Le point agricole de presque la mi-juillet.

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Salut, le Mirabat ! Nous sommes le 12 juillet et de passage à Estours. Nous avons abandonné nos brésiliens à la veille de leur départ, histoire qu’ils aient le champ libre pour leurs préparatifs. Et nous faisons une petite halte ariégeoise sur la route de la Méditerranée pour nous dérouiller un peu le dos avec désherbage, binage, arrosage, et plus généralement inspection générale de l’état des cultures de l’année.

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L’arbre aux quarante écus s’éveille à sa nouvelle vie ariégeoise. Je suis sûre qu’il n’a même pas encore quarante feuilles, mais sa vie est devant lui, espère-t-on. Il est susceptible de devenir millénaire, et même de survivre au feu nucléaire, comme ses frères d’Hiroshima, ne les oublions pas.

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Chouette, les tilleuls sont en fleurs ! Toute la vallée en est parfumée, particulièrement le soir.

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Il faut penser aux futures tisanes : récolte…

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…puis séchage, en profitant du beau temps.

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Des pommes ! Il va y avoir des pommes ! Voilà, c’est le jardin d’Eden… d’ailleurs, on ne manque pas de serpents non plus, n’est-ce pas Marie-Claire (la vipère…)

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Et au bout du jardin, voici le séquoia. Pas encore géant, mais il dépasse désormais les 10 m de haut. Pour son âge, ce n’est vraiment pas mal !

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Le voilà au printemps 2006, peu après sa plantation. Petit arbre devenu grand.

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Les pousses de l’année sont tendres et toutes douces.

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C’est près de lui que se trouve la cathédrale des haricots version 2018. Mi-juillet, ça pousse, ça grimpe !

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Les « runner beans » , descendants d’un premier paquet de semences acheté près de Dublin il a bien longtemps, restent mes préférés au niveau des fleurs, avec cette couleur remarquable.

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Dans la serre, les tomates poussent, mais aussi un peu les herbes folles, malgré le paillage, et le jardinier-désherbeur est en pleine action. A l’ancienne, pas au glyphosate !

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Tiens ! Une mouche avec un pyjama à rayures !

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Mi-juillet, c’est aussi la saison locale des hortensias. Ils se plaisent bien ici. Et pour nous, c’est un bon bain de verdure avant de rejoindre les rivages de la Méditerranée…

Les pluies d’Ariège au mois de juin.

Impossible pour le moment de savoir si juin 2019 sera ensoleillé ou pluvieux, mais notre nouveau séjour en Ariège à la mi-juin 2018, alors que nos brésiliens étaient partis pour une petite visite en Tunisie, fut vraiment bien arrosé.

dégagement de brumes

Au mois de juin, le soleil est au sommet de son efficacité, et dès qu’il arrive à se faufiler dans un trou de nuages, la forêt toute humide se met soudain à fumer.

fougère mâle

Les fougères adorent cette ambiance et en profitent à fond.

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Accalmie, éclaircie ? Pour sortir sans courir le risque de revenir trempé, il faut s’équiper correctement. Je vous présente ici ma triplette de frênes, après l’averse.

ombres et lumières

Hourrah ! Un rayon de soleil !

la fleur suspendue

Mais la pluie a transformé ce coquelicot en fleur suspendue…

ombelles

Tant qu’il ne pleut pas ou pas trop, on peut vagabonder le long du chemin, et observer les fleurs.

hirsute

En voici une qui s’est coiffée avec un pétard !

orchidée

Ici, une orchidée, mais pour son nom exact, cela dépasse mes compétences, car les différences sont souvent minimes entre deux espèces.

le barrage

Comme je vous disais, il a vraiment plu, ce n’est pas une blague.

la forêt qui fume

Et revoilà la forêt qui fume…

le jardinier

et le jardinier qui profite de l’accalmie pour buter ses patates !

l'arbre aux 40 écus

Un peu plus loin, dans la pente, le ginkgo biloba des 40 ans (et des 40 écus) vit son premier printemps ariégeois.

les roses

Et vive la rose !

Le point agricole début mai.

Nouveau passage en Ariège ! Fini les morilles, l’herbe a commencé à pousser, s’il en reste elles sont totalement invisibles. C’est le moment où la végétation explose, bientôt les célèbres « Saints de glace » vont marquer la fin officielle du risque de gelées et on pourra mettre en terre les courges et autres cucurbitacées (j’adore ce mot).

stellaires

Ça y est ! Les stellaires (je ne les cultive pas, mais je les préserve un petit peu) épanouissent un peu partout leurs petites étoiles blanches.

le cognassier

Le cognassier, malade depuis plusieurs années, semble en meilleure forme ce printemps, il a même des fleurs. Aurons-nous de nouveau des coings ? L’avenir nous dira que non, malheureusement.

fleur de pommier

Les pommiers aussi sont en fleurs, mais je ne les trouve pas resplendissantes. Pourtant, 2018 s’avérera une bonne année pour les pommes, les Belchard en particulier.

