Le retour.

Une fois atteint le redoutable sommet du Puig del Claper 🙂 , il nous reste encore à longer la crête avant de redescendre chez nous par la route.

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Et encore des antennes ! On doit pouvoir devenir riche en revendant à prix d’or aux télécommunicants des morceaux de crête balayés par la tramontane et où seuls les figuiers de Barbarie arrivent à prospérer.

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Ceux-ci sont magnifiques !

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Et les abeilles se régalent de bains de pollen au fond de leurs fleurs. Je me demande comment une plante aussi agressive peut développer des fleurs aussi fragiles et délicates…

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Difficiles à voir et surtout à photographier, les oiseaux sont tout de même bien présents, tel ce rouge-queue noir qui observe la situation depuis son perchoir.

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Les papillons ne manquent pas non plus. Cet amaryllis n’était pas trop farouche ! J’aime les deux points blancs dans le rond noir de l’aile, leur raison d’être me semble très mystérieuse.

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Ce n’est plus un sentier, mais une vraie piste, qui suit maintenant la crête. Grâce aux antennes, bien sûr !

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Malgré la sécheresse estivale, quelques plantes réussissent encore à développer des fleurs, et pas seulement les figuiers de Barbarie. Là c’est une clématite sauvage avec ses grappes blanches.

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Tout le trajet en crête nous permet encore de profiter de la vue vers la côte Sud, où Llançà étale ses maisons blanches qui escaladent la montagne. Les Pyrénées plongeant dans la mer…

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Une dernière antenne, encore bien chargée en engins de télécommunication. Une balade à déconseiller aux électrosensibles, absolument.

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On profite là-haut d’une vue d’ensemble de la gare internationale de Portbou, dont l’activité s’est considérablement réduite depuis que l’Espagne fait partie de l’Europe économique. C’est ce monstre incongru qui a fait la richesse du village, en son temps.

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Une nouvelle page pour la rubrique des choses qui piquent avec ce joli chardon vert où se promène une bête noire (enfin presque noire). Je ne sais pas si la bête pique, mais le chardon, oui, c’est sûr, j’ai vérifié.

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Encore un chardon ? N’ayant pas ma flore sous la main, je ne peux pas identifier cette sorte de plante-dinosaure rencontrée ce jour-là. Bizarre, non ?

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D’ici, on voit bien la différence entre les deux routes, la vieille et la nouvelle, la sinueuse et la rectiligne qui perce la montagne.

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Autre chardon, autre papillon. Satyre ou Mégère ? Tels sont les noms charmants qui lui ont été attribués, le premier pour le mâle et l’autre pour la femelle. Si j’ai bien compris le critère d’identification, je dirais qu’il s’agit ici d’un mâle, un Satyre par conséquent.

Promeneurs, soyez méfiants. Il y a des Satyres dans la garrigue catalane  ! J’en ai rencontré !

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C’est en rejoignant la route goudronnée (la vieille, donc) que nous trouvons ce panneau. J’imagine qu’il signale la fontière entre la commune de Portbou et celle de Colera… En regardant attentivement, on apercevra aussi en arrière-plan le coll dels Belitres, où se trouve la frontière entre la France et l’Espagne.

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Redescendons maintenant par la route. C’est un trajet agréable car presque plus personne ne passe par là en voiture, et les habitants du village en profitent pour venir s’y promener à pied. Si on coupe la partie gare, on a une jolie vue du village, avec au premier plan les terrasses agricoles réhabilitées récemment.

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Depuis le grand virage, on a une vue d’ensemble de « chez nous ». Les terrasses n’y sont pas passées au glyphosate, juste à la débroussailleuse 😉

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Le long du trajet, un promeneur facétieux a un peu transformé l’inscription « coto local » (réserve de chasse ou quelque chose comme ça) en « coito colocad » dont je vous laisse imaginer la signification…

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Nous passons finalement devant la propriété voisine de « can Tunicus », maintenant très entretenue.

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Le propiétaire se réserve désormais l’usage de l’eau que l’on pouvait autrefois aller puiser au fond de la grotte. Il a même replanté quelques pieds de vigne !

