Sartène et ses environs.

Revenons encore un peu en Corse pour la fin de ce premier séjour, nous voilà maintenant début octobre et dès la fin des cours, nous rejoignons Sartène pour la fin de la semaine. La météo est plutôt inquiétante, mais cela ne nous empêche pas d’arpenter un peu les environs.

Commençons par l’église toute proche, puisque nous logeons sur la place Porta.

autel de l'église de Sartène

On peut y admirer (ou pas, ça dépend des goûts) le maître-autel baroque en marbres polychromes importés d’Italie au XVIIe siècle.

croix et chaînes du Catenaccio

On peut aussi y voir, accrochées au mur, la croix et les chaînes du Vendredi Saint : chaque année, ce jour-là, la procession est menée par le Grand Pénitent ou Catenacciu (l’enchaîné) qui, vêtu d’une robe rouge, pieds nus, portant la croix de chêne de 34kg et traînant les 15kg de chaînes à ses pieds, la tête dissimulée par une cagoule, s’identifie au Christ.

Après ces réjouissantes découvertes, allons prendre un peu l’air dans la campagne environnante.

vierge sous un taffoni

Décidément, la religion ne nous lâchera pas : un joli taffoni a été utilisé ici pour servir de niche à une statue de Vierge à l’Enfant !

exploitation du liège

Un peu plus loin, nous traversons une zone plantée de chênes-lièges, dont l’écorce a été levée récemment, on en aperçoit d’ailleurs des tas un peu plus loin. Quant aux bovins, ils n’ont pas grand chose à brouter par là.

chêne-liège

Jolis, ces arbres déshabillés…

uomo de cagna

Assez loin de nous mais bien remarquable, nous apercevons un gros caillou en équilibre sur le sommet d’une montagne. Il s’agit de « l’Uomo di Cagna » (l’homme de pierre), il semble bien connu dans le secteur. Malheureusement, nous cherchons vainement à nous rapprocher, en effet, au départ de la rando qui pourrait nous y mener, on ne le voit plus du tout.

couvent Saint François 1

Nos roues nous mènent maintenant vers Sainte Lucie de Tallano, le premier village que l’on rencontre en se dirigeant vers l’Alta Rocca. Nous apercevons des bâtiments un peu au-dessus et nous y rendons, il y a là un immense parking quasiment désert, on en profite donc pour aller voir ce qu’il reste de l’ancien couvent Saint-François. Ce premier bâtiment est l’ancien logis des moines franciscains, et il est flanqué d’un énorme figuier.

ancien couvent Saint François 2

Les pierres gardent les traces de l’histoire du bâtiment.

autour du couvent Saint François

Au-delà de l’esplanade devant le couvent, une campagne paisible plantée d’oliviers.

église du couvent

Nous découvrons l’église, sur notre gauche. L’ensemble fut construit par le comte Rinuccio Della Rocca à la fin du XVe siècle, d’après les indications trouvées sur place.

couvent St François

Le bâtiment que nous avons contourné est en meilleur état de l’autre côté. Il a gardé 5 arcades, souvenir de ce qui fut le cloître.

intérieur de l'église

L’église est ouverte car des travaux sont en cours. A l’intérieur, nous découvrons cette mise en scène de la descente de croix du Christ, entouré de mannequins cagoulés, ambiance…

église 2

On ne s’attarde pas trop à l’intérieur, par conséquent. Dehors, on peut aller jusqu’au pied du clocher baroque.

façade de l'église

…ou rejoindre l’esplanade qui domine Sainte Lucie, devant la façade de l’église.

Sainte Lucie de Tallano

Un bien joli village corse, vu d’ici.

le clocher et son nuage

Un dernier coup d’œil au clocher, actuellement surmonté d’un petit nuage bien blanc à l’allure un peu mystique. Redescendons au village pour y découvrir quelques curiosités :

socle en diorite orbiculaire

le socle en diorite orbiculaire du monument aux morts, quel étrange nom ! C’est cette pierre verte où l’on voit se dessiner des anneaux blancs et verts, je suppose que c’est à eux qu’elle doit le qualificatif d’orbiculaire. Il y avait un gisement par là, maintenant épuisé.

clocher de l'église de Ste Lucie

On fait le tour de l’église du village, celle-ci est fermée.

Ste Lucie de Tallano

On se promène encore un peu dans les ruelles aux belles maisons de granit, avant de continuer en direction de Levie et son site préhistorique, prochain article, un peu de patience, encore. 🙂

Promenons-nous dans le Bozio.

