Tree hunting en Pays Basque.

Nous voilà encore au mois de février, et encore en 2019. Il fait beau, et nous sommes au Pays Basque.
Mes lecteurs fidèles auront sans doute remarqué, à travers les choix de photos qui illustrent ce blog, que j’aime bien les arbres. Ce jour-là, ayant cherché sur le site « les têtards arboricoles » s’il se trouvait des arbres remarquables dans notre coin des Pyrénées, j’y avais trouvé mention d’un certain nombre des spécimens intéressants du côté de Saint-Jean-Pied-de-Port. Et si on allait y regarder de plus près ?

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Nous voilà au village d’Hosta. Ce n’est pas une métropole, mais il y a tout de même une église, comme il se doit.

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Des maisons basques, aussi, avec une belle porte d’entrée, celle-ci.

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On arpente des petites routes à la recherche de nos arbres. Pour les moutons, il semble que ce soit l’heure de la sieste.

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Voilà notre premier spécimen ! D’après mon site de référence, il s’agit d’un érable champêtre très gros (plus de 5m de tour si je me souviens bien), mais nous n’avons pas sauté la clôture pour aller le mesurer.

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Il partage son pré avec des brebis basques Manech aux cornes exceptionnelles.

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Nous sommes sur la petite route qui mène au pic de Belchou. Mais en allant plus loin, nous finissons par nous trouver très près des écobuages en cours, et donc dans un nuage épais de fumée, et nous faisons demi-tour pour retrouver un endroit respirable pour pique-niquer. On s’arrête au pied d’un gros hêtre dans lequel est bâtie une palombière.

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4,36m, pas mal !

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Février, c’est encore l’hiver, mais les jours allongent déjà sérieusement, et les hellébores sont déjà en fleurs.

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Il fait beau, mais ça fume de partout !

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Autour de nous, les vieux hêtres têtards sont nombreux. On va les mesurer !

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Combien, celui-ci ?

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Haha ! Il dépasse les 5m !

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Le cyclope est magnifique, mais un peu moins gros.

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En redescendant vers la vallée, on voit des feux de tous les côtés !

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Il y même des panneaux. Une pratique ancestrale, ouais… légèrement polluante, peut-être ?

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Nous voici maintenant sur le chemin du retour, en passant par le col des palombières où se trouve un autre arbre signalé sur le site. Encore un hêtre.

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Ah oui, c’est un bel arbre !

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En 2012, son tour de taille était de 5,20m…

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Et pour finir, retour vers la côte dans des paysages bien enfumés…
Le lendemain, la presse racontait que les pompiers avaient dû intervenir à plusieurs endroits pour sécuriser des bâtiments menacés par les flammes…

Aaaah, les pratiques ancestrales !

Trois bornes à Esnazu.

26 mars 2017, ça y est, on est pratiquement remis du grand décalage. C’est dimanche, jour de changement d’heure de surcroît, nouvel ajustement à la marge en ce qui nous concerne. Cela ne nous met pas en avance pour la journée, mais si nous partons droit au Sud vers la vallée des Aldudes, il nous reste assez de temps pour essayer de trouver les trois bornes qui nous manquent au-dessus du quartier d’Esnazu.

Pas de problème pour trouver la borne 135, on sort le kit de nettoyage rangé au fond du sac et on lui fait une petite toilette avant de la photographier pour la rajouter à la collection.

Et voilà le travail !

Après ça, on se met en quête de la borne 136. On aurait tendance à la chercher vers la crête.

Pour le moment, seules les prairies sont touchées par l’arrivée du printemps, les arbres gardent encore leur nudité hivernale.

Voilà la 136 ! Pas du tout sur la crête, mais le GPS a permis de la débusquer dans la pente.

La voilà après toilettage, le but étant de bien lire le numéro. Je crois que c’est réussi.

Après cette deuxième mise en boîte, nous continuons encore en direction de la route principale (celle qui franchit la frontière pour traverser le Pays Quint) pour aller voir une borne supplémentaire, une petite sans numéro qui se trouve plantée au milieu de la prairie que nous voyons sur la gauche. Mais les personnages centraux de mon image, ce sont bien sûr les deux arbres siamois rencontrés là-haut, moins impressionnants que les « siamese kauri » de Coromandel, évidemment, mais intéressants tout de même pour moi.

En avançant un peu pour éviter les arbres, on découvre vers le Sud la silhouette massive du mont Adi (1457m), encore enneigé à ce jour.