Notre petite boucle matinale s’achève là dans la chaleur de la journée. Vive les vacances !

Un peu plus à l’Ouest…

Notre chantier une fois terminé, le 2 octobre était prévue une sortie familiale et mémorielle vers les lieux de prédilection de l’oncle Gaby du côté de la Massane, et nous étions donc chez notre cousin Charles à Argelès. Mais dès le matin, la pluie avait fait son apparition, et la sortie était annulée pour cause d’intempéries.

Un petit tour dans le parc du château, où les grenades se mouillent, puis un petit tour dans le village, avec le parapluie, et après le repas nous reprenons la route vers notre Far-Ouest ariégeois.

En traversant Perpignan on découvre, sur la place de Catalogne, une statue de Dali plutôt rigolote, que nous n’avions encore jamais vue.

Et en arrivant à Estours on découvre que Le Chat n’est pas mécontent de nous revoir !

En ce début octobre, les fleurs de l’été n’ont pas encore fini de s’épanouir.

Et les pommes nous semblent prêtes à être récoltées. Ici, ce sont les Belchard, c’est clairement le pommier le plus productif de tous ceux que nous avons plantés, pour le moment. En 2017, elles constituaient pratiquement la seule production.

A la serre, c’est le moment des meilleures récoltes de tomates. Des tomates poilues, c’est sur la photo que je l’ai remarqué !

Comme les tomates de montagne sont d’un naturel optimiste, même en octobre elles continuent à fleurir, au cas où les beaux jours se poursuivraient indéfiniment.

Quant aux balsamines, elles ne sont plus très exubérantes, mais continuent à offrir quelques fleurs à la gourmandise des gros bourdons.

Pour ce qui nous concerne, un petit tour de l’autre côté du ruisseau nous permettra de ramener de quoi garnir quelques crêpes bien méritées.

 

Le Belvédère de Cerbère.

Le Belvédère du Rayon-Vert, c’est LE monument de Cerbère. Cet ancien hôtel en forme de paquebot, inauguré en 1932, dresse sa haute silhouette entre route et chemin de fer, difficile donc de le manquer lorsqu’on arrive de France, à moins que ce ne soit par la mer.
Principalement destiné à accueillir les voyageurs à destination de l’Espagne lors de leur changement de train et pendant leurs formalités administratives, il leur proposait, outre le logement, de profiter d’un restaurant, un casino, une salle de bal et de spectacle, et même d’un court de tennis sur le toit en terrasse.
Il fait également partie de l’histoire familiale pour avoir été le théâtre de la réception, le 25 septembre 1947, du mariage des parents de Daniel, ainsi que de celui de sa tante Maïthé avec son oncle, célébrés simultanément (les mariées étaient sœurs !)
Mes enfants, ce jour-là, votre future existence avait fait un grand bond en avant !

Désormais classé monument historique, et en cours de rénovation, il accueillait à l’automne 2017 les Rencontres Cinématographiques de Cerbère-Portbou, qui utilisent sa salle de spectacle.

C’est un étrange bateau de béton, amarré au sol entre la route et le rail.

Nous accédons à la salle de spectacle en empruntant les escaliers, superbement restaurés.

Au sol, les carreaux de ciment, somptueux et bien conservés.

La salle à manger, avec vue sur la mer. Sol, fenêtres, peintures et moulures du plafond, tout a été conservé précieusement.
Si la projection que j’ai vue ce jour-là ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, j’ai beaucoup apprécié la visite de ce superbe bâtiment. Un grand merci à son propriétaire (et ami de Maïthé) Jean-Charles pour son accueil et ses explications.

L’ascension du Puig del Claper (236m)

Nouvelle RTT spéciale filles le jeudi après-midi ! Je leur propose de faire à pied le tour de la maison en passant par les antennes là-haut, et elles acceptent avec enthousiasme.

Regardez comme elles ont l’air contentes !

