Le pèle porc.

Après avoir écourté notre séjour en Provence en raison d’un douloureux événement familial, nous voilà le 12 février en route vers le Tarn et Garonne, pour aller donner un coup de main à Dany et Gérard dans l’important épisode annuel programmé ce jour-là : la mort et la transformation du cochon de l’année pour leur consommation et celle de leur famille. Bon, pour ce qui est de la mort, on préfère arriver un peu plus tard, n’étant pas attirés par le spectacle. Si on devait tuer pour vivre, on deviendrait sans doute végétariens très rapidement. Cependant, pas de problème ensuite pour le conditionnement : découpage, hachage, boyautage, boudinage et autres charcutages ne nous posent aucun problème ! Images :

Lorsque nous arrivons, Gérard est déjà en train de s'activer à la préparation du boudin, devant un public admiratif. Après quelques clichés vite faits, j'obtiens l'autorisation exceptionnelle de me joindre à lui.

Lorsque nous arrivons, Gérard est déjà en train de s’activer à la préparation du boudin, devant un public admiratif. Après quelques clichés vite faits, j’obtiens l’autorisation exceptionnelle de me joindre à lui.

Il faut piocher les morceaux de viande dans la bassine où ils ont cuit pendant plusieurs heures et les couper en petits morceaux. Je ne donne pas la liste des moceaux utilisés, car il s'agit évidemment d'un secret de fabrication.

Il faut piocher les morceaux de viande dans la bassine où ils ont cuit pendant plusieurs heures et les couper en petits morceaux. Je ne donne pas la liste des morceaux utilisés, car il s’agit évidemment d’un secret de fabrication.

A côté reposent paisiblement les deux demi-cochons (je ne sais jamais s'il faut ou non mettre un "s" à demi), en attendant d'être livrés dès le lendemain matin aux couteaux de Popov.

A côté reposent paisiblement les deux demi-cochons (je ne sais jamais s’il faut ou non mettre un « s » à demi), en attendant d’être livrés dès le lendemain matin aux couteaux de Popov.

Dany et Daniel préparent les boyaux, on remarquera que Dany a chaussé ses lunettes, signe qu'il s'agit là d'une opération particulièrement minutieuse.

Dany et Daniel préparent les boyaux du boudin ; on remarquera que Dany a chaussé ses lunettes, signe qu’il s’agit là d’une opération particulièrement minutieuse.

A trois au remplissage des boyaux !

A trois au remplissage des boyaux !

En voilà un de fait ! Par égard pour mes lecteurs trop sensibles, j'ai opté pour le noir et blanc, cette fois.

En voilà un de fait ! Par égard pour mes lecteurs trop sensibles, j’ai opté pour le noir et blanc, cette fois.

Le lendemain matin, c'est aux petites heures que Popov débarque avec couteaux et fusil (celui qui sert à aiguiser les couteaux, puisque le cochon est déjà mort) pour procéder au découpage de la bête.

Le lendemain matin, c’est aux petites heures que Popov débarque avec couteaux et fusil (seulement celui qui sert à aiguiser les couteaux, puisque le cochon est déjà mort) pour procéder au découpage de la bête.

Rôtis et côtelettes s'entassent auprès des boudins cuits la veille au soir, qui s'avèrent absolument délicieux.

Rôtis et côtelettes s’entassent auprès des boudins cuits la veille au soir, qui s’avèrent absolument délicieux.

On procède ensuite à l'élaboration de la saucisse ; le gros hachoir électrique entre alors en action, puis il faut peser la viande et effectuer de savant calculs pour savoir les quantités de sel et de poivre qu'il faut ajouter (deux règles de trois, ce n'est pas si simple !) avant de procéder au mixage manuel .

On procède ensuite à l’élaboration de la saucisse ; le gros hachoir électrique entre alors en action, puis il faut peser la viande et effectuer de savant calculs pour savoir les quantités de sel et de poivre qu’il faut ajouter (deux règles de trois, ce n’est pas si simple !) avant de procéder au mixage manuel .

Il ne reste plus qu'à mettre en boyaux le mélange obtenu, il faut tout le doigté de Gérard, qui guide sa fille à la manivelle, pour réaliser ce travail.

Il ne reste plus qu’à mettre en boyaux le mélange obtenu, il faut tout le doigté de Gérard, qui guide sa fille à la manivelle, pour réaliser ce travail.

Et voilà le travail !

Et voilà le résultat !

Il faut maintenant passer aux saucissons, avec des boyaux plus gros, et plus courts. Nouage à quatre mains.

Il faut maintenant passer aux saucissons, avec des boyaux plus gros, et plus courts. Nouage à quatre mains.

Puis remplissage des saucissons, là c'est moi qui actionne la manivelle, en douceur.

Puis remplissage des saucissons, là c’est moi qui actionne la manivelle, en douceur.

Et voilà le travail ! Dany, qui était un peu fâchée parce que nous avions fait des saucissons qu'elle jugeait trop gros, nous montre ici la taille du saucisson idéal selon ses critères.

Et voilà le travail ! Dany, qui était un peu fâchée parce que nous avions fait des saucissons qu’elle jugeait trop gros, nous montre ici la taille du saucisson idéal selon ses critères.

Après tout ce travail, il nous restait encore un peu de temps pour aller faire une petite promenade autour du village, en attendant la dernière phase des travaux de charcuterie, à savoir, essentiellement, les pâtés et leur stérilisation, sans parler de la salaison des jambons, travail de patience et de longue haleine (40 jours !), spécialité de Gérard.

Et, ne l’oublions pas, tout est bon dans le cochon, et vive le pèle porc !

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