Promenades du lundi.

19 octobre 2015 à Corte, il fait beau ce matin et je décide d’aller me promener en ville pour découvrir d’éventuelles nouveautés ou retrouver des endroits connus. Remontant le cours Paoli, cœur vivant de la vieille ville, je commence par bifurquer sur ma droite et monter jusqu’à la fontaine des quatre Canons, j’aime bien la petite place tranquille autour de cette belle fontaine, érigée pour les besoins des militaires sous Louis XVI avant de devenir accessible à la population.

la fontaine des quatre canons

Les canons sont ici bien sûr les quatre tuyaux qui crachent l’eau claire dans le bassin qui entoure la fontaine, il est vrai que l’origine militaire de la construction peut prêter à confusion.

l'eau qui coule

Je reste un moment à regarder l’eau qui coule, joliment éclairée par les rayons du soleil.

trois chats

Ce n’est pas bien loin de la placette que je trouve sur mon chemin ces trois chats qui se partagent le trottoir au soleil. Ces animaux ont un don pour occuper les meilleures places.

Paoli sur sa place

En haut du Cours, voici la place Paoli, entièrement rénovée en 2015, et bien plus aérée et agréable que par le passé. La statue du grand homme y a bien sûr été conservée.

la place Paoli et la statue

On voit ici qu’elle est érigée parfaitement dans l’axe du Cours Paoli.

tour de l'Annonciation

Grimpant la rampe en direction de la place Gaffori, je passe ensuite à côté de l’église de l’Annonciation avec son haut campanile.

le chat noir assis

Encore un chat sur mon chemin, celui-ci est à l’ombre, et comme il est tout noir on ne voit que ses deux yeux verts dans la silhouette sombre.

la statue dans le mur

Mes pas me conduisent jusqu’à l’atelier de poterie qui présente de jolies pièces, mais il ne faut pas se laisser tenter par un achat quand on voyage en avion. Mes bavardages avec la potière me font découvrir cette très ancienne statue de la fécondité enchâssée dans le mur, elle me dit qu’elle a été expertisée comme venant d’une très ancienne civilisation, datant de plusieurs millénaires si je me souviens bien. Elle est très belle, en tous cas.

anciens egouts

Elle me montre aussi sur les immeubles environnants les anciennes canalisations d’évacuation des eaux usées, pour lesquelles il y aurait un projet de rénovation.

Focicchia

L’après-midi, après avoir récupéré la voiture, je repars comme la dernière fois pour les petites routes du Bozio, puis du Gaggio (deux microrégions voisines, au Nord de la vallée du Tavignano), à la découverte des villages. Ici, c’est Focicchia, village bâti le long d’une crête, comme c’est très souvent le cas dans l’intérieur de l’île.

Focicchia et la forêt

Et voici encore le même village de Focicchia, mais vu sous un autre angle ; difficile de le reconnaître, car ici il semble tout petit et complètement perdu dans la forêt.

clocher d'Erbajolo

En fait, me voilà arrivée à Erbajolo, c’est d’ici que l’on voit Focicchia perdu dans la forêt. Je m’arrête pour parcourir ce charmant village, dont j’ai remarqué en passant le beau clocher en pierres noires.

la porte de l'église

Ce qu’il y a de plus étonnant dans l’église en dehors du campanile, c’est sa porte d’entrée avec une belle grille en fer forgé.

détail de la porte

J’aime bien…

place d'Erbajolo

Sur la petite place, les bancs sont déserts et les volets fermés, en octobre les villages corses ont perdu une grande partie de leur population estivale. Et peut-être est-ce l’heure de la sieste ?

la vieille porte

Les vieilles portes ont souvent des planches posées comme ici en biais, sur l’île.

chardon sec

De retour de ma petite virée, je fais encore un détour par le domaine St Jean, au cas où les champignons y montreraient le bout de leur chapeau, je me souviens que notre dernier séjour s’est achevé sous des trombes d’eau, il y a une quinzaine.

Mais vous ne saurez rien de plus, c’est vrai quoi, les champignons, ça ne se dit pas, surtout en Corse :).

Promenons-nous dans le Bozio.

Voici donc la suite en images de mes errances sur les petites routes et dans les petits villages perchés de cette jolie région du Bozio ; commençons par un dernier coup d’œil à Sermano depuis la route qui passe en haut du village

Sermano

On découvre ici le cadre naturel magnifique de cette région, qui domine la vallée du Tavignano que l’on aperçoit en contrebas.

