Le départ.

Dernier jour à Dunedin le 10 mars, nous nous préparons à rejoindre Auckland pour terminer notre séjour dans l’île du Nord, mais ceci sera une autre histoire. Pour le moment, nous nous laissons encore conduire jusqu’à la boathouse familiale sur la berge d’Otago Harbour.

Nous y voilà ! Superbe, à tous points de vue. Même le temps aujourd’hui encore !

La vue sur Otago Harbour, avec les Red Hot Pokers en premier plan (haha, je progresse en langage des flowers, grâce à mes britanniques lecteurs, don’t je ?).

Une conception idéale pour profiter de la vue exceptionnelle tout en restant confortablement installé à l’abri d’éventuelles intempéries. Extra !

Caramba ! Une Pavlova ! Trop forte, Grandma. Je ne connaissais pas, c’est vraiment délicieux. On célèbre tous les anniversaires en même temps, éloignement oblige…

Non ! Interdit de lécher l’écran !

« Wouaaaaah !  » s’enthousiasme Theo. Il vient de recevoir un nouveau livre, et il adore ça. Le pauvre a la main emmaillotée suite à sa visite à l’hôpital dans la nuit, pour y soigner ses petits doigts brûlés sur le poêle, aïe !

Et nous voilà partis. Non, ce ne sont pas les pilotes de l’avion, mais on s’amuse un peu à l’aéroport avant le départ. Bye bye everybody !…

Otago peninsula.

Péninsule d’Otago, devrais-je écrire, mais tout le monde aura compris facilement et ça fait plus couleur locale.

La péninsule d’Otago est cette langue de terre aux formes torturées qui forme la barrière sud d’Otago Harbour, l’espèce de fjord d’origine volcanique au fond duquel se trouve Dunedin. Plusieurs espèces spécifiques y ont trouvé un terrain favorable pour s’installer, en particulier l’albatros royal et le très timide manchot à œil jaune, une espèce strictement locale, fragile et très menacée.

Le lendemain 27 février, nous voilà donc sur les magnifiques et sinueuses petites routes de la péninsule d’Otago, avec pour premier objectif le Royal Albatros Centre, tout au bout de la langue de terre, près de l’ancien fort Taiaroa.

Temps splendide, panorama de même…

Par ici, les opossums, charmantes bestioles originaires d’Australie, autrefois importées par les colons, menacent la survie des espèces natives. N’ayant aucun prédateur, ils pullulent dans tout le pays et des mesures sont prises pour tenter de limiter leur population.

Au bout de la route, une vue complète de Cape Saunders, une presqu’île dans la péninsule ; on nous dit qu’otaries et lions de mer aiment se prélasser sur la belle plage en bas, mais nous n’avons pas le temps de nous y rendre. Il est temps de faire demi-tour pour retrouver la route littorale et rejoindre le domaine des albatros.

Après une rapide présentation de ces merveilleuses machines volantes, notre guide nous conduit jusqu’au poste d’observation aménagé un peu plus haut. De là, nous dominons l’entrée d’Otago Harbour, et nous pouvons apercevoir une réunion de jeunes de l’année en train de faire leurs exercices préalables à l’envol.

Au-dessous de nous, nous pouvons observer les bateaux qui entrent ou sortent d’Otago Harbour. Ici c’est la sortie d’un gazier.

Les oiseaux adultes, profitant de la brise, passent très près de nous. Pas faciles à photographier, malgré tout…

Lorsque nous retrouvons la voiture, il y a une mouette de Buller (black-billed gull) tranquillement posée sur l’une des voitures garées. Elle s’est même occupée de la décoration…

Quelques mètres plus loin dans les hautes herbes, une aigrette à face blanche cherche (et trouve !) sa nourriture.

Nous reprenons la voiture pour rejoindre la réserve de Penguin Place, toujours sur notre péninsule d’Otago. C’est là que l’on espère apercevoir quelques yellow-eyed penguins (ou manchots à œil jaune).

