De Berdaritz à Pago-Zelhay.

Avec un titre pareil, pas trop difficile de deviner que nous allons nous promener au pays basque ! Nous voici maintenant le 1er décembre 2015 (eh oui, j’ai un sacré retard !) et par cette belle journée d’automne nous voilà partis vers la vallée des Aldudes pour … devinez quoi ?… aller visiter quatre bornes le long de la frontière, de la 114 à la 117, mais par ordre décroissant pour cette fois.

Pour se rendre là-bas, il faut commencer par remonter la vallée de la Nive, jusqu’à Saint Étienne de Baigorry, puis vers les Aldudes, et bifurquer vers la droite avant ce village pour aller se stationner près de la maison Chiloenea.

les chevaux de Chiloenea

Tandis que nous nous stationnons, les chevaux nous ignorent superbement, à l’exception d’une mère qui surveille qu’on ne vient pas pour lui piquer son rejeton, c’est vrai qu’il est bien mignon.

les Aldudes

De là, nous dominons la vallée et le village des Aldudes, petit paradis perdu dans les montagnes, bien entouré par la frontière qui, à cet endroit, redescend carrément vers le sud-ouest pour le garder en France.

arbre-harpe

Un chemin agricole part de là, qui va nous amener jusqu’au col de Berdaritz. Je remarque un bel arbre-harpe, plié par les intempéries et dont les nouvelles branches verticales figurent les cordes de l’instrument. Merci au passage à « La Hulotte », que je lis régulièrement dans mon terrier !

pâturage vert

Au-dessus de notre chemin, une prairie à l’herbe appétissante, en s’imaginant animal à poil laineux 🙂

bergerie

Un peu plus loin, c’est le toit de vieilles tuiles d’une bergerie que nous apercevons un peu au-dessous.

en montant à Berdaritz

On finit par sortir du bois…

au creux du hêtre

Au bord du chemin, une petite sculpture au creux d’un gros hêtre.

le chemin

Notre chemin au soleil.

arrivée au col de Berdaritz

Nous arrivons au col de Berdaritz, où plusieurs chemins se rejoignent.

la borne 117

La borne 117 est bien là, comme prévu. Plus facile de chercher les bornes que les champignons !

le chien du berger

Tandis que nous expertisons la borne, nous voyons arriver du côté espagnol un homme accompagné de deux chiens ; il est à la recherche de ses brebis, et après avoir un peu caressé le chien aux yeux bleus, manifestement plus jeune et inexpérimenté que l’autre, nous allons assister à une superbe démonstration du travail des chiens qui, guidés par la voix du berger, vont s’en aller tous seuls fort loin dans la montagne et finir par revenir avec le troupeau des brebis baladeuses.

l'arbre qui marche

Sans attendre le retour des chiens, nous entamons nous aussi notre montée vers le sommet d’Urrichka, en direction des autres bornes. Nous passons tout près d’un arbre à deux troncs, en fait deux arbres soudés, qui semble en train de gravir la pente.

les brebis enfermées

Tandis que nous gravissons ce premier versant d’Urrichka, le troupeau vagabond arrive en sens inverse, habilement poussé par les deux chiens, et nous nous dissimulons un peu derrière les arbres pour ne pas effaroucher les bêtes. Ici nous les apercevons dans l’enclos voisin du col, où le berger les a emprisonnées, avant de redescendre.

la pierre dans l'arbre

Encore une facétie des arbres de cette montagne, celui-ci a enserré et pour finir soulevé du sol cette énorme pierre, dont on pourrait faire un banc !

les taupinières

Les taupes sont au travail par ici.

la borne 114

Après avoir cassé la croûte près de la borne 116 (très moche, en parpaings !) et répertorié la 115 près du sommet d’Urrichka, nous arrivons enfin au col de Pago-Zelhay et à la 114, la dernière de la journée.

les sommets enneigés

Pour le retour, nous allons suivre les chemins à flanc de montagne, au lieu de remonter par le sommet. Dans le lointain, nous pouvons voir des sommets plus élevés, déjà blanchis par les premières neiges ; je suppose qu’il s’agit du pic d’Orhy, au centre, le premier à dépasser les 2000m d’altitude en partant de l’océan.

Daniel

In situ, mon guide-accompagnateur préféré, qui organise tout cela magnifiquement, avec grand soleil presque garanti.

le sous-bois moussu

Un joli sous-bois couvert de mousse, dont le vent a balayé les feuilles mortes.

la branche dragon

Sur ces crêtes souvent balayées par le vent, les hêtres organisent décidément partout le spectacle ! Ici, une immense branche cassée ressemble à un énorme serpent rampant à terre, la tête dressée.

le chemin vert

C’est par ce chemin bien vert que nous allons rejoindre de nouveau le col de Berdaritz.

les brebis égarées

En redescendant vers la voiture, nous croisons une petite troupe de brebis en vadrouille, des françaises cette fois, mais ne doutons pas qu’elles aussi doivent parler en basque.

Otsamunho

De l’autre côté de la vallée, c’est l’Otsamunho (901m) qui se dore au derniers rayons du soleil alors que nous récupérons la voiture pour rentrer chez nous.

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5 réflexions sur “De Berdaritz à Pago-Zelhay.

  1. Je ne manque pas de vous suivre et colle à vos basques à chacune de vos expéditions;…. Je me demandais si vous ne voudriez pas m’adopter!!
    Je sais que je n’ai plus l’âge idéal frisant les 73 automnes mais parfois je vous envie tellement d’avoir de si belles occasions de parcourir entre autre nos belles Pyrénées que je me sens frustrée moi qui ne peux faute de hanche récalcitrante que gravir les deux étages de mon immeuble .
    Me reste la poésie et si je peux me permettre en votre honneur

    Rais de printemps

    Les matins étriqués de gelée recouverts
    Ne peuvent s’étirer tel un chat sur le mur.
    Encore emmitoufléé dans la nuit de l’hiver
    L’aube frigorifiée se plaint de courbatures.

    C’est un champ de rosée, de branches en glaçures
    Confiseur attentif le froid fait son office
    Attache aux barbelés ses gouttes de gelure
    Et poudre de frimas les sarments au supplice.

    Une bise cruelle s’acharne sur les haies
    L’air vierge de senteur promène sa fourrure
    De brouillard tout mouillé que perce quelques rais
    Entendez, écoutez soupirer la verdure.

    Mais voilà qu’il arrive, écartant les nuages
    Pénètre dans le bois glisse entre les ramures,
    Et de ses flèches d’or timidement s’engage
    L’hiver tout printannier réchauffe la nature

    C’est la fête de l’herbe des jardins et des fleurs,
    Des allées de rosiers emperlés de cristaux.
    Du massif empoté d’un voile de pudeur
    Que la nuit était longue prise dans un étau….

    Les vapeurs de la terre emplissent l’air d’humus
    Quelques chercheurs d’ennuis piaillent sous les buissons,
    L’odorante douceur au matin des citrus
    Attirent les abeilles dressant leur aiguillon.
    CL

  2. Merci ma copine pour ces beaux voyages – moins poétique, mais toute aussi reconnaissante 🙂 Ça faisait longtemps que je ne m’étais promenée sur ton blog, alors là j’en ai bien profité. x

  3. Vos ballades sont vraiment superbes ! Il faut qu’on vienne participer .
    Photos sublimes…
    Bisous helvétiques
    Fernand

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