Balades en famille.

Qu’est-ce que jeudi ? (blague, haha !)
Jeudi 10 mai, en 2018, c’était le jeudi de l’Ascencion. Avec son célèbre pont.
Et qui c’est qui a pris le pont pour venir nous voir ?
Jérôme François Dom
Les toulousains ET les cousins ET le beau temps. Super, non ?Theo Fanny Oscar Dom François
Pour bien commencer, un petit tour à la plage…
Theo
Tous les enfants aiment ça ! Et Theo n’est pas le dernier…
Jérémy et ses lunettes
Après la plage, aller boire un coup au bistrot, c’est bien aussi… n’est-ce pas Jérémy ? On t’a reconnu, malgré tes lunettes de star.
fleur
Le lendemain, le temps est favorable pour une expédition jusqu’aux flyschs de Zumaia. Les toulousains, qui connaissent déjà, ont préfèré aller à la plage de nouveau.
dans le vert
Le petit chemin nous mène cette fois encore jusqu’à la « plage » de Sakoneta. Un peu caillouteuse, la plage !
les dents
Une plage où l’on est toujours sur les dents 🙂
dans les flyschs
On a pris soin cette fois encore de se trouver là à marée basse, pour pouvoir avancer sur les rochers découverts.
papy et Theo
C’est Papy qui a la responsabilité de porter Theo, sur ce terrain irrégulier.
les touristes
Nos deux touristes apprécient le décor géologique…
Dom Daniel Theo
…et Theo de pouvoir profiter de l’eau et des cailloux, qui ne manquent pas.
la vague verte
Au-delà des rochers, quelques jolis tubes verts et transparents. Mais pas de surfeur, car les dents du flysch par terre sont prêtes à les croquer tout crus.
Fanny et Oscar
Le « super minus » petit Oscar, qui n’a pas encore 4 mois, est aussi de la balade, et sa mère fait bien attention où elle met ses pieds. Ce n’est pas vraiment un boulevard !
le fossile
Bien visible dans la pierre, ceci est sûrement le fossile d’un très vieil animal marin plein de bras tentaculaires. Hou !
les petits et les porteurs
Nos petits kiwis et leurs porteurs respectifs sont maintenant prêts pour le retour aux voitures.
le pottok
Dommage que le pottok de service n’ait pas proposé ses services pour le transport !

En famille à… Sakoneta.

Toulousains plus brésiliens, nous voilà tous réunis au Pays Basque le 2 septembre 2017. C’est l’occasion de leur proposer la découverte de l’une des plus belles zones à flyschs de la région, avec la petite balade jusqu’à la « plage » de Sakoneta, suivie, nous l’espérions, d’un bon repas au restaurant Errotaberri près duquel se trouve le stationnement.

Tout le monde se prépare pour la balade.

Nous y voilà ! La marée est en train de remonter, mais il reste encore des rochers découverts. Vers le Nord ( la France !) le ciel est bien gris, et on découvre toute une flottille de voiliers, sans doute en train de régater.

La côte est formée d’une succession de pointes rocheuses battues par les flots.

L’érosion y a fait apparaître toute une série d’escaliers avec des marches de toutes les tailles.

En face de nous, le ciel est bien dégagé et on peut encore s’avancer sur les rochers découverts.

Jérémy et moi restons sur la « plage », de galets bien sûr,où il y a des merveilles à découvrir.

En voilà une !

Pendant ce temps, les autres sont sur les dents ! De là-bas, on peut découvrir sur la gauche la grande falaise que j’ai déjà montrée dans des posts précédents.

https://coxigrue.wordpress.com/2017/06/08/flysch/

https://coxigrue.wordpress.com/2018/02/11/la-pluie-on-sen-flysch/

En face de nous, l’océan remonte lentement dans les sillons pétrifiés.

Sur la droite, certains voiliers se sont rapprochés, et ont hissé de belles voiles colorées.

La falaise de gauche montre bien le processus d’érosion en cours, avec l’effritement par la base de la couche superficielle.

Tiens ! Revoilà les kiwis ! Cuddle*….

Gabriel aussi, il va trouver des trésors sur la plage. Il les cherche avec beaucoup de sérieux, en tous cas.

Sakoneta, c’est là qu’on était…

Et comme, finalement, le restaurant Errotaberri était exceptionnellement fermé, nous passerons sous silence le casse-croûte misérable et à peine alimentaire dans un boui-boui de Zumaia.

