Du col d’Ichtauz à l’Abrakou.

Nouvelle fenêtre météo le 5 mars, après une période d’intempéries, comme cela arrive parfois au Pays Basque. Cette fois, nous avons assez de temps devant nous pour prendre la route jusqu’à Saint Étienne de Baigorry, puis le début de la belle vallée des Aldudes plus au Sud, pour rejoindre par la petite route fort accidentée que nous avons déjà empruntée le col frontière d’Ichtauz sur les hauteurs à l’Ouest, au-dessus du village de Banca.

L’itinéraire jusqu’à Baigorry suit la vallée de la Nive, qui est l’axe principal de circulation de la côte vers Saint-Jean-Pied-de-Port, et où passe également la ligne de chemin de fer qui permet encore de nos jours de rejoindre le Pays Basque intérieur. Et voici ce que nous découvrons en passant :

le pont du chemin de fer

Les intempéries, qui prennent parfois par ici des proportions très importantes, ont fait gonfler la Nive dont la crue n’était visiblement pas bien loin d’emporter le pont du chemin de fer, ci-dessus. Il ne repose plus que sur l’extrémité de sa pile, côté rive gauche. Nous sommes très inquiets sur l’avenir de cette liaison ferroviaire bien souvent menacée de fermeture, et qui a si souvent conduit Raphaël de Bayonne à Garazi lorsqu’il y était interne, mais je découvrirai plus tard que le tronçon Cambo Saint-Jean est en cours de réfection en ce moment et devrait rouvrir d’ici à la fin de l’année (http://www.sncf-reseau.fr/sites/default/files/upload/_Import/pdf/PLAQUETTE_CAMBO_RFF_BD-5.pdf , pour les passionnés du rail).

Presque arrivés au but, nous devons une nouvelle fois abandonner notre véhicule un peu avant le terminus, car la neige des derniers jours bloque la fin de la route. Nous commençons par prendre notre casse-croûte dans la voiture, ce qui présente le double avantage d’être assis confortablement, et d’en éviter le transport dans le sac à dos. Évidemment, le contexte est moins écolo, mais l’environnement extérieur est quand même spectaculaire :

l'Adarza, est de la vallée des Aldudes.

De l’autre côté de la vallée, les sommets de l’Adarza et de toutes les montagnes environnantes sont encore blanchis par la neige des derniers jours. Prenons maintenant la route, jusqu’au col d’abord.

Sur l'asphalte, les lignes de cailloux témoignent de l'abondance des dernières précipitations.

Sur l’asphalte, les alignements de cailloux témoignent de l’abondance des dernières précipitations

...et on ne peut accéder au col sans traverser la neige accumulée certainement par les vents d'Ouest.

…et on ne peut accéder au col sans traverser la neige accumulée par les vents d’Ouest.

On franchit ensuite le col et, négligeant la borne 108 toute proche mais qui figure déjà dans notre collection (mais Daniel s’y rend quand même pour quelque manipulation ou calage du GPS), nous redescendons de l’autre côté en direction de la borne 109, que nous ne connaissons pas encore.

Nous rejoignons une zone boisée où nous trouvons de nouveau la neige, sur laquelle les ombres des arbres se projettent superbement.

Nous rejoignons une zone boisée où nous trouvons de nouveau la neige, sur laquelle les ombres bleues des arbres se projettent superbement.

Pas besoin de beaucoup chercher pour trouver les bornes, par ici, elles sont bien visibles. Lorsque j'arrive à la borne 109, Daniel est déjà en train de la bichonner pour les photos : brossage des mousses et lichens, puis un peu de craie pour souligner la croix et le numéro gravés, au moins côté ombre.

Pas besoin de beaucoup chercher pour trouver les bornes, par ici, elles sont bien visibles. Lorsque j’arrive à la borne 109, Daniel est déjà en train de la bichonner pour les photos : brossage des mousses et lichens, puis un peu de craie pour souligner la croix et le numéro gravés, au moins côté ombre.

et voilà le travail !

et voilà le travail !

La frontière, par ici, suit une crête arrondie où les sous-bois de hêtres sont coupés de clairières herbeuses. Nous n’y rencontrerons pas âme qui vive, à l’exception des oiseaux, assez nombreux par cette belle journée ensoleillée, qui doit leur faire ressentir quelques chatouillements printaniers.

