Aventures australes (11)

Chapitre 11 : les glaciers du lago Argentino.

Youpi, encore une balade en bateau ! Presque toute la journée, cette fois, à parcourir les bras du lago Argentino pour aller voir ses glaciers, dont le très célèbre Perito Moreno. On se lève de bonne heure pour rejoindre en voiture  l’embarcadère à Punta Bandera.

On commence par longer le lago Argentino vers l'ouest, en direction des montagnes. Le soleil se lève.

On commence par longer le lago Argentino vers l’ouest, en direction des montagnes. Le soleil se lève.

Après avoir fait la queue avec quelques centaines d'autres touristes, on se dirige vers les catamarans qui vont promener tout ce monde.

Après avoir fait la queue avec quelques centaines d’autres touristes, on se dirige vers les catamarans qui vont promener tout ce monde.

Nous voilà installés, il faut que tout le monde ait une place assise. En route, maintenant !

Nous voilà installés, il faut que tout le monde ait une place assise. En route, maintenant !

Le lago Argentino ressemble un peu à un gros chipiron, avec on corps allongé vers El Calafate et plein de bras vers la montagne. Notre périple commence par explorer le bras Nord, plus le bras Upsala qui se termine au front du glacier, que nous apercevons là-bas au loin.

Le lago Argentino ressemble un peu à un gros chipiron, avec un grand corps allongé vers El Calafate et plein de bras tentaculaires côté montagne. Notre périple commence par explorer le bras Nord, puis le bras Upsala qui se termine au front du glacier, que nous apercevons là-bas au loin.

Nous arrivons au niveau d'un énorme iceberg bleu, on s'arrête pour l'admirer sous toutes les coutures.

Nous arrivons au niveau d’un énorme iceberg tout bleu, on s’arrête pour l’admirer sous toutes les coutures.

Sur notre gauche, je pense qu'il s'agit du glacier Onelli, il doit se terminer dans le lac Onelli qui est disjoint du lago Argentino.

Sur notre gauche, je pense qu’il s’agit du glacier Onelli, il se termine dans le lac Onelli qui est disjoint du lago Argentino.

Nous tournons entre les énormes blocs de glace, sans pouvoir accéder au front du glacier ; il semble qu'un gigantesque éboulement rocheux se soit produit dans ce bras l'an dernier, et ait largement perturbé le secteur en provoquant une énorme vague.

Nous tournons entre les énormes blocs de glace, sans pouvoir accéder au front du glacier ; il semble qu’un gigantesque éboulement rocheux se soit produit dans ce bras l’an dernier, et ait largement perturbé le secteur en y provoquant une énorme vague.

Nous faisons ensuite demi-tour, puis empruntons sur notre droite le canal Spegazzini, qui se termine au glacier du même nom. Le glacier seco, à notre droite, ainsi nommé car il ne s'achève pas dans le lac.

Nous faisons ensuite demi-tour, puis empruntons sur notre droite le canal Spegazzini, qui se termine au glacier du même nom. Le glacier Seco, à notre droite, ainsi nommé car il ne s’achève pas dans le lac.

Nous commençons à apercevoir au loin le glacier Spegazzini.

Nous commençons à apercevoir au loin le glacier Spegazzini.

Sur notre droite, les glaciers sont bien présents aussi, ils génèrent de nombreuses petites cascades.

Sur notre droite, les glaciers sont bien présents aussi, et génèrent de nombreuses petites cascades.

Nous approchons !

Nous approchons ! Il y a plusieurs langues qui alimentent le front du glacier.

Le long de notre trajet pour le Perito Moreno, qui nous fait repasser tout près de notre point de départ, nous pouvons admirer les plissements de terrain bien visibles dans cette partie, du côté opposé aux glaciers.

Puis nous faisons de nouveau demi-tour. Le long de notre trajet pour le Perito Moreno, qui nous fait repasser tout près de notre point de départ, nous pouvons admirer les plissements de terrain bien visibles dans cette partie, du côté opposé aux glaciers.