*Un câlin de kiwi 🙂

La pluie, on s’en flysch…

Nous sommes le 30 avril 2017. C’est la date qui a été prévue pour la balade d’après-cidrerie, avec le projet d’aller traîner nos guêtres dans le massif du Jaizkibel en Espagne, à la recherche des paramoudras. Mais voilà, toutes les météos de France, de Navarre et d’ailleurs s’accordent à nous annoncer un temps pourri, avec juste quelques petites différences dans l’intensité des précipitations. Alors, il faut bien se résigner, pour avoir une chance de garder nos amis, à renoncer à la recherche des paramoudras perdus et trouver rapidement un plan B. Nous les amènerons donc jusqu’au site des flyschs, sur la côte espagnole entre Zumaia et Deba, dont j’ai déjà parlé ici (article intitulé Flysch), où une petite marche sur un bon chemin suffira pour leur faire découvrir un site géologique remarquable, avant d’aller s’attabler autour d’un bon « rodaballo » au restaurant Errota Berri.

Nous commençons un peu hors-sujet, mais il s’agit de se remettre dans l’ambiance de saison, avec cette photo de ma glycine prise quelques jours à peine avant ce 30 avril. Évidemment, pour le parfum, il faut un peu d’imagination…

Nous voilà partis vers Sakoneta, la plage des flyschs.

Premier « mirador » aménagé, donnant sur la côte en direction de Zumaia. Le temps pourri est bien au rendez-vous…

Les falaises en mille-feuilles se perdent dans les brumes de pluie.

Et dans notre dos, c’est le vert de terre 🙂

Bah ! Ce n’est quand même pas du temps à faire peur à Jean-Marie !

L’érosion de certaines couches forme dans les falaises des escaliers naturels assez surprenants. Mais peu praticables.

Les parties érodées qui se découvrent à marée basse ressemblent à des labours pétrifiés.

Regardez, il y a des nains au pied de la falaise !

Des différents usages du parapluie…

Cela semble à peine croyable, mais il y a des rouges vraiment partout, voyez-vous.

Les couches qui forment des escaliers dans la falaise s’érodent en dents de scie (géante) au niveau du sol.

Une immense vague pétrifiée semble prête à déferler sur nous.

Puisque la marée est basse, on peut dépasser la pointe et découvrir le bel amphithéâtre de falaises qui bordent l’anse de Sakoneta.

Mais pour aller jusque là, mieux vaut s’équiper d’un bâton quand on n’a pas les chevilles ou les genoux trop sûrs, le sol est très inégal et par endroits glissant…

…surtout aux endroits recouverts par ces jolies algues vertes.

La pluie n’est pas très intense, mais vu la couleur du ciel ça pourrait s’aggraver. Ne traînons pas davantage et reprenons le chemin vers Errota Berri.

Et regardez : sur le bord du chemin, une aubépine a fleuri. Les beaux jours reviendront !

 

Zumaia la belle.

On n’avait pas eu assez de temps pour voir tout ce qu’on voulait à Zumaia lors de notre première visite à la découverte des flyschs, nous voilà donc repartis, le 25 janvier, à la découverte du village lui-même et de son environnement immédiat.

Zumaia, rappelons-nous, c’est une petite station balnéaire de la côte basque espagnole, connue pour ses formations rocheuses particulières (une sorte de feuilleté de roche) érodés par l’Océan, que l’on appelle flysch.

L’agglomération est bâtie autour de la ria de l’Urola, elle se compose d’un quartier ancien et de beaucoup d’immeubles neufs, et de pas assez de parkings vu l’affluence en saison, mais là au mois de janvier pas de problème. La ville s’est aussi dotée de l’inévitable port de plaisance, pris sur la réserve ornithologique qu’elle a dû s’engager à protéger.

Quelques somptueuses demeures anciennes le long du lit canalisé de l’Urola, celle-ci s’appelle la villa Luz.

Nous prenons l’itinéraire piétonnier qui mène à la plage d’Itzurun. Devant nous, un couple avec chacun son chien : le petit blanc avec monsieur, le grand noir avec madame.

Une succession d’escaliers et de terrasses permettent d’accéder à la plage. A marée basse, un bel espace sableux est dégagé, entouré des fameuses falaises de flysch ici aussi.

La maison là-haut semble bien près du vide !

Le mille-feuille rocheux vu d’en bas.

Des repères y ont été placés pour indiquer les couches correspondant à des moments géologiques particuliers. Je pense que c’est ce qu’inspectent les personnes que nous voyons ici.

En se retournant, on peut voir l’accès aménagé à la plage.

Par endroits, les couches ont tendance à s’éroder en formant plus ou moins des escaliers.

