Recoleta

Enfin une belle journée le mercredi (c’était le 29 juin, donc), nous allons en profiter pour aller dans le quartier de Recoleta (du nom des moines Récollets qui s’y installèrent au début du XVIIIe siècle) où se trouve un cimetière qui fait partie des visites recommandées à Buenos Aires. En plus, la chose est tout à fait possible avec poussette, alors en route !

au resto

Premier arrêt au resto, on voit l’air réjoui du bonhomme, comme d’habitude, car il y a toujours moyen de se faire des copains, au resto.

porche du cimetière

Puis cap sur le quartier de Recoleta, on va commencer par le cimetière, dont voici le porche d’entrée, monumental.

statues à Recoleta

En fait, tout est monumental, ici, ou presque. Une bonne partie du gratin de la société argentine a choisi Recoleta comme dernière demeure, et il y a pléthore de mausolées, statues, chapelles familiales.

une allée à Recoleta

Presque impossible de trouver une simple pierre tombale le long de ces allées.

statue d'angle

Ici c’est le mausolée de Rufina Cambaceres, fille de l’écrivain Eugenio Cambaceres, morte tragiquement le jour de ses 19 ans (voir https://es.wikipedia.org/wiki/Rufina_Cambaceres , pour ceux qui lisent l’espagnol).

le chat du cimetière

Un habitant bien vivant, qui profite des rayons du soleil.

tombeau Duarte

Le tombeau de la famille Duarte n’est pas parmi les plus démesurés, mais il est certainement le plus visité : il abrite les restes de la très célèbre et très aimée Eva Perón, ou encore Evita, première Dame d’Argentine, décédée le 26 juillet 1952.

l'ange et le pigeon

Autres habitants vivants du cimetière, les oiseaux, et plus particulièrement les pigeons. Celui-ci est perché au bout de l’aile de l’ange, quel culot !

l'ombre du voisin

Jusqu’à sa dernière demeure, on peut avoir un voisin qui vous fait de l’ombre, ce n’est pas de chance !

Basilique Nuestra Señora del Pilar à Buenos Aires.

Juste à côté du cimetière, la basilique Nuestra Señora del Pilar, construite au moment de l’installation des Récollets. Achevée en 1732, c’est l’une des plus anciennes églises de la ville.

intérieur de la Basilique Nuestra Señora del Pilar.

Voilà l’intérieur.

gomero de Recoleta

En ressortant, nous voyons un peu plus loin sur la place un arbre gigantesque, lui aussi mentionné dans les guides. Il s’agit d’un « gomero », ou ficus elastica, un arbre originaire d’Inde et planté ici à la fin du XVIIIe siècle.

Atlas

Des étais ont été nécessaires pour soutenir ses immenses branches, dont certaines dépassent les 30m de long. Celui-ci est le plus original, c’est “El Atlas de Recoleta”, la statue métallique d’un homme supportant l’une des branches géantes. Cette œuvre, réalisée et offerte par le jeune artiste uruguayen  Joaquín Arbiza Brianza, est essentiellement réalisée avec des pièces de récupération d’automobiles des années 1940 à 50.

les promeneurs et l'arbre

Et voici deux gentils promeneurs qui ont bien voulu poser près de l’arbre pour en donner l’échelle.

Mais il nous reste encore une chose importante à voir dans le quartier, avant de rentrer « chez nous ».

promenade collective

On rigole un peu en croisant au passage un promeneur de chiens avec sa nombreuse escorte.

Floralis

Et la voilà pour finir, Floralis genérica, sculpture métallique de 23m de hauteur, située Place des Nations Unies, un cadeau fait à la ville par l’architecte argentin Eduardo Catalano. Cette fleur d’acier est équipée d’un mécanisme qui lui permet (quand il fonctionne, ce qui n’est pas toujours le cas semble-t-il) de se fermer le soir et de se rouvrir le matin, mais nous n’avons pas pu le voir en action car il nous fallait rentrer. Une prochaine fois peut-être ?

Fin juin, début de l’hiver.