Voici donc la suite en images de mes errances sur les petites routes et dans les petits villages perchés de cette jolie région du Bozio ; commençons par un dernier coup d’œil à Sermano depuis la route qui passe en haut du village

Sermano

On découvre ici le cadre naturel magnifique de cette région, qui domine la vallée du Tavignano que l’on aperçoit en contrebas.

Bustanico

Voici maintenant Bustanico, 4km plus loin par la route, mais même pas 2 à vol d’oiseau.

clocher de Bustanico

Le clocher en pierres sombres.

village et église de Bustanico

L’église Saint Césaire et sa façade rose.

église saint Césaire

L’intérieur de l’église est bien décoré.

le Christ de Bustanico

Elle abrite un Christ en bois polychrome du XVIIIe siècle.

chapelle A Madonna

Depuis le village on aperçoit aussi une autre petite chapelle cachée au milieu des vieux châtaigniers. La religion est très présente sur l’île, et cela semble particulièrement vrai dans les endroits les plus reculés.

couvent saint François

Étape suivante à Alando, au couvent Saint François pour commencer. Cette partie du village remonte au Moyen-Age, mais les bâtiments que nous voyons ici sont bien plus récents (XVIIe siècle, remaniés au XVIIIe).

Sambuccio

A l’entrée de l’autre partie du village, une belle statue rend hommage à un héros local nommé Sambucuccio, dont on n’est pas bien sûr qu’il ait vraiment existé. Il serait né à Alando et les chroniqueurs lui attribuent la direction des insurrections de 1358 qui aboutirent à la création de statuts communautaires et à l’organisation de la vie des villages.

Alando

Un petit chemin permet d’accéder au haut du rocher qui domine cette partie du hameau, qui supportait le château de Sambucuccio et où se trouve une table d’orientation. Les maisons bâties là ont été abandonnées dans les années 60, à la suite du décès d’une jeune femme, foudroyée sur son perron.

St François depuis la table d'orientation

Depuis le haut, le paysage est visible à 360°, et on voit bien l’ensemble du couvent St François un peu plus loin.

Sant Andrea di Bozio

Plus loin et plus à droite, c’est le village de Sant Andrea di Bozio avec ses différents hameaux autour de l’église paroissiale avec son immense campanile.

santa maria assunta

Un peu plus bas encore le long de la route, c’est le village de Favalello où se trouve la chapelle romane de Santa Maria Assunta, qui abrite elle aussi de belles fresques du XVe siècle, mais hélas elle est fermée à clef et il n’y a qu’une demi-journée par semaine pour pouvoir la récupérer à la mairie, je resterai donc sur ma faim.

le chaton

Seul un aimable chaton vient me tenir compagnie dans mon tour de chapelle.

Sant Andrea et Poggio

Je me dirige maintenant vers Sant Andrea, dont nous voyons ici le hameau de Poggio et l’église Sant Andrea.

église Sant Andrea

Le chemin d’accès est au-dessous de l’église, l’univers du Bozio est rarement plat !

base du campanile

Une voûte de pierre permet d’accéder sous le campanile.

le clocher de Sant Andrea

Les 37m du clocher le rendent visible de presque toute la région du Bozio. Peut-être est-ce pour cette raison qu’on l’appelle aussi « la cathédrale ».

fleurs de gouttières

Des fleurs artificielles enlevées d’une tombe ont été plantées dans une gouttière de l’église.

Croix

C’est en terminant ma virée de la journée que je suis tombée sur cette croix de fer dont le crucifié semble avoir entamé son ascension vers le ciel, d’ailleurs ses vêtements ne sont pas usuels non plus pour un crucifié. Encore des bondieuseries…

massacre des platanes

Mais quelle affreuse surprise en revenant à Corte le soir ! Tous les splendides platanes qui bordaient la N200 ont été massacrés à la tronçonneuse ! Je reste stupéfaite et horrifiée.

pont sur le Golo

Puis, après avoir récupéré le prof à la sortie de ses cours, nous revenons jusqu’au village de Ponte Leccia sur la route de Bastia, où nous avons été obligés de nous replier pour nous loger en raison de l’invasion de Corte par les staffs du tour de Corse automobile. Très beau pont d’origine génoise, lui aussi, à Ponte Leccia, qui franchit le Golo de ses quatre arches, et supporte la circulation en direction de Bastia ; rien n’annonce encore l’épreuve qu’il subira dans les jours suivants, avec une crue tout à fait exceptionnelle (http://www.corsematin.com/article/derniere-minute/ponte-leccia-matin-dantesque-sous-les-eaux-du-golo-en-furie.1905644.html).

