Récoltes d’automne.

Retour vers l’Ariège en ce début novembre où les premières grosses gelées deviennent possibles, il faut donc procéder aux dernières récoltes avant de passer la grange en mode « hiver » avec vidange des circuits d’eau et déshabillage de la serre.

Pas de récolte de pommes pour nous en 2014, mais…

...voilà Gérard qui passe sur le chemin, voyons un peu ce que transporte Camille la chenille :

…voilà Gérard qui passe sur le chemin, voyons un peu ce que transporte Camille la chenille :

du jus de pomme ! Nom d'un ariégeois, il y en a pour qui la récolte a été bonne ! Ce sont les cousins de Betmajou qui ont fourni la matière première, c'est quasiment de l'industrie !

du jus de pomme ! Nom d’un ariégeois, il y en a pour qui la récolte a été bonne ! Ce sont les cousins de Betmajou qui ont fourni la matière première, c’est quasiment de l’industrie !

De notre côté, nous procédons à la dernière récolte de haricots tarbais, en vue des cassoulets de l’hiver qui approche :

les cagettes et autres récipients arrivent en nombre

les cagettes et autres récipients arrivent en nombre.

Puis il faut vite se mettre au travail pour écosser, car les haricots cueillis ont tendance à très vite germer dans leurs cosses, avec l'humidité. On en profite pour faire quelques intéressantes statistiques sur le nombre de grains par gousse.

Puis il faut vite se mettre au travail pour écosser, car les haricots cueillis ont tendance à très vite germer dans leurs cosses, avec l’humidité. On en profite pour faire quelques intéressantes statistiques sur le nombre de grains par gousse.

Le travail, plutôt fastidieux, avance doucement.

Le travail, plutôt fastidieux, avance doucement. On aime bien plonger sa main dans le saladier pour sentir les grains dans sa main.

La récolte a été bonne ! Il ne reste plus qu'à la faire sécher maintenant.

La récolte a été bonne ! Il ne reste plus qu’à la faire sécher maintenant.

Dans la serre, que l'on va bientôt enlever, il reste encore quelques petites tomates.

Dans la serre, que l’on va bientôt enlever, il reste encore quelques petites tomates.

Voilà la dernière cueillette.

Voilà la dernière cueillette. 2014 aura été une bonne année pour la tomate de montagne.

L’automne est vraiment bien là maintenant, avec ses couleurs et ses bancs de brumes…

Cette nuit, il a neigé à Fonta !

Cette nuit, il a même neigé à Fonta !

Et la vigne vierge de la mairie a des couleurs somptueuses.

Et la vigne vierge de la mairie a des couleurs somptueuses.

Sur la terrasse, devant la porte, un trophée de chasse a été déposé en offrande.

Sur la terrasse, devant la porte, un trophée de chasse a été déposé en offrande.

La chasseresse a rejoint son poste d'observation préféré, sur l'une des poutres qui traverse la trémie.

La chasseresse a maintenant rejoint son poste d’observation préféré, sur l’une des poutres qui traverse la trémie.

Pendant ce temps, à l’entrée Sud du hameau, le chantier de l’extension prend tournure.

Jean-Louis et Serge sont au travail, et le dialogue est intense.

Jean-Louis et Serge sont au travail, et le dialogue est souvent intense.

Ne vous en faites pas, mes petits choux, vous allez finir par y arriver !

Ne vous en faites pas, mes petits choux, vous allez finir par y arriver !

De 62 à 66.

Non, non, je ne me lance pas dans la numérologie ; il s’agit juste des numéros des bornes frontières que nous avons ajoutées à notre récolte le 1er novembre dernier (houlala, que de retard !)

Celles-ci se trouvent toutes entre Sare et Dancharia, à un endroit où le tracé de la frontière  est presque rectiligne d’Ouest en Est, après avoir remonté carrément vers le Nord depuis le col des Trois Bornes. Dans ce secteur, la ligne de séparation quitte les crêtes pour venir contourner le village de Zugarramurdi (et ses célèbres sorcières), qui se trouve de ce fait en Espagne, alors qu’il est pourtant sur le versant Nord de la chaîne.

Ce samedi, après avoir trouvé une ancienne petite borne bien cachée près d’une clôture à la venta où nous avons déjeuné, voici, un peu plus loin, notre première vraie borne numérotée de l’après-midi, c’est la 62 que nous apercevons ici au pied d’un gros chêne.

la borne 62

Nous retrouvons encore dans l’herbe de nombreux crocus d’automne

crocus d'automne

Les vaches de la ferme voisine nous regardent passer d’un air intéressé

les vaches

tandis qu’un peu plus loin, c’est au tour des brebis de nous dévisager

les brebis

Puis nous passons près d’une ancienne borne

il y a la lettre S gravée sur sa face française, ce qui signifie "Sare", le nom de la commune.

il y a la lettre S gravée sur sa face française, ce qui signifie « Sare », le nom de la commune.

Après la borne 63, nous voilà sur le lieu des trois croix de Sare, citées dans le procès-verbal d’abornement de 1858.

Il n'en reste plus qu'une de nos jours, et il faut bien regarder pour apercevoir la croix gravée sur son socle de pierre (non visible sur la photo).

Il n’en reste plus qu’une de nos jours, et il faut bien regarder pour apercevoir la croix gravée au sol sur son socle de pierre (non visible sur la photo).

On admire au passage la taille plutôt stricte des platanes voisins

platane taillé

Lorsqu’on arrive à la borne 65, il faut un peu la dégager des ronces

borne 65

Puis on rencontre de nouveau une stèle frontière ancienne dans la descente vers une venta abandonnée

ancienne venta

et il faut encore traverser un champ en descendant jusqu’au bord du ruisseau pour trouver la borne 66, la dernière de cette expédition

borne 66

Sur le chemin du retour, nous admirons encore les paysages de la campagne basque autour de nous

campagne basque

et les grandes oreilles de nos amis les ânes en train de se câliner

les ânes