Orokonui

Le lendemain, 3 mars 2017, nous voilà toujours à l’autre bout du monde. Nous avons rejoint Dunedin la veille au soir, et profité d’une soirée familiale suivie d’un repos bien mérité, ou tout au moins bien apprécié : c’est fatigant, les vacances !

La visite du jour va nous conduire à la rencontre de nouveaux néo-zélandais de souche, enfin nouveaux pour nous en tous cas : elle nous mène à l’ « ecosanctuary » d’Orokonui, sur les hauteurs au Nord d’Otago Harbour, un endroit où 307 hectares de forêt ont été nettoyés des ravageurs et entourés d’une imposante clôture les empêchant d’y revenir, afin que les espèces natives puissent retrouver là au moins en partie l’environnement antérieur à l’arrivée des hommes, qui leur avait permis de s’épanouir.

Voici pour commencer Tane Mahuta, le dieu de la forêt. Il tient dans sa main une fronde de fougère, symbole de la vie et du lien avec la terre. Franchissons maintenant la clôture avec les précautions indispensables, par un sas à double porte, et après inspection des sacs à dos.

Le premier autochtone est un scinque (skink, en anglais), un mot que je n’avais jamais entendu ! L’équivalent local de nos lézards, mais un peu plus gros, plutôt comme un lézard vert. Encore une espèce rare et menacée.

Près de la mare un peu plus loin, deux takahés nous honorent de leur présence. Réintroduits ici, ils font partie d’une espèce que l’on avait crue disparue, et dont quelques spécimens furent retrouvés en 1948 dans une zone de la côte sud-ouest très difficile d’accès.
Notre guide nous emmène maintenant dans la forêt, où se trouvent disposés des postes de nourrissage pour les oiseaux.

Le premier est un « bellbird » (littéralement oiseau-cloche) dont le nom français est « méliphage carillonneur », évoquant, en plus de son chant, son goût pour le nectar des fleurs. On voit que le liquide fourni semble lui convenir également. Korimako, pour les Maoris 🙂

Voici maintenant le Tui, ou méliphage Tui, ou encore Tui cravate-frisée, chaque nom évoquant une particularité de l’animal. Celui-ci a la chance d’avoir conservé son nom maori.

Quant au visiteur suivant, il est encore bien plus gros, puisqu’il fait partie de la famille des perroquets, c’est un Nestor superbe, dont le nom maori est… kaka ! En voilà enfin un qui sera facile à retenir, n’est-ce pas ?

Nous stationnons longuement à proximité des postes de nourrissage, à guetter les oiseaux dans la végétation alentour.

Ici on voit bien la fameuse cravate, un peu le style avocat du barreau, non ?

Encore une indigène, l’araignée qui a tissé ce superbe cocon pour protéger ses rejetons pendant les premiers jours de leur existence.

Déception, nous ne verrons pas les célèbres kiwis : il y en a bien sur le site, mais ces grands timides ne sortent que la nuit, dommage !

Nous rejoignons donc le gang des chapeaux pour un lunch en commun. Emile doit avoir faim, semble-t-il.

L’après-midi, le temps n’est pas merveilleux, mais une rapide expédition à la pêche aux clams est quand même possible, sous la direction d’Anya.

Bonne récolte ! Dans tous les sens du terme, d’ailleurs, car les dégustations du soir allaient être magnifiques.

Colorées, les cabanes pour la pêche !

Et tout le monde se retrouve chez Anya le soir, à commencer par les petits cousins, qui s’amusent presque ensemble…

…pendant que Granpa, de son côté, joue avec son mobile 🙂

Un joli portrait du plus petit de la maison pour terminer. Ciao, Emile !