La balade est agréable, il faut bien le dire. Il faut commencer par descendre par la route presque jusqu’au grand virage que nous appelons toujours « des ordures » en souvenir des temps anciens. Puis quitter celle-ci au démarrage du sentier, pas très visible, qui serpente dans la garrigue jusqu’au sommet du Puig del Claper, où se trouvent les abominables antennes qui défigurent le site depuis de nombreuses années. L’itinéraire offre quelques vues saisissantes sur les falaises en contrebas, comme ici sur celles de la pointe Claper qui ferme la baie de Portbou.

On chemine souvent sur le haut des falaises, non loin de la rupture de pente, ce qui permet également de profiter de la vue vers le Sud de la côte, le cap Creus et le village de Port de la Selva que nous apercevons ici, poussière blanche au pied de la montagne.

Sur cette frange de terre à la limite de la mer, la végétation prend une allure bien particulière, nettement distincte de celle qui entoure la maison quelques dizaines de mètres plus loin. Les figuiers de Barbarie, venus du lointain Mexique, s’y taillent la part du lion.

On dit que les figues sont comestibles, mais je n’ai jamais osé y goûter à cause des innombrables petits harpons tout fins qui hérissent toute la plante et pénètrent dans la peau où ils se cassent et torturent leur victime pendant des jours et des jours.

Nous arrivons maintenant au sommet, où poussent les vilaines antennes, tandis qu’un vilain nuage passe dans le ciel, pour compléter ma vilaine photo.

On découvre alors l’autre côté du Puig, avec le village tout proche de Colera, où se situe une autre branche de la famille de Daniel et Maïthé, côté grand-père maternel cette fois (Cadaqués, c’était côté grand-mère !) ; plus loin, c’est le village de Llansá.

Nous suivons maintenant, le long de la crête, la piste d’accès aux vilaines antennes. A la verticale de la maison, on peut surveiller les mecs en train de travailler, ou même de boire des bières…

Nous redescendons maintenant par la vieille route, bien moins fréquentée par les véhicules à moteur depuis le percement du tunnel, ce qui rend la promenade nettement plus agréable qu’aux temps anciens. Vue d’en haut, l’immensité de la gare reste toujours surprenante !

Dernière vue sur la maison depuis le virage des voyeurs, d’où l’on peut observer à loisir les éventuels adeptes du bronzage intégral sur le toit en terrasse. Mais à l’époque des drones, tout cela a perdu un peu de son charme…

Retour aux origines.

Le chantier, c’était dur, certes, mais conformément au Code du Travail Bénévole, on a eu droit à une demi-journée de RTT, youpi !
Nous voilà donc en route pour Cadaqués, village bien connu pour ses visiteurs célèbres et les images qu’ils en ont laissé, mais dont on sait moins qu’il est le village natal de la maman de Daniel, et auparavant de sa mère, de sa grand-mère, et de tous les ascendants de cette branche de la famille aussi loin que les archives remontent, soit le XVIe siècle. Évidemment, on n’arrive pas jusqu’à Adam et Eve, car les documents ont été égarés, mais il est hautement probable qu’ils habitaient déjà les lieux, en leur temps.

Nous voilà arrivés, après quelques milliers de virages, car l’accès au Paradis doit se mériter. On peut alors flâner dans les ruelles du vieux village, dont la plupart sont désormais revêtues d’un dallage régulier bien différent de l’ancien sol rocheux et inégal.

Ici, sur la gauche, c’est la maison de l’arrière grand-mère. Elle a été complètement rénovée, mais le sol de la ruelle est resté dans son état premier.

L’église est ouverte, je pense que c’est la première fois que j’y rentre. Il y a là un incroyable retable baroque, qui fut semble-t-il préservé de la pulsion destructrice des Républicains par la construction, par les villageois, d’un mur qui le dissimulait. Les statues des hommes qui supportent les colonnes, dont celle-ci, sont vraiment très étonnantes.

L’église occupant le point haut du village, la vue depuis le parvis est bien dégagée vers la baie.

On se promène…

Façon calade provençale, une étoile à huit branches orne le sol.

La rue Silvi Rahola est celle de l’ajuntament, ici sur la gauche (la mairie). Belle perspective…

Ces deux-là me semblent dans une impasse !