Le bras qui nous amène au Perito Moreno s'appelle canal de los Témpanos. Les autres bateaux sont aussi sur le même trajet.

Le bras qui nous amène au Perito Moreno s’appelle canal de los Témpanos. Les autres bateaux font aussi le même trajet.

Le bateau avance vite, il y a un vent bien frisquet dehors ; pour ne même pas avoir pas aux yeux, il y a une solution...

Le bateau avance vite, il y a un vent bien frisquet dehors ; pour ne même pas avoir froid aux yeux, il y a une solution…

Voilà le Perito Moreno au loin.

Voilà le Perito Moreno au loin. La langue s’avance jusqu’à barrer le bout du lac.

On s'approche du front du glacier, on y voit quelques blocs qui se détachent par moments.

On s’approche du front du glacier, on y voit quelques blocs qui se détachent et tombent dans l’eau.

Deux grottes se sont formées dans la glace, comme les yeux d'un monstre qui nous regarde.

Deux grottes se sont formées dans la glace, comme les yeux d’un monstre qui nous regarde.

L'autre bateau s'est approché plus que nous ! Mais avec le recul, on voit mieux les masses de glace d'où est issu le glacier.

L’autre bateau s’est approché plus que nous ! Mais avec le recul, on voit mieux les masses de glace d’où est issu le glacier.

Sur le chemin du retour, Fanny est touchée par la contagion des poses avantageuses de nos camarades de croisière.

Sur le chemin du retour, Fanny est touchée par la contagion des poses avantageuses de nos camarades de croisière.

La journée est déjà bien avancée, la distance parcourue est importante, plus de 100 km si je me souviens bien. Tout le monde rentre au port !

La journée est déjà bien avancée, la distance parcourue est importante, plus de 100 km si je me souviens bien. Tout le monde rentre au port !

Certains sont bien fatigués, les voisines en profitent pour s'amuser un peu...

Certains sont bien fatigués, les voisines en profitent pour s’amuser un peu…

Mais attention, la journée n’est pas finie : à peine débarqués, nous remontons en voiture avec un chauffeur frais et dispos pour parcourir les kilomètres qui nous séparent des passerelles du Perito Moreno, et profiter encore un peu de notre entrée du matin dans le parc ! A très vite…

Aventures australes (10)

Chapitre 10 : retour en Argentine.

Après une nouvelle nuit au Nikkos II à Puerto Natales, départ vers la gare routière dans la fraîcheur du matin.

Là-bas, quelques chiens semblent avoir choisi l'endroit pour y finir leur nuit, un blanc dort roulé à droite

Là-bas, quelques chiens semblent avoir choisi l’endroit pour y finir leur nuit, en voilà un blanc qui dort enroulé vers la droite

un noir roulé à gauche, celui-ci me rappelle notre vieille Chipie.

un noir enroulé à gauche, celui-ci me rappelle notre vieille Chipie.

et enfin celui-ci qui ne dort que d'un oeil car quand une pomme s'échappe du sac d'une japonaise il se lève et s'en empare rapidement, Daniel joue les sauveurs en plongeant sa main dans la gueule de l'animal pour rendre la pomme toute baveuse à la dame... Le chien est bien déçu qu'on lui ait piqué sa baballe, et Fanny nous informera plus tard avoir vu la dame japonaise offrir gentiment la pomme du chien à une copine.

et enfin celui-ci qui ne dort que d’un œil car quand une pomme s’échappe du sac d’une japonaise il se lève et s’en empare rapidement ; Daniel joue les sauveurs en plongeant courageusement sa main dans la gueule de l’animal pour rendre la pomme toute baveuse à la dame… Le chien est bien déçu qu’on lui ait piqué sa baballe, et Fanny nous informera plus tard avoir vu la dame japonaise offrir gentiment la pomme du chien à une copine du bus.