les poires

Les poiriers, qui fleurissent un peu plus tôt, arborent déjà des bouquets de petites poires. Nous n’en aurons pas une seule !!!!

la cathédrale des haricots

La cathédrale des haricots est déjà fin prête à recevoir les graines soigneusement récoltées l’an dernier : runner beans issus d’un voyage en Irlande, robin’s eggs descendants de graines kokopelli, tarbais d’Ariège, haricots verts à perches achetés il y a quelques années en Espagne, rien que des immigrés !

les ruches de Gérard

Un peu plus loin, les ruches de Gérard, sentinelles des jardins. Elles aussi subissent chaque année désormais les nuisances des pesticides « modernes ».

le sequoia 2018

Quant au séquoia des 25 ans de Sandra et Jérôme, il a maintenant franchi le cap des 10 mètres ! C’est dire à quel point il est heureux de se trouver là !

S’agissant d’un arbre millénaire, ce n’est encore qu’un tout petit bébé…

Pendant ce temps, en Ariège

Comme chacun le sait, avril, c’est le printemps.

Dans la vallée d’Estours, les prunelliers sont en fleurs…

…et les pommiers ne vont visiblement plus tarder. ce 14 avril. A ce stade, c’est l’incertitude la plus totale : aurons-nous des fleurs, quelques pommes, ou beaucoup, ou pas du tout…mystère. Cependant, mon compte-rendu de blog en différé me permet de vous communiquer un bon élément de réponse à toutes ces questions, regardez :

juste à côté de mon ordinateur, à l’instant où j’écris ceci, il y a… un verre de jus de pommes.

Mais revenons à 2018

En effet, le mois d’avril dans les Pyrénées centrales, c’est aussi ceci. Qui c’est qui a trouvé la plus grosse ??? Celle-ci était d’une taille intéressante ! Mmmm, le parfum des morilles dans la sauce du poulet…

Pour sa part, le nouveau petit brésilien suit le mouvement sans se poser de question, du moment que sa mère est là.

Quant à Theo, il suffit qu’on l’amène au bord de la rivière dans un endroit plein de cailloux, alors tout va bien pour lui.

Une petite dose d’Ariège et de nature.

Déjà le 10 mars ! Bientôt le printemps officiel ! Retournons vite pour quelques jours en Ariège, histoire de jardiner un peu avant que la végétation envahisse tout.

le jardin

Grand ménage de printemps dans les framboisiers cette année : je sépare en deux rangées bien distinctes, j’en arrache, je replante, je mets du BRF, …
Au final, les résultats sont loin d’avoir été fabuleux, on verra pour 2019.
Comme je suis bien incapable de jardiner pendant 8h par jour, je dois faire des pauses. Alors, je prends l’appareil photo et…

une mésange dans le buis

…je m’aperçois que l’on me surveille attentivement depuis les buissons, qui à l’époque avaient encore leurs feuilles. Hé bien, allons donc voir ensemble les petits signes de renouveau.

pulmonaire en train de s'ouvrir

Voici les premières pulmonaires qui commencent à fleurir, un peu…

pulmonaire

…ou davantage !

ficaire

Et les ficaires (boutons d’or) aussi, qui commencent à épanouir leurs petits soleils dans l’herbe tendre !

la charbonnière

Les petits espions ailés sont partout. Et en plus, ils protestent quand la mangeoire est vide.

corydale solide

Si on traverse le ruisseau, il y a les mêmes fleurs, ou presque. Celle-ci s’appelle corydale solide (?) Pourtant, elle ne l’est pas plus que ça, solide. Les belles feuilles à ses pieds ne sont pas les siennes, mais celles d’une hellébore.

observation

Décidément, les services de renseignement peuvent être partout !

mousses et fougères

A cette saison, comme les arbres n’ont pas encore leurs feuilles, la lumière du soleil peut rentrer jusqu’au sol. Un vrai coup de projecteur sur les mousses, lichens, lierres et autres fougères qui ont choisi de pousser dans l’ombre des grands.

hépatiques bleues

Les petites hépatiques forment par endroits sur le sol de vrais  tapis lumineux. Il y en a des bleues et des blanches, bien plus nombreuses, mais j’ai un faible pour les premières.

tussilages

Les tussilages sont en pleine floraison, sur le bord de la route. Pendant que je suis en train de les prendre en photo, un papillon cabotin vient prendre la pose devant l’objectif. Impossible de lui résister !

pinson des arbres

Et ici, devant la maison, il n’y a pas que des mésanges ! Ce pinson vient picorer au sol les nombreuses graines délaissées par ces gourmandes. En regardant la forme de son ventre, on peut même se demander s’il n’a pas un peu abusé.

Bah ! Ce n’est pas moi qui le mettrai au régime…

Les vacances d’hiver.