Maintenant que notre hiver à nous vient de commencer, souvenons-nous que, pour notre part, cela fait la deuxième fois cette année. Alors que nous étions déjà arrivés au Brésil depuis le 18 juin, voilà que le 23 nous partons encore plus au sud, pour Buenos Aires. Et nous voilà soudain avec le vent, la pluie froide, les trottoirs jonchés de feuilles de platanes, le vrai hiver comme chez nous, mais en juin.

les yeux de l'arbre

Comme nous sommes tout de même en Amérique du Sud, il n’y a pas que des platanes, à en juger par ce ceiba (fromager) bien local qui nous regarde avec ses petits yeux d’arbre.

pigeons

Les pigeons, eux, ressemblent tout à fait à ceux de chez nous, même allure, mêmes occupations.

la porte colorée

Dans notre quartier, la plupart des maisons sont déjà assez anciennes, certaines bien arrangées extérieurement.

chez nous

Chez nous, c’est très grand, et on se contente des deux appartements du haut. Theo se plaît bien, il peut se tenir debout avec la table basse comme appui, il ne sait pas encore marcher cependant.

au retau

Il adore aller au restaurant, où il essaie d’entrer en contact avec tous les gens autour de lui. La plupart du temps, ça marche très bien !

au jardin japonais

Nous voilà partis au jardin japonais. Près de l’entrée, il y a plein de petits papiers suspendus dans des cadres ou sur des bambous.

tanzaku

Ce sont des tanzaku ! La nuit du 7 juillet (7ème jour du 7ème mois) les japonais célèbrent la fête des étoiles ou tanabata. En prévision de cela, ils inscrivent leurs souhaits, parfois sous forme de poèmes, sur des tanzaku, papiers colorés qu’ils suspendent aux feuilles des bambous. Cette seule nuit-là chaque année, la déesse Orihime et le mortel Hikoboshi peuvent se rencontrer malgré la rivière infranchissable (la Voie Lactée) qui les sépare, et alors les vœux inscrits sur les tanzaku se réalisent.

Certains porteños (c’est ainsi que s’appellent les habitants de Buenos Aires) semblent avoir adopté cette tradition orientale.

cardinal

Entrons maintenant dans le jardin. Comme ils sont beaux, ces oiseaux, avec leur masque rouge vif ! Ce sont des cardinaux à tête rouge, nettement plus exotiques que les pigeons !

pins taillés

Là, c’est une plantation de pins taillés à la japonaise.

le déguisement

On peut faire d’étranges rencontres dans les allées de ce jardin…

le caillou

…et même voir de gros cailloux flotter sur l’eau.

les poissons

Les poissons rouges sont énormes et semblent apprécier une petite douche bien fraîche.

la poubelle à asticots

Serait-ce le lieu de stockage de la nourriture des poissons ? 🙂

fleurs d'aloès

Malgré la saison froide, nous passons près d’un joli buisson d’aloès fleuris.

panneau explicatif

On s’attarde à lire un panneau qui explique qu’ont été plantés là trois arbres issus des survivants du bombardement d’Hiroshima.

les trois arbres

Les voici, avec leurs numéros. C’est vraiment l’hiver, ils n’ont aucune feuille.

déguisée

Une gamine costumée traîne dans les allées en compagnie d’une femme qui est peut-être, ou pas, sa mère. Le but semble d’être de se faire photographier…

intérieur japonais

En démonstration,un intérieur japonais typique, reconstitué là.

le calendrier

Nous étions donc le 25 juin 2016 à Buenos Aires, comme l’indique le calendrier du jardin, réactualisé tous les jours.

en regardant les poissons

Et Theo aurait bien aimé attraper un joli poisson !

Épilogue austral.

Et voilà, nous sommes arrivés au bout de notre voyage, ou presque, puisqu’il faut maintenant entamer le trajet de retour. Lever matinal dans notre cabane patagone, petit déjeuner, dernière inspection des lieux, et départ vers El Calafate et son aéroport.

Après le temps agité de la nuit, c'est à la lumière du soleil levant que nous quittons El Chalten de bon matin.