Le soleil se lève sur Puerto Natales ; de l'autre côté de la rue, une maison typique de l'endroit, tôles et bois léger ; quelques fils électriques aussi.

Le soleil se lève sur Puerto Natales ; de l’autre côté de la rue, une maison typique de l’endroit, tôles et bois léger ; quelques fils électriques aussi.

Nous voilà partis ; mon voisin le pelut (il est bien coiffé ce matin !) a sorti ses lunettes pour bouquiner.

Nous voilà partis ; mon voisin le pelut (il est bien coiffé ce matin !) a sorti ses lunettes pour bouquiner.

Nous repassons la frontière dans l'autre sens, ce qui est beaucoup plus simple car les argentins sont moins pointilleux sur les transferts de marchandises alimentaires, pas de chien renifleur pour inspecter nos affaires dans le bus ; la frontière est un peu sur les hauteurs, il y a même un semblant de station de ski, et plein de lupins dans les bordures de route.

Nous repassons la frontière dans l’autre sens, ce qui est beaucoup plus simple car les argentins sont moins pointilleux sur les transferts de marchandises alimentaires, pas de chien renifleur pour inspecter nos affaires dans le bus ; la frontière est un peu sur les hauteurs, il y a même un semblant de station de ski, et plein de lupins dans les bordures de route.

Derniers paysages chiliens avant la frontière.

Derniers paysages chiliens avant la frontière.

Nous revoilà maintenant en Argentine ! Ici c'est la province de Santa Cruz, et si vous voulez savoir où on se trouve il faut suivre la flèche "usted esta aqui", en bas à gauche.

Nous revoilà maintenant en Argentine ! Ici c’est la province de Santa Cruz, et si vous voulez savoir où on se trouve il faut suivre la flèche « usted esta aqui », en bas à gauche.

Nous traversons ensuite la petite ville minière de Rio Turbio, créée en 1942 pour l'exploitation du charbon.

Nous traversons ensuite la petite ville minière de Rio Turbio, créée en 1942 pour l’exploitation du charbon.

La route va ensuite traverser quelques centaines de km de pampa pour rejoindre El Calafate. Après Rio Turbio, on peut reconnaître l'ensemble du massif del Paine dans le lointain.

La route va ensuite traverser quelques centaines de km de pampa pour rejoindre El Calafate. Après Rio Turbio, on peut encore reconnaître l’ensemble du massif del Paine dans le lointain.

Ensuite c'est l'immensité de cette steppe patagone, avec de temps en temps une éolienne...

Ensuite c’est l’immensité de cette steppe patagone, avec de temps en temps une éolienne…

un portail dans la clôture qui borde la route en permanence, permettant l'accès au chemin d'une estancia...

un portail dans la clôture qui borde la route en permanence, permettant l’accès au chemin d’une estancia…

les troupeaux de guanacos, on se demande ce qu'ils mangent...

les troupeaux de guanacos, on se demande ce qu’ils mangent…

et parfois aussi quelques nandous, pas facile de les prendre depuis le bus !

et parfois aussi quelques nandous, pas facile de les prendre depuis le bus !

Pas un brin d'herbe verte dans ce décor, sauf à proximité des rares estancias situées près de la route.

Pas un brin d’herbe verte dans ce décor, sauf à proximité des rares estancias situées près de la route.

Arrivés à El Calafate, il nous faut encore nous rendre à l'aéroport pour y récupérer notre voiture de location pour la fin du séjour ; on se fait racketter au passage d'une soit-disant "taxe d'aéroport" proportionnelle au nombre de jours de location ! Là, c'est la vue depuis notre nouveau logement à El Calafate, on est un peu à l'écart de la ville cette fois, et on a vue sur le lago Argentino.

Arrivés à El Calafate, il nous faut encore nous rendre à l’aéroport pour y récupérer notre voiture de location pour la fin du séjour ; on se fait racketter au passage d’une soi disant « taxe d’aéroport » proportionnelle au nombre de jours de location ! Là, c’est la vue depuis notre nouveau logement à El Calafate, on est un peu à l’écart de la ville cette fois, et on a vue sur le lago Argentino.

