La frontière dans les Albères.

De la Méditerranée à l’Océan, puis de l’Océan à la Méditerranée, le 11 décembre nous sommes de retour à Argelès, non plus pour cause de signature mais pour cause de déménagement cette fois. Alors, autant en profiter pour faire une expédition à la frontière et ajouter quelques bornes à notre collection des pays de l’Est.

Un superbe horizon Canigou pour commencer cette journée, qui s’annonce sous de bons auspices. Les premières neiges ont revêtu de blanc les sommets du massif, et c’est ainsi que je le préfère.

Nous avons pris la route du Perthus, puis tourné à gauche en direction du col de l’Ullat. Depuis la route, on bénéficie de quelques superbes échappées sur la plaine du Roussillon, où l’on peut constater l’importance grandissante de l’urbanisation.

Quelques centaines de mètres après le col de l’Ullat, nous quittons la route pour prendre une piste sur la gauche, dont nous espérons qu’elle pourra nous amener au-delà du pic Neulos, qu’elle contourne par le flanc nord, mais… nous voilà prévenus !

Après des débuts faciles, nous voici confrontés à l’incertitude de la viabilité annoncée sur le panneau. Pour effectuer les sondages de terrain nécessaires, il faut se chausser en conséquence, avant même le début de la balade.

On est passé ! Nous voilà donc parvenus au pied du pic Neulos, côté Sud-Est, on se stationne au pied d’un réservoir d’eau, au lieu dit « pla de la Tanyareda ».

A notre droite, le puig Neulós, 1256m, point culminant du massif de l’Albère, et son inévitable pylône émetteur TDF de 67 m de haut. Je laisse à mes lecteurs curieux le petit exercice de calcul mental qui leur donnera l’altitude au sommet de ce joli pylône.

Pas besoin d’aller bien loin pour trouver notre première croix frontière, gravée sur un rocher et portant le numéro 583.

Ici, la frontière suit la crête, ce qui est la configuration que je préfère du point de vue de la balade. Après avoir admiré la vue aérienne sur le Roussillon vers le Nord, nous profitons donc de la même situation côté Sud avec, au-dessous de nous, la mer de nuages qui recouvre la plaine de l’Ampurdán.

Nous suivons ici le GR10 transpyrénéen, comme l’indique la marque rouge et blanche. Nous passons près du refuge de la Tanyarède, sur lequel le soleil du matin projette les ombres des arbres environnants.

En direction de la mer, les derniers contreforts pyrénéens s’offrent à notre regard en plans successifs émergeant des nuages, du grand spectacle !

Nous trouvons la croix 584 au « coll del faig », c’est-à-dire au col du hêtre, où se trouve également cet énorme spécimen. J’ignore si c’est lui qui a donné son nom, mais il semble désormais en mauvais état, sans doute trop fragilisé par l’âge pour résister encore à la violence de la tramontane.

Plus loin sur la crête, ce sont je pense des aubépines qui nous indiquent très clairement par leur coiffure la direction du vent dominant.

Encore deux croix frontière et nous arrivons au « coll de l’Estaca », notre dernière croix (gravée 586) de la journée s’en trouve d’ailleurs très près. La clôture qui grimpe tout droit depuis le col en direction du puig de Pradets marque très probablement elle aussi la limite entre les deux pays.

La piste sur laquelle nous sommes garés arrive elle aussi au coll de l’Estaca, nous choisissons donc l’option piste, qui n’a pas l’air beaucoup plus longue, pour l’itinéraire de retour. Ce sera donc nettement plus boisé, et attention car certains arbres nous ont à l’œil !

On s’écarte un peu de la piste pour casser la croûte, car le parcours en forêt nous fait découvrir que les chasseurs ont investi le territoire, la viabilité de la piste étant bien suffisante pour leurs gros 4×4.

Un arbre au féminin ?

Au bord du chemin, une source captée et signalée, mais quel scandale ! Deux fautes en trois mots sur ce panneau ! On ressent bien l’énervement du correcteur !

Les hêtres sont l’essence dominante ici, et comme ils ont déjà perdu leurs feuilles le soleil peut pénétrer dans le sous-bois, c’est beau.