Après le temps agité de la nuit, c’est à la lumière du soleil levant que nous quittons El Chalten de bon matin. La circulation est fluide…

Hier on trouvait le vent très froid, aujourd'hui on découvre la première neige sur les sommets environnants, alors que les rayons du soleil commencent à éclairer les premiers contreforts.

Hier on trouvait le vent très froid, aujourd’hui on découvre la première neige sur les sommets environnants, alors que les rayons du soleil commencent à éclairer les premiers contreforts.

A notre droite, la steppe patagone et le lac Viedma au loin.

A notre droite, la steppe patagone et le lac Viedma au loin.

Sur la gauche, la fine couche de neige fraîche souligne les plis de la montagne.

Sur la gauche, la fine couche de neige fraîche souligne les plis de la montagne.

Quelques heures plus tard, nous parvenons sans encombre à l'aéroport d'El Calafate ; on nous annonce une escale non prévue à Bariloche, énième modification de planning aérien...

Quelques heures plus tard, nous parvenons sans encombre à l’aéroport d’El Calafate ; on nous annonce une escale non prévue à Bariloche, énième modification du planning aérien…

…et nous finissons tout de même par atteindre Buenos Aires et notre hôtel. Nous sommes dans le quartier San Telmo cette fois, on choisit donc un restau dans le secteur, sur la place Dorrego, un italien recommandé par le Lonely Planet, et on n’est pas déçu ; en plus, c’est Fanny qui invite, elle vient de retrouver l’usage de sa carte bleue, après presque une heure de palabres téléphoniques, merci la banque brésilienne. Après l’excellent repas, on fait un petit tour sur la place en bas…

où des musiciens et des danseurs de tango font l'animation au milieu des tables.

où les musiciens et les danseurs de tango font l’animation au milieu des tables.

Le lendemain matin, avec nos vols respectifs qui ne partent que l’après-midi, il nous reste un peu de temps, et nous allons pouvoir faire un petit tour au « Caminito », dans le quartier populaire de la Boca, célèbre pour ses maisons de bois et de tôles de couleurs vives mélangées.

Pour se mettre dans l'ambiance, on rentre ici sous le regard de Maradona.

Pour se mettre dans l’ambiance, on rentre ici sous le regard de Maradona.

Ensuite on a un vaste choix pour élire un partenaire de pose, celui-ci m'a l'air d'un supporter du Boca Junior reconverti en brave français par l'effet d'un drapeau tricolore.

Ensuite on a un vaste choix pour élire un partenaire de pose, celui-ci m’a l’air d’un supporter du club local de foot Boca Junior (il en a le maillot) reconverti en brave français par l’effet d’un drapeau tricolore.

Ici c'est le Caminito lui-même, on est presque seuls à le parcourir, c'est encore le matin.

Ici c’est le Caminito lui-même, on est presque seuls à le parcourir, c’est encore le matin.

et voilà à quoi ressemblent les bâtiments qui le bordent, c'est l'utilisation de restes de peintures qui est à l'origine du concept.

et voilà à quoi ressemblent les bâtiments qui le bordent, c’est l’utilisation de restes de peintures qui est à l’origine du concept.

Allez, on ne dira pas qu'il n'y a pas un chat !

Allez, on ne dira pas qu’il n’y a pas un chat !

Encore un concept nouveau pour moi : l'arbre habillé, au crochet entièrement fait sur mesure et à la main ! Là encore, on n'oublie pas les couleurs.

Encore un concept nouveau pour moi : l’arbre habillé, au crochet entièrement fait sur mesure et à la main ! Ici encore, on n’oublie pas les couleurs.

Dans un passage plein de petites boutiques, on admire la décoration, fresques et mannequins aux fenêtres.

Dans un passage plein de petites boutiques, on admire la décoration, fresques et mannequins aux fenêtres.

Les marchands de souvenirs ont récupéré le style, la voiture ne dépare pas dans le décor.

Les marchands de souvenirs ont récupéré le style, et la voiture ne dépare pas dans le décor.