Le reste de la journée n'a rien de photogénique, si ce n'est les réjouissances de Carnaval : après d'innombrables échecs et avoir écumé les distributeurs de billets de tout El Calafate, nous réussissons enfin à obtenir quelques pesos, et choisissons une agence qui accepte les cartes bancaires pour notre expédition du lendemain au "Perito Moreno".

Le reste de la journée n’a rien de photogénique, si ce n’est les réjouissances de Carnaval : après d’innombrables échecs et avoir écumé les distributeurs de billets de tout El Calafate, nous réussissons enfin à obtenir quelques pesos, et choisissons une agence qui accepte les cartes bancaires pour notre expédition du lendemain au « Perito Moreno ».

On n'avait pas encore réalisé que les deux prochains jours seraient encore fériés, et donc sans approvisionnement dans les "cajeros"...

On n’avait pas encore réalisé que les deux prochains jours seraient encore fériés, et donc sans approvisionnement dans les « cajeros »…

Et donc, que la fête continue, et, comme on est en Argentine : « Futbol para todos » sera notre devise du jour.

Aventures australes (9).

Chapitre 9 : du refuge Chileno à Puerto Natales.
Hé bien, voici venu le moment de quitter le petit monde du parc des Torres del Paine, on commençait à peine à s’habituer. Pas de voiture, pas de réseau téléphonique, pas d’Internet ; bon, j’exagère, quelques pistes permettent de ne pas se déplacer qu’à pied, mais le massif montagneux lui-même est totalement dépourvu de moyen d’accès autre que le catamaran du lac Pehoe et le bateau du lac Grey. Nous sommes samedi matin, et nous pouvons descendre sans nous presser jusqu’à l’hôtel las Torres où nous avons un transport jusqu’à l’entrée du parc en début d’après-midi seulement.

En reprenant le sentier dans le sens de la descente, je suis de nouveau surprise par ces pentes d'éboulis tellement rectilignes et tellement pentues.

En reprenant le sentier dans le sens de la descente, je suis de nouveau surprise par ces pentes d’éboulis tellement rectilignes et tellement inclinées.

On a le temps de regarder les petites fleurs au bord du chemin

On a le temps de regarder les petites fleurs au bord du chemin

et d'admirer les sculptures naturelles des racines d'arbres.

et d’admirer les sculptures naturelles des racines d’arbres.

El condor pasa...

El condor pasa…

Une petite pensée jaune, viola amarilla dit-on par ici.

Une petite pensée jaune, viola amarilla dit-on par ici.

Dans notre descente, nous apercevons en bas un convoi de chevaux qui s'éloigne vers la droite, sans doute l'approvisionnement du refuge des Cuernos où nous ne sommes pas allés.

Dans notre descente, nous apercevons en bas un convoi de chevaux qui s’éloigne vers la droite, sans doute l’approvisionnement du refuge des Cuernos où nous ne sommes pas allés.

Comme nous arrivons presque à l'hôtel, on peut encore se retourner pour revoir le monte Almirante Nieto

Comme nous arrivons presque à l’hôtel, on peut encore se retourner pour revoir le monte Almirante Nieto

dont le sommet possède lui aussi son glacier.

dont le sommet possède lui aussi son glacier.

Pendant que certains roupillent au soleil ("vas-y, je garde les sacs !"), je furète dans les buissons pour trouver quelques zoziaux à paparazzier, ces Pics du Chili étaient très près, mais très mobiles et donc pas trop faciles à tirer.

Pendant que certains roupillent au soleil (« vas-y, je garde les sacs ! »), je furète dans les buissons pour trouver quelques zoziaux à approcher, ces Pics du Chili étaient très près, mais très mobiles et donc pas trop faciles à prendre.

Un dernier condor qui survole le sommet, profitant sûrement de quelques ascendances intéressantes.

