A la recherche des myrtilles perdues.

Portbou s’achève en 2018…

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…avec une éclipse de Lune !
Nous laissons la place à Damien et sa famille et rejoignons Estours après avoir restitué les garçons à leur Maman.

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Pendant notre absence, l’hortensia de la terrasse a poussé comme un fou.

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Et les premières fleurs de l’althéa régalent les abeilles de Gérard.
Nos premiers visiteurs ne tardent pas à arriver : Raphaël, Caroline et Julie. La première sortie, c’est pour aller voir au col de Pause si 2018 sera ou non une année à myrtilles, et profiter un peu aussi de la haute montagne.

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Depuis la vallée du Salat, on est monté par la route, puis la piste, en longs lacets à flanc de montagne.

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Vraiment en lacets !
Nous sommes maintenant à plus de 1500m d’altitude, et ça change tout.

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Caroline n’est jamais allée à la montagne. Il y a des pentes partout, et ça lui donne le vertige 😦

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Malgré sa peur, elle a réussi à parcourir le petit bout de chemin qui mène du parking au vrai col de Pause, où on espère ramasser quelques myrtilles. Julie, qui n’a pas le vertige, fait son premier apprentissage avec Raphaël.

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Mais il y a beaucoup d’araignées dans les pieds de myrtilles, et elle n’aime pas trop ça.

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Vers le nord-est, en face de nous, le pic de Fonta et ses 1934m. La vallée d’Estours est juste à sa gauche.

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Toute une troupe de chevaux occupe les lieux en liberté. Mérens ou Castillonnais, je ne suis pas capable de les distinguer, à cette distance, ni d’ailleurs de plus près 🙂

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Il n’y a encore une fois presque pas de myrtilles ! On a péniblement ramassé de quoi garnir une tarte, pas de confiture cette année, misère ! Le changement climatique arrive même à perturber cette production sauvage qui était d’une régularité remarquable.

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Alors on s’assied et on profite du paysage. Et il se passe quelque chose ! Petit à petit, tous les chevaux se sont rapprochés de nous et…

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… presque arrivés au col, ils accélèrent soudain l’allure pour aller rejoindre l’autre chemin qui va vers le parking.

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Comme c’est chacun son tour qu’ils font la dernière descente au galop, le spectacle dure un bon moment…

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…et il est magnifique.

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Après quoi il ne nous reste plus qu’à reprendre notre petit chemin avec nos récipients vides.

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Les chevaux se sont regroupés au-dessous du parking, où on leur a aménagé un abreuvoir.

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Sur le chemin du retour, on remarque une belle maison écologique avec un toit végétalisé. Chouette !

Jaizkibel, le sentier littoral.

Revenons maintenant à l’extrémité occidentale des Pyrénées, pour aller y explorer une frontière un peu différente de celle qui nous occupe habituellement, à savoir la frontière entre terre et mer.

Après la première petite ville espagnole de Fontarrabie s’étend sur une longueur de plus de 10km le massif montagneux du Jaizkibel, avec sa longue arête globalement orientée du Sud-Ouest (où se trouve Pasaia et son port) vers le Nord-Est (où se trouve Fontarrabie). Côté Océan, il présente son flanc Nord-Ouest aux assauts des intempéries et des tempêtes, qui en ont façonné le relief. C’est un endroit particulier, sauvage et encore très préservé, car peu accessible (une seule petite route, bien mal indiquée) et recevant de plein fouet les colères de l’Atlantique.

Pour notre part, notre seule tentative de balade ayant été peu concluante, nous avions renoncé à en faire un but de promenade jusqu’à la récente découverte, sur le net, de quelques photos plutôt alléchantes, et après des recherches un peu plus poussées voici quelques images de notre première véritable découverte de ce lieu assez exceptionnel.

Après un repas sympathique au merendero Justiz, nous descendons la petite route jusqu'à son terminus et prenons le chemin qui descend vers l'Océan. Nous sommes le 21 avril, la floraison des ajoncs est à son apogée, ils sont somptueux.

Après un repas sympathique au merendero Justiz, nous descendons la petite route jusqu’à son terminus et prenons le chemin qui descend vers l’Océan. Nous sommes le 21 avril, la floraison des ajoncs est à son apogée, ils sont somptueux.

Tout de même, il faut bien que quelque chose nous rappelle que nous sommes ici en terre basque !