Au bout du Caminito, le marchand de jus d'orange est supporter du Boca Junior.

Au bout du Caminito, le marchand de jus d’orange est aussi supporter du Boca Junior.

Un peu plus loin, un banc public accueille une rencontre matinale de voisinage, devant de grandes scènes colorées.

Un peu plus loin, un banc public accueille une rencontre matinale de voisinage, devant de grandes scènes colorées.

Au hasard de la promenade, nous découvrons ces "baños" où l'on peut se soulager en duo, c'est plus convivial !

Au hasard de notre promenade, nous découvrons ces « baños » où l’on peut se soulager en duo, c’est plus convivial !

Dans les rues adjacentes, les maisons sont en dur mais la technique du reste de peinture est aussi utilisée.

Dans les rues adjacentes, les maisons sont en dur mais la technique du reste de peinture est aussi utilisée.

Certains rigolent aux exploits de leurs collègues touristes, qui commencent à affluer sérieusement à mesure que l'heure avance.Il va bientôt être temps de partir, pour nous.

Certains rigolent aux exploits de leurs collègues touristes, qui commencent à affluer sérieusement à mesure que l’heure avance.Il va bientôt être temps de partir, pour nous.

En repartant, notre chauffeur de taxi nous montre le stade du fameux club de foot Boca Junior, on l'appelle "la bombonera" (la bonbonnière), moi je n'en avais jamais entendu parler...

En repartant, notre chauffeur de taxi nous montre le stade du fameux club de foot Boca Junior, on l’appelle « la bombonera » (la bonbonnière), moi je n’en avais jamais entendu parler…

...et j'ai gardé pour la fin l'image des deux touristes en train de danser un pas de tango... argentin.

…et j’ai gardé pour la fin l’image de mes deux acolytes en train de danser un pas de tango… argentin.

Après… hé bien après c’est la fin du voyage, la partie vraiment pas très drôle, les 13h de vol jusqu’à Francfort, les longues heures d’attente dans l’aéroport, puis le vol jusqu’à Toulouse. Mais de belles images plein la tête, et déjà une petite envie, peut-être, un jour…

Aventures australes (15).

Chapitre 15 : dernière journée en Patagonie.
Vendredi, déjà ! Demain ce sera le début du grand voyage de retour, alors après le submarino de mise en forme tâchons de profiter pleinement de cette dernière journée autour d’El Chalten.
A priori, le ciel n’est pas vraiment avec nous, mais au moins il ne pleut pas ; on se décide pour la piste carrossable jusqu’au Lago del Desierto (37km, ce n’est pas tout à fait à côté…) en remontant la vallée vers l’ouest, direction la montagne.

Premier arrêt à quelques kilomètres d'El Chalten, quelques arbres avec des cabanes au bord de la route, un lama qui tire sur sa corde pour aller brouter un peu plus loin (on n'a pas su s'il s'appelait Serge).

Premier arrêt à quelques kilomètres d’El Chalten, quelques arbres avec des cabanes au bord de la route, un lama qui tire sur sa corde pour aller brouter un peu plus loin (on n’a pas su s’il s’appelait Serge).

Au même endroit, un pont suspendu assez inquiétant franchit le rio de las Vueltas, mais le passage y est interdit.

Au même endroit, un pont suspendu assez inquiétant franchit le rio de las Vueltas, mais le passage y est interdit.

Deuxième arrêt pour aller voir cette croix de bois près d'un passage dans la clôture.

Deuxième arrêt pour aller voir cette croix de bois près d’un passage dans la clôture.

Encore une signalisation pour ces fameux huemules qui n'ont pas croisé notre chemin.

Encore une signalisation pour ces fameux huemules qui n’ont pas croisé notre chemin.

Ici c'est le pont sur le rio Eléctrico, un ancien pont de chemin de fer récupéré sur une ligne désaffectée et placé là en 1992.

Ici c’est le pont sur le rio Eléctrico, un ancien pont de chemin de fer récupéré sur une ligne désaffectée et placé là en 1992.