Au-delà, la baie est comme jonchée de petits bateaux. On se réjouit qu’il n’y ait pas encore eu quelque décideur « progressiste » pour faire y faire bâtir une marina en béton.

Le front de mer, qui mérite bien ce nom.

Ici, la maison d’un indépendantiste catalan. Quelques jours seulement nous séparent du « référendum » organisé par ces derniers.

Dalí tient d’un seul doigt une canne dont le dessin se retrouve dans de nombreux tableaux, tandis que le passant s’appuie lourdement sur la sienne.

Même si les pierres dont est bâti le vieux village apparaissent de moins en moins, ce balcon formé d’une grande lauze appuyée sur des corbeaux de schiste reste un témoin remarquable de l’architecture locale.

Pas de déplacement à Cadaqués sans aller jusqu’à Port Lligat, au moins pour ceux qui ne connaissent pas encore !

Gros plan sur le profil tourmenté de l’îlot qui barre l’horizon, et contribue à protéger les lieux.

Détournons notre regard des constructions neuves environnantes pour le porter sur la maison de Dalí et Gala, transformée en musée.

Pour visiter, il faut réserver à l’avance, ce que nous n’avons pas fait cette fois.

En quittant les lieux, nous faisons un dernier arrêt pour profiter d’une vue d’ensemble de ce lieu de prédilection de l’artiste. De là, on domine également  l’îlot où, d’après une légende familiale, les arrière-grands-parents de Daniel passèrent la nuit de leurs noces, sans que la jeune femme, effrayée sans doute par l’environnement sauvage, consente à consommer l’union. C’était il y a bien longtemps, bien avant la création de #MeToo ! Était-ce le bon temps, alors ? Qui sait…

 

Le château en Espagne.

Lundi 25 septembre 2017. Le soleil se lève sur la Méditerranée. Nous sommes dans notre résidence en Catalogne encore espagnole, et nous attendons aujourd’hui les premiers volontaires pour le chantier de rénovation prévu à partir de ce jour.

Aussitôt arrivés et leurs affaires à peine déposées, les voilà invités à se mettre au travail ! Cela commence par la pose des échafaudages sur la façade Nord.

Soumise aux assauts incessants de la tramontane, c’est de toutes parts que la peinture s’effrite et part en plaques. Il faut commencer par gratter tout ça.

Tout le monde s’y met ! Moi, je choisis le reportage… 🙂

Il arrive parfois que le Chef se repose… cependant, il garde un œil sur le travail du subalterne.

Maïthé, qui nous a rejoints le mercredi, se livre à des tâches ménagères bien nécessaires.

Quant à Jean-Marie, arrivé par le rail le jeudi seulement, il se met au travail avec entrain, non sans avoir préalablement dépouillé Serge de son bleu de travail et protégé son unique paire de chaussures avec des poches plastiques. La paire de peintres en action émerveille la galerie par son répertoire incroyablement étendu de chansons stupides, mais par chance il n’y a pas le son sur les photos.

Nanou apprend à écrire des tags en catalan, ça pourrait servir, qui sait ?

Aujourd’hui, c’est à Daniel que Jean-Marie a taxé son bleu, je le reconnais formellement à l’énorme déchirure qui s’est produite juste au-dessous de la magnifique reprise que j’avais réalisée !

Dimanche 1er octobre, c’est la fin du chantier. Un petit tour de la maison pour admirer le résultat.

On peut comparer avec la photo du début. Pas mal, non ?

Un grand merci à tous les bénévoles du chantier ! On vous aime fort, avec du piquant …

Portbou 2017.

Remettons encore une fois en marche la machine à remonter le temps pour la suite de notre séjour à Portbou en 2017, avec l’arrivée des toulousains, dont les plus petits partageront avec nous la dernière semaine de ce séjour catalan.

Lui, c’est l’ancêtre, premier propriétaire des lieux, où il cultivait la vigne. Il n’imaginait sûrement pas que sa petite-fille y bâtirait une maison !