Bustanico

Voici maintenant Bustanico, 4km plus loin par la route, mais même pas 2 à vol d’oiseau.

clocher de Bustanico

Le clocher en pierres sombres.

village et église de Bustanico

L’église Saint Césaire et sa façade rose.

église saint Césaire

L’intérieur de l’église est bien décoré.

le Christ de Bustanico

Elle abrite un Christ en bois polychrome du XVIIIe siècle.

chapelle A Madonna

Depuis le village on aperçoit aussi une autre petite chapelle cachée au milieu des vieux châtaigniers. La religion est très présente sur l’île, et cela semble particulièrement vrai dans les endroits les plus reculés.

couvent saint François

Étape suivante à Alando, au couvent Saint François pour commencer. Cette partie du village remonte au Moyen-Age, mais les bâtiments que nous voyons ici sont bien plus récents (XVIIe siècle, remaniés au XVIIIe).

Sambuccio

A l’entrée de l’autre partie du village, une belle statue rend hommage à un héros local nommé Sambucuccio, dont on n’est pas bien sûr qu’il ait vraiment existé. Il serait né à Alando et les chroniqueurs lui attribuent la direction des insurrections de 1358 qui aboutirent à la création de statuts communautaires et à l’organisation de la vie des villages.

Alando

Un petit chemin permet d’accéder au haut du rocher qui domine cette partie du hameau, qui supportait le château de Sambucuccio et où se trouve une table d’orientation. Les maisons bâties là ont été abandonnées dans les années 60, à la suite du décès d’une jeune femme, foudroyée sur son perron.

St François depuis la table d'orientation

Depuis le haut, le paysage est visible à 360°, et on voit bien l’ensemble du couvent St François un peu plus loin.

Sant Andrea di Bozio

Plus loin et plus à droite, c’est le village de Sant Andrea di Bozio avec ses différents hameaux autour de l’église paroissiale avec son immense campanile.

santa maria assunta

Un peu plus bas encore le long de la route, c’est le village de Favalello où se trouve la chapelle romane de Santa Maria Assunta, qui abrite elle aussi de belles fresques du XVe siècle, mais hélas elle est fermée à clef et il n’y a qu’une demi-journée par semaine pour pouvoir la récupérer à la mairie, je resterai donc sur ma faim.

le chaton

Seul un aimable chaton vient me tenir compagnie dans mon tour de chapelle.

Sant Andrea et Poggio

Je me dirige maintenant vers Sant Andrea, dont nous voyons ici le hameau de Poggio et l’église Sant Andrea.

église Sant Andrea

Le chemin d’accès est au-dessous de l’église, l’univers du Bozio est rarement plat !

base du campanile

Une voûte de pierre permet d’accéder sous le campanile.

le clocher de Sant Andrea

Les 37m du clocher le rendent visible de presque toute la région du Bozio. Peut-être est-ce pour cette raison qu’on l’appelle aussi « la cathédrale ».

fleurs de gouttières

Des fleurs artificielles enlevées d’une tombe ont été plantées dans une gouttière de l’église.

Croix

C’est en terminant ma virée de la journée que je suis tombée sur cette croix de fer dont le crucifié semble avoir entamé son ascension vers le ciel, d’ailleurs ses vêtements ne sont pas usuels non plus pour un crucifié. Encore des bondieuseries…

massacre des platanes

Mais quelle affreuse surprise en revenant à Corte le soir ! Tous les splendides platanes qui bordaient la N200 ont été massacrés à la tronçonneuse ! Je reste stupéfaite et horrifiée.

pont sur le Golo

Puis, après avoir récupéré le prof à la sortie de ses cours, nous revenons jusqu’au village de Ponte Leccia sur la route de Bastia, où nous avons été obligés de nous replier pour nous loger en raison de l’invasion de Corte par les staffs du tour de Corse automobile. Très beau pont d’origine génoise, lui aussi, à Ponte Leccia, qui franchit le Golo de ses quatre arches, et supporte la circulation en direction de Bastia ; rien n’annonce encore l’épreuve qu’il subira dans les jours suivants, avec une crue tout à fait exceptionnelle (http://www.corsematin.com/article/derniere-minute/ponte-leccia-matin-dantesque-sous-les-eaux-du-golo-en-furie.1905644.html).

Trois jours de travail….