Quelques vaches paissent tranquillement dans une petite clairière. Ce sont des massanaises, une race locale dont il ne reste que quelques dizaines de spécimen. Prévenus qu’elles avaient une tendance avérée à s’attaquer aux promeneurs, nous passons notre chemin sans faire les malins.

Dernière curiosité le long de notre parcours, nous découvrons ici un de ces puits à glace où l’on stockait autrefois la neige pendant l’hiver pour l’utiliser ensuite pendant la période chaude. Une glacière géante pour pouvoir mettre un glaçon dans son pastis du soir, déjà au XVIIe siècle !

Nous n’avons plus beaucoup de chemin à faire pour rejoindre la voiture et retourner à Argelès pour passer à la maison notre avant-dernière nuit… c’est la fin d’une longue et heureuse époque.

 

L’Albère sans Einstein.

…mais toujours avec le même guide confirmé, surtout depuis qu’il utilise un GPS !

Ayant quitté la Provence le 8 mai, nous voici le 10 mai de retour dans le Roussillon et en route pour une petite expédition sur la frontière où nous cherchons cette fois la croix 582. Elle se trouve à un col appelé « coll Fourcat », et pour la rejoindre nous allons partir du hameau de Saint Martin d’Albère.

panneau d'entrée

Nous y voilà! Saint Martin est l’un des quelques hameaux de la commune de L’Albère, qui comptait, en 2013, 82 habitants. Aucun de ces hameaux ne s’appelle L’Albère, c’est le nom du massif montagneux sur lequel se trouve la commune. A Saint Martin, il n’y a pas grand chose : à première vue, juste une vieille église romane fortement privée, avec clôtures et panneaux, et une grosse ferme à côté. C’est là notre point de départ : nous devons emprunter le chemin qui longe la ferme et monter vers le col à travers la forêt.

les vaches de St Martin

Près de la ferme, un beau troupeau de vaches est occupé à tondre le gazon.

vue vers Céret

Au loin, la vue porte vers Céret et les villages de la vallée du Tech.

le chemin

Nous commençons par suivre une piste, en faisant bien attention au chien comme il est indiqué. En fait il devait être occupé à autre chose.

le ruisseau

Après quelques dizaines de mètres, un ruisseau traverse notre chemin sur un passage bétonné, et retombe en cascade vers son lit naturel.

rameaux d'épicéa

Les nouvelles pousses des conifères sont d’un joli vert tendre.

aire de repos

Nous montons maintenant par un sentier à travers la forêt. Nous passons à côté de deux terrasses aménagées, avec table et bancs de pierre.

inscription

Une pierre gravée nous indique qu’il s’agit là d’une aire de repos : « asseyez-vous, c’est que ça fatigue, la montagne » ! dit-elle à peu près.

coeur et flèche

Même Cupidon est un jour passé par là !

montée dans la forêt

Nous montons, entre les arbres, en suivant les balises rouges et blanches.

coll Fourcat

Nous voici au coll Fourcat. La croix frontière ne doit pas être bien loin, voyons un peu sur le GPS de quel côté elle se trouve.

la croix 582

Et voilà, on l’a vite trouvée. Pourtant, ces croix gravées sont bien moins faciles à voir que les bornes !

fleurs blanches

Dans l’herbe, des fleurs blanches que je ne connais pas.

barrière - frontière

Pour franchir la frontière et continuer vers l’Espagne, il faudrait sauter la barrière, ce que nous ne ferons pas.

les genêts en fleurs

Nous redescendons vers Saint Martin par le même chemin, en admirant au passage les genêts en fleurs…

ancolie

et de nombreuses ancolies ; ces somptueuses fleurs sauvages, que l’on rencontre au printemps tout le long des Pyrénées, sont parmi mes préférées.

La frontière dans les nuages.

Voilà bien un temps auquel on ne s’attend pas, lorsqu’on se promène à l’extrémité orientale des Pyrénées. Et pourtant, il faut bien le reconnaître, la météo n’y est pas toujours fabuleuse, et ce séjour de janvier nous l’a bien prouvé, avec son lot de nuages et même de pluies, « entrées maritimes » disent-ils à la météo.