Un dernier condor qui survole le sommet, profitant sûrement de quelques ascendances intéressantes.

Puis je retrouve un carancho, le fameux caracara huppé de la lagune Nimez à El Calafate. Celui-ci a une bien belle branche.

Puis je retrouve un carancho, le fameux caracara huppé de la lagune Nimez à El Calafate. Celui-ci a une bien belle branche, et il porte vraiment bien le béret.

Nous revoilà maintenant à l'entrée du parc où l'on doit reprendre le bus pour Puerto Natales. Encore quelques belles vues sur les Torres Central et Norte, et le Nido de Condor.

Nous voilà maintenant revenus à l’entrée du parc, qui est aussi la sortie, où l’on doit reprendre le bus pour Puerto Natales. Encore quelques belles vues sur les Torres Central et Norte, et le Nido de Condor.

Le glacier du Monte Almirante Nieto ressemble un peu à une couche de meringue glacée.

Le glacier du Monte Almirante Nieto ressemble un peu à une couche de meringue glacée.

De l'autre côté du parking, pendant ce temps, voilà deux guanacos qui broutent tranquillement au-dessus de la falaise. Ils ne sont pas sauvages.

De l’autre côté du parking, pendant ce temps, voilà deux guanacos qui broutent tranquillement au-dessus de la falaise. Ils ne sont pas très sauvages.

La verticalité de ces tours qui semblent jaillir du sol est impressionnante.

La verticalité de ces tours qui semblent jaillir du sol est impressionnante.

Ici aussi il y a un petit oiseau de la même espèce qu'hier au refuge, il est très occupé avec les graines du buisson.

Ici aussi il y a un petit oiseau de la même espèce qu’hier au refuge, il est très occupé avec les graines du buisson.

Au moins celui-ci ne va pas nous cracher dessus...

Au moins celui-ci ne va pas nous cracher dessus…

Sur le chemin du retour, on a encore de bien belles vues sur l'ensemble du massif, mais les photos sont vite très floues quand on roule.

Sur le chemin du retour, on a encore de bien belles vues sur l’ensemble du massif, mais les photos sont vite très floues quand on roule.

les guanacos sont vraiment nombreux par ici, bien que les pumas en dégustent une bonne quantité.

les guanacos sont vraiment nombreux par ici, bien que les pumas en dégustent une bonne quantité.

Pour la deuxième fois en quelques jours, j'ai l'impression qu'un avion a décrit un tracé sinusoïdal...

Pour la deuxième fois en quelques jours, j’ai l’impression qu’un avion décrit un tracé sinusoïdal…

Retour sans problème jusqu’à Puerto Natales, où nous avons bien retrouvé nos affaires et notre chambre aux murs de carton. Repas au restaurant de l’hôtel Indigo où l’on n’avait pas pu manger la dernière fois faute d’un timing approprié : le Chili semble avoir des horaires assez différents de l’Argentine. Encore une nuit, et la suite de nos aventures va redevenir argentine. N’oubliez pas vos bouchons d’oreilles, on ne sait jamais…

Les Torres del Paine.

Chapitre 8 : le jour des tours.
Les dieux de la météo étaient-ils avec nous ? Je crois qu’on peut répondre oui, regardez çà :

Mais oui, c'est bien vrai !!!! La fameuse lumière orangée qui illumine les tours au soleil levant ! Certes, on n'a pas cheminé la nuit pour assister au spectacle depuis la base des tours, mais on peut quand même en profiter un peu depuis le refuge, et c'est vrai que le spectacle est assez magique...

Mais oui, c’est bien vrai !!!! La fameuse lumière orangée qui illumine les tours au soleil levant ! Certes, on n’a pas cheminé la nuit pour assister au spectacle depuis la base des tours, mais on peut quand même en profiter un peu depuis le refuge, et c’est vrai que le spectacle est assez magique…

Une heure et demie plus tard, au moment du départ, le même décor avec un autre éclairage.