Retour vers l’île de Beauté.

Revenons maintenant fin septembre pour conter la suite de nos aventures , lorsque ce fut le moment du retour en Corse pour un nouvel épisode  des élucubrations cortenaises du statisticien maison.

Arrivée à Ajaccio, il fait beau et chaud, on se laisse tenter par l’idée d’un pique-nique et peut-être d’un petit bain à la plage de Grand Capo, un peu au Nord des célèbres Sanguinaires.

les planches de surf à grand capo

On est un peu surpris par la paillote d’un loueur de planches pour le surf, la taille des vagues ne dépassant guère les 20cm, cette fois comme à nos précédentes visites, mais j’ai lu depuis sur internet qu’il s’agissait VRAIMENT d’un des meilleurs spots de surf de l’île ! Enfin, apparemment, ce n’est pas le cas tous les jours…

plage de grand capo

…comme on peut le voir ici. Mais pas de baignade ce jour-là, car après le pique-nique quelques vilains nuages accumulés contre les montagnes se mettent à nous envoyer des gouttes tout en réussissant à cacher le soleil, et comme il y a un peu de vent…

En prime, je m’aperçois que mes lunettes ont dû sauter dans l’eau quand je me trempais les pieds, et nous passons un bon moment à ratisser vainement le bord pour tenter de les retrouver.

Mais il faut rejoindre Corte, le calvaire statistique des étudiants commence le lendemain matin déjà !

le vieux pont d'Altiani

Pendant que Daniel tente une dernière fois de faire l’éducation des élites insulaires, je décide d’explorer un peu plus sérieusement que les fois précédentes la micro-région escarpée du Bozio, toute proche de Corte, mais dont les routes terriblement étroites et sinueuses rebutent facilement le touriste de base. Retour pour commencer à un endroit déjà connu, le pont génois d’Altiani, désormais interdit à la circulation depuis la construction d’un nouveau pont routier. Celui-ci est facile d’accès, puisqu’il se situe le long de la N200 qui relie Corte à Aléria sur la côte est de l’île, à un endroit où une petite route permet de rejoindre ensuite Altiani et les autres villages du Bozio. Nous sommes ici sur le vieux pont, dont il est difficile d’imaginer qu’il supportait toute la circulation de la N200 jusqu’en 2011 !

pont d'Altiani et reflet

Le ciel est couvert, mais il n’a pas plu depuis très longtemps sur l’île, Corte connaît des problèmes d’approvisionnement en eau et le niveau du Tavignano qui passe sous le pont est très bas ; aussi, en descendant jusqu’au bord de l’eau, on peut profiter des reflets presque parfaits dans l’eau de la rivière.

au bord du Tavignano

Lors des belles journées d’été, le lieu doit être très fréquenté, car la rivière appelle à la baignade, mais là rares sont les passants qui s’arrêtent pour jeter un coup d’oeil.

le nouveau pont d'Altiani

A ma droite, le nouveau pont et sa modernité.

l'escalier de galets

Sur le parking de la rive droite, une vieille bâtisse avec une porte dont j’admire l’escalier d’accès, utilisant de gros galets certainement récupérés dans le lit du Tavignano.

Castellare di Mercurio

Après avoir flâné autour des ponts, je me lance à l’assaut des hauteurs du Bozio et de ses villages perchés, Castellare di Mercurio sur l’image ci-dessus. L’église et son clocher, les hautes maisons de pierre bâties le long d’une arête rocheuse, un village corse tout simplement.

Sermano

Me voici maintenant à Sermano, un autre village du Bozio.

façade de l'église de Sermano

Au cœur du village, l’église paroissiale dont voici la façade.

les instructions

Les informations que je trouve concernant la chapelle Saint Nicolas confirment les informations de mon guide, je me rends donc à la Poste où le préposé, après m’avoir ouvert la porte d’entrée (il y a une gâche électrique), me fait passer la clef à travers une sorte de tour en verre certainement Securit, lui-même étant retranché derrière une vitre que je suppose elle aussi à l’épreuve des balles. Je suis assez impressionnée par cette débauche de précautions!

le chemin vers Saint Nicolas

Munie de ma précieuse clef, je prends le chemin de Saint Nicolas.

panneau indicateur

C’est bien par là !

