Initiation.

Après le départ des brésiliens, le moment était venu de retourner vers la partie orientale des Pyrénées, pour des raisons familiales.

Là-bas, il y a plus de soleil qu’au pays basque, c’est certain, mais lorsqu’il s’accompagne d’une tramontane à presque 100km/h, avec des températures de moins de 5°C, la température « ressentie », comme on dit, est carrément glaciale.

Par chance, dès le dimanche 17 janvier, voilà que le vent se calme et laisse la place à une fenêtre de vrai beau temps comme il peut en faire en Roussillon même en plein hiver. Nous allons en profiter pour aller nous dégourdir les jambes en cherchant quelques bornes du côté du Perthus, car ce qui est chouette c’est que notre frontière pyrénéenne se prolonge jusqu’en Catalogne, ce qui nous permet d’y poursuivre les mêmes objectifs de balade.

Au vu du beau temps, Annie et Pierre décident de se joindre à nous pour leur sortie dominicale, une première !

le Canigou

Le massif du Canigou, qui domine la plaine du Roussillon, est carrément splendide ce matin, avec son capuchon blanc, et la tramontane glaciale de la veille a balayé toute les brumes qui pourraient en perturber le spectacle. En route pour le Perthus, mais pas celui des boutiques à touristes, celui d’une frontière entre deux pays inscrite depuis longtemps dans l’Histoire.

le départ

C’est par là, dit notre guide. Il a choisi délibérément de négliger les bornes les plus faciles à rejoindre (très proches du village), et de se consacrer à celles qui sont un peu plus éloignées, pour profiter de la météo du jour.

pyramide 578

En fait, la pyramide 578, qui n’est pas dans notre itinéraire, est visible depuis un virage de notre chemin, et je peux quand même la photographier à l’aide du gros zoom, héhé !

le Perthus

Notre chemin s’élève rapidement, et nous dominons déjà la partie française habitée du village du Perthus, à l’écart de la zone des commerces. Le seigneur Canigou domine le paysage…

le chemin

Nous suivons une piste bien tracée, qui monte dans un environnement de plus en plus boisé.

chêne-liège

Ce sont essentiellement des chênes-liège, et ils sont encore exploités, malgré l’utilisation de plus en plus répandue des bouchons synthétiques.

tranche de bois

La coupe d’une grosse branche montre bien l’épaisseur de l’écorce de liège. C’est elle qui protège et permet à ces arbres de repousser après les incendies, on se souvient encore par ici de celui de l’été 2012, dont on voit encore très bien les stigmates côté espagnol.

échappée

Derrière nous, encore quelques échappées vers la grande montagne.

pyramide 579bis

Il a quand même fallu quitter la piste et grimper dans la forêt pour trouver notre première « vraie » borne du jour, à savoir la pyramide 579bis. (Les pyramides semblent être une spécialité locale, mais moins connue qu’en Égypte).

pyramide 579bis de profil

La même, vue de profil, dans son environnement boisé.

le pique-nique

Comme nous ne sommes pas partis très tôt, il est déjà temps de sortir le casse-croûte. Ces rochers exposés au Sud et qui abritent du vent sont parfaits pour cela.

la borne 580

Poursuivant notre quête, nous trouvons maintenant la borne 580. Ce n’est pas une pyramide, mais sa partie supérieure en a la forme.

panneau

Elle se trouve tout près du col de la Comtesse, oh pardon, du « coll de la Comtessa », où « vous entrez en France », ou pas, ou si, suivant les convictions nationales et peut-être nationalistes du passant.

la forêt de chênes

Autour de nous, toujours les chênes-liège, entretenus et exploités. Mais pas le dimanche, nous n’avons croisé personne !

la Lune et le chemin

Nous rejoignons maintenant une nouvelle piste, carrossable. La Lune nous montre le chemin…

borne géographique

Borne frontière ? Non ! Celle-ci nous indique que nous sommes au col du pla de l’Arc, c’est une borne géographique, alors.

la borne 581

Mais ce n’est pas beaucoup plus loin que nous trouvons maintenant la borne 581, la dernière de notre programme du jour.

les rouges

Nos camarades les rouges sont satisfaits de leur initiation à la recherche des bornes !

vert

Nous choisissons un itinéraire un peu plus au Sud, côté espagnol, pour notre retour vers la voiture ; curieusement, il nous donnera l’impression de redescendre bien plus que nous n’étions monté.

le fort de Bellegarde

De ce côté, c’est le fort de Bellegarde, gardien historique du passage du Perthus, que nous avons en vis à vis dans la descente. Avec toujours le Canigou en fond d’écran, bien sûr.

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