Retour vers l’île de Beauté.

Revenons maintenant fin septembre pour conter la suite de nos aventures , lorsque ce fut le moment du retour en Corse pour un nouvel épisode  des élucubrations cortenaises du statisticien maison.

Arrivée à Ajaccio, il fait beau et chaud, on se laisse tenter par l’idée d’un pique-nique et peut-être d’un petit bain à la plage de Grand Capo, un peu au Nord des célèbres Sanguinaires.

les planches de surf à grand capo

On est un peu surpris par la paillote d’un loueur de planches pour le surf, la taille des vagues ne dépassant guère les 20cm, cette fois comme à nos précédentes visites, mais j’ai lu depuis sur internet qu’il s’agissait VRAIMENT d’un des meilleurs spots de surf de l’île ! Enfin, apparemment, ce n’est pas le cas tous les jours…

plage de grand capo

…comme on peut le voir ici. Mais pas de baignade ce jour-là, car après le pique-nique quelques vilains nuages accumulés contre les montagnes se mettent à nous envoyer des gouttes tout en réussissant à cacher le soleil, et comme il y a un peu de vent…

En prime, je m’aperçois que mes lunettes ont dû sauter dans l’eau quand je me trempais les pieds, et nous passons un bon moment à ratisser vainement le bord pour tenter de les retrouver.

Mais il faut rejoindre Corte, le calvaire statistique des étudiants commence le lendemain matin déjà !

le vieux pont d'Altiani

Pendant que Daniel tente une dernière fois de faire l’éducation des élites insulaires, je décide d’explorer un peu plus sérieusement que les fois précédentes la micro-région escarpée du Bozio, toute proche de Corte, mais dont les routes terriblement étroites et sinueuses rebutent facilement le touriste de base. Retour pour commencer à un endroit déjà connu, le pont génois d’Altiani, désormais interdit à la circulation depuis la construction d’un nouveau pont routier. Celui-ci est facile d’accès, puisqu’il se situe le long de la N200 qui relie Corte à Aléria sur la côte est de l’île, à un endroit où une petite route permet de rejoindre ensuite Altiani et les autres villages du Bozio. Nous sommes ici sur le vieux pont, dont il est difficile d’imaginer qu’il supportait toute la circulation de la N200 jusqu’en 2011 !

pont d'Altiani et reflet

Le ciel est couvert, mais il n’a pas plu depuis très longtemps sur l’île, Corte connaît des problèmes d’approvisionnement en eau et le niveau du Tavignano qui passe sous le pont est très bas ; aussi, en descendant jusqu’au bord de l’eau, on peut profiter des reflets presque parfaits dans l’eau de la rivière.

au bord du Tavignano

Lors des belles journées d’été, le lieu doit être très fréquenté, car la rivière appelle à la baignade, mais là rares sont les passants qui s’arrêtent pour jeter un coup d’oeil.

le nouveau pont d'Altiani

A ma droite, le nouveau pont et sa modernité.

l'escalier de galets

Sur le parking de la rive droite, une vieille bâtisse avec une porte dont j’admire l’escalier d’accès, utilisant de gros galets certainement récupérés dans le lit du Tavignano.

Castellare di Mercurio

Après avoir flâné autour des ponts, je me lance à l’assaut des hauteurs du Bozio et de ses villages perchés, Castellare di Mercurio sur l’image ci-dessus. L’église et son clocher, les hautes maisons de pierre bâties le long d’une arête rocheuse, un village corse tout simplement.

Sermano

Me voici maintenant à Sermano, un autre village du Bozio.

façade de l'église de Sermano

Au cœur du village, l’église paroissiale dont voici la façade.

les instructions

Les informations que je trouve concernant la chapelle Saint Nicolas confirment les informations de mon guide, je me rends donc à la Poste où le préposé, après m’avoir ouvert la porte d’entrée (il y a une gâche électrique), me fait passer la clef à travers une sorte de tour en verre certainement Securit, lui-même étant retranché derrière une vitre que je suppose elle aussi à l’épreuve des balles. Je suis assez impressionnée par cette débauche de précautions!

le chemin vers Saint Nicolas

Munie de ma précieuse clef, je prends le chemin de Saint Nicolas.

panneau indicateur

C’est bien par là !

Saint Nicolas de Sermano

Ce n’est pas très loin, la chapelle est entourée d’un vieux cimetière. Elle est très ancienne, datée du VIIIe siècle environ, avec bien sûr des parties remaniées ou rajoutées, comme le petit campanile.

porte de la chapelle

La clef ouvre la porte !!!!!!

les fresques

A l’intérieur, je découvre les magnifiques fresques du XVe siècle pour lesquelles j’ai fait tout ce parcours, et cela en vaut la peine !

tête du Christ

Ici, le détail du visage du Christ.

Sermano, en revenant

Ma visite achevée, il me faut revenir à la Poste pour restituer la clef au préposé, toujours pas plus débordé de travail.

fontaine de Sermano

Il me reste encore un peu de temps pour flâner un peu dans le village et découvrir la fontaine à deux becs, chacun dispensant l’eau de sa propre source d’après les villageois, avant de reprendre la route pour continuer mes vagabondages. A bientôt…

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