préfère être plus près de l'eau, semble-t-il.

Le cormoran, lui, préfère être plus près de l’eau, semble-t-il.

Nombreux sont les goélands qui longent, en planant, les falaises. En voici un qui, pour une fois, n'est ni flou, ni minuscule, ni hors du cadre : l'exploit photographique, en somme !

Nombreux sont les goélands qui longent, en planant, les falaises. En voici un qui, pour une fois, n’est ni flou, ni minuscule, ni hors du cadre : l’exploit photographique, en somme !

Mais il faut encore monter un peu jusqu'au sommet du mont. Nous passons près d'un arbre qui ressemble bien à un mimosa, mais d'une espèce inhabituelle.

Mais il faut encore monter un peu jusqu’au sommet du mont. Nous passons près d’un arbre qui ressemble bien à un mimosa, mais d’une espèce inhabituelle.

De là-haut, nous dominons maintenant le phare.

De là-haut, nous dominons maintenant le phare.

Et en redescendant de l'autre côté, on a de belles vues sur le village de Getaria, dont on voit bien l'ensemble du site.

Et en redescendant de l’autre côté, on a de belles vues sur le village de Getaria, dont on voit bien l’ensemble du site.

Je m'amuse à zoomer sur une troupe de goélands posés sur le toit d'un entrepôt.

Je m’amuse à zoomer sur une troupe de goélands posés sur le toit d’un entrepôt.

On observe le retour d'un petit bateau de pêche, juste au-dessous de nous.

On observe le retour d’un petit bateau de pêche, juste au-dessous de nous.

En redescendant, la lumière a changé et je remarque une sculpture que je n'avais pas vue en montant.

En redescendant, la lumière a changé et je remarque une sculpture que je n’avais pas vue en montant.

Le long de la route, il y a quelques patxaran (prunelliers) en fleurs. Les prunelles sont très recherchées au Pays Basque, où on les fait macérer dans une liqueur anisée pour confectionner, justement, le patxaran.

Le long de la route, il y a quelques patxaran (prunelliers) en fleurs. Les prunelles sont très recherchées au Pays Basque, où on les fait macérer dans une liqueur anisée pour confectionner, justement, le patxaran.

Il faut encore longer le bassin du port pour aller rejoindre la voiture au parking, on profite encore un peu des belles couleurs et des reflets de l'eau avant de reprendre la route et de rentrer chez nous.

Il faut encore longer le bassin du port pour aller rejoindre la voiture au parking, on profite encore un peu des belles couleurs et des reflets de l’eau avant de reprendre la route et de rentrer chez nous.