Saint Nicolas de Sermano

Ce n’est pas très loin, la chapelle est entourée d’un vieux cimetière. Elle est très ancienne, datée du VIIIe siècle environ, avec bien sûr des parties remaniées ou rajoutées, comme le petit campanile.

porte de la chapelle

La clef ouvre la porte !!!!!!

les fresques

A l’intérieur, je découvre les magnifiques fresques du XVe siècle pour lesquelles j’ai fait tout ce parcours, et cela en vaut la peine !

tête du Christ

Ici, le détail du visage du Christ.

Sermano, en revenant

Ma visite achevée, il me faut revenir à la Poste pour restituer la clef au préposé, toujours pas plus débordé de travail.

fontaine de Sermano

Il me reste encore un peu de temps pour flâner un peu dans le village et découvrir la fontaine à deux becs, chacun dispensant l’eau de sa propre source d’après les villageois, avant de reprendre la route pour continuer mes vagabondages. A bientôt…

La presqu’île de la Parata.

Nous voici arrivés au 24 octobre, dernière journée en Corse avant le retour sur le continent, nous quittons le matin la sympathique maison d’Hélène et Marco (merci pour l’accueil !) dans le petit village de Balogna pour rejoindre Ajaccio d’où nous nous envolerons le lendemain matin. Le temps est beau et le vent est bien tombé, ce qui a permis de maîtriser les multiples départs de feu des derniers jours. Nous avons la journée devant nous et décidons à Ajaccio de reprendre la route des Sanguinaires (un nom un peu inquiétant, mais c’est seulement celui du petit archipel qui termine la côte Nord du golfe d’Ajaccio, dont les roches prennent une couleur rouge dans le soleil couchant). Là-bas, nous pourrons aller rendre visite à la tour génoise de la presqu’île de la Parata, que nous n’avons encore pas approchée.

La route est un cul de sac, elle se termine par un immense parking destiné à accueillir la foule des promeneurs. Nous sommes déjà aux vacances scolaires de Toussaint, bien loin de la saison estivale, mais il y a quand même un peu de monde par cette belle journée. Nous voyons déjà la tour de la Parata, et plus loin l'archipel des Sanguinaires avec son phare.

La route est un cul de sac, elle se termine par un immense parking destiné à accueillir la foule des promeneurs. Nous sommes déjà aux vacances scolaires de Toussaint, bien loin de la saison estivale, mais il y a quand même un peu de monde par cette belle journée. Nous voyons déjà la tour de la Parata, et plus loin l’archipel des Sanguinaires avec son sémaphore.

En nous retournant, nous embrassons le golfe d'Ajaccio.

En nous retournant, nous embrassons le golfe d’Ajaccio.

Pour aller faire le tour de la presqu'île, nous suivons le chemin  qui longe le littoral sur lequel s'accumulent les banquettes d'algues mortes, les fameuses posidonies connues pour oxygéner l'eau et favoriser la présence de poissons.

Pour aller faire le tour de la presqu’île, nous suivons le chemin qui longe le littoral sur lequel s’accumulent les banquettes d’algues mortes, les fameuses posidonies connues pour oxygéner l’eau et favoriser la présence de poissons.

Le sentier, qui fait le tour de la presqu'île, a été aménagé en parcours botanique avec de nombreuses bornes et panneaux didactiques, voici la borne "lentisque"...

Le sentier, qui fait le tour de la presqu’île, a été aménagé en parcours botanique avec de nombreuses bornes et panneaux didactiques, voici la borne « lentisque »…

...puis le panneau lentisques...

…puis le panneau lentisques…

...et enfin les lentisques eux-mêmes, largement présent et repérables bien qu'ils n'aient à cette saison ni fleurs ni fruits.

…et enfin les lentisques eux-mêmes, largement présent et repérables bien qu’ils n’aient à cette saison ni fleurs ni fruits.

Au-dessus de nous, la tour génoise, édifiée en 1550-1551 par Giacomo Lombardo.

Au-dessus de nous, la tour génoise, édifiée en 1550-1551 par Giacomo Lombardo.

L'archipel des Sanguinaires n'est vraiment plus très loin. Alphonse Daudet y avait effectué un séjour, logé dans le phare avec les gardiens.

L’archipel des Sanguinaires n’est vraiment plus très loin. Alphonse Daudet y avait effectué un séjour, logé dans le phare avec les gardiens.

