La première neige.

Automne, saison des récoltes, encore fin octobre. Retour vers l’Ariège pour les pommes, les haricots en grains, les butternuts, les toutes dernières tomates peut-être. Et encore quelques blettes, herbes aromatiques… Mais la surprise, c’est que…

48896502162_f98d9ea7d6_c

…la neige est arrivée ! Zut alors, c’est un peu tôt, quand même ! On n’est que le 28 octobre, et même la Nature est prise par surprise.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

L’affaire se calme dès le lendemain, mais le revêtement blanc ne disparaît pas instantanément !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Du coup, le niveau de l’eau est bien remonté dans le ruisseau. Avec la fonte des neiges, forcément…

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Elle reste quand même d’une belle limpidité. Elle donnerait presque envie d’aller s’y plonger, s’il faisait un peu plus chaud.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Au fond de la vallée, le Mirabat prend son air hivernal, alors que les feuilles des arbres commencent à peine à vraiment roussir.

Vous avez dit changement climatique ? Peut-être bien, en effet.

Le temps des récoltes.

Voici déjà venir la mi-octobre, il est temps de retourner aux jardins pour s’occuper des récoltes de saison.

48805595056_b9867bdb07_c

Là, c’est la grange, vue du jardin des butternuts.

48801109547_be9e1a0ee9_c

Couleurs et brumes d’automne mettent une ambiance particulière dans la vallée.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Dans la serre, les tomates « cornues des Andes » ont enfin viré au rouge, sur leurs plants ravagés par le mildiou.

48805611816_202a60520a_c

N’empêche, malgré le mildiou, la dernière récolte est belle !

48805753192_39fab11a33_c

Quant aux pommes, 2018 fut une année exceptionnelle : plus de 70 kg au total, essentiellement des « Belchard » dont l’arbre croulait littéralement. J’en ai passé, des heures, à éplucher pour les compotes !

48808850748_617e3a5fbf_c

Mais comme on a un peu plus de temps cette fois, allons nous balader sur le chemin, et regarder ce qui s’y passe.

48804294076_7b70910aa7_c

Certains arbres perdent leurs feuilles avant les autres, ce qui crée quelques fenêtres dans la végétation.

48804357346_ace881f202_z

Côté fleurs, ce n’est pas l’abondance, il faut fureter pour en voir une ou deux. Toujours belles néanmoins en s’approchant suffisamment.

48805813272_7ba5917ac5_c

Nous voilà arrivés aux granges de Combe d’Ile. Les quelques arbres sont déjà bien dénudés ici.

48809128381_649a26b47a_c

Nul ne peut dire combien de temps durera encore cette vieille toiture d’ardoises. Je la trouve toujours magnifique, avec ses mousses et ses lichens.

48809212261_178fe042f5_z

Une fleur de centaurée, en passant.

48808792308_523fe94a3d_c

Tout le long du chemin, les vieux buis ne sont plus que des squelettes moussus, dévastés par les pyrales.

48809191896_92f035f5cc_z

Nous voilà près de la vieille passerelle de bois, en continuant à descendre le chemin.

48809324192_c874f85bee_z

Les ponts et passerelles sont des endroits magiques où on pourrait passer des heures à regarder couler un ruisseau. Mais moi, je dois retourner à mes récoltes ! A bientôt…

L’automne en Couserans.

De retour de Corse à Toulouse le 25 octobre, le 26 nous voilà déjà à Estours pour profiter un peu des couleurs de l’automne, spectacle incomparable dans cette vallée encaissée où la richesse et la variété des coloris s’étale sur tous les versants de la montagne, jusqu’au ciel. Le temps est au beau, nous ne sommes pas déçus dès l’arrivée :

automne ariégeois

Vite un tour au jardin, et dans la serre où nous n’avons pas encore arraché les tomates.

la serre fin octobre

Évidemment, ce n’est plus l’été, mais elles n’ont pas encore gelé et il reste même quelques tomates à ramasser.

fleurs de tomates

Et même… il y en a qui font encore des fleurs, pauvres innocentes.

tomates d'octobre

La récolte n’est pas si ridicule que ça, il y a même encore eu une courgette !

le cerisier de Lardenne

Faisons maintenant le tour des arbres : le cerisier de Lardenne, arrivé en catastrophe au printemps sur le toit de la voiture de Jérôme, semble décidé à passer une nouvelle vie à la montagne. Espérons que les éventuelles cerises ne seront pas véreuses comme elles l’étaient là-bas !

le chêne étranglé

Me rendant ensuite dans notre verger rive droite pour l’inspection des pommiers, je découvre que la corde qui tient l’un des piquets de l’enclos anti-chevaux, attachée à l’un des deux chênes, n’a pas été desserrée depuis plusieurs années et qu’elle est maintenant profondément enfoncée dans le tronc. Il a drôlement grossi, notre chêne ! Pas facile d’extraire la corde enserrée par le bois.

Estours en automne

En poussant jusqu’à la Coume de Mède, je profite du spectacle du hameau à travers les branches déjà un peu dénudées.

feuillages dorés

Sur place, les feuillages sont bien dorés, surtout que le soleil est là pour les éclairer.

pieds d'alouette

De retour à la grange, séance photo-fleurs avec celles qui ornent encore à cette saison le devant de porte, les pieds d’alouettes obtenus avec des graines ramassées à Argelès

rose d'Inde

et les roses d’Inde issues d’un sachet de graines joint en cadeau à une commande, elles ont fleuri tard mais en très jolis pompons jaunes et oranges.

mon jardin

Mon jardin, lui, n’a plus grand-chose à donner à cette saison, en dehors des habituelles herbes aromatiques.

la palette de l'automne

En face, sur l’autre versant, c’est la palette complète des couleurs de l’automne qui éblouit le regard

le Mirabat

tandis que vers le Nord-Est, le Mirabat au soleil occupe son poste immuable de sentinelle de la vallée.