Du côté de Naurouze.

C’était le 29 octobre 2017. Notre première expérience du cassoulet de l’hostellerie Étienne à Labastide d’Anjou fut réellement mémorable, que Jean-Michel et Chamina en soient encore remerciés. En effet, c’est un véritable sommet de la chose que l’on déguste dans ce village qui, malgré son nom exotique, est bien situé dans l’Aude, à quelques kilomètres à peine de la capitale mondiale (et autoproclamée) du cassoulet, Castelnaudary.
Après une telle expérience, une petite promenade digestive est forcément la bienvenue, alors rapprochons-nous du canal du Midi, le long duquel il est toujours agréable de marcher un peu.

Nous avons de ce côté-là aussi beaucoup de chance, car nous voici sur la zone du seuil de Naurouze, où se fait naturellement le partage des eaux entre l’Océan et la Méditerranée. Et comme le canal relie les deux, c’est donc là que se trouve son morceau le plus haut, et logiquement son alimentation en eau, par une rivière artificielle créée par Riquet en 1665 qui amène l’eau depuis la Montagne Noire. Ici, nous sommes devant les vestiges du bassin de Naurouze, un immense réservoir octogonal de 400m de long et 300m de large, comblé depuis.

C’est tout un réseau complexe de canaux et de rigoles qui s’étend alentour, et le bâtiment que nous voyons ici est ou était aussi lié à la gestion de l’eau.

Des portes à flots permettent de réguler et de diriger l’eau en fonction des besoins du canal.

Ce dernier est bien sûr tout près de là, et nous arrivons rapidement à l’écluse dite « de l’Océan », car elle est la première qui permet d’amorcer la descente vers l’Ouest.

Il n’y a malheureusement pas de bateau, mais on voit bien la forme elliptique du bassin qui sert d’ascenseur.

Mes compagnons de promenade sont déjà sur le pont !

De là, la vue est belle sur le canal, encore tout bordé de ses célèbres platanes, hélas menacés de mort par une terrible maladie.

Nous revenons ensuite le long des limites de l’ancien bassin, encore marquées par une rigole qui permet d’en appréhender la forme.

Pour rejoindre le parking, nous empruntons l’allée de platanes qui traverse l’ancien bassin. Plantée en 1809, elle est composée de 62 arbres de près de 45m de hauteur, dont le plus gros a une circonférence de plus de 4m. Souhaitons encore longue vie à ces plus que bicentenaires !

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