Le jeudi, pour notre dernière balade-frontière, nous décidons de rester au plus près de la côte, et d’emprunter, pour réduire les distances à parcourir à pied, la piste qui amène en haut de la vallée de Portbou.

le départ au col

Nous y voilà ! Sur cette photo, pas impossible que la frontière traverse la voiture ! Nous allons nous diriger côté opposé au Querroig, car c’est dans cette direction que se trouvent les bornes ou croix que nous n’avons pas encore visitées.

vue vers Portbou

Côté Portbou, les nuages sont bien là, beuuuh…

vue vers Banyuls

Côté Banyuls, c’est mieux, le village est au soleil, comme nous pouvons le voir par dessous les nuages qui passent autour de nous.

le nuage

Mais nous nous dirigeons droit sur le nuage 😦

dans le nuage

Nous y voilà, et en plus il ne fait pas chaud !

la croix 596

Après la première montée, on a enfin trouvé la croix 596, après quelques recherches, ça n’a pas été évident, car elle n’est pas au bord du chemin et elle ne saute pas vraiment aux yeux.

Banyuls et le soleil

Même si nous sommes toujours dans les nuages, de temps en temps on arrive à voir par dessous et constater que Banyuls reste au soleil !

la borne 595

Après une transversale boisée, suivie d’une montée en pente douce  puis d’une descente plutôt raide, nous parvenons à la borne 595 alors que mon genou droit me procure soudain des sensations plutôt inquiétantes, suite à la dernière descente.

borne et croix 595

Nous découvrons que la borne 595 double une croix gravée sans doute plus ancienne, nous avons déjà rencontré cette configuration une fois au pays basque. Ici, un militant de la cause catalane est venu avec sa peinture écrire « tota cat » sur la borne, pour expliquer aux innombrables passants que la frontière n’avait pas lieu d’exister ; pour le même message, le nationaliste basque aurait plutôt tendance à amener une masse et à réduire la borne en miettes, chacun ses méthodes…

les ajoncs

Nous ne tenterons donc pas d’aller jusqu’à la borne ou croix 594 pour cette fois, genou oblige. Le retour s’effectue par le même chemin et toujours plus ou moins dans ou au ras des nuages. Dans la dernière descente vers la voiture, il y a une abondance d’ajoncs particulièrement fleuris en ce mois de janvier.

ajonc, détail

L’ajonc, une plante qui a du piquant, mais quelle floraison !

la Madeloc

Vers la France, les nuages ont presque disparu et la tour de la Madeloc domine la situation, comme elle le fait depuis le XIIIe siècle.

Vers Portbou au soleil

Vers Portbou, ce n’est que l’extrémité des terres qui reçoit un peu de soleil, les connaisseurs reconnaîtront la petite tache blanche de la maison familiale sur la montagne…

Banyuls au soleil du soir

…alors que côté français, c’est vraiment un air de beau temps, sur la côte. La frontière peut aussi être météorologique !

panorama vallée de Portbou

Comme nous redescendons en voiture par la piste, un arrêt me permet de tester la fonction panorama sur le smartphone -qui-fait-aussi-des-photos (en général pas terribles). A gauche, c’est le Querroig, plus haut sommet local au fond de la vallée, avec ses 670m d’altitude, à droite ça s’arrête vers le col frontière des Balistres, que l’on ne voit pas.

la baie de Portbou

Impossible de terminer sans passer par la maison vérifier que tout y est normal, et se délecter encore une fois du spectacle de la baie dans son écrin de montagne.

Initiation.

Après le départ des brésiliens, le moment était venu de retourner vers la partie orientale des Pyrénées, pour des raisons familiales.

Là-bas, il y a plus de soleil qu’au pays basque, c’est certain, mais lorsqu’il s’accompagne d’une tramontane à presque 100km/h, avec des températures de moins de 5°C, la température « ressentie », comme on dit, est carrément glaciale.

Par chance, dès le dimanche 17 janvier, voilà que le vent se calme et laisse la place à une fenêtre de vrai beau temps comme il peut en faire en Roussillon même en plein hiver. Nous allons en profiter pour aller nous dégourdir les jambes en cherchant quelques bornes du côté du Perthus, car ce qui est chouette c’est que notre frontière pyrénéenne se prolonge jusqu’en Catalogne, ce qui nous permet d’y poursuivre les mêmes objectifs de balade.