Végétal en continuons à remonter cette belle et large vallée, toujours sous la même grisaille parfois percée d'un rayon de soleil.bas, minéral en haut, nous

Végétal en bas, minéral en haut, nous continuons à remonter cette belle et large vallée, toujours sous la même grisaille parfois percée d’un rayon de soleil.

On s'arrête encore pour aller voir de près une belle cascade.

On s’arrête encore pour aller voir de près une belle cascade.

Puis une deuxième.

Puis une deuxième.

Nous arrivons enfin au bout de la piste, à l'extrémité du Lago del Desierto, qui donne naissance au rio de las Vueltas.

Nous arrivons enfin au bout de la piste, à l’extrémité du Lago del Desierto, qui donne là naissance au rio de las Vueltas.

C'est d'ici que partent les bateaux qui permettent de se rendre à l'autre bout du lac, ou simplement d'y faire une promenade.

C’est d’ici que partent les bateaux qui permettent de se rendre à l’autre bout du lac, ou simplement d’y faire une promenade.

Le voici, le Lago del Desierto ; les chiliens et les argentins se sont un peu disputé le secteur, il y a quelques années.

Le voici, le Lago del Desierto ; les chiliens et les argentins se sont un peu disputé le secteur, il y a quelques années.

Un sentier longe la berge du côté gauche, alors que le sentier "officiel" est de l'autre côté.

Un sentier longe la berge du côté gauche, alors que le sentier « officiel » est de l’autre côté.

Cela nous permet de trouver un bel endroit pour pique-niquer, sur une petite plage.

Cela nous permet de trouver un bel endroit pour pique-niquer, sur une petite plage, avec un banc naturel.

Nous voyons revenir le bateau avec ses promeneurs.

Nous voyons revenir le bateau avec ses promeneurs.

Un artiste en balade a sculpté les mousses des arbres.

Un artiste en balade a sculpté les mousses des arbres.

L'herbe est vraiment très verte sous ces arbres, pourtant assez denses.

Nous poursuivons sur le même sentier. L’herbe y est vraiment très verte sous les arbres, pourtant assez denses.

C'est une forêt magnifique, les couleurs et les lumières y sont exceptionnelles.

C’est une forêt magnifique, les couleurs et les lumières y sont exceptionnelles.

Nous continuons à longer le lac, le moindre rayon de soleil le fait complètement différent.

Nous continuons à longer le lac, le moindre rayon de soleil le fait complètement différent.

Nous finissons par arriver à une belle plage pleine de bois flottés, où notre sentier s'achève, et où nous faisons demi-tour.

Nous finissons par arriver à une belle plage pleine de bois flottés, où notre sentier s’achève, et où nous faisons demi-tour.

Avant de reprendre la route, il faut aller voir la passerelle qui permet de franchir le rio de las Vueltas pour rejoindre le chemin qui longe le lac de l'autre côté.

Avant de reprendre la route, il faut encore aller voir la passerelle qui permet de franchir le rio de las Vueltas pour rejoindre le chemin qui longe le lac de l’autre côté.

Tel père, telle fille...

Tel père, telle fille…

Le panneau au bord de la piste...

Le panneau au bord de la piste…

Le ciel est bien plus dégagé que le matin, le soleil révèle les couleurs de la montagne.

Le ciel est bien plus dégagé que le matin, et le soleil révèle les couleurs de la montagne.

Une petite troupe de chevaux en liberté sur le bord de la route, on s'arrête un moment pour les admirer.

Une petite troupe de chevaux en liberté sur le bord de la route, on s’arrête un moment pour les admirer.

Nous voilà de retour à El Chalten pour notre dernier soir ; on avait un peu envie d'aller marcher du côté de la passerelle sur le rio de las Vueltas, mais le vent avait bien forci et nous en a chassés.

Nous voilà de retour à El Chalten pour notre dernier soir ; on avait un peu envie d’aller marcher du côté de la passerelle sur le rio de las Vueltas, mais le vent avait bien forci et nous en a chassés.