Une heure et demie plus tard, au moment du départ, le même décor avec un nouvel éclairage. Étonnant, non ?

Le chemin longe d'abord la rive gauche du rio Asencio avant de le traverser et de continuer à remonter la rive droite, en traversant quelques affluents. On franchit plusieurs passerelles.

Le chemin longe d’abord la rive gauche du rio Asencio avant de le traverser et de continuer à remonter la rive droite, en traversant quelques affluents. On franchit plusieurs passerelles.

On traverse la forêt de lengas, ces arbres typiques des montagnes patagones, de la famille des hêtres.

On traverse la forêt de lengas, ces arbres typiques des montagnes patagones, de la famille des hêtres.

Certains de ces arbres portent des plantes parasites qui peuvent former des boules, un peu comme du gui.

Certains de ces arbres portent des plantes parasites qui peuvent former des boules, un peu comme du gui.

Nous atteignons enfin le campement des Torres, actuellement fermé pour cause de travaux. C'est à cet endroit que le chemin tourne vers la gauche pour s'élever maintenant en longeant une énorme moraine, derrière laquelle on voit le prolongement de la vallée Asencio et les montagnes qui la ferment.

Nous atteignons enfin le campement des Torres, actuellement fermé pour cause de travaux. C’est à cet endroit que le chemin tourne vers la gauche pour s’élever maintenant en longeant une énorme moraine, derrière laquelle on voit le prolongement de la vallée Asencio et les montagnes qui la ferment.

On remarque en passant une pierre bicolore, partie granit et partie roche noire, on peut y vérifier que les deux parties sont parfaitement soudées ensemble.

On remarque en passant une pierre bicolore, partie granit et partie roche noire, on peut y vérifier que les deux parties sont parfaitement soudées ensemble.

En levant la tête on commence maintenant à revoir les sommets des Torres. On touche au but...

En levant la tête on commence maintenant à revoir les sommets des Torres. On touche au but…

Ouaaaaaah !!! C'est fabuleux ! On se sent tout petits là devant ! Aujourd'hui, c'est pique-nique AVEC vue, le pain de mie en serait presque bon du coup.

Ouaaaaaah !!! C’est fabuleux ! On se sent tout petits là devant ! Aujourd’hui, c’est pique-nique AVEC vue, le pain de mie en serait presque bon du coup.

Deux magnifiques condors viennent planer au-dessus de nos têtes, il ne manque plus que la musique...

Deux magnifiques condors viennent planer au-dessus de nos têtes, il ne manque plus que la musique…

Curieusement, la plus petite, c'est la plus grande : à gauche, la Torre Sur (2850m), au centre la Torre Central (2800m) et à droite la Torre Norte (2600m).

Curieusement, la plus petite, c’est la plus grande : à gauche, la Torre Sur (2850m), au centre la Torre Central (2800m) et à droite la Torre Norte (2600m).

Au télé, on peut se rapprocher des sommets, sans se fatiguer trop.

Au télé, on peut se rapprocher des sommets, sans se fatiguer trop. Il y a quelqu’un, là-haut ?

Au bout du lac, de curieuses stries sur la falaise, sans que je puisse affirmer s'il s'agit de couleurs de la roche ou de parties sèches ou mouillées.

Au bout du lac, de curieuses stries sur la falaise, sans que je puisse affirmer s’il s’agit de couleurs de la roche ou de parties sèches ou mouillées.

Il est maintenant temps de repartir. On se retourne une dernière fois avec un peu de nostalgie, déjà. On est tellement loin de chez nous, ici...

Il est maintenant temps de repartir. On se retourne une dernière fois avec un peu de nostalgie, déjà. On est tellement loin de chez nous, ici…

En passant, chacun rajoute sa contribution à l'oeuvre collective réalisée sur une souche d'arbre arraché.

En passant, chacun rajoute sa contribution à l’œuvre collective réalisée sur une souche d’arbre arraché.

