Petites fleurs, petites bêtes.

Le mois de mars se poursuit, les jours allongent de plus en plus, c’est la saison des plantations et les allers et retours entre le pays basque et l’Ariège se multiplient. Autour du 22 mars, le printemps officiel est enfin là, et voici où en était notre vallée du Couserans en ce printemps 2019.

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Le grand sapin devant chez Odette a été abattu. On en retrouve les traces.

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Les violettes odorantes, « de Toulouse » dit-on, s’épanouissent et diffusent leur célèbre parfum…

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Les anémones hépatiques, dans la vallée d’Estours, sont soit bleues soit blanches. Je les ai surprises en train de pousser tout près les unes des autres, hum !

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Notre nouveau nectarinier, planté dans le talus à l’automne dernier, a déjà des fleurs ! Et moi qui connais la suite du film, je peux même vous confier qu’il va nous donner (quelques mois plus tard) deux nectarines délicieuses, miam !

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Les pissenlits s’épanouissent et le petit peuple besogneux en profite.

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Un souci ! Ils ne sont pas si nombreux dans le secteur. Et jamais très facile à approcher, non plus.

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On a des lumières printanières, les arbres sans feuilles, l’herbe tendre, le soleil… Il n’y aurait pas déjà comme un parfum de morille ? Hôoooo, doucement, ce n’est encore que le 22 mars…

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Les corydales, elles, sont au rendez-vous, et font partie des gourmandises qui s’offrent à ce beau papillon citron.

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Les pinsons des arbres, absents en début d’hiver, sont bien présents maintenant. Incapables de se nourrir directement à la mangeoire, ils profitent des graines jetées au sol par les mésanges, qui pratiquent un tri très sélectif.

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Avec ses cinq pétales roses et son feu d’artifice central, cette fleur du pêcher, que je vous ai gardée pour la fin, n’est-elle pas une belle représentation de ce début de printemps ?

 

 

 

Vacances d’hiver (III) – Les bestioles.

En hiver, dans la vallée d’Estours, il fait le plus souvent sombre, froid et humide. A l’époque du solstice, on a droit dans le meilleur des cas à une demi-heure de soleil par jour. Alors, la plupart des animaux se trouvent une bonne planque et passent l’hiver à roupiller en attendant le retour des beaux jours et des touristes. C’est le cas des loirs, des chauve-souris, des papillons, des marmottes, des taons, des moustiques, et bien sûr aussi des ours (qui pullulent en été dans les parages, paraît-il, bien que je n’en aie jamais vu la queue d’un).
Cependant, bravant les intempéries, il reste encore du beau monde à voir dans le petit peuple animal, avec bien sûr une large place pour les oiseaux qui non seulement n’ont pas plus que moi la faculté d’entrer en hibernation, mais deviennent bien plus visibles lorsqu’il n’y a pas de feuilles aux arbres.

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Pour changer un peu des habituelles mésanges bleues, nonnettes et charbonnières, voyez un peu qui se rapproche aujourd’hui des mangeoires pleines de tournesol.

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C’est un bouvreuil pivoine ! Un mâle, très coloré.

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Hello, Pyrrhula pyrrhula ! (C’est son nom scientifique, je ne suis pas sûre qu’il imite son chant, mais ce n’est pas impossible).

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Fin février, nous sommes déjà loin du solstice, et nous avons droit à quelques heures quotidiennes de soleil, en cas de beau temps. Voici donc notre ami Bernard le lézard sorti momentanément de sa torpeur hivernale pour se réchauffer agréablement.

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Et voilà même que la première fleur de cette pulmonaire, annonciatrice du printemps, a réussi à attirer à elle le premier papillon Citron.

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Tiens ! Une mésange noire, je n’en voyais presque jamais les années précédentes, les voilà plus présentes cette année. La pullulation de chenilles de pyrales les a peut-être aidées à se multiplier ?

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Hola ! Qui va là dans la neige ? Un prince charmant ?

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Mais non, pas du tout ! Il y a un grand rassemblement de grenouilles rousses près de la résurgence dont l’eau s’étale sur le parking en amont d’Estours. Elles sont là en nombre pour s’occuper de la perpétuation de l’espèce, mais ce sont bien des grenouilles amoureuses, et pas des crapauds.

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Regardez bien, derrière l’œil, il y a une forme ronde à peu près de la même taille, et c’est son tympan, son oreille quoi.

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Et lui, vous l’avez reconnu, le siffleur noir à bec jaune ? Quasi invisible en été, on peut maintenant l’apercevoir sur les branches dénudées.

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Le plus difficile, je l’ai gardé pour la fin : un oiseau se cache dans cette photo ! Je vous laisse chercher…

En juin, naturellement (suite).

Restons encore un peu en Ariège, où Dame Nature, en ce mois de juin, est en pleine activité.

Les quelques cerises du jardin d’en haut feront le bonheur des geais… deux jours d’absence et il n’en restait plus une seule !

Les premières ipomées s’offrent en un spectacle éphémère mais souvent renouvelé.

Les hémérocalles, encore.

Après la pluie, les plantes les plus insignifiantes se parent de perles somptueuses.

Ce visiteur ailé porte le prénom de tristan, et il a de bien beaux yeux sur ses ailes.

Une butineuse rescapée, les ruches ayant été décimées pendant l’hiver.

Les délicates étoiles bleues des campanules s’épanouissent le long des chemins.

Le chemin a retrouvé sa nef de verdure, comme on dit à Combelongue. Pas de marronniers ici, frênes et noisetiers forment l’essentiel de l’architecture végétale.

Certaines fleurs sont presque à visage humain, si l’on s’approche vraiment.

Tout comme les abeilles, les papillons se font maintenant rares, alors que notre vallée était jusqu’à maintenant une zone très riche de ce point de vue.

Seulement quelques individus, même pour les espèces autrefois très présentes comme ce tabac d’Espagne…

…ou ce Robert-le-diable.

Toujours aussi belles quoique moins envahies par les insectes butineurs, les ombelles blanches des berces.

Et, comme toujours, au milieu coule une rivière…