Deux bornes dans la lucarne.

Mais non je ne vais pas parler de foot ! La lucarne, c’est une lucarne météo, même pas une fenêtre donc, qui éclairait soudain le ciel du dimanche matin malgré les sombres prévisions de météo France.
Or notre collection de bornes ayant justement un trou, pas très grand mais un trou quand même, entre les bornes 36 et 39, l’occasion était belle de partir pour Sare et le col de Lizuniaga où la borne 36 se trouve au bord de la route , après quelques incantations rituelles destinées à repousser les intempéries.

Cette fois, nous contournons Sare par l'Ouest, où la vieille route si étroite entre ses deux rangs serrés de platanes a enfin été doublée, ce qui évite les grandes marches arrière d'autrefois. J'apprécie que les vieux platanes aient été conservés !

Cette fois, nous contournons Sare par l’Ouest, où la vieille route si étroite entre ses deux rangs serrés de platanes a enfin été doublée, ce qui évite les grandes marches arrière d’autrefois lorsque quelqu’un arrivait en face. J’apprécie que les vieux platanes si beaux aient été conservés !

Peu de cyclistes ce dimanche matin, les sorties programmées ont dû être victimes de la météo. Nous stationnons près de la table des faceries et de la borne 36, tout en constatant la disparition de la stèle plus ancienne mentionnée sur le panneau...

Peu de cyclistes ce dimanche matin, les sorties programmées ont dû être victimes de la météo. Nous stationnons près de la table des Faceries et de la borne 36, tout en constatant la disparition de la stèle plus ancienne mentionnée sur le panneau…

...que voici, tout au moins pour sa version française. Mais il est temps d'attaquer la montée, qui est directe à travers la pente, et dans laquelle les bâtons du Père Noël se révéleront fort efficace car leur extrémité s'ancre dans la terre mouillée  (la boue, çà s'appelle).

…que voici, tout au moins pour sa version française.
Mais il est temps d’attaquer la montée, qui est directe à travers la pente, et dans laquelle les bâtons du Père Noël se révéleront fort efficace car leur extrémité s’ancre dans la terre mouillée (la boue, çà s’appelle).

Nous parvenons rapidement à la première borne ancienne, il y en a pas mal dans cette zone, elle est directement au-dessus de notre parking, on voit encore la voiture en bas.

Nous parvenons rapidement à la première petite borne ancienne, il y en a pas mal dans cette zone, elle est directement au-dessus de notre parking, on voit encore la voiture et la table en bas.

Malgré la forêt, la saison et la mauvaise exposition, une Daphnée lauréole fleurit tout de même à côté. Plante toxique, elle semble quand même avoir été goûtée.

Malgré la forêt, la saison et la mauvaise exposition, une Daphné lauréole fleurit à côté. Plante réputée toxique, elle semble quand même avoir été goûtée.

A travers le rideau des arbres dépouillés, on aperçoit le brouillard dans la vallée de la Bidassoa.

A travers le rideau des arbres dépouillés, on aperçoit le brouillard dans la vallée de la Bidassoa.

La borne 37 est là, bien visible dans ce couloir où passe la frontière, une ancienne petite borne à ses côtés.

La borne 37 est là, bien visible dans ce couloir sans arbres où passe la frontière, une ancienne petite borne à ses côtés.

Un peu plus haut, une trouée dans les arbres permet de voir les peñas de Haya ou Trois-Couronnes, coiffées d'un nuage.

Un peu plus haut, une trouée dans les arbres permet de voir les peñas de Haya ou Trois-Couronnes, coiffées d’un nuage ; elles dominent le brouillard qui occupe le fond de la vallée.

La trouée semble avoir été ménagée pour l'usage de cette palombière géante.

La trouée semble avoir été ménagée pour l’usage de cette palombière géante.

On continue à monter tout droit dans la pente, en se retournant de temps en temps pour regarder le paysage et souffler un peu. Revoilà notre belle palombière, dans le décor environnant.

On continue à monter tout droit dans la pente, en se retournant de temps en temps pour regarder le paysage et souffler un peu. Revoilà notre belle palombière, dans le décor environnant : le col de Lizuniaga au-dessous, et à droite la Rhune et ses bâtiments du sommet.

Nous voilà à la borne 38 !  Mais il va falloir grimper encore pour trouver les anciennes bornes (on ne néglige plus rien désormais !)

Nous voilà à la borne 38 ! Mais il va falloir grimper encore jusqu’à la 39 pour trouver les anciennes bornes (on ne néglige plus rien désormais !)

Hum ! En regardant vers l'Ouest, j'ai bien l'impression de voir arriver des nuages...

Hum ! En regardant vers l’Ouest, j’ai bien l’impression de voir arriver des nuages…

Hé bien, ici aussi on est sur ehiza barruti publikoa, mais maintenant on sait ce que çà veut dire, grâce à la perspicacité de Daniel.

Hé bien, ici aussi on est sur ehiza barruti publikoa, mais maintenant on sait ce que çà veut dire, grâce à la perspicacité de Daniel.

Tiens ! Un œuf de hérisson ! Mais non, je blague, ce n'est qu'une bête châtaigne.

Tiens ! Un œuf de hérisson ! Mais non, je blague, ce n’est qu’une bête châtaigne.

Un nouvel arbre-monstre !

Un nouvel arbre-monstre !

La fin de la montée dans la forêt est particulièrement raide, toujours tout droit.

La fin de la montée dans la forêt est particulièrement raide, toujours tout droit.

vers l'Ouest c'est plus que menaçant, on le voit même à travers les mélèzes.

vers l’Ouest c’est plus que menaçant, on le voit même à travers les mélèzes.

On sort enfin des arbres pour constater qu'il y a encore du soleil côté français. La dernière borne ancienne est par là dans les fougères, pas bien loin de la borne 39, que nous rejoignons maintenant.

On sort enfin des arbres pour constater qu’il y a encore du soleil côté français. La dernière borne ancienne est par là dans les fougères, pas bien loin de la borne 39, que nous rejoignons maintenant.

Au moment où nous entamons la descente, la lucarne météo s'achève et la pluie se met à tomber, elle ne s'arrêtera pas beaucoup jusqu'au retour à la voiture.

Au moment où nous entamons la descente, la lucarne météo s’achève et la pluie se met à tomber, elle ne s’arrêtera pas beaucoup jusqu’au retour à la voiture.

Il n’y a pas de photo de la descente car l’appareil était à l’abri dans le sac à dos. Dommage, l’itinéraire était différent mais très joli aussi. Daniel était très content car il a pu tester son nouvel équipement de pluie en prévision de la Patagonie, et le résultat était concluant. Pour ma part, j’ai pu vérifier que mon matériel était bien insuffisant, j’ai fini le pantalon bien trempé par l’eau qui s’égouttait de ma veste, et celle-ci bien imbibée déjà 😦

Cependant, même après 14h, le restaurant Lizuniaga au col tout proche nourrit volontiers ses clients (il faut dire qu'il se trouve en Espagne, les frontières n'existent pas que sur le terrain...)

Cependant, même après 14h, le restaurant Lizuniaga au col tout proche nourrit volontiers ses clients (il faut dire qu’il se trouve en Espagne, les frontières n’existent pas que sur le terrain…) et nous en avons donc profité pour aller casser la croûte bien au chaud.

Lorsque nous sommes sortis du restaurant, il pleuvait encore. La lucarne s’était définitivement refermée…

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