Tout de même, il faut bien que quelque chose nous rappelle que nous sommes ici en terre basque !

Le chemin descend rapidement jusqu'au littoral, et nous commençons à découvrir le socle rocheux entre les banquettes herbeuses.

Le chemin descend rapidement jusqu’au littoral, et nous commençons à découvrir le socle rocheux entre les banquettes herbeuses.

On découvre déjà quelques sculptures d'érosion dans le socle rocheux.

On découvre déjà quelques sculptures par érosion dans les bancs de grès.

Nous avons de la compagnie, cette fois ! Père et fils...

Nous avons de la compagnie, cette fois ! Père et fils…

L'univers est en pente, par ici. Ce n'est pas si mal, pour s'asseoir, apparemment.

L’univers est en pente, par ici. Ce n’est pas si mal, pour s’asseoir, apparemment.

Derrière nous, on voit les pâturages, les chevaux qui paissent en liberté, et la maison près de laquelle nous avons garé les voitures.

Derrière nous, on voit les pâturages, les chevaux qui paissent en liberté, et la maison près de laquelle nous avons garé les voitures.

De l'autre côté du ruisseau, au bord de la falaise, il y a un cheval qui broute dont Fanny dirait qu'il a la même coiffure que le cousin Machin (cf famille Adams).

De l’autre côté du ruisseau, au bord de la falaise, il y a un cheval qui broute et dont Fanny dirait qu’il a la même coiffure que le cousin Machin (cf famille Adams).

Voilà la falaise en question, la coupe me fait penser à un plat de lasagnes.

Voilà la falaise en question, la coupe me fait penser à un plat de lasagnes.

On arrive maintenant à un replat herbeux avec une belle perspective sur la côte vers l'Ouest.

On arrive maintenant à un replat herbeux avec une belle perspective sur la côte vers l’Ouest.

En cet endroit se trouve un panneau didactique qui commémore une aventure de l’aviateur Roland Garros (hé non, ce n’était pas un joueur de tennis !) Le 23 mai 1911, ce dernier, qui participait à la course Paris-Madrid, se trouva à court de carburant avant l’arrivée prévue à Saint-Sébastien. Il réussit à atterrir sur cette plate-forme, puis à obtenir de l’essence en sollicitant l’assistance locale, y compris celle de frères capucins, en latin ! Et il réussit enfin à rallier Saint-Sébastien après avoir lancé son avion au-dessus de la mer au bout d’un roulage d’une centaine de mètres…

En tous cas, l'endroit est magnifique, et les falaises cachent des merveilles réalisées par l'érosion.

En tous cas, l’endroit est magnifique, et les falaises cachent des merveilles réalisées par l’érosion.

Me voici attendue par le reste de la troupe.

Me voici attendue par le reste de la troupe.

Le sentier est régulièrement bordé de falaises aux formes étranges.

Le sentier est régulièrement bordé de falaises aux formes étranges.

Les rochers qui subsistent des couches anciennes emportées par l'érosion semblent prêts à se précipiter dans le vide.

Les rochers qui subsistent des couches anciennes emportées par l’érosion semblent prêts à se précipiter dans l’océan.

Au ras du sol, les discrètes fleurs de grémil attirent l’œil par leur bleu intense.

Au ras du sol, les discrètes fleurs de grémil attirent l’œil par leur bleu intense.

Encore des sculptures sur grès, la variété est infinie.

Encore des sculptures sur grès, la variété est infinie.

Ici nous découvrons les variations de couleurs de la roche, due à des éléments étrangers.

Ici nous découvrons les variations de couleurs de la roche, dues à des éléments étrangers certainement.

Les panneaux nous permettent de nous situer par rapport aux extrémités du sentier.

Les panneaux nous permettent de nous situer par rapport aux extrémités du sentier.

Au retour, nous retrouvons le cousin Machin, avec un collègue, ou un autre cousin.

Au retour, nous retrouvons le cousin Machin, avec un collègue, ou un autre cousin.

Le sentier franchit plusieurs ruisseaux sur le parcours que nous avons suivi. A cette saison, tous avaient de l'eau.

Le sentier franchit plusieurs ruisseaux sur le parcours que nous avons suivi. A cette saison, tous avaient de l’eau, qui coulait claire sur le fond sableux.

Dernière image de ces beaux pâturages avant de remonter vers le parking retrouver la voiture.

Dernière image de ces beaux pâturages avant de remonter vers le parking retrouver la voiture.