Aux confins du Pays Quint.

C’est qui qui connaît le Pays Quint ? Pas grand monde sans doute parmi mes lecteurs habituels ou occasionnels. Je ne vais pas me lancer dans le résumé d’une histoire qui remonte à plusieurs siècles, sachez juste qu’il s’agit là d’un petit bout d’Espagne collé à la France à l’extrémité de la vallée des Aldudes (au Sud de Baïgorry), et qui est cédé à perpétuité à la France moyennant le paiement d’une redevance annuelle. Il est habité par quelques dizaines de français qui payent la taxe d’habitation en France et les impôts fonciers en Espagne.

Et nous voilà donc le 4 décembre 2016, pour notre première expédition frontière aux limites du Pays Quint, aussi appelé Quinto Real en espagnol, et Kintoa en basque. Nous continuons donc tout simplement notre petit inventaire des marques frontières entre la France et l’Espagne, mais cette fois ce sont les premières qui limitent cette partie de l’Espagne occupée à perpétuité par la France.

Un géoglyphe sur le flanc de la montagne nous indique que nous ne sommes plus très loin.

Même en ce bout du monde, on peut trouver un restaurant ouvert le 4 décembre. En sortant, nous constatons que le chat de la maison est une sorte de sosie de la Miss de Raphaël.

Pour aller à l’endroit d’où nous allons rejoindre nos deux premières bornes, il faut bien sûr suivre des routes minuscules et ondulantes, et on peut en profiter pour admirer le paysage.

Le vert intense des prairies ne connaît pas de saison, nous sommes au Pays Basque, tout de même !

Il se partage le décor avec le roux des fougères sèches.

A l’entrée de ce pré, une barrière métallique à l’épreuve des intempéries, mais je préfère quand même les vieilles barrières de bois, qui se font rares désormais.

Au-dessus de nous, une autre pâture, avec les tondeuses en action.

Il faut grimper un peu pour rejoindre la première borne, derrière nous ce sont les pentes douces de la vallée des Aldudes.

Soleil et nuages se partagent le ciel, et la lumière change continuellement autour de nous.

Notre première trouvaille du jour est la borne 132, elle est en bordure d’un bois et presque au pied d’une palombière. Celle-ci est inoccupée, car en décembre les dernières palombes ont déjà rejoint leurs quartiers d’hiver depuis un certain temps. Enfin, les rescapées du moins, car j’avoue que ce même jour le salmis de palombe du restaurant Saint-Sylvestre m’avait bien plu.

Il a fallu marcher encore plus que je ne le pensais pour trouver la borne 133. Je l’imaginais plutôt vers la crête, et ce n’était pas du tout ça en réalité.

Nous redescendons vers la voiture par un autre chemin, plus accidenté.

Pour aller voir notre dernière borne du jour, nous reprenons la route jusqu’au passage de la frontière. Bizarre bizarre, ce panneau qui a l’air de dire que Baigorri c’est St Jean Pied de Port et que Garazi c’est St Etienne de Baigorri, alors que c’est évidemment le contraire. Est-ce pour cette raison que les passants armés et indignés ont fusillé le malheureux panneau ? Ou s’agit-il simplement d’une parenté culturelle avec la Corse ?

En tous cas, le panneau d’entrée au Pays Quint est indemne, lui.

Et voici le chat Quint qui traverse la route!

C’est au-dessous de la venta de la frontière que se trouve la borne 137, mais elle n’est pas au bord de la route. Je suppose qu’elle était là avant la route, d’ailleurs.

Bien que les jours soient très courts à cette saison, il nous reste encore le temps de faire un petit tour par Urepel avant de rejoindre les Aldudes et Baïgorry, et enfin nos pénates à Anglet.

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