…oui, mais pas pour moi, héhé ! Seulement pour les malheureux étudiants de l’Université de Corte (de plus en plus nombreux) et leur prof de trois jours ! De mon côté, liberté pour faire du shopping dans la coquette cité de Corte (mouais…) et pour explorer les environs. Résumé en quelques photos :

Un peu de bondieuserie pour commencer : passant par la rampe Sainte Croix, je pousse la porte de la chapelle du même nom, déjà visitée il y a deux ans (voir dans les archives d'octobre 2012). Surprise ! Les peintures intérieures ont été rénovées, ça flashe maintenant. Revoici le retable baroque avec des couleurs ravivées, on aime ou on n'aime pas, mais c'est assez drôle à mon avis.

Un peu de bondieuserie pour commencer : passant par la rampe Sainte Croix, je pousse la porte de la chapelle du même nom, déjà visitée il y a deux ans (voir dans les archives d’octobre 2012). Surprise ! Les peintures intérieures ont été rénovées, ça flashe maintenant. Revoici le retable baroque avec des couleurs ravivées, on aime ou on n’aime pas, mais c’est assez drôle à mon avis, avec la mine étrangement réjouie des personnages au pied du crucifié.

Un peu plus loin, dans les ruelles au pied de la citadelle, je découvre un atelier de poteries, avec un escalier bien décoré.

Un peu plus loin, dans les ruelles au pied de la citadelle, je découvre un atelier de poteries, avec un escalier bien décoré.

Passage inévitable aussi devant l'épicerie Ghionga, visible sur de nombreuses cartes postales de Corte. A peine moins que la Citadelle.

Passage inévitable aussi devant l’épicerie Ghionga, visible sur de nombreuses cartes postales de Corte. A peine moins célèbre que la Citadelle.

Comme le temps est plutôt au beau, malgré quelques jolis nuages, je peux aussi allet me promener un peu aux environs.

Comme le temps est plutôt au beau, malgré quelques jolis nuages, je peux aussi aller me promener un peu aux environs, il n’y a pas bien loin à aller pour sortir de la ville. Tant pis pour le shopping.

Cette année, j'ai commencé par chercher une installation artistique sur la commune toute proche de Pogghiu di Venaco, dont j'avais trouvé le flyer à l'atelier de poterie (et pas à l'office du tourisme !) "i fulminanti", ou encore "les allumettes", par l'artiste plasticienne Laetitia Carlotti.

Cette année, j’ai commencé par aller à la recherche d’une installation artistique sur la commune toute proche de Pogghiu di Venaco, dont j’avais trouvé le flyer à l’atelier de poterie (et pas à l’office du tourisme !) « i fulminanti », ou encore « les allumettes », par l’artiste plasticienne Laetitia Carlotti. Pas besoin de longues explications pour comprendre le nom, ici.

Pas âme qui vive aux alentours, ce lundi 29 septembre, mais il y a quand même sur place quelques explications destinées aux éventuels visiteurs ou passants (nous sommes là sur une variante du sentier mare a mare Nord).

Pas âme qui vive aux alentours, ce lundi 29 septembre, mais il y a quand même sur place quelques explications destinées aux éventuels visiteurs ou passants (nous sommes là sur une variante du sentier de randonnée mare a mare Nord).

Gros plan sur le bout d'une allumette.

Gros plan sur le bout d’une allumette. Voir ci-dessus pour la composition.

Quelques magnifiques chênes-lièges le long du chemin d'accès à l'installation.

Quelques magnifiques chênes-lièges le long du chemin d’accès à l’installation. Belle lumière, mais je presse le pas en gardant un œil inquiet sur les gros nuages noirs accrochés à la montagne.

Le lendemain, c'est un peu dans la même direction que je me rends jusqu'au pont Eiffel, un superbe viaduc métallique construit au dessus du Vecchio entre 1890 et 1892 pour le chemin de fer.

Le lendemain, c’est un peu dans la même direction que je me rends jusqu’au pont Eiffel, un superbe viaduc métallique construit au dessus du Vecchio entre 1890 et 1892 pour le chemin de fer.

En montant le long de la petite route qui permet de mieux voir le pont Eiffel, on prend aussi un peu de recul par rapport au grand viaduc routier voisin, qui n'a, lui, qu'une quinzaine d'années.

En montant le long de la petite route qui permet de mieux voir le pont Eiffel, on prend aussi un peu de recul par rapport au grand viaduc routier voisin, qui n’a, lui, qu’une quinzaine d’années.

