Sur la route…

La route qui monte d’Aulus-les-Bains au col d’Agnes n’est pas déneigée l’hiver, ce qui donne la possibilité de la parcourir à pied sans être dérangé par les voitures. C’est donc avec plaisir que je me suis jointe à la balade de Dany et Gérard ce 4 mars, pendant que les skieurs s’éclataient sur les pistes de Guzet.

Nous parcourons le début de la route en voiture, jusqu’à l’endroit où elle devient interdite à la circulation.

le départ

Respectons la signalisation et continuons à pied.

Dany et Gérard

Il n’y a pas beaucoup de neige sur la route, raquettes inutiles aujourd’hui !

un petit ruisseau

En parcourant une route à pied, on voit plein de choses qui restent invisibles depuis une voiture en mouvement, et en particulier de bien jolis petits ruisseaux.

castel minier

Ici c’est un panneau qui signale le sentier d’accès à un site minier datant du moyen âge, où se faisait l’exploitation et le traitement de minerai de plomb argentifère.

la haute vallée

Plus à gauche, les pentes bien blanches qui bordent la haute vallée du Garbet, la rivière dont nous longeons ici la vallée, et qui se jette dans le Salat à Oust.

avertissements

Nous atteignons un petit replat pouvant servir de parking au bord de la route, à l’endroit où un chemin permet d’accéder à la rivière au niveau d’Agnesserre. Il y a de la lecture, ici !

Agnesserre

Agnesserre, c’est cet endroit où la vallée s’élargit et où le Garbet traverse ce qui est l’été un beau pâturage.

Pic de Caumale

En amont, on reconnaît bien la forme de la haute vallée glaciaire, dominée par les crêtes enneigées.

ordonnance

Nous atteignons maintenant l’endroit où le chemin du Garbet quitte la route. On peut y consulter l’ordonnance plantée au départ du chemin (les curistes d’Aulus doivent venir marcher ici, mais je ne crois pas que la prescription soit valable en hiver).

le virage

C’est au niveau du virage en épingle à cheveux, mais nous allons continuer sur la route en ignorant l’ordonnance.

la forêt

Sur notre droite, c’est une forêt bien dénudée qui recouvre les pentes, là-haut le bleu du ciel est vraiment intense.

la route

Sur la route et au bord, on peut dire que ça fond comme neige au soleil.

le col

Une fois passé le prochain virage, nous apercevons le col d’Agnes là-haut, mais nous n’y parviendrons pas aujourd’hui.

traces

Des traces de passage sur le bas-côté. Je ne suis pas capable d’en déterminer l’auteur, malheureusement.

vers Guzet

En regardant vers l’Ouest au-delà de la vallée du Garbet, c’est la station de Guzet-Neige, et le Mont Valier en arrière-plan plus à droite.

Aulus

En laissant glisser son regard le long de la pente, c’est Aulus-les Bains que l’on découvre en bas, entourée de verdure.

pic de Caumale

Les journées sont encore très courtes à cette saison, et il est temps de faire demi-tour et de rejoindre la voiture, en profitant encore un moment de ce beau paysage glacé.

Le début du printemps en Ariège.

Le 20 mars dernier, c’était le retour officiel du printemps. Cette année encore, les premiers signes du réveil de la nature étaient bien présents, même dans notre vallée sauvage.

Quelques petites brumes s'accrochent à la forêt ce matin du 23 mars, mais au-dessus le ciel est bleu et une belle journée s'annonce.

Quelques petites brumes s’accrochent à la forêt ce matin du 23 mars, mais au-dessus le ciel est bleu et une belle journée s’annonce.

Les côtés du chemin d'accès au hameau (la "pierre plate") sont tout émaillés du rose des corydales.

Les côtés du chemin d’accès au hameau (dit « la pierre plate ») sont tout émaillés du rose des corydales.

Les premiers papillons profitent déjà du soleil, celui-ci est une "petite tortue", cherchez la ressemblance...

Les premiers papillons profitent déjà du soleil, celui-ci est une « petite tortue », cherchez la ressemblance…

La neige fond rapidement avec le soleil, il y a beaucoup de courant dans le ruisseau.

La neige fond rapidement avec le soleil, il y a beaucoup de courant dans le ruisseau.

"Il suffit de passer le pont..." ...et c'est tout de suite l'anémone, ces charmantes anémones hépatiques dont les talus sont tapissés à cette saison.

« Il suffit de passer le pont… »
…c’est tout de suite l’anémone, ces charmantes et délicates anémones hépatiques bleues ou blanches dont les talus sont tapissés à cette saison.

Un peu plus loin, ce sont les perce-neiges qui tapissent les lisières des bois. Pour elles, l'arrivée du printemps, c'est la fin des floraisons.

Un peu plus loin, ce sont les perce-neiges qui tapissent les lisières des bois. Pour elles, l’arrivée du printemps, c’est la fin des floraisons.

Les hellébores commencent aussi à fleurir, toutes vertes.

Les hellébores commencent aussi à fleurir, toutes vertes.

Les chatons de saule sont déjà bien fleuris, ici c'est une Mégère qui est en train de butiner, pauvre bête affligée d'un nom pareil !

Les chatons de saule sont déjà bien fleuris, ici c’est une Mégère qui est en train de butiner, pauvre bête affligée d’un nom pareil !

L'herbe est encore courte, mais déjà bien verte ! On aimerait déjà sentir un petit parfum de morille...

L’herbe est encore courte, mais déjà bien verte ! On aimerait déjà sentir un petit parfum de morille…

Mais l’hiver ne s’en va pas si facilement, et après une première journée de pluie, petite surprise le surlendemain matin :

Il a neigé la nuit, et là on comprend bien ce que veut dire le météorologue quand il parle de la limite pluie-neige : elle était vraiment tout près de nous, cette fois !

Il a neigé pendant la nuit, et là on comprend bien ce que veut dire le météorologue quand il parle de la limite pluie-neige : elle était vraiment tout près de nous, cette fois !

En regardant vers l’Est, même genre de décor :

le ciel est encore bien menaçant au-dessus du Mirabat.

et le ciel est encore bien menaçant au-dessus du Mirabat.

Encore une journée bien maussade, consacrée aux bricolages intérieurs, et nouveau décor le lendemain matin :

cette fois, la limite pluie-neige s'était bien abaissée ! Décidément, l'hiver n'a pas envie de s'en aller si vite...

cette fois, la limite pluie-neige s’est bien abaissée ! Décidément, l’hiver n’a pas envie de s’en aller si vite…

un beau décor éphémère...

un beau décor éphémère…

inévitablement suivi d'une forte montée des eaux : ici c'est le Garbet à Oust, il charrie une quantité d'eau impressionnante.

inévitablement suivi d’une forte montée des eaux : ici c’est le Garbet à Oust, il charrie une quantité d’eau impressionnante.

à la grande joie des canards qui s'amusent comme des fous dans le courant !

à la grande joie des canards qui s’amusent comme des fous dans le courant !

Allons, un peu de patience, on sait bien que le printemps finira encore par l’emporter 🙂