Voilà, dernier soir en Patagonie, dans notre cabane douillette et bien chauffée, avec le vent qui souffle fort au dehors. Demain première étape du retour, jusqu’à Buenos Aires, avant le retour vers l’Europe ou le Brésil, selon les cas, dimanche. Hasta luego, amigos !

Aventures australes (14).

Chapitre 14 : Chorrillo del Salto et laguna Capri.
Retour à la formation en triplette le lendemain jeudi, nous allons pour commencer faire un saut jusqu’au « Chorrillo del Salto » (c’est de circonstance) , une cascade toute proche en remontant un peu la vallée, puis nous reviendrons à El Chalten pour prendre le sentier du Fitz Roy jusqu’à la laguna Capri, en espérant que le Seigneur Roy daignera se montrer à nous dans toute sa majesté, du haut de ses 3405m de hauteur.

Après quelques kilomètres de piste, nous laissons la voiture au parking indiqué et suivons le  petit sentier qui mène à la cascade ; il traverse une zone bien boisée, mais pas de corne de huemul en vue.

Après quelques kilomètres de piste, nous laissons la voiture au parking indiqué et suivons le petit sentier qui mène à la cascade ; il traverse une zone bien boisée, mais pas de corne de huemul en vue.

Nous y voilà ! Quel débit, pour une cascade de fin d’été, on voit bien que nous sommes dans  un pays de glaciers, çà fond !

Nous y voilà ! Quel débit, pour une cascade de fin d’été, on voit bien que nous sommes dans un pays de glaciers, çà fond !

Elle me rappelle notre cascade d’Arcousans, au pied du Mont Valier, mais il lui manque le berceau rocheux de celle-ci ; rendez-vous dans quelques milliers d’années .

Elle me rappelle notre cascade d’Arcouzan, au pied du Mont Valier, mais il lui manque le berceau rocheux de celle-ci ; rendez-vous dans quelques milliers d’années 🙂

J’y crois pas, Fanny a réussi à faire poser une libellule, on dirait même qu’elle a un léger sourire. Admirez ses tatouages en couleurs sur tout le corps.

J’y crois pas, Fanny a réussi à faire poser une libellule, on dirait même qu’elle a un léger sourire. Admirez ses tatouages en couleurs sur tout le corps.

Au point d’impact, la douche est en mode karcher.

Au point d’impact, la douche est en mode karcher.

« Finalement je crois que je me doucherai ce soir à la cabaña .»

« Finalement je crois que je me doucherai ce soir à la cabaña .»

Après la cascade, retour par la piste jusqu’à El Chalten ; nous longeons le bien nommé rio de las Vueltas, au tracé très sinueux.

Après la cascade, retour par la piste jusqu’à El Chalten ; nous longeons le bien nommé rio de las Vueltas, au tracé très sinueux.

Vers l’amont, ce sont les mêmes méandres, avec les montagnes dans le lointain, en direction de l’ouest.

Vers l’amont, ce sont les mêmes méandres, avec les montagnes dans le lointain, en direction de l’ouest.

Au bord de la piste, ce sont des buissons aux formes arrondies, mais attention, sous leurs airs de coussins confortables  ils sont très épineux et n’ont rien à envier au « erizon » aragonais.

Au bord de la piste, ce sont des buissons aux formes arrondies, mais attention, sous leurs airs de coussins confortables ils sont très épineux et n’ont rien à envier au « erizon » aragonais.

C’est à la sortie d’El Chalten (donc pour nous  à l’entrée, puisque nous revenons de la cascade) que se trouve le parking et le départ du sentier vers le Fitz Roy.

C’est à la sortie d’El Chalten (donc pour nous à l’entrée, puisque nous revenons de la cascade) que se trouve le parking et le départ du sentier vers le Fitz Roy.

Des cris caractéristiques dans les arbres : nous retrouvons les mêmes oiseaux que nous avions déjà rencontrés au Chili, de la famille des perroquets, cachañas, c'est leur nom. Ils ne sont pas bien loin, mais dans les arbres ce n’est pas facile de les photographier, j’ai l’impression qu’ils jouent un peu à cache-cache.