Restons encore un peu dans les ponts avec celui de Noceta, plus classique et nettement plus ancien, lui aussi sur le Vecchio, mais un peu plus en aval que les deux géants précédents. Curieux, ces deux arches dissemblables !

Restons encore un peu dans les ponts avec celui de Noceta, plus classique et nettement plus ancien, lui aussi sur le Vecchio, mais un peu plus en aval que les deux géants précédents. Curieux, ces deux arches dissemblables !

En contrebas du pont, sur les berges du Vecchio, j'ai la surprise de découvrir des osmondes royales, j'aime beaucoup ces grandes et élégantes fougères. J'ignorais qu'il pouvait y en avoir en Corse.

En contrebas du pont, sur les berges du Vecchio, j’ai la surprise de découvrir des osmondes royales, j’aime beaucoup ces grandes et élégantes fougères. J’ignorais qu’il pouvait y en avoir en Corse.

Une dernière découverte enfin le dernier jour avec une petite route qui traverse la belle forêt de Padule, encore sur la commune de Noceta.

Une dernière découverte enfin le dernier jour avec une petite route qui traverse la belle forêt de Padule, encore sur la commune de Noceta.

Et voici la fontaine de Padule, qui aurait donné son nom à la forêt alentour.

Et voici la fontaine de Padule, c’est elle qui aurait donné son nom à la forêt alentour.

Quittons-nous sur un sourire, en admirant ce charmant panneau anti-crottes trouvé à l'entrée de la citadelle de Corte, mais dont les chiens cortenais n'ont pas l'air de faire grand cas, si l'on regarde bien le sol au pied du panneau...

Quittons-nous sur un sourire, en admirant ce charmant panneau anti-crottes trouvé à l’entrée de la citadelle de Corte, mais dont les chiens cortenais n’ont pas l’air de faire grand cas, si l’on regarde bien le sol au pied du panneau…

Saint-Jean de Corte et Vizzavona.

L’église et le baptistère Saint-Jean de Corte, cités par le guide Michelin, ne sont pas faciles à trouver. Pas le moindre panneau pour en signaler l’existence, on pourrait croire que les visiteurs n’y sont pas vraiment souhaités. Il faut dire que le voisinage de l’ancienne « section d’épreuve » de la légion étrangère plombe un peu l’ambiance du lieu…

Après pas mal de tâtonnements, je finis par trouver le site recherché, c'est ici le baptistère que je vois en premier.

Après pas mal de tâtonnements, je finis par trouver le site recherché, c’est ici le baptistère que je vois en premier.

En face de l'entrée se trouve, un peu abîmée mais bien présente, la cuve baptismale.

En face de l’entrée se trouve, un peu abîmée mais bien présente, la cuve baptismale.

Juste à côté, voilà l'église, de ce côté-ci elle semble bien conservée mais...

Juste à côté, voilà l’église, de ce côté-ci elle semble bien conservée mais…

de l'autre côté, ne subsistent des nefs que les bases des murs et des piliers ; pour le vocabulaire, je vous renvoie vers le guide Michelin, toujours très technique pour les vieilles églises. (Ambon, chancel, qui connaît ces termes ?)

de l’autre côté, ne subsistent des nefs que les bases des murs et des piliers ; pour le vocabulaire, je vous renvoie vers le guide Michelin, toujours très technique pour les vieilles églises. (Ambon, chancel, qui connaît ces termes ?)

Malheureusement, comme on peut le voir sur les photos, le temps est à la limite de la pluie, c’est très gris. Je poursuis quand même un peu plus loin, intriguée par les murs d’un domaine tout proche qui ne semble guère entretenu…

Le portail d'entrée me fait d'abord penser à une ancienne colonie désaffectée.

Le portail d’entrée me fait d’abord penser à une ancienne colonie désaffectée.

mais l'allure des baraquements éloigne cette hypothèse

mais l’allure des baraquements éloigne de cette hypothèse

et le symbole de la Légion est encore là sur le dallage pour témoigner.

et le symbole de la Légion est encore là sur le dallage pour témoigner.

De bien vilaines histoires semblent circuler sur cette « section d’épreuve » de la Légion Étrangère, dont le but était de mater les fortes têtes. Pour ceux que cela intéresse, voir l’article du journal local « Corse matin » avec le lien suivant : http://www.corsematin.com/article/corse/legion-etrangere-le-terrible-temoignage-dun-ancien-disciplinaire-du-bagne-de-corte.3075.html
Actuellement, les lieux sont plutôt fréquentés par les sportifs du cru venus évacuer quelques litres de transpiration, ainsi que par quelques amateurs de champignons, il est vrai que ceux-ci poussaient à profusion en cette fin de mois d’octobre.