Nous quittons maintenant le sentier littoral pour prendre celui, un peu raide, qui monte jusqu'à la tour, à 55m d'altitude, ce n'est pas l'Himalaya.

Nous quittons maintenant le sentier littoral pour prendre celui, un peu raide, qui monte jusqu’à la tour, à 55m d’altitude, ce n’est pas l’Himalaya.

Nous voici parvenus au pied de la tour, que nous contournons pour chercher un endroit un peu isolé où casser la croûte.

Nous voici parvenus au pied de la tour, que nous contournons pour chercher un endroit un peu isolé où casser la croûte.

C'est le moment que choisit un magnifique milan royal pour venir tourner au-dessus de nos têtes. Un adepte du thon à la catalane, lui aussi ? J'entreprends le changement d'objectif sur l'appareil, avec la conviction qu'il sera allé voir ailleurs entre temps, mais non, le voilà qui revient et tourne de nouveau autour de nous, se laissant photographier avec complaisance...

C’est le moment que choisit un magnifique milan royal pour venir tourner au-dessus de nos têtes. Un adepte du thon à la catalane, lui aussi ? J’entreprends le changement d’objectif sur l’appareil, avec la conviction qu’il sera allé voir ailleurs entre temps, mais non, le voilà qui revient et tourne de nouveau autour de nous, se laissant photographier avec complaisance…

Puisque le zoom est sur l'appareil, j'en profite pour viser vers Ajaccio.

Puisque le zoom est sur l’appareil, j’en profite pour viser vers Ajaccio.

D'ici, on voit bien les traces de l'incendie de la veille, sur la côte nord.

D’ici, on voit bien les traces de l’incendie de la veille, sur la côte nord.

En zoomant, on peut même s'apercevoir que les pompiers s'activent encore dans le bâtiment de droite, qui semble être une de ces paillotes caractéristiques du paysage touristique de Corse.

En zoomant, on peut même s’apercevoir que les pompiers s’activent encore dans le bâtiment de droite, qui semble être une de ces paillotes caractéristiques du paysage touristique de Corse.

Un peu de gym pour poser l'appareil quelque part, un peu de recherche pour le système du retardateur, et nous voilà immortalisés tous les deux grâce aux merveilles de la technologie.

Un peu de gym pour poser l’appareil quelque part, un peu de recherche pour le système du retardateur, et nous voilà immortalisés tous les deux grâce aux merveilles de la technologie.

Puis nous redescendons jusqu'au sentier littoral pour achever le tour de la presqu'île.

Puis nous redescendons jusqu’au sentier littoral pour achever le tour de la presqu’île.

Le parcours est très joli, entre mer et maquis.

Le parcours est très joli, entre mer et maquis.

Nous renonçons à poursuivre le sentier sur la côte nord pour rejoindre la voiture. Ce sera pour l'année prochaine, peut-être ? Un dernier demi à l'établissement de la Parata pour profiter encore un peu du spectacle, avant de rejoindre notre chambre d'hôtes à Porticcio et de reprendre notre envol le lendemain.

Nous renonçons à poursuivre le sentier sur la côte nord pour rejoindre la voiture. Ce sera pour l’année prochaine, peut-être ? Nous nous arrêtons pour siroter un dernier demi à l’établissement de la Parata en profitant encore un peu du spectacle, avant de rejoindre notre chambre d’hôtes à Porticcio et de reprendre notre envol le lendemain.

Le lac de Creno.

Nous voici maintenant le 23 octobre, balade prévue jusqu’au lac de Creno, et…

randonneurs

mais oui, nous sommes bien en Corse, et on va faire la balade entre ariégeois, figurez-vous ! Voici nos voisins estoursiens en train de découvrir à leur tour l’île de Beauté, et c’est avec eux que nous nous rendons au village d’Orto d’où nous allons rejoindre le lac de Creno à 1310m d’altitude.

Après avoir laissé la voiture en bas du village, nous prenons la direction du lac, en passant devant une jolie fontaine

Après avoir laissé la voiture en bas du village, nous prenons la direction du lac, en passant devant une jolie fontaine

dans laquelle une tête est sculptée au-dessus de l'arrivée d'eau.

dans laquelle une tête est sculptée au-dessus de l’arrivée d’eau.

Voici le départ du chemin, près de cette croix noire.

Voici le départ du chemin, près de cette croix noire.

Le chemin grimpe fort à travers une vieille châtaigneraie.

Le chemin grimpe fort à travers une vieille châtaigneraie.