La nouveauté en 2017, c’est que sur la façade nord, c’est-à-dire côté village, les anciennes fenêtres des chambres…

… ont été remplacées par des modèles à doubles vitrages phoniques qui arrêtent efficacement le bruit et le vent, permettant d’envisager de dormir même si c’est la fête au village ou quand souffle la tramontane.

Les visiteurs sont enfin arrivés !

Papy est très vite sollicité pour jouer aux échecs.

On aime bien la plage de Garbet, un peu après Colera, avec son restaurant-paillotte au bord de l’eau. Que va-t’on manger ?

Ici, on est vraiment au bord de la plage, et ça bronze de la fesse !

Les bateaux des plaisanciers sont nombreux à venir mouiller dans l’anse, certains se font même livrer le repas à bord par le zodiac du restaurant.

Mon chapeau est un peu grand pour Sandra, mais il remplit son rôle tout de même.

Maintenant les parents sont repartis travailler, et on est invités chez Sylvie, dans sa nouvelle maison, où se trouvent justement Chantal et Guy.

Ouahou ! Quel séjour ! Il y a même un billard …

…et un véritable flipper ! Quelle chance !

Pas de problème pour y caser un grand canapé confortable.

Le tour du propriétaire permet de voir que le séjour utilise une dépendance raccordée à la maison. Il y a encore de quoi s’occuper !

Merci, Sylvie, pour les bonbons !:)

De retour à Portbou, derrière le Querroig, côté ouest, un coucher de soleil. Et ça change tous les soirs.

Les activités restent classiques. On jalonne la plage de nos habituelles œuvres d’art.

Restau un soir à Colera, on se fait des selfies pour envoyer aux parents.

Damien et sa famille vont nous remplacer dans la maison, c’est la fin de notre séjour estival millésime 2017, une bonne année dans l’ensemble malgré quelques problèmes avec l’alimentation électrique, mais on y arrivera, vous verrez !

Bornes oubliées.

Revenons maintenant au 21 juillet 2017, une belle journée de liberté pour aller compléter un peu la collection de bornes côté oriental. Pour commencer, la borne – pyramide 579 ayant été oubliée lors des derniers recensements , retournons au célèbre village frontière du Perthus pour aller voir un peu à quoi elle ressemble.

On se gare sur la petite route qui part vers l’Albère, peu après le viaduc de l’autoroute qui passe au-dessus. La frontière passe sur le côté gauche, c’est donc par là que nous allons grimper.

En s’élevant vers notre but, on peut maintenant voir le viaduc autoroutier et le défilé de véhicules.

Nous avons visiblement atteint la ligne frontière, mais nous ne sommes pas encore à notre borne du jour.

Pour la trouver, il faut grimper un peu au milieu des chênes-liège, pas trop longtemps puisqu’on peut encore apercevoir l’autoroute sur la droite.

En redescendant par le chemin, on fait face au massif du Canigou qui émerge d’une écharpe de nuages, au-delà des vallonnements de l’Albère.

Le décor est très méditerranéen !

Nous reprenons la voiture et grimpons maintenant de l’autre côté du Perthus jusqu’au fort de Bellegarde,dont la masse imposante domine le col et le village. Voici l’entrée et l’ancien pont-levis.

Les douves sous le pont, on n’a pas vu de crocodiles…

Un escalier interdit, dommage.

L’escalier officiel nous permet, après avoir acquitté nos droits d’entrée, d’accéder à l’immense place d’armes. En face de nous, l’inévitable chapelle.

Le long de l’un des murs, nous découvrons la raison principale de notre visite, l’ancienne borne 569, remplacée désormais sur son emplacement par une version plus moderne.

Une vieille porte…

Le grand puits, avec ses 63,50m de profondeur, est l’une des principales curiosités du fort. Le tunnel de la ligne à grande vitesse passant désormais  juste au-dessous, il a été vidé et complètement exploré à cette occasion.

Pas de bâtiment militaire sans poudrière ! Et la dernière guerre mondiale n’a bien sûr pas épargné cet endroit.