Celui-ci a bien voulu poser un petit peu...

En voilà un qui a bien voulu poser un petit peu…

Le lendemain, pour cette deuxième période, les cours finissaient à midi et on pouvait donc partir avec le casse-croûte pour une balade de demi-journée. Après avoir encore une fois scruté le ciel et les prévisions de météo France, nous voilà partis vers la forêt de Vizzavona pour aller voir les fameuses cascades des Anglais.

En route !

En route !

Le chemin descend dans la forêt, le massif du Monte d'Oro domine la situation.

Le chemin descend dans la forêt, le massif du Monte d’Oro domine la situation.

On rejoint l'Agnone au niveau de la passerelle, et on remonte le long de sa rive droite, sans franchir la passerelle.

On rejoint l’Agnone au niveau de la passerelle, que l’on ne franchit pas, et on remonte le long de sa rive droite.

Ici aussi il y a des champignons, ceux-ci poussent sur un tronc d'arbre.

Ici aussi il y a des champignons, ceux-ci poussent sur un tronc d’arbre.

Une cascade, mais pas d'Anglais à l'horizon, on aurait dû amener les nôtres !

Une cascade, mais pas d’Anglais à l’horizon, on aurait dû amener les nôtres !

Dans cette zone plus rocheuse, les pins Laricio semblent mieux adaptés que les hêtres.

Dans cette zone plus rocheuse, les pins Laricio semblent mieux adaptés que les hêtres.

Grands arbres et petites fleurs : les cyclamens sont aussi bien abondants par endroits.

Grands arbres et petites fleurs : les cyclamens sont aussi bien abondants par endroits.

Bien que l’endroit semble connu pour cela, pas de baignade dans le torrent pour nous ce jour-là. Nous sommes rentrés à l’hôtel avec l’espoir que le lendemain serait beau pour la vallée du Tavignano…

De retour à Corte.

Nous revoilà donc à Corte pour quelques jours, et je redeviens autonome puisque Daniel doit s’occuper de ses petits pendant trois jours.
Première matinée à étudier les divers guides et à scruter le ciel pour savoir de quel côté sont les meilleures chances de beau temps, çà n’a pas l’air simple dans cette île montagneuse où les nuages ont tendance à s’accrocher, là où ils veulent.
On a rendez-vous place de Padoue pour le repas de midi.

La statue me regarde et je regarde la statue ; c'est un bronze de Bartholdi, l'auteur de la célébrissime statue de la Liberté à New York.

La statue du duc me regarde et je regarde la statue ; c’est un bronze de Bartholdi, l’auteur de la célébrissime statue de la Liberté à New York.

L’après-midi, j’ai décidé d’aller jusqu’au village tout proche de Castirla, où se trouve une chapelle ornée de fresques du XVe siècle, et j’ai même appelé la mairie pour me faire confirmer que je pourrai bien y emprunter la clé.

Voilà la clé !

Voilà la clé !

et voilà la chapelle, elle est un peu plus bas que le village, il faut prendre la voiture pour y aller ; elle est entourée du cimetière et... la porte n'est pas fermée, juste tenue par un bout de bois et une ficelle.

et voilà la chapelle, elle est un peu plus bas que le village, il faut prendre la voiture pour y aller ; elle est entourée du cimetière et… la porte n’est pas fermée, juste tenue par un bout de bois et une ficelle.

C'est tout petit et le regard est tout de suite capté par l'ensemble de fresques qui entourent l'autel.

C’est tout petit, et le regard est tout de suite capté par le magnifique ensemble de fresques qui entourent l’autel.

Un Christ en majesté occupe le centre de la voûte.

Un Christ en majesté occupe le centre de la voûte.

Le peintre a apporté beaucoup de soin à réaliser ce visage.

Le peintre a apporté beaucoup de soin à réaliser ce visage.

Ma visite achevée, je bricole un peu la serrure bloquée et réussis à libérer le pêne et à refermer derrière moi, puis remonte au village pour restituer le sésame.
Comme il me reste encore un peu de temps, j’en profite pour sillonner les petites routes proches.

Ici on voit que les chasseurs corses ne s'en prennent pas qu'au gibier. Il est vrai que les panneaux indicateurs courent moins vite que les sangliers.