On commence par y admirer quelques belles fleurs d’agapanthes, pas spécialement néo-zélandaises, mais qui semblent bien se plaire ici.

Sur place, quelques oiseaux recueillis pour diverses raisons peuvent être observés de près. Celui-ci est un jeune, il n’a pas encore la bande de plumes jaunes au niveau de l’œil.

Après avoir parcouru des tranchées couvertes pour approcher les animaux sans les perturber, nous pouvons observer quelques individus près d’une petite mare. Celui-ci est en pleine mue, il est tout entouré de ses vieilles plumes tombées et semble très occupé à se débarrasser de son ancien costume.

Après avoir parcouru les tranchées en sens inverse, nous remontons le long d’un chemin dans la zone boisée qui domine la plage des pingouins, ou plus exactement des manchots, Pipikaretu beach. Nous nous trouvons alors au-dessus de la grève, qui se termine à l’autre extrémité par une pointe rocheuse couverte d’oiseaux marins.

Ceux-ci sont également nombreux au bord de l’eau.

Au-dessous de nous, nous observons une otarie à fourrure (fur seal) qui s’apprête à sortir du bain pour aller rejoindre ses collègues sur la terre ferme.

Une bonne sieste au soleil, c’est bien agréable !

Comme nous terminons notre visite, un énorme paquebot passe par là, comme pour rappeler qu’ici aussi l’emprise de l’homme est bien présente. Pour nous, il est temps de rentrer à Dunedin retrouver le reste de la troupe familiale.

Encore plus au Sud !

Lever 6h ce dimanche 26 février ! Pas trop dur, en fait, grâce au décalage horaire pas encore bien digéré. Et nous voilà en vol pour Dunedin, où nous sommes attendus chez Gran’pa et Gran’ma (de Theo, bien sûr !)

Un voyage tranquille, avec de belles échappées sur les paysages verdoyants.

C’est Theo qui s’occupe de la valise, pendant que les grands se promènent les bras ballants.

Et nous voilà à la maison ! Quel beau temps, on a de la chance…

Le grand carré de jardin occupe la place où l’on jouait autrefois aux boules. Et la maison, c’est l’ancien club house.

Et il y a un autre morceau plus haut, de plain pied avec l’étage,et même un peu plus haut en fait, et très intéressant avec ses petits cailloux blancs.

Une petite bière en attendant le lunch ?

Finalement, Auntie Anya est venue et a amené cousin Emile, ce qui plaît bien à Theo.

Emile a un solide appétit. Et si je lui donnais à manger ?

Il est d’accord !

Et maintenant, une petite promenade…

… et pour les grands aussi ! Nous voici tout en haut de Mount Cargill, d’où l’on découvre le panorama complet sur Otago Harbour (le « fjord » au fond duquel se trouve Dunedin) et la péninsule d’Otago qui le limite au sud.

En agrandissant une partie de l’image, on découvre ici Port Chalmers, où se trouve le port industriel de Dunedin, car les gros bateaux ne peuvent accéder jusqu’à la ville à cause du tirant d’eau.

Et tout à fait à droite la ville, au fond du « fjord » qui n’en est pas vraiment un, car d’origine volcanique, et autour de ce qui semble être un ancien cratère.

Mais redescendons de notre belvédère pour nous rendre sur le côté « Pacifique » de Dunedin.

C’est le quartier St Clair, il y a ici de belles longues vagues qui doivent être bien tentantes pour un surfeur.

Et une immense plage de sable.

« Cloche d’alarme requins » ! Un truc pour t’enlever l’envie d’aller surfer, finalement.

Le panneau signalétique un peu plus loin ne communique pas à quelle distance se trouve le plus proche squale, mais réunit un certain nombre de renseignements plus ou moins utiles suivant les circonstances. La distance jusqu’à Londres semble avoir des évaluations un peu différentes sur le Net, mais j’y ai lu que la ville de Dunedin en serait, dans le monde, la plus éloignée. On notera aussi l’absence regrettable de la distance pour Anglet ou Biarritz…