Le tour des bâtiments passe maintenant par l’échauguette.

Nous apercevons ici les casernements Sud, en ruine, que nous ne visiterons pas.

Nous passons ensuite devant la stèle au général Dugommier, mort dans la bataille de Figueres et dont les cendres reposèrent au fort pendant quelques temps.

On aperçoit l’autoroute en contrebas de ce lieu réellement stratégique.

Côté Nord, toujours le long de l’autoroute, on peut voir la pyramide de Ricardo Bofill, une oeuvre d’art assez monumentale.

Terminons la visite avec une plus modeste sculpture sur la place d’armes, qui apporte un peu de douceur dans cet austère ensemble militaire.

Balade à Perpignan.

Arriver à Portbou, c’est toujours entamer une nouvelle séquence bricolage. Aussi, dès le lundi 17 juillet, 2017, (hé oui, le retard s’accumule encore…) il s’avère INDISPENSABLE de faire une première expédition jusqu’aux grandes surfaces de bricolage situées au nord de Perpignan. Je saisis l’occasion pour me faire déposer en ville et commencer une première visite de la cité, complètement au hasard puisque je n’y connais rien, ce qui facilite les choses au niveau des choix.

Les bignones , qui sont en pleine floraison, attirent mon regard. Les berges de la Basse, la petite rivière qui traverse la ville avant de rejoindre la Têt, sont très fleuries !

Franchissant le cours d’eau pour me diriger vers le centre ville, je remarque vite ce bâtiment Art Nouveau, et m’en approche. C’est le vieux cinéma Castillet, achevé en 1911, et qui abrite encore aujourd’hui une salle de cinéma, en plus de l’agence de la Caisse d’Épargne.

Beaux décors !

Un peu plus loin, c’est le Castillet lui-même, ancienne porte de la ville, qui fut aussi une prison.

La porte Notre-Dame ou petit Castillet, qui fut construite un siècle environ après le premier bâtiment, lorsque celui-ci eût été transformé en prison.

Un peu plus loin, en pénétrant dans la ville, sur la place de la Loge, une belle Vénus du sculpteur Aristide Maillol.

Autour, des maisons très méditerranéennes, avec leurs couleurs chaudes.

L’Hôtel de Ville, ancienne maison consulaire, dont l’édifice primitif remonte au début du XIVe siècle.

Le patio de l’Hôtel de Ville, avec la statue de la Méditerranée de Maillol.

Vue sous un autre angle… elle est belle de toutes les façons !

Autrefois fixée à l’extérieur de la Loge de Mer, la Caravelle est maintenant dans l’Hôtel de Ville.

Une cour intérieure somptueusement dallée.

Au musée Hyacinthe Rigaud, le retable de la Trinité, oeuvre gothique peinte en 1489.

Partout dans les rues, des dallages de marbre rose.

La Basse, désormais canalisée, permet maintenant la promenade sur l’eau dans un cadre de verdure.

Une dernière image de cet étonnant Castillet avant de retrouver mon chauffeur et de repartir plus au sud vers notre nid d’aigle au-dessus de la mer.

 

Mai 2017…

Cette fois encore, nos allées et venues se poursuivent le long des Pyrénées. Images printanières…

A Estours, les œillets de poète commencent à fleurir.

Les lupins s’épanouissent. On les avait vus en boutons, précédemment.

De près, ce sont des fleurs bleues avec des oreilles blanches.

Ceux qui l’apprécient peuvent désormais déguster le nectar de ciboulette …

Les feuillages des arbres ont pris leur couleur si particulière, douce et éclatante à la fois.

A Portbou, les fleurs d’agave ont au moins triplé de hauteur.

Le figuier, une bouture ramenée du Pays Basque il y a déjà de nombreuses années, tente ses premières figues.

C’est le moment où le petit coussin de cactus devant la maison se couvre de somptueuses et éphémères étoiles rouges.

    

Les méchants figuiers de Barbarie épanouissent leurs fleurs jaunes très appréciées des abeilles.

Et un pauvre papillon en plein vagabondage s’est fait emprisonner dans le salon.