Catlins

Le lendemain, nous sommes le 5 mars, comme c’est souvent le cas après le 4 🙂 . Le début de journée, outre l’inévitable tasse de thé, est consacré au choix des activités, et il faut bien s’organiser, si l’on veut aller voir les grottes, qui ne sont accessibles qu’à marée basse.

Nous quittons Hilltop sous le regard d’un petit oiseau mignon, sans doute soulagé de retrouver sa tranquillité.


La route offre de beaux points de vue sur l’Océan et ses couleurs changeantes.

Panorama sur Tautuku Bay et ses vagues bien régulières.

Première visite : le lac de tourbière Wilkie, accessible par un joli petit sentier agrémenté de panneaux didactiques sur la géologie et l’écologie du milieu.

L’eau y est sombre et les reflets presque parfaits.

Des passerelles de bois permettent de franchir les zones trop humides et de préserver ce milieu naturel fragile. Et il doit exister une photo symétrique de celle-ci dans les archives de Fanny 🙂

Et nous voici de retour à Papatowai, pour une petite visite à « the lost gipsy gallery ». On pourrait passer ici des heures à détailler les trouvailles et inventions du maître des lieux, à commencer par la « mail whale » qui sert de boîte aux lettres.

Prémonitoires, les sièges « en marche ! » qui plairaient sûrement à notre Président, à moins que l’on y voie plutôt une invitation à s’asseoir et réfléchir un peu.

A l’entrée de l’inextricable roulotte verte, un panneau NO évoquant sans doute le passage de quelques tsunamis en culottes courtes.

Et de belles fleurs de Tritoma (ou tison de Satan, j’aime bien) au bord de la route.
Mais il va être temps de rejoindre la route des « cathedral caves » (grottes cathédrales), puisque c’est l’heure de la marée qui commande !

La route conduit jusqu’à un grand parking, depuis lequel il faut marcher à pied en suivant un sentier forestier, avant de rejoindre la plage de Waipiti.

Les falaises dans lesquelles s’ouvrent les entrées des deux grottes se trouvent un peu plus loin sur la gauche.

C’est surtout la deuxième entrée qui est gigantesque, d’où le nom de « cathedral caves ».

Vu de l’intérieur, ce n’est pas mal non plus !

Waipiti beach est encore l’une de ces immenses plages qui alternent avec les zones rocheuses sur tout ce littoral de la côte Sud-Est.

Un petit ruisseau y déverse une eau limpide.
Après avoir vagabondé un peu sur la plage, nous remontons vers le parking où nous attend la voiture. Il est temps de reprendre la route vers notre camp de base à Dunedin. La soirée est déjà prévue chez Auntie Bella (Taty Bella) !

C’est tout près de chez elle qu’Isaac nous amène pour commencer, il y a là une rue connue pour être la plus pentue du monde !!! Et c’est vrai que la monter, et surtout la redescendre, est plutôt impressionnant.

Theo est tout content de retrouver son cousin Emile. C’est le grand cousin Shane qui leur a ramené des tshirts identiques 😉

Granma supervise ses deux petis-fils, et veille à ce qu’Emile ait suffisamment à manger, pour la tranquillité de tous.

Au Sud du Sud.

Nous voilà déjà le 4 mars ! La météo est toujours plutôt bonne, il paraît que nous avons de la chance. Nous voilà donc partis encore plus au Sud, vers la belle région des Catlins, tout en bas de l’île du bas (du Sud, pardon). Ce n’est pas vraiment très loin de Dunedin, mais pour empiler moins d’heures de route nous passerons la nuit sur place.

Premier arrêt au bord d’un lac. Il ne fait pas très chaud et le vent souffle bon train. Les mouettes, en bonnes girouettes qu’elles sont, se tournent le nez vers le vent.

Au bord de la route, un vieux cottage historique (d’origine ou reconstitué, je ne sais pas), offre à voir l’habitat des premiers pionniers arrivés d’Europe aux XVIIIe et  XIXe siècles.

Notre route suit une direction globalement Sud-Ouest, longeant la côte à quelque distance. Nous traversons Kaka Point (celui-ci, je suis obligée de le mentionner) puis prenons la route en cul-de-sac qui mène à Nugget Point. Le littoral, que nous suivons maintenant de très près, est fait d’une succession de grandes plages de sable et de zones rocheuses, comme celle que nous voyons ici à l’approche des Nuggets.

Après avoir stationné les voitures, il faut poursuivre à pied pendant une dizaine de minutes, d’abord sur la route puis sur un bon sentier, pour rejoindre Nugget Point et son célèbre phare.

Comme nous avançons le long du chemin, nous pouvons observer au pied des falaises, dans le flux et reflux des vagues entre les rochers, tout un groupe d’otaries en train de jouer comme des petites folles…

tandis que d’autres se prélassent sur les rochers voisins.

En continuant le chemin, on découvre la série d’écueils appelés les « Nuggets », au-delà du phare.

Le phare lui-même date de 1869, soit 100 ans après l’arrivée de Cook en Nouvelle-Zélande. Le chemin le contourne pour accéder à une plate-forme aménagée donnant sur la mer…

…d’où l’on a une vue globale sur l’extrémité du cap et les Nuggets.


Tous semblent plus ou moins servir de perchoirs aux nombreux oiseaux marins, mais celui-ci semble particulièrement prisé.

Les falaises toutes proches qui dominent la plage de galets témoignent elles aussi du combat incessant de l’Océan contre le roc.

Au moindre rayon de soleil, les couleurs changent complètement, faisant paraître le décor bien moins hostile.

Et nous reprenons notre route vers le Sud sous le même ciel changeant.

Il est bien temps maintenant de trouver un logis pour la nuit ! En fait, la région n’est guère peuplée, et ce n’est pas si évident. Après quelques inquiétudes…

…Hilltop nous accueille pour la nuit, superbe endroit bien à l’écart de la route, bravo Fanny !

Alentour, les tondeuses sont en action.

Et dans le lointain, le Pacifique ne mérite pas vraiment son nom, ce soir ! Les vagues sont impressionnantes.

Dépêchons-nous d’aller rejoindre l’unique endroit où l’on peut encore trouver à manger ce soir, et où ce coquin de Theo est bien en train de souffler dans son jus de fruit, à moins que ce ne soit celui de sa mère 🙂