Nous voilà de retour au refuge, nous devons y repasser une nuit. Devant l'entrée, un joli petit oiseau bien peu farouche : un phrygile de Patagonie.

Nous voilà de retour au refuge, nous devons y repasser une nuit. Devant l’entrée, un joli petit oiseau bien peu farouche : un phrygile de Patagonie.

Un copain vient lui tenir compagnie.

Un copain vient lui tenir compagnie.

Pas si copain que çà, finalement !

Pas si copain que çà, finalement !

L'intrus reste maître du terrain ; un bruant chingolo, c'est rigolo.

L’intrus reste maître du terrain ; un bruant chingolo, c’est rigolo.

Dans ce lieu civilisé, il est possible de boire une bière, sur laquelle on peut encore voir les Cuernos !

Dans ce lieu civilisé, il est possible de boire une bière, sur laquelle on peut encore voir les Cuernos ! C’est bien bon, tout çà.

Le drapeau de la région (Patagonie chilienne) est apposé sur le mur dans la salle à manger du refuge. Les dents de scie en bas nous rappellent qu'il va bientôt être temps d'aller dormir... zzzzzzzz

Le drapeau de la région (Patagonie chilienne) est apposé sur le mur dans la salle à manger du refuge. Les dents de scie en bas nous rappellent qu’il va bientôt être temps d’aller dormir… zzzzzzzz.

Notre séjour ici touche maintenant à sa fin, demain la redescente vers l’hôtel chic les Torres, puis en bus jusqu’à Puerto Natales où (on l’espère) nous attendent nos affaires. Au final, on peut dire qu’on a vraiment eu de la chance avec la météo, les jours couverts ayant été ceux où il n’y avait rien à voir vers le haut. A demain pour la suite de nos aventures australes.

Aventures australes (7)

Chapitre 7 : de l’hosteria Pehoe jusqu’au refuge Chileno.
Nous voilà maintenant le jeudi matin, début de la deuxième partie de notre séjour dans le parc des Torres, qui devait s’achever le samedi. Un programme mixte bus-marche pour cette journée : bus de l’hosteria jusqu’à Pudeto (le lieu de départ du premier catamaran), bus de Pudeto à l’entrée du parc, bus encore de l’entrée du parc à l’hôtel las Torres, et enfin marche finale qui devait s’achever au très fréquenté refuge Chileno.

Changement de décor pendant la nuit : ce matin, les nuages sont en train d'envahir les montagnes.

Changement de décor pendant la nuit : ce matin, les nuages sont en train d’envahir les montagnes.

Après un solide petit déjeuner, nous ressortons faire un petit tour sur l'île, pour constater que le ciel est de plus en plus bas

Après un solide petit déjeuner, nous ressortons faire un petit tour sur l’île, pour constater que le ciel est de plus en plus bas

et que les échappées de ciel bleu ont complètement disparu.

et que les échappées de ciel bleu ont complètement disparu.

Fanny a décidé de faire à pied cette première partie du trajet, en nous confiant son sac à trimballer dans le bus. une fois les affaires prêtes, on sort un peu se promener alentour, en empruntant de nouveau la jolie passerelle.

Fanny a décidé de faire à pied cette première partie du trajet, en nous confiant son sac à trimballer dans le bus. Une fois les affaires prêtes, comme il nous reste du temps avant l’heure du bus, on sort un peu se promener alentour, en empruntant de nouveau la jolie passerelle.

De sonores piaillements attirent notre attention : une bande d'oiseaux est en train d'invectiver un chat qui joue les indifférents.

De sonores piaillements attirent notre attention : une bande d’oiseaux est en train d’invectiver un chat qui joue les indifférents.

Tout à coup, sur le bord de la route, surprise ! Nous voici transportés à Lourdes, quelques milliers de km plus loin...

Tout à coup, sur le bord de la route, surprise ! Nous voici transportés à Lourdes, quelques milliers de km plus loin…

Mais voilà que les premières gouttes commencent à tomber ! Il fallait bien que çà arrive, on en avait tellement lu sur les malheureux qui n'ont jamais vu les montagnes pendant leur séjour au parc...