Au vu du beau temps, Annie et Pierre décident de se joindre à nous pour leur sortie dominicale, une première !

le Canigou

Le massif du Canigou, qui domine la plaine du Roussillon, est carrément splendide ce matin, avec son capuchon blanc, et la tramontane glaciale de la veille a balayé toute les brumes qui pourraient en perturber le spectacle. En route pour le Perthus, mais pas celui des boutiques à touristes, celui d’une frontière entre deux pays inscrite depuis longtemps dans l’Histoire.

le départ

C’est par là, dit notre guide. Il a choisi délibérément de négliger les bornes les plus faciles à rejoindre (très proches du village), et de se consacrer à celles qui sont un peu plus éloignées, pour profiter de la météo du jour.

pyramide 578

En fait, la pyramide 578, qui n’est pas dans notre itinéraire, est visible depuis un virage de notre chemin, et je peux quand même la photographier à l’aide du gros zoom, héhé !

le Perthus

Notre chemin s’élève rapidement, et nous dominons déjà la partie française habitée du village du Perthus, à l’écart de la zone des commerces. Le seigneur Canigou domine le paysage…

le chemin

Nous suivons une piste bien tracée, qui monte dans un environnement de plus en plus boisé.

chêne-liège

Ce sont essentiellement des chênes-liège, et ils sont encore exploités, malgré l’utilisation de plus en plus répandue des bouchons synthétiques.

tranche de bois

La coupe d’une grosse branche montre bien l’épaisseur de l’écorce de liège. C’est elle qui protège et permet à ces arbres de repousser après les incendies, on se souvient encore par ici de celui de l’été 2012, dont on voit encore très bien les stigmates côté espagnol.

échappée

Derrière nous, encore quelques échappées vers la grande montagne.

pyramide 579bis

Il a quand même fallu quitter la piste et grimper dans la forêt pour trouver notre première « vraie » borne du jour, à savoir la pyramide 579bis. (Les pyramides semblent être une spécialité locale, mais moins connue qu’en Égypte).

pyramide 579bis de profil

La même, vue de profil, dans son environnement boisé.

le pique-nique

Comme nous ne sommes pas partis très tôt, il est déjà temps de sortir le casse-croûte. Ces rochers exposés au Sud et qui abritent du vent sont parfaits pour cela.

la borne 580

Poursuivant notre quête, nous trouvons maintenant la borne 580. Ce n’est pas une pyramide, mais sa partie supérieure en a la forme.

panneau

Elle se trouve tout près du col de la Comtesse, oh pardon, du « coll de la Comtessa », où « vous entrez en France », ou pas, ou si, suivant les convictions nationales et peut-être nationalistes du passant.

la forêt de chênes

Autour de nous, toujours les chênes-liège, entretenus et exploités. Mais pas le dimanche, nous n’avons croisé personne !

la Lune et le chemin

Nous rejoignons maintenant une nouvelle piste, carrossable. La Lune nous montre le chemin…

borne géographique

Borne frontière ? Non ! Celle-ci nous indique que nous sommes au col du pla de l’Arc, c’est une borne géographique, alors.

la borne 581

Mais ce n’est pas beaucoup plus loin que nous trouvons maintenant la borne 581, la dernière de notre programme du jour.

les rouges

Nos camarades les rouges sont satisfaits de leur initiation à la recherche des bornes !

vert

Nous choisissons un itinéraire un peu plus au Sud, côté espagnol, pour notre retour vers la voiture ; curieusement, il nous donnera l’impression de redescendre bien plus que nous n’étions monté.

le fort de Bellegarde

De ce côté, c’est le fort de Bellegarde, gardien historique du passage du Perthus, que nous avons en vis à vis dans la descente. Avec toujours le Canigou en fond d’écran, bien sûr.

La borne 593 (22 juillet 2015).