Bientôt, on peut apercevoir le village d'Orto à travers une trouée.

Bientôt, on peut apercevoir le village d’Orto à travers une trouée.

En haut de la pente, c'est une croix blanche cette fois.

En haut de la pente, c’est une croix blanche cette fois.

A partir de là, le chemin ne monte presque plus, et en se retournant on peut voir la mer dans le lointain.

A partir de là, le chemin ne monte presque plus, et en se retournant on peut voir la mer dans le lointain.

Voilà le lac de Creno ! Il y a déjà du monde, mais on va bien trouver un coin pour pique-niquer.

Voilà le lac de Creno ! Il y a déjà du monde, mais on va bien trouver un coin tranquille pour pique-niquer.

Pendant que nous cassons la croûte (délicieux saucisson corse !) les vaches passent près de nous, l'une d'elles va se désaltérer.

Pendant que nous cassons la croûte (délicieux saucisson corse !) les vaches passent près de nous, l’une d’elles va se désaltérer.

Lorsque nous nous remettons en marche pour achever le tour du lac, nous pouvons constater qu'ici les vaches ne savent pas lire.

Lorsque nous nous remettons en marche pour achever le tour du lac, nous pouvons constater qu’ici les vaches ne savent pas lire.

Le lac de Creno est le seul lac naturel d'altitude de l'île qui soit entouré de pins Laricio, ce qui lui donne un charme particulier.

Le lac de Creno est le seul lac naturel d’altitude de l’île qui soit entouré de pins Laricio, ce qui lui donne un charme particulier.

Ce bout du lac est même une sorte de pépinière naturelle. C'est par ici que nous devrions trouver les fameuses et rares drosera indiquées à Daniel par sa collègue France. on se met tous à prospecter, le nez au ras du sol ou presque...

Ce bout du lac est même une sorte de pépinière naturelle. C’est par ici que nous devrions trouver les fameuses et rares drosera indiquées à Daniel par sa collègue France. On se met tous à prospecter, le nez au ras du sol ou presque…

Hourrah ! Les voilà ! Ces minuscules plantes carnivores sont en effet présentes ici comme annoncé, c'est moi qui ai réussi à les voir, avantagée par le fait que j'en avais déjà rencontré dans les Pyrénées.

Hourrah ! Les voilà ! Ces minuscules plantes carnivores sont en effet présentes ici comme annoncé, c’est moi qui ai réussi à les voir, avantagée par le fait que j’en avais déjà rencontré dans les Pyrénées.

Pour la descente, Dany et moi choisissons de continuer le chemin vers le village de Soccia, tandis que les hommes reprennent l'itinéraire aller pour récupérer la voiture à Orto et nous rejoindre ensuite. Le chemin descend à flans de montagne et offre une belle vue sur la vallée glaciaire un peu au-dessous.

Pour la descente, Dany et moi choisissons de continuer le chemin vers le village de Soccia, tandis que les hommes reprennent l’itinéraire aller pour récupérer la voiture à Orto et nous rejoindre ensuite. Le chemin descend à flanc de montagne et offre une belle vue sur la vallée glaciaire un peu au-dessous.

Et c'est encore avec une croix, flanquée d'une table d'orientation cette fois,  que nous finissons la balade, elle est juste au-dessus du parking où nous ne tardons pas à voir arriver notre voiture avec ces messieurs, ils n'ont pas traîné !

Et c’est encore avec une croix, flanquée d’une table d’orientation cette fois, que nous finissons la balade, elle est juste au-dessus du parking où nous ne tardons pas à voir arriver notre voiture avec ces messieurs, ils n’ont pas traîné en route !

Transhumons ensemble.

Après les journées réglementaires auprès de l’Université de Corse à Corte, sans grand chose à montrer en ce qui me concerne suite à mon échec dans ma quête de l’arbre de l’année à Pianello (20km à vol d’oiseau, 2h de route… peut-être pour l’année prochaine ?), il nous restait  le mercredi après-midi (les cours finissent le mercredi midi pour la deuxième partie des enseignements) pour prendre la route et faire une petite balade si possible. Notre prochain objectif se situant au-delà d’Evisa, notre itinéraire devait emprunter les gorges du Golo pour aller passer la nuit dans le Niolo, avec tout de même un peu de vigilance car plusieurs foyers d’incendie étaient signalés depuis la veille dans cette région. Afin de laisser tout cela à distance, et bien que n’ayant pas assez de temps pour faire tout le parcours, nous avons donc décidé de faire un bout de l’ancien sentier de transhumance qui permettait de franchir ces gorges, appelé « Scala di Santa Regina ».