Pourtant, nous suivons un sentier bien balisé, qui ne figure pas sur nos cartes. Peut-être le GR11 espagnol, équivalent ibérique de notre GR10 ?

Pourtant, nous ne sommes pas perdus, nous suivons un sentier bien balisé, et qui ne figure pas sur nos cartes françaises. Peut-être le GR11 espagnol, équivalent ibérique de notre GR10 ?

Voici maintenant la borne 110, dans son décor de fin d'hiver. Avec un ciel bleu digne de la Corse, et pas si fréquent au Pays Basque...

Voici maintenant la borne 110, dans son décor de fin d’hiver. Avec un ciel bleu digne de la Corse, et pas si fréquent au Pays Basque…

Ah ! Voilà maintenant la 111 en train de se faire toiletter.

Ah ! Voilà maintenant la 111 en train de se faire toiletter.

La 111, maintenant, dressée en haut d'une butte, devant quelques jeunes hêtres bien droits qui ressemblent à des gardiens vigilants. La récolte est bonne, aujourd'hui !

La voici, maintenant, dressée sur sa butte, devant quelques jeunes hêtres bien droits qui ressemblent à des gardiens vigilants. La récolte est bonne, aujourd’hui !

Notre chemin se poursuit le long de la crête, avec des hauts et des bas. Sur notre gauche, nous pouvons parfois apercevoir la vallée entre les arbres.

Notre chemin se poursuit le long de la crête, avec des hauts et des bas. Sur notre gauche, nous pouvons parfois apercevoir la vallée entre les arbres.

Nous passons à côté d'un hêtre amoureux.

Nous passons à côté d’un hêtre amoureux.

Certains passages, moins boisés, laissent mieux voir les montagnes environnantes.

Certains passages, moins boisés, laissent mieux voir les montagnes environnantes.

Puis ce sont de nouveau les sous-bois de hêtres (ou ne pas hêtres, là est la question).

Puis ce sont de nouveau les sous-bois de hêtres (ou ne pas hêtres, là est la question).

La borne 112 est au bas d'une descente, à un petit col.

La borne 112 est au bas d’une descente, à un petit col.

Au loin, il y a des montagnes un peu plus hautes et donc plus enneigées, mais je n'ai pas réussi à identifier celle-ci avec certitude. Et toujours ce grand ciel bleu...

Au loin, il y a des montagnes un peu plus hautes et donc plus enneigées, mais je n’ai pas réussi à identifier celle-ci avec certitude. Et toujours ce grand ciel bleu…

Nous sortons maintenant à découvert, presque parvenus au bout de la balade. Ici, le ciel est tout strié de blanc, il doit y avoir un couloir aérien par là.

Nous sortons maintenant à découvert, presque parvenus au bout de la balade. Ici, le ciel est tout strié de blanc, il doit y avoir un couloir aérien par là.

Nous voilà parvenus au sommet de l'Abrakou, à 1003m d'altitude. Et alors, pas de borne, à cet endroit ?

Nous voilà parvenus au sommet de l’Abrakou, à 1003m d’altitude. Et alors, pas de borne, à cet endroit ?

Mais bien sûr que si ! La voici, la borne 113, elle n'est pas au sommet, mais juste un peu plus loin, près de la rupture de pente. Ce sera la dernière de la journée, plantée dans son décor pyrénéen.

Mais bien sûr que si ! La voici, la borne 113, elle n’est pas au sommet, mais juste un peu plus loin, près de la rupture de pente. Ce sera la dernière de la journée, plantée dans son décor panoramique.

Voilà, il ne nous reste plus qu’à revenir sur nos pas pour rejoindre la voiture restée à Ichtauz.

Sur mon passage, une étrange pousse de hêtre en forme d'animal cornu attire mon regard, d'ailleurs il me regarde lui aussi.

Sur mon passage, une étrange pousse de hêtre en forme d’animal cornu attire mon regard, d’ailleurs il me regarde passer lui aussi.

Les jours allongent déjà sérieusement au mois de mars ! Comme nous redescendons notre petite route, ses rayons passent encore au-dessus des crêtes que nous venons de parcourir, et éclairent superbement les inévitables moutons qui jonchent les prairies en pente.

les moutons d'Ichtauz

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