De retour du Brésil, peu de temps pour souffler avant de repartir un peu plus à l’Est pour notre séjour rituel à Portbou. Après notre début juillet en hiver austral, nous retrouvons l’été, mais les grosses chaleurs ont eu lieu pendant que nous étions au loin et la canicule n’est plus de mise en cette deuxième quinzaine du mois. Le millésime 2015 est émaillé de nombreux problèmes techniques à la maison de la vigne, entre problèmes de pompe et problèmes électriques. Nous trouvons tout de même le temps de faire une petite rando-frontière le 22 juillet, malgré un temps assez incertain, en route donc pour la borne 593 !

molinas

Pour l’accès à notre point de départ, après avoir reconnu le terrain la veille et constaté que la piste du haut était en très mauvais état, nous décidons de prendre celle du bas qui passe par le village abandonné de Molinas, berceau d’une partie de la famille. Mais la piste de Molinas est bien ravinée par endroits, elle aussi.

église Sant Miquel de Colera

Après le hameau, notre itinéraire s’élève jusqu’à la vieille chapelle romane de Sant Miquel de Colera, récemment restaurée. Il n’y a pas âme qui vive, ici, nous nous sentons bien loin de l’animation de la côte.

le porche d'entrée

Le soleil fait bien ressortir les différences de couleur des pierres du porche d’entrée.

le drapeau catalan

Au bout du terre-plein de l’église, le drapeau de la Catalogne flotte dans un vent léger, pas de tramontane aujourd’hui.

Colera

Nous dominons le village côtier de Colera, bien visible d’ici.

coll de les Artigues

Après la halte à Sant Miquel (et le casse-croûte !), nous reprenons des pistes par endroits bien défoncées pour finir par rejoindre notre point de départ au « coll de les Artigues ». Pas de problème pour le stationnement là-haut, nous sommes absolument seuls.

signalisation

Pour bien lire la signalisation, il faut ramasser le morceau de panneau qui traîne par terre et le tenir au bon endroit ; le résultat me rappelle notre moulin de l’enfer visité précédemment, mais à l’autre bout des Pyrénées (https://coxigrue.wordpress.com/2014/02/13/le-moulin-de-lenfer/). On dit bien que les extrêmes se rejoignent parfois…

départ du sentier

Voilà le début du chemin, allons-y.

vallée du torrent de Jordana

Nous remontons à flanc la vallée du torrent de Jordana, complètement sauvage.

le sentier

Nous suivons un sentier bien tracé dans la garrigue, quoiqu’un peu rétréci par la végétation en certains endroits, on en verra plus tard les effets…

le ciel menaçant

Vers le Sud, du côté de Figueras, que nous apercevons au-delà de l’autre versant de la vallée, le temps est à la pluie, et peut-êttre même à l’orage, espérons que cela ne viendra pas jusqu’à nous !

le chardon bleu

Un beau chardon bleu sur notre passage.

Font Jordana

Nous arrivons maintenant au bout de cette vallée, et en descendant un petit peu nous découvrons la Font Jordana, source captée.

Sant Quirze

Puis le tracé s’élève doucement, et nous pouvons maintenant découvrir sur notre gauche, dans le fond de la vallée suivante, le très ancien monastère de Sant Quirze de Colera.

coll del Torn

Et voici enfin le coll del Torn, où nous devons trouver la borne 593, si tout va bien. Je ne la vois pas…

croix 593

En fait, il s’agit d’une croix gravée dans un rocher, mais elle est bien là, quoiqu’un peu envahie par les ronces.

ma jambe

Je profite de la halte pour examiner mes jambes et constater que le short n’était sans doute pas la meilleure option pour le parcours choisi. Et le retour reste encore à faire !

la cabane de font Jordana

Sur le chemin du retour, une légère variante nous permet de découvrir une espèce d’orrhy, la cabane de Font Jordana, un peu au-dessus de la source. Nous ne l’avions pas vue à l’aller. Nous découvrons qu’un petit enclos et un banc carrelés sont aménagés devant l’entrée. La pluie nous a maintenant rattrapés…

entrée de la cabane

Cependant, vu la taille de l’entrée, nous n’envisageons pas de nous en servir d’abri sous cette petite pluie.

après la pluie

D’ailleurs, ça ne dure pas, et le ciel commence vite à se dégager, le gros de l’averse était sur la plaine autour de Figueres.

l'anse de Garbet

Depuis la piste du haut que nous empruntons pour le retour, nous pouvons admirer au passage la belle anse de Garbet sous le soleil du soir ; au loin, le cap Creus s’étire vers l’Est, où il est le point extrême de l’Espagne continentale, protégeant les maisons blanches du village de Port de la Selva.