Non, non, vous ne rêvez pas, il s’agit bien des vacances scolaires, c’est bien leur appellation officielle !
Mais pourquoi diable les retraités comme nous viennent-ils grossir la foule dans les stations de ski au moment des vacances scolaires ? Hé bien voyons, c’est tout simple : parce qu’ils ont des petits-enfants !
En 2018, les congés de la zone C (celle où se trouve Toulouse) débutaient le 17 février. Nous voici donc en Ariège dès le 15 pour ouvrir et chauffer la maison, en chasser les araignées, les souris et les ours qui y auraient pris leurs quartiers d’hiver, bref faire toutes les choses indispensables avant l’arrivée de nos petits invités de la semaine.

Nous arrivons sous le soleil, mais le niveau de l’eau dans le Salat nous permet de penser qu’il n’a pas dû beaucoup briller les jours précédents.

Et le ruisseau d’Estours n’est pas en reste.

Si le soleil a bien fait fondre la neige sur les hauteurs, chez nous il ne touche pas encore longtemps, surtout sur la terrasse au Nord. Nous avons donc quelques réserves, qui pourraient être bien utiles au cas où la nécessité se faisait sentir de construire un igloo.

Météo et saison favorables : le cerisier-qui-ne-fait-jamais-de-cerises va subir une coupe sévère. On lui laisse malgré tout deux belles branches pour la pollinisation de son collègue, celui qui nourrit les geais.

Plus haut, ça fond à toute allure ! Le Mirabat, malgré ses 1243 m, n’a plus que des lambeaux de neige.

Ils sont là ! Et on joue au loto, au lieu de dévaler les pistes de Guzet. Dehors, il neige, et Papy est au fond de son lit, terrassé par un virus papygène d’une vigueur inégalée.

C’est mercredi, et le soleil est revenu !

Il y a un beau ciel bleu, et tout est repeint en blanc.

Sur les ardoises de la terrasse, le mélange pluie-neige crée une déco originale, avec des espèces de pustules glacées.

Voilà le Mirabat entièrement blanchi lui aussi. Mais le virus ne lâche pas prise et Papy est toujours enfoui sous sa couette, vraiment il est pas rigolo !

On a cueilli des perce-neiges. Au fait, c’est comment exactement, le pluriel de perce-neige ? Faut-il vraiment un « s » à neige, et pas à perce ? Bonne question, n’est-ce pas ?

Maintenant, c’est samedi. Les petits sont déjà repartis, après une semaine pas bien marrante. Papy s’est péniblement extrait de son lit pour aller voir le médecin, qui lui a diagnostiqué un rhume. Je crois qu’il est un peu vexé qu’un pauvre rhume l’ait rendu si malade. Alors il a ressorti la tronçonneuse pour se venger sur le cerisier.

La semaine s’achève, et on va repartir vers le Pays Basque. La halte à Seix nous procure une chouette vue d’ensemble sur les neiges du pic de Fonta.

Un coup d’œil vers le plein centre du village, le pont sur le Salat, sous lequel on peut en principe toujours apercevoir quelques belles truites.

Au moment où nous arrivons vers Oust, l’indispensable et déjà nostalgique dernier coup d’œil vers la montagne nous procure cette fois un spectacle exceptionnel, entre le ciel parfaitement bleu et les montagnes parfaitement blanches. A très bientôt !

Un peu plus à l’Ouest…

Notre chantier une fois terminé, le 2 octobre était prévue une sortie familiale et mémorielle vers les lieux de prédilection de l’oncle Gaby du côté de la Massane, et nous étions donc chez notre cousin Charles à Argelès. Mais dès le matin, la pluie avait fait son apparition, et la sortie était annulée pour cause d’intempéries.

Un petit tour dans le parc du château, où les grenades se mouillent, puis un petit tour dans le village, avec le parapluie, et après le repas nous reprenons la route vers notre Far-Ouest ariégeois.

En traversant Perpignan on découvre, sur la place de Catalogne, une statue de Dali plutôt rigolote, que nous n’avions encore jamais vue.

Et en arrivant à Estours on découvre que Le Chat n’est pas mécontent de nous revoir !

En ce début octobre, les fleurs de l’été n’ont pas encore fini de s’épanouir.

Et les pommes nous semblent prêtes à être récoltées. Ici, ce sont les Belchard, c’est clairement le pommier le plus productif de tous ceux que nous avons plantés, pour le moment. En 2017, elles constituaient pratiquement la seule production.

A la serre, c’est le moment des meilleures récoltes de tomates. Des tomates poilues, c’est sur la photo que je l’ai remarqué !

Comme les tomates de montagne sont d’un naturel optimiste, même en octobre elles continuent à fleurir, au cas où les beaux jours se poursuivraient indéfiniment.

Quant aux balsamines, elles ne sont plus très exubérantes, mais continuent à offrir quelques fleurs à la gourmandise des gros bourdons.

Pour ce qui nous concerne, un petit tour de l’autre côté du ruisseau nous permettra de ramener de quoi garnir quelques crêpes bien méritées.