Sur le chemin du retour, une de ces rencontres que Daniel déteste 🙂

De nouveau les pâtures bien vertes et bien pentues.

Quelques fleurs de saison aussi, comme cette hellébore verte…

…ou ces primevères bien fleuries. C’est le printemps, voyons !

Une fois revenus à la voiture, on la déplace un peu plus loin pour aller visiter la borne 134.

Il y a là une palombière plutôt squelettique, mais dont l’échelle semble encore en état.

La borne était au-dessus du chemin ! On est d’abord passé sans la voir… mais le GPS rappelle vite à l’ordre.

Comme souvent depuis la ligne frontière, la vue est superbe sur les environs.

Une petite anémone sylvie, toute en délicatesse.

Nos objectifs atteints, nous pouvons prendre le chemin du retour. La lumière est bien belle sur le hameau d’Esnazu, « quartier » des Aldudes.

Et il y a encore du soleil lorsque nous atteignons Saint-Étienne-de-Baïgorry, l’occasion est bonne pour aller voir de plus près le vieux pont dit « romain », qui date en fait du XVIIe siècle, dont l’arche élégante franchit la Nive des Aldudes.

Mais… que vois-je en revenant vers la voiture ?

Le charcutier a disposé là, bien à l’air et bien à l’abri des intempéries, sa collection de jambons pour les mois à venir. Allons, il reste encore un peu d’artisanat dans nos contrées reculées.

Au pays des géants.

Revenons maintenant en Nouvelle-Zélande pour les derniers épisodes de notre séjour au pays des kiwis, en mars 2017. Et puisque ces derniers sont bien trop timides pour se montrer à de vulgaires touristes, allons rendre visite à quelques survivants d’une population autochtone très ancienne, les kauris, selon leur nom Maori, ou Agathis australis, selon leur nom botanique : des conifères parmi  les plus vieux du monde, et capables de devenir parmi les plus gros et les plus âgés.
Victimes des incendies et d’une intense exploitation, les forêts de kauris ont été quasiment réduites à néant en moins d’un siècle après le début de la colonisation. Quelques lambeaux en subsistent encore, uniquement dans la partie nord de l’île du Nord, qui est leur aire naturelle de répartition (au nord de la latitude de 38°S). Et comme la péninsule de Coromandel en contient un morceau, allons donc rendre visite à quelques spécimens remarquables, et désormais très protégés.

Les derniers kauris sont maintenant attaqués par une maladie qui les conduit à la mort. Pour éviter la transmission, qui se fait notamment par les chaussures des randonneurs, l’accès au sentier commence par une désinfection des semelles, et les passages à proximité des kauris se font sur des passerelles empêchant le contact avec les racines.

Le parcours dans la forêt est très agréable, agrémenté de bien jolis ruisseaux.

« Silver fern », les fougères argentées sont nombreuses.

Pour bien voir le dessous blanchâtre, il faut retourner la feuille.

Une feuille toute neuve nous rappelle que c’est vraiment une fougère, malgré le tronc de plusieurs mètres de haut. A moins qu’il ne s’agisse de la famille d’un escargot ?

C’est un chouette sentier très nature qui conduit vers la zone des « gros ».

On aperçoit déjà quelques individus assez imposants.

L’accès aux arbres les plus volumineux se fait par une passerelle protectrice.

On se sent bien petits …

L’écorce d’un kauri se détache en écailles avec le temps, protégeant ainsi l’arbre contre l’invasion des plantes grimpantes.

Les arbres aiment être câlinés… peut-être. Mais pour en faire le tour, il va falloir trouver plus de monde !

Un plus gros ruisseau, une plus grande passerelle.

Ici, deux arbres ayant poussé tout proches se sont rejoints et soudés en grossissant avec le temps. Ils sont (il est ?) connus sous le nom de « siamese kauri ».

Ces grands arbres qui dominent la forêt n’ont pas une forme générale qui rappelle l’un quelconque de nos conifères. Ils ont aussi des feuilles, d’ailleurs, et non pas des aiguilles.

Autre végétal autochtone, ce « nikau palm » en train de fleurir, le long du sentier.

Le voyez-vous sur sa branche ? Ce petit oiseau fugitif est un « fantail », ainsi nommé pour sa capacité à étaler sa longue queue comme un éventail un peu à tout propos, mais pas pour moi à ce moment, tant pis !

Dans une forêt de kauris, il y a aussi beaucoup d’autres arbres, généralement plus petits.

Un dernier arrêt pour aller admire la cascade de « Waiau falls », en pleine forêt, mais pas trop loin de la route.