Ici on voit que les chasseurs corses ne s’en prennent pas qu’au gibier. Il est vrai que les panneaux indicateurs courent moins vite que les sangliers et les lapins.

Nuages, soleil, averses, le programme est varié.

Nuages, soleil, averses, le programme est varié.

J'ai même droit à un bel arc-en-ciel pour terminer.

J’ai même droit à un bel arc-en-ciel pour terminer.

Le lendemain retour vers Aléria où nous n’avions pas pu visiter le musée et le site l’an dernier, n’étant pas dans le bon créneau horaire. Je commence par le musée, qui n’a finalement pas grand chose à voir avec la ville romaine, la plupart des pièces présentées proviennent d’une nécropole préromaine découverte plus au sud dans les années soixante, et sont d’une finesse étonnantes (IVe siècle avant J.-C., çà commence à faire quelques années !)

Un collier carthaginois en pâte de verre

Un collier carthaginois en pâte de verre

Un vase en terre cuite, ici en forme de tête de mulet, appelé rhyton. Je n'avais jamais entendu ou lu ce mot.

Un vase en terre cuite, ici en forme de tête de mulet, appelé rhyton. Je n’avais jamais entendu ou lu ce mot. Utilisé pour les libations, autrement dit pour picoler.

Un peu plus loin c'est le site de la ville romaine, les explications sont bien utiles pour comprendre ce que l'on voit.

Un peu plus loin c’est le site de la ville romaine, les explications sont bien utiles pour comprendre ce que l’on voit. En haut à droite, le forum.

Le descendant d'un papillon antique butine une scabieuse.

Le descendant d’un papillon antique butine une scabieuse.

Chouette ! Mes moutons de l'année dernière sont encore là en train de s'amuser le long du Tavignano !

Chouette ! Mes moutons de l’année dernière sont encore là en train de s’amuser le long du Tavignano !

Le nid d’aigle de Corte.

Pour accéder au nid d’aigle de la Citadelle de Corte, il faut passer par le musée d’anthropologie, ce n’est donc pas possible le lundi car le musée est fermé. Le Musée lui-même proposait une exposition temporaire sur le sport qui ne m’a pas attirée, pour le reste cela manquait d’entretien, et si la partie sur l’élevage était intéressante, j’ai été bien surprise de ne rien y trouver sur les premiers habitants de la Corse.

En se dirigeant vers le nid d'aigle, on peut admirer quelques belles toitures anciennes.

En se dirigeant vers le nid d’aigle, on peut admirer quelques belles toitures anciennes.

le nid d'aigle

Le nid d’aigle.

 

vue vers le sud

On domine déjà la ville.

 

une marche

Les marches sont en marbre de la Restonica. Celui-ci est vert, mais son dessin ne ressemble pas du tout à celui d’Estours.

 

le panneau d'entrée

Nous y voilà !

 

cour

Après avoir traversé la salle de garde, on accède à la cour intérieure.

 

dalle

De nombreuses dalles ont été gravées par les soldats désoeuvrés. C’était une époque lointaine, ils n’avaient pas d’Ipad pour passer le temps. Celui-ci s’appelait Casanova !

 

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Je ne suis pas passée, bien entendu.

 

la ville basse

On voit l’IUT de Corse, depuis ici ! Il est derrière le bâtiment jaune.

 

le belvédère

Par là c’est le belvédère où je suis montée hier, mais mon copain le chat n’est pas là aujourd’hui.

 

vue sur Corte

La ville haute et ses toits.

 

vécé médiéval

Sans commentaire.

 

escalier d'accès

Maintenant il faut redescendre l’escalier et ses marches de marbre.

 

escalier condamné

Celui-ci est aussi en marbre de la Restonica, et permettrait de sortir directement, mais il est condamné. Il faut repasser par le musée pour s’échapper !

 

Monte Cecu

Une jolie promenade sur la piste qui va du col d’Ominanda (elle part quelques dizaines de mètres avant le col en venant de Corte) aux pylônes du Monte Cecu dominant Corte et les alentours. On chemine pratiquement tout le temps sur la crête, avec une belle vue sur la vallée de l’Orta et ses prairies verdoyantes en ce mois d’octobre, la ville de Corte, le monte Rotondo derrière, et vers l’Est les montagnes du Bozio et le village de Tralonca au-delà de la N193 qui file vers Bastia.

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