Aventures australes (14).

Chapitre 14 : Chorrillo del Salto et laguna Capri.
Retour à la formation en triplette le lendemain jeudi, nous allons pour commencer faire un saut jusqu’au « Chorrillo del Salto » (c’est de circonstance) , une cascade toute proche en remontant un peu la vallée, puis nous reviendrons à El Chalten pour prendre le sentier du Fitz Roy jusqu’à la laguna Capri, en espérant que le Seigneur Roy daignera se montrer à nous dans toute sa majesté, du haut de ses 3405m de hauteur.

Après quelques kilomètres de piste, nous laissons la voiture au parking indiqué et suivons le  petit sentier qui mène à la cascade ; il traverse une zone bien boisée, mais pas de corne de huemul en vue.

Après quelques kilomètres de piste, nous laissons la voiture au parking indiqué et suivons le petit sentier qui mène à la cascade ; il traverse une zone bien boisée, mais pas de corne de huemul en vue.

Nous y voilà ! Quel débit, pour une cascade de fin d’été, on voit bien que nous sommes dans  un pays de glaciers, çà fond !

Nous y voilà ! Quel débit, pour une cascade de fin d’été, on voit bien que nous sommes dans un pays de glaciers, çà fond !

Elle me rappelle notre cascade d’Arcousans, au pied du Mont Valier, mais il lui manque le berceau rocheux de celle-ci ; rendez-vous dans quelques milliers d’années .

Elle me rappelle notre cascade d’Arcouzan, au pied du Mont Valier, mais il lui manque le berceau rocheux de celle-ci ; rendez-vous dans quelques milliers d’années 🙂

J’y crois pas, Fanny a réussi à faire poser une libellule, on dirait même qu’elle a un léger sourire. Admirez ses tatouages en couleurs sur tout le corps.

J’y crois pas, Fanny a réussi à faire poser une libellule, on dirait même qu’elle a un léger sourire. Admirez ses tatouages en couleurs sur tout le corps.

Au point d’impact, la douche est en mode karcher.

Au point d’impact, la douche est en mode karcher.

« Finalement je crois que je me doucherai ce soir à la cabaña .»

« Finalement je crois que je me doucherai ce soir à la cabaña .»

Après la cascade, retour par la piste jusqu’à El Chalten ; nous longeons le bien nommé rio de las Vueltas, au tracé très sinueux.

Après la cascade, retour par la piste jusqu’à El Chalten ; nous longeons le bien nommé rio de las Vueltas, au tracé très sinueux.

Vers l’amont, ce sont les mêmes méandres, avec les montagnes dans le lointain, en direction de l’ouest.

Vers l’amont, ce sont les mêmes méandres, avec les montagnes dans le lointain, en direction de l’ouest.

Au bord de la piste, ce sont des buissons aux formes arrondies, mais attention, sous leurs airs de coussins confortables  ils sont très épineux et n’ont rien à envier au « erizon » aragonais.

Au bord de la piste, ce sont des buissons aux formes arrondies, mais attention, sous leurs airs de coussins confortables ils sont très épineux et n’ont rien à envier au « erizon » aragonais.

C’est à la sortie d’El Chalten (donc pour nous  à l’entrée, puisque nous revenons de la cascade) que se trouve le parking et le départ du sentier vers le Fitz Roy.

C’est à la sortie d’El Chalten (donc pour nous à l’entrée, puisque nous revenons de la cascade) que se trouve le parking et le départ du sentier vers le Fitz Roy.

Des cris caractéristiques dans les arbres : nous retrouvons les mêmes oiseaux que nous avions déjà rencontrés au Chili, de la famille des perroquets, cachañas, c'est leur nom. Ils ne sont pas bien loin, mais dans les arbres ce n’est pas facile de les photographier, j’ai l’impression qu’ils jouent un peu à cache-cache.

Des cris caractéristiques dans les arbres : nous retrouvons les mêmes oiseaux que nous avions déjà rencontrés au Chili, de la famille des perroquets, cachañas, c’est leur nom. Ils ne sont pas bien loin, mais dans les arbres ce n’est pas facile de les photographier, j’ai l’impression qu’ils jouent un peu à cache-cache.

Le sentier monte doucement, il arrive à un premier « mirador » sur la rivière et sa vallée.

Le sentier monte doucement, il arrive à un premier « mirador » sur la rivière et sa vallée.

Vers l’amont, on a une belle série  de « vueltas » en perspective.

Vers l’amont, on a une belle série de « vueltas » en perspective.

Ici c’est un pays de vent, l’allure des arbres le confirme.

Ici c’est un pays de vent, l’allure des arbres le confirme.

Nouveau point de vue un peu plus loin (et un peu plus haut), on longe toujours cette belle et large vallée.

Nouveau point de vue un peu plus loin (et un peu plus haut), on longe toujours cette belle et large vallée.

On aperçoit maintenant le sommet du Fitz Roy qui dépasse un peu, mais aïe, on dirait bien que des nuages arrivent !

On aperçoit maintenant le sommet du Fitz Roy qui dépasse un peu, mais aïe, on dirait bien que des nuages arrivent !

On zoome pour s’approcher un peu. Là-haut aussi il a l’air d’y avoir du vent.

On zoome pour s’approcher un peu. Là-haut aussi il a l’air d’y avoir du vent.

Le sentier continue dans la forêt. Beaucoup de bois mort, les arbres souffrent avec les vents violents très fréquents, et la dégradation ne se fait pas vite dans ce climat. En voici un qui nous regarde passer…

Le sentier continue dans la forêt. Beaucoup de bois mort, les arbres souffrent avec les vents violents très fréquents, et la dégradation ne se fait pas vite dans ce climat. En voici un qui nous regarde passer…

Un petit oiseau acrobate cherche des graines dans un parasite de l’arbre.

Un petit oiseau acrobate cherche des graines dans un parasite de l’arbre.

Mais lorsque nous arrivons en vue du Fitz Roy, voici ce que nous découvrons : il est maintenant bien pris dans le mauvais temps.

Mais lorsque nous arrivons en vue du Fitz Roy, voici ce que nous découvrons : il est maintenant bien pris dans le mauvais temps.

Nous descendons jusqu’au bord de la laguna Capri, il y a du soleil ici, heureusement car le vent est frisquet.

Nous descendons jusqu’au bord de la laguna Capri, il y a du soleil ici, heureusement car le vent est frisquet.

Tout en cassant la croûte, nous gardons un œil sur l’amas de nuages qui enveloppe  la montagne.

Tout en cassant la croûte, nous gardons un œil sur l’amas de nuages qui enveloppe la montagne.

Voilà notre patience récompensée ! Elle se dégage soudain pour se laisser admirer quelques instants de toute sa hauteur, avant d’être envahie à nouveau par les nuées.

Voilà notre patience récompensée ! Elle se dégage soudain pour se laisser admirer quelques instants de toute sa hauteur, avant d’être envahie à nouveau par les nuées.

Inutile de chercher à aller plus loin, plus près : nous n’en verrions pas davantage. Les nuages, regroupés autour du massif, forment désormais une masse compacte et l’enveloppent fermement. Nous redescendons par le même chemin, contents quand même d’avoir pu apercevoir cette montagne mythique rencontrée il y a bien longtemps dans les récits de son conquérant Lionel Terray. (Première ascension du Fitz Roy par ce dernier en 1952).

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