Des cris caractéristiques dans les arbres : nous retrouvons les mêmes oiseaux que nous avions déjà rencontrés au Chili, de la famille des perroquets, cachañas, c’est leur nom. Ils ne sont pas bien loin, mais dans les arbres ce n’est pas facile de les photographier, j’ai l’impression qu’ils jouent un peu à cache-cache.

Le sentier monte doucement, il arrive à un premier « mirador » sur la rivière et sa vallée.

Le sentier monte doucement, il arrive à un premier « mirador » sur la rivière et sa vallée.

Vers l’amont, on a une belle série  de « vueltas » en perspective.

Vers l’amont, on a une belle série de « vueltas » en perspective.

Ici c’est un pays de vent, l’allure des arbres le confirme.

Ici c’est un pays de vent, l’allure des arbres le confirme.

Nouveau point de vue un peu plus loin (et un peu plus haut), on longe toujours cette belle et large vallée.

Nouveau point de vue un peu plus loin (et un peu plus haut), on longe toujours cette belle et large vallée.

On aperçoit maintenant le sommet du Fitz Roy qui dépasse un peu, mais aïe, on dirait bien que des nuages arrivent !

On aperçoit maintenant le sommet du Fitz Roy qui dépasse un peu, mais aïe, on dirait bien que des nuages arrivent !

On zoome pour s’approcher un peu. Là-haut aussi il a l’air d’y avoir du vent.

On zoome pour s’approcher un peu. Là-haut aussi il a l’air d’y avoir du vent.

Le sentier continue dans la forêt. Beaucoup de bois mort, les arbres souffrent avec les vents violents très fréquents, et la dégradation ne se fait pas vite dans ce climat. En voici un qui nous regarde passer…

Le sentier continue dans la forêt. Beaucoup de bois mort, les arbres souffrent avec les vents violents très fréquents, et la dégradation ne se fait pas vite dans ce climat. En voici un qui nous regarde passer…

Un petit oiseau acrobate cherche des graines dans un parasite de l’arbre.

Un petit oiseau acrobate cherche des graines dans un parasite de l’arbre.

Mais lorsque nous arrivons en vue du Fitz Roy, voici ce que nous découvrons : il est maintenant bien pris dans le mauvais temps.

Mais lorsque nous arrivons en vue du Fitz Roy, voici ce que nous découvrons : il est maintenant bien pris dans le mauvais temps.

Nous descendons jusqu’au bord de la laguna Capri, il y a du soleil ici, heureusement car le vent est frisquet.

Nous descendons jusqu’au bord de la laguna Capri, il y a du soleil ici, heureusement car le vent est frisquet.

Tout en cassant la croûte, nous gardons un œil sur l’amas de nuages qui enveloppe  la montagne.

Tout en cassant la croûte, nous gardons un œil sur l’amas de nuages qui enveloppe la montagne.

Voilà notre patience récompensée ! Elle se dégage soudain pour se laisser admirer quelques instants de toute sa hauteur, avant d’être envahie à nouveau par les nuées.

Voilà notre patience récompensée ! Elle se dégage soudain pour se laisser admirer quelques instants de toute sa hauteur, avant d’être envahie à nouveau par les nuées.

Inutile de chercher à aller plus loin, plus près : nous n’en verrions pas davantage. Les nuages, regroupés autour du massif, forment désormais une masse compacte et l’enveloppent fermement. Nous redescendons par le même chemin, contents quand même d’avoir pu apercevoir cette montagne mythique rencontrée il y a bien longtemps dans les récits de son conquérant Lionel Terray. (Première ascension du Fitz Roy par ce dernier en 1952).

Aventures australes (13).

Chapitre 13 : autour d’El Chalten.
Le lendemain mercredi, c’était le jour prévu pour un trekking sur le glacier Viedma. La glace, c’est terriblement froid et çà glisse incroyablement, autant dire que j’allais rester tranquille autour du village et me contenter d’explorer quelques sentiers bien sableux, plutôt que d’aller me fourvoyer sur la glace. Bientôt, peut-être, aurai-je la chance d’accueillir sur ce blog le récit des exploits glaciaires du père et de la fille, en attendant il va falloir se contenter de mes petites promenades.