Mais voilà que les premières gouttes commencent à tomber ! Il fallait bien que çà arrive, on en avait tellement lu sur les malheureux qui n’ont jamais vu les montagnes pendant leur séjour au parc…

Après s'être mis un moment à l'abri, il faut bien se décider à aller attendre le bus au bord de la route, sous une pluie battante et en tentant de mettre le sac de Fanny un peu à l'abri sous mon poncho. Adieu, hosteria Pehoe !

Après s’être mis un moment à l’abri, il faut bien se décider à aller attendre le bus au bord de la route, sous une pluie battante et en tentant de mettre le sac de Fanny un peu à l’abri sous mon poncho. Adieu, hosteria Pehoe !

Lorsque nous parvenons enfin à l'hôtel Las Torres, il ne pleut plus depuis un bon moment, et nous prenons sans nous attarder le sentier qui doit nous mener à notre refuge du soir.

Lorsque nous parvenons enfin à l’hôtel Las Torres, il ne pleut plus depuis un bon moment, et nous prenons sans nous attarder le sentier qui doit nous mener à notre refuge du soir.

On commence par cheminer sur une piste ; j'avais bien repéré quelques oiseaux à photographier, mais je sens que l'on n'est pas disposé à m'attendre...

On commence par cheminer sur une piste ; j’avais bien repéré quelques oiseaux à photographier, mais je sens que l’on n’est pas disposé à m’attendre…

Nous arrivons à une passerelle suspendue au-dessus du rio Asencio, dont nous devons ensuite remonter la vallée.

Nous arrivons à une passerelle suspendue au-dessus du rio Asencio, dont nous devons ensuite remonter la vallée.

Nous voilà prévenus !

Nous voilà prévenus !

J'ai l'impression d'être attendue... bah ! Même pas peur !

J’ai l’impression d’être attendue… bah ! Même pas peur !

Notre chemin bifurque alors vers la droite et s'élève en suivant la faille où coule la rivière. Le soleil passe à travers les nuages pour nous offrir ses plus belles lumières.

Notre chemin bifurque alors vers la droite et s’élève en suivant la faille où coule la rivière. Le soleil passe à travers les nuages pour nous offrir ses plus belles lumières.

Après cette montée, nous découvrons la vallée en perspective, il n'y a plus qu'à profiter du rayon de soleil qui passe.

Après cette montée, nous découvrons la vallée en perspective, il n’y a plus qu’à profiter du rayon de soleil qui passe.

On passe à côté d'un arbre vraiment affectueux.

On passe à côté d’un arbre vraiment affectueux.

On voit le refuge ! Finalement, ce n'était pas très long, j'aurais bien eu le temps de courir après quelques zoziaux...

On voit le refuge ! Finalement, ce n’était pas très long, j’aurais bien eu le temps de courir après quelques zoziaux…

Il faut encore franchir une passerelle pour arriver au refuge, mais celle-ci n'est pas suspendue.

Il faut encore franchir une passerelle pour arriver au refuge, mais celle-ci n’est pas suspendue.

Je la trouve vraiment belle avec ses gardes- corps bruts.

Je la trouve vraiment belle avec ses garde- corps de bois brut.


Petit refuge très fréquenté, le Chileno est la porte des célèbres Torres del Paine qui ont donné leur nom au Parc. C’est pour y avoir de la place deux nuits de suite que nous avons dû faire ce circuit un peu bizarre et revenir après trois jours à notre point d’arrivée. Du monde entier viennent dormir ici les photographes fous de montagne qui rêvent de prendre les célèbres Torres dans la lumière orangée qui les colore au soleil levant, ce qui suppose de parcourir le chemin dans la nuit pour se trouver à pied d’œuvre au bon moment éventuel. Bon, pour nous, ce sera de jour, peut-être, si les dieux de la météo sont avec nous…