Vendredi ou les bornes sauvages.

Quoi faire quand la météo annonce un temps pourri tout le week-end ? C’est facile, il n’y a qu’à sortir le vendredi ! Hé oui, pas de cours le vendredi cette année non plus, alors… En plus, le vendredi, point de vélocipèdes sur les routes du Pays Basque : les vélomaniaques aiment bien pédaler de concert, et se réunissent donc le week-end presque exclusivement (en hiver en tous cas) ; le risque d’en attraper un sur le capot de la voiture à la sortie d’un virage un peu serré est donc nettement moindre le vendredi. Nous voilà donc partis ce vendredi 17 janvier à la recherche de nouvelles bornes frontière pour compléter notre collection.
Afin d’éviter de refaire tout le chemin jusqu’à la borne 51 avant de trouver la 52 et les suivantes, nous bifurquons sur la gauche bien avant le col de Lizarrieta et suivons une bonne piste pendant plusieurs kilomètres avant de nous stationner à un carrefour d’où nous accéderons directement à la borne 52 sans faire trop de chemin.

Aujourd'hui, grande première, j'inaugure les bâtons que le Père Noël m'a apportés comme j'avais été bien sage.

Aujourd’hui, grande première, j’inaugure les bâtons que le Père Noël m’a apportés, puisque j’avais été bien sage.

Il y a un fort vent de sud-est qui forme dans le ciel pyrénéen des nuages très spéciaux, celui-ci m'a l'air d'un lenticulaire effiloché.

Il y a un fort vent de sud-est qui forme dans le ciel pyrénéen des nuages très spéciaux, celui-ci m’a l’air d’un lenticulaire effiloché (ce ne doit pas être la dénomination officielle…)

Et en effet, nous arrivons rapidement à la borne 52, sur cette crête aujourd'hui balayée par le vent.

Et en effet, nous arrivons rapidement à la borne 52, à Bagacelareta (hééé oui), sur cette crête aujourd’hui balayée par le vent.

Un peu plus loin nous trouvons la borne 53 (une excellente année, 53, soit dit en passant). Un petit caillou est posé dessus.

Un peu plus loin nous trouvons la borne 53 (une excellente année, 53, soit dit en passant). Elle se trouve près d’un petit ruisseau, et un petit caillou est posé dessus.

Le chemin est très agréable, peu accidenté et avec une vue toujours dégagée.

Le chemin est très agréable, peu accidenté et avec une vue toujours dégagée.

Ah, non, celui-ci n'est pas le bon chemin, il faut prendre celui qui descend.

Ah, non, celui-ci n’est pas le bon chemin, il faut prendre celui qui descend.

En bas de la descente, c'est la 54 au bord du ruisseau, ou plus exactement au confluent de deux ruisseaux, qui forment ensuite Ourioko Erreka (erreka, çà ne veut pas dire j'ai trouvé, çà veut dire ruisseau en basque).

En bas de la descente, c’est la 54 au bord du ruisseau, ou plus exactement au confluent de deux ruisseaux, qui forment ensuite Ourioko Erreka (erreka, çà ne veut pas dire j’ai trouvé, çà veut dire ruisseau en basque).

Ici la frontière fait un angle, dessiné sur la face supérieure de la borne.

Ici la frontière fait un angle, dessiné sur la face supérieure de la borne.

Notre chemin remonte ensuite en direction de l'Atxuria, on passe près d'un grand chêne qui semble marcher les bras écartés.

Notre chemin remonte ensuite en direction de l’Atxuria, on passe près d’un grand chêne qui semble marcher les bras écartés.

Il est temps de casser la croûte et nous essayons de profiter des murets qui prolongent cette bergerie pour nous abriter du vent incessant, mais finalement à chaque bourrasque on est entouré d'un tourbillon de feuilles mortes qui essaient de se jeter dans nos verres ou dans la boîte de thon à la catalane (sacrilège !)

Il est temps de casser la croûte et nous essayons de profiter des murets qui prolongent cette bergerie pour nous abriter du vent incessant, mais finalement à chaque bourrasque on est entouré d’un tourbillon de feuilles mortes qui essaient de se jeter dans nos verres ou dans la boîte de thon à la catalane (sacrilège !) Il y a aussi de la boue, on s’éloigne en regardant où on met les pieds…

Nous poursuivons en direction du col des trois bornes, la frontière est déterminée par le ruisseau que nous voyons ici en contrebas, derrière les pottoks.

Nous poursuivons en direction du col des trois bornes, la frontière est déterminée par le ruisseau que nous voyons ici en contrebas, derrière les pottoks.

Voilà le col des Trois-Bornes ! Mais... c'est la 56 ! On aurait loupé la 55 ?

Voilà le col des Trois-Bornes ! Mais… c’est la 56 ! On aurait loupé la 55 ?

Mais non, la voici, un peu plus loin dans l'axe du fameux ruisseau, elle aussi est à un angle de la frontière, et possède d'ailleurs sur sa face supérieure le même tracé gravé.

Mais non, la voici, un peu plus loin dans l’axe du fameux ruisseau, elle aussi est à un angle de la frontière, et possède d’ailleurs sur sa face supérieure le même tracé gravé que la 54.

Nous repassons forcément par le col et la borne 56 avec ses deux compagnes ; le paysage environnant a des couleurs très particulières avec le temps qu'il fait, et ce vent qui donne aux nuages des allures de coups de pinceaux.

Nous repassons forcément par le col et la borne 56 avec ses deux compagnes ; le paysage environnant a des couleurs très particulières avec le temps qu’il fait, et ce vent qui donne aux nuages des allures de coups de pinceaux.

Il faut encore monter pour rejoindre la borne 57 et dernière pour ce jour.

Il faut encore monter pour rejoindre la borne 57 et dernière pour ce jour.

Nous y voilà ! Au pied de l'Atxuria.

Nous y voilà ! Au pied de l’Atxuria. Avec la coiffure « dans le vent »…

Nous voilà sur le chemin du retour, plus besoin de suivre la frontière , on passe donc par la piste côté espagnol, l'Atxuria est maintenant derrière nous.

Nous entamons alors le chemin du retour, plus besoin de suivre la frontière , on passe donc par la piste côté espagnol, l’Atxuria est maintenant derrière nous.

On bifurque vers la droite au niveau du champ de taupes.

On bifurque vers la droite au niveau du champ de taupes.

Sur le chêne en face est posé un panneau qui doit en dire long, mais pas à moi. Si quelqu'un peut traduire...

Sur le chêne en face est posé un panneau qui doit en dire long, mais pas à moi. Si quelqu’un peut traduire…

C'est en arrivant près de la voiture que se trouvait cet arbre-monstre, bouh qu'il est vilain ! Fuyons vite avant qu'il ne nous dévore.

C’est en arrivant près de la voiture que se trouvait cet arbre-monstre, bouh qu’il est vilain ! Fuyons vite avant qu’il ne nous dévore.

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5 réflexions sur “Vendredi ou les bornes sauvages.

  1. C’est vrai mais avec sa coiffure ‘dans le vent’ Daniel faisait une belle cible!! La promenade a l’air très sympa mais les bâtons furent-ils concluants??

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