Pour cela, il faut s'arrêter le long de la route D84 au niveau de la Funtana di i Vignenti, où l'on peut garer une voiture sans gêner la circulation. Cette fontaine suinte d'un rocher creusé de nombreux trous d'érosion (les fameux taffoni), et elle doit avoir quelque chose à voir avec Santa Regina ou avec un culte quelconque car les trous sont pour la plupart garnis de bougies, statuettes et autres objets aussi improbables que ce lapin en plastique.

Pour cela, il faut s’arrêter le long de la route D84 au niveau de la Funtana di i Vignenti, où l’on peut garer une voiture sans gêner la circulation. Cette fontaine suinte d’un rocher creusé de nombreux trous d’érosion (les fameux taffoni), et elle doit avoir quelque chose à voir avec Santa Regina ou avec un culte quelconque car les trous sont pour la plupart garnis de bougies, statuettes et autres objets aussi improbables que ce lapin en plastique.

C'est là que nous avalons notre casse-croûte à l'ombre du platane, c'est l'un des rares endroits de ces gorges où la végétation est assez abondante, avec déjà les couleurs de l'automne.

C’est là que nous avalons notre casse-croûte à l’ombre du platane, en face c’est l’un des rares endroits de ces gorges où la végétation est assez abondante, avec déjà les couleurs de l’automne.

En route ! C'est un chemin muletier typique, en bon état car entretenu pour les randonneurs.

En route ! C’est un chemin muletier typique, en bon état car entretenu pour les randonneurs.

La progression se fait dans un milieu essentiellement minéral, il y a bien moins de végétation que sur l'autre versant.

La progression se fait dans un milieu essentiellement minéral, il y a bien moins de végétation que sur l’autre versant. Bien que nous ne soyons pas en bord de mer, les rochers sont creusés, voire percés comme ici, de nombreux « taffoni ».

Le sentier s'élève progressivement pour rester toujours au-dessus de la route, à plusieurs dizaines de mètres, au gré des montées et des descentes selon la configuration du terrain.

Le sentier s’élève progressivement pour rester toujours au-dessus de la route, à plusieurs dizaines de mètres, au gré des montées et des descentes, selon la configuration du terrain.

La végétation est de type maquis méditerranéen, beaucoup de plantes buissonnantes sèches à cette saison.

La végétation est de type maquis méditerranéen, beaucoup de plantes buissonnantes sèches à cette saison.

Au-dessous de nous, nous pouvons voir les vasques du Golo, où l'eau ne semble pas particulièrement claire.

Au-dessous de nous, nous pouvons voir les vasques du Golo, où l’eau ne semble pas particulièrement claire.

Quelques lacets que nous venons de franchir...

Quelques lacets que nous venons de franchir…

Nous atteignons finalement le pont que nous nous étions fixé comme objectif, Ponte di l'Accia. Il est très joli, avec ses deux arches asymétriques, appuyées sur un rocher qui barre le ruisseau.

Nous atteignons finalement le pont que nous nous étions fixé comme objectif, Ponte di l’Accia. Il est très joli, avec ses deux arches asymétriques, appuyées sur un rocher qui barre le ruisseau.

Celui-ci forme d'ailleurs une bien jolie vasque au bas du pont.

Celui-ci forme d’ailleurs une belle vasque au bas du pont, avec une eau limpide.

Il nous reste encore à rejoindre la voiture par le même chemin, tandis qu'au dessous de nous passent encore plusieurs véhicules de pompiers, dans le sens de la descente heureusement : l'incendie doit être maîtrisé !

Il nous reste à rejoindre la voiture par le même chemin, tandis qu’au dessous de nous passent encore plusieurs véhicules de pompiers, dans le sens de la descente heureusement : l’incendie doit être maîtrisé !

Maîtrisé, mais encore sous contrôle, comme nous devions le constater le soir en voyant débarquer fort tard une vingtaine de pompiers dans l’unique restaurant local encore ouvert à cette saison. Un peu d’affolement, mais on assume : pas question de laisser ces braves soldats du feu le ventre vide !

Quant à nous, allons nous coucher pour être en forme pour la balade du lendemain.

Retour en Corse du Sud.

