Artigue 2016

Une des balades incontournables de l’été, au moins une fois en principe, c’est la montée jusqu’à la cabane d’Artigue, avec saucisse ou côtelettes à faire griller, et à l’été 2016 ce fut pour nous le 25 août.

Pour cela, il suffit de remonter la vallée d’Estours en direction du Valier à partir de la centrale d’Arros (ou même du hameau d’Estours si on a le courage), en suivant le tracé du GR10 qui longe le torrent en sous-bois, ce qui en fait une promenade très agréable même par une journée très chaude comme cela peut arriver en été.

C’est peu avant d’arriver au pied de la cascade de Bibet, au niveau de la passerelle trop moderne qui ne plaît pas à Gérard, que l’on découvre notre sommet tutélaire du mont Valier, et son petit glacier d’Arcouzan qui résiste encore à la fonte généralisée constatée sur tous ses semblables, et notamment ceux des Pyrénées. Comme on peut constater, c’est vraiment du beau temps aujourd’hui !

Chaque année qui passe permet de constater des changements le long du torrent, comme cet arbre tombé en travers du lit, cette fois.

Les rayons du soleil à travers les arbres mettent en valeur les bouillonnements de la rivière. Un spectacle mouvant et toujours fascinant.

Au bout de presque 2 heures de marche, nous sortons du couvert et découvrons sur notre droite la belle cascade d’Arcouzan au fond de son écrin de roche. Le débit n’y est pas très fort en cette fin d’été.

En grimpant encore un peu sur la gauche, nous découvrons aussi avec intérêt que l’on vient (en nous voyant arriver) de mettre la saucisse à griller, le feu ayant été préparé efficacement par les trois éclaireurs, partis en avant-garde tandis que j’attendais l’arrivée tardive des toulousains.

Ici, comme cela arrive parfois en altitude, les papillons azurés ne sont pas farouches, et ils aiment bien se poser sur nous pour se délecter de quelques gouttes de sueur ou autre délice sécrété par la peau du randonneur.

Petite séquence digestion…

Nous sommes tout près de la cabane d’Artigue et de la vallée du même nom (à cet endroit). Nous y avons souvent vu des chevaux, mais ce jour-là ils ne sont pas présents.

De l’autre côté du ruisseau, la cascade est bien belle, et si certains se laissent tenter par un bain rafraîchissant, le choix des autres se porte sur elle.

Au moment de reprendre mon bâton, je suis obligée d’en chasser toute une équipe de papillons en train de suçoter la poignée.

Nous voilà presque arrivés !

Et me voilà au pied du mur ! A cette saison, ça mouille un peu mais il est tout de même possible de s’approcher avec l’appareil photo sans trop le tremper. On ressent tout de même bien le souffle froid de la chute d’eau.

Photo souvenir…

…et la vue de l’autre côté, en se retournant vers Artigue, et le bois de Japtoï.

Il ne nous reste plus qu’à rejoindre le GR10 pour redescendre le long du ruisseau, où les derniers rayons de soleil éclairent encore quelques berces, avant qu’il ne disparaisse derrière les hautes parois.

 

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