Côté mer, une belle plage à surfer, avec son mille-feuille de vagues.

En remontant vers le côté gauche, on découvre la chapelle San Telmo qui domine la situation depuis le bord de la falaise.

De là-haut, la vue sur les flyschs est différente.

La maison que l’on voyait depuis la plage est maintenant au-dessous de nous. Elle n’est pas tout à fait au bord du vide.

En s’avançant vers l’extrémité de la pointe, on découvre le pied de la falaise suivante et les effets de l’érosion en cours : des blocs en équilibre le long d’un banc rocheux.

Un improbable escalier descend vers le bouillon.

Un autre chemin nous ramène vers le village et nous permet d’en découvrir une vue différente, où la vieille église San Pedro, du haut de son rocher, domine les bâtiments environnants.

Flysch

Une bien belle période, cette fin octobre, et dès le lendemain nous voilà déjà repartis vers l’Espagne, avec l’idée d’aller voir les falaises de flysch en bord de mer du côté de Zumaia, entre Zumaia et Deba plus exactement.
Le flysch, c’est cette espèce de millefeuille de roche que l’on voit aussi du côté de Saint Jean de Luz, auquel on donne parfois le nom de « piles d’assiettes » lorsqu’un rocher isolé est formé de flysch aux couches horizontales.
Pour profiter pleinement du spectacle, il faut arriver sur les lieux à marée basse, le soleil n’est donc pas encore bien haut lorsque nous arrivons au parking de la balade.

le parking d'Errota Berri

C’est un grand parking désert qui s’offre à nous au bas de la petite route pentue qui nous a amenés à notre point de départ, la ferme et restaurant Errota Berri.

Errota Berri

Tout est désert et endormi dans le bâtiment, que nous devons contourner pour aller prendre le chemin qui descend vers l’Océan.

les collines derrière les falaises

Le chemin descend à travers bois en longeant un petit ruisseau, et débouche sur un paysage de collines herbeuses. Nous grimpons sur la droite pour rejoindre le point de vue bien signalé.

la côte vers l'Est

Et voilà ce que nous découvrons !

les flysch érodés en contrebas

A nos pieds, la marée basse découvre les roches érodées dont les multiples couches sont très nettement visibles.

le potager de la mer

Continuant maintenant notre sentier littoral en direction de l’Ouest, nous passons près d’un superbe potager où les plants de tomates continuent à produire malgré l’automne déjà bien avancé. A quelques mètres de l’Océan, ont-elles un petit goût salé ?

Sakoneta

Nous accédons maintenant à la « plage » de Sakoneta, qui avec la marée basse ressemble plus à un labour pétrifié qu’à l’idée que l’on se fait généralement d’une plage.

Daniel

Que vois-je à l’horizon ? Mais attention, pour marcher dans ces rochers, mieux vaut regarder le sol plutôt que l’horizon, et en réfléchissant bien avant de poser le pied !

cairns

La mer continue, bien sûr, à éroder la roche. Les morceaux qui se cassent sont donc de belles dalles plates, facilement utilisables pour réaliser des cairns… en forme de piles d’assiettes !

vague de pierre

Ici, les vagues peuvent aussi être de pierre.

algues vertes

La zone des algues vertes semble correspondre à l’écoulement d’un petit filet d’eau douce qui descend de la colline.

vers en haut

En avançant sur les rochers découverts par la marée, on passe au pied de la falaise lisse, assez impressionnante.

millefeuille

En continuant à avancer vers la mer, on découvre en se retournant la tranche du millefeuille.

la grande falaise

Puis, une fois dépassée la pointe, on découvre dans sa splendeur toute la grande falaise qui borde la baie suivante, en allant vers l’Ouest.

le chemin de la falaise

Une fois revenus au bord, on décide de poursuivre le chemin jusqu’en haut de la grande falaise, pour avoir le point de vue inversé.

le sommet de la falaise

Vu comme ça, on voit bien le côté qui penche et le côté qui tombe. Et la clôture anti-suicide pour brebis dépressive.

vue d'en haut

Depuis le haut, le point de vue est effectivement très différent, avec les vagues de mer et les vagues de pierre qui se rencontrent en se croisant.

la côte vers l'Ouest

On voit clairement en direction de l’Ouest, les brumes matinales se sont dissipées.

la pointe

Sur notre droite, nous dominons la pointe que nous avons contournée à pied tout à l’heure.

le chemin

Lorsque nous revenons à Errota Berri, le soleil éclaire maintenant le chemin en jouant à travers les feuillages.