Quelques courses pour commencer la journée : la laverie, quelques cartes postales, le bureau de poste... Tout près de notre cabane se trouve un bel hôtel bleu.

Quelques courses pour commencer la journée : la laverie, quelques cartes postales, le bureau de poste… Tout près de notre cabane se trouve un bel hôtel bleu.

A peine plus loin, c'est la laverie où j'ai amené mes affaires le soir, çà n'a rien d'industriel...

A peine plus loin, c’est la laverie où j’ai amené mes affaires le soir, çà n’a rien d’industriel…

Me voilà maintenant partie, je me suis décidée pour aller aux miradors proches du village, le temps est plutôt incertain...

Me voilà maintenant partie, je me suis décidée pour aller aux miradors proches du village, le temps est plutôt incertain…

Il y a néanmoins une belle lumière sur les falaises de l'autre côté du rio de las Vueltas.

Il y a néanmoins une belle lumière sur les falaises de l’autre côté du rio de las Vueltas.

Il y a des chouettes fleurs jaunes qui poussent dans les galets au bord de la rivière.

Voilà des chouettes fleurs jaunes qui poussent dans les galets au bord de la rivière, je n’en avais pas encore vu.

Un premier panneau pour informer le passant de la présence éventuelle du huemul, une espèce ce cervidé très menacée présente dans le parc. Les seuls indices que nous verrons pendanr notre séjour ici sont les "bosteos", je vous laisse voir de quoi il s'agit...

Un premier panneau pour informer le passant de la présence éventuelle du huemul, une espèce ce cervidé très menacée présente dans le parc. Les seuls indices que nous verrons pendant notre séjour ici sont les « bosteos », je vous laisse voir de quoi il s’agit…

Voici le panneau pour mon premier sentier, 100m à grimper, çà ne devrait pas être insurmontable !

Voici le panneau pour mon premier sentier, 100m à grimper, çà ne devrait pas être insurmontable !

Des buissons à feuilles poilues sur le bord du chemin.

Des buissons à feuilles poilues sur le bord du chemin.

Pas de condor au mirador de los condores, mais une jolie vue sur El Chalten et la vallée du rio de las Vueltas.

Pas de condor au mirador de los condores, mais une jolie vue sur El Chalten et la vallée du rio de las Vueltas.

Maintenant je vais aller au mirador des Aigles (las Aguilas).

Maintenant je vais rejoindre le mirador des Aigles (las Aguilas), après quelques hésitations avec tous ces nuages qui ne me disent rien de bon.

Il y a quelques arbres (des lengas je pense) dans le creux du talweg.

Il y a quelques bosquets (de lengas je pense) dans le creux du talweg.

et aussi quelques jolies petites fleurs

et aussi quelques jolies petites fleurs

Ce mirador donne sur l'autre côté, vers l'est et ses plaines arides.

Ce mirador donne sur l’autre côté, vers l’est et ses plaines arides.

...et aussi sur le lac Viedma qui recueille les eaux du glacier.

…et aussi sur le lac Viedma qui recueille les eaux du glacier.

Il y a pas mal de vent, et les nuages défilent à toute allure, laissant échapper quelques gouttes

Il y a pas mal de vent, et les nuages défilent à toute allure, laissant échapper quelques gouttes

Si je me retourne je les vois tourner autour du Fitz Roy, qui ne se dégage que par petits morceaux aujourd'hui.

Si je me retourne je les vois tourner autour du Fitz Roy, qui ne se dégage que par petits morceaux aujourd’hui.

En redescendant je trouve une anémone bien tardive et bien seule, elle est quand même bien jolie.

En redescendant je trouve une anémone bien tardive et bien seule, elle est quand même bien jolie.

Ce sont les nuages qui font le spectacle aujourd'hui.

Mais ce sont surtout les nuages qui font le spectacle aujourd’hui.

Mais que font donc les trekkeurs sur glace pendant ce temps ? A toi, Fanny…