Revenons maintenant à notre dernier séjour en Corse, nous en étions restés au passage à Sartène du 16 au 19 octobre. Nous voilà maintenant arrivés au jour du départ, le dimanche 19 octobre, car, ne l’oublions pas, contrairement aux idées reçues, il y en a qui travaillent, en Corse, et il s’agit donc maintenant de rejoindre Corte, en flânant un petit peu, bien sûr.

Les ouvriers du bâtiment sont déjà en tenue lorsque nous quittons les lieux.

Les ouvriers du bâtiment sont déjà en tenue de chantier lorsque nous quittons les lieux.

Premier arrêt sur la route du Sud : Roccapina. Depuis la route, on embrasse tout le site : la tour génoise, le rocher du lion, et la plage en bas.

Premier arrêt sur la route du Sud : Roccapina. Depuis la route, on embrasse tout le site : la tour génoise, le rocher du lion, et la plage en bas.

Ce lion couché est assez étonnant.

Ce lion couché est assez étonnant.

La route qui descend à la plage n'est pas aussi chaotique qu'annoncé. L'eau est merveilleusement claire et bonne, premier bain depuis juillet à Portbou...

La route qui descend à la plage n’est pas aussi chaotique qu’annoncé. L’eau est merveilleusement claire et bonne, premier bain depuis juillet à Portbou… nous sommes le 19 octobre !

Nous repartons vers Bonifacio, après quelques kilomètres une petite route à droite vers un ermitage : allons voir ! Nous finissons par arriver à un endroit magnifique et complètement désert : l'ancien Ermitage de la Trinité.

Nous repartons vers Bonifacio. Après quelques kilomètres une petite route part à droite vers un ermitage : allons voir ! Nous finissons par arriver à un endroit magnifique et complètement désert ce jour : l’ancien Ermitage de la Trinité.

Ici ce n'est pas encore la partie calcaire caractéristique de Bonifacio. Parmi les enchevêtrements de rochers, une statue de la Vierge et des bougies (éteintes), dite ND de Tibhirine et dédiée au monastère algérien et à ses moines assassinés.

Ici nous n’avons pas encore atteint la zone calcaire caractéristique de Bonifacio. Parmi les chaos de rochers, une statue de la Vierge et des bougies (éteintes, risque d’incendie oblige). Un panneau proche la nomme Notre-Dame de Tibhirine, elle est dédiée au monastère algérien et à ses moines assassinés.

La façade principale du bâtiment.

La façade principale du bâtiment.

A côté des bâtiments, une belle esplanade agrémentée par l'ombrage d'un grand eucalyptus.

A côté des bâtiments, une belle esplanade agrémentée par l’ombrage d’un grand eucalyptus.

Un piton rocheux surmonté d'une croix domine l'ensemble.

Un piton rocheux surmonté d’une croix domine l’ensemble.

Vers le Sud, c'est le début de la zone calcaire, où la première grande échancrure abrite la cala di Paraguano avec ses eaux turquoises.

Vers le Sud, c’est le début de la zone calcaire, où la première grande échancrure abrite la cala di Paraguano avec ses eaux turquoises.

Au-delà, la ville de Bonifacio et le cap Pertusato, le Sud du Sud de l'île.

Au-delà, c’est la ville de Bonifacio et le cap Pertusato, avec son sémaphore et son phare, le Sud du Sud de l’île.

Après avoir cassé la croûte dans cet endroit si tranquille, nous rejoignons Bonifacio pour un petit arrêt sur le port, dominé par la Citadelle.

Après avoir cassé la croûte dans cet endroit si tranquille, nous rejoignons Bonifacio pour un petit arrêt sur le port, dominé par la Citadelle.

On flâne sur le port... Marrant, le nom du restau, de l'autre côté !

On flâne sur le port… Marrant, le nom du restau, de l’autre côté !

Un félin sympathique...

Un félin sympathique…

Puis on prend la petite route du cap Pertusato. Là, chaque arrêt nous mène au bord des hautes falaises calcaires, sculptées par l'érosion. Ici, une arche qui s'avance dans la mer.

Puis on prend la petite route du cap Pertusato. Là, chaque arrêt nous mène au bord des hautes falaises calcaires, sculptées par l’érosion. Ici, une arche qui s’avance dans la mer.

De ce côté-ci, Bonifacio surmonte sa falaise.

De ce côté-ci, Bonifacio surmonte sa falaise.

Un site unique, fabuleux !

Un site unique, fabuleux !

La journée est déjà bien avancée, et il faut encore rejoindre Corte. Nous quittons Bonifacio avec un peu de regret, mais il faut bien aller travailler !