Saint-Jean de Corte et Vizzavona.

L’église et le baptistère Saint-Jean de Corte, cités par le guide Michelin, ne sont pas faciles à trouver. Pas le moindre panneau pour en signaler l’existence, on pourrait croire que les visiteurs n’y sont pas vraiment souhaités. Il faut dire que le voisinage de l’ancienne « section d’épreuve » de la légion étrangère plombe un peu l’ambiance du lieu…

Après pas mal de tâtonnements, je finis par trouver le site recherché, c'est ici le baptistère que je vois en premier.

Après pas mal de tâtonnements, je finis par trouver le site recherché, c’est ici le baptistère que je vois en premier.

En face de l'entrée se trouve, un peu abîmée mais bien présente, la cuve baptismale.

En face de l’entrée se trouve, un peu abîmée mais bien présente, la cuve baptismale.

Juste à côté, voilà l'église, de ce côté-ci elle semble bien conservée mais...

Juste à côté, voilà l’église, de ce côté-ci elle semble bien conservée mais…

de l'autre côté, ne subsistent des nefs que les bases des murs et des piliers ; pour le vocabulaire, je vous renvoie vers le guide Michelin, toujours très technique pour les vieilles églises. (Ambon, chancel, qui connaît ces termes ?)

de l’autre côté, ne subsistent des nefs que les bases des murs et des piliers ; pour le vocabulaire, je vous renvoie vers le guide Michelin, toujours très technique pour les vieilles églises. (Ambon, chancel, qui connaît ces termes ?)

Malheureusement, comme on peut le voir sur les photos, le temps est à la limite de la pluie, c’est très gris. Je poursuis quand même un peu plus loin, intriguée par les murs d’un domaine tout proche qui ne semble guère entretenu…

Le portail d'entrée me fait d'abord penser à une ancienne colonie désaffectée.

Le portail d’entrée me fait d’abord penser à une ancienne colonie désaffectée.

mais l'allure des baraquements éloigne cette hypothèse

mais l’allure des baraquements éloigne de cette hypothèse

et le symbole de la Légion est encore là sur le dallage pour témoigner.

et le symbole de la Légion est encore là sur le dallage pour témoigner.

De bien vilaines histoires semblent circuler sur cette « section d’épreuve » de la Légion Étrangère, dont le but était de mater les fortes têtes. Pour ceux que cela intéresse, voir l’article du journal local « Corse matin » avec le lien suivant : http://www.corsematin.com/article/corse/legion-etrangere-le-terrible-temoignage-dun-ancien-disciplinaire-du-bagne-de-corte.3075.html
Actuellement, les lieux sont plutôt fréquentés par les sportifs du cru venus évacuer quelques litres de transpiration, ainsi que par quelques amateurs de champignons, il est vrai que ceux-ci poussaient à profusion en cette fin de mois d’octobre.

Celui-ci a bien voulu poser un petit peu...

En voilà un qui a bien voulu poser un petit peu…

Le lendemain, pour cette deuxième période, les cours finissaient à midi et on pouvait donc partir avec le casse-croûte pour une balade de demi-journée. Après avoir encore une fois scruté le ciel et les prévisions de météo France, nous voilà partis vers la forêt de Vizzavona pour aller voir les fameuses cascades des Anglais.

En route !

En route !

Le chemin descend dans la forêt, le massif du Monte d'Oro domine la situation.

Le chemin descend dans la forêt, le massif du Monte d’Oro domine la situation.

On rejoint l'Agnone au niveau de la passerelle, et on remonte le long de sa rive droite, sans franchir la passerelle.

On rejoint l’Agnone au niveau de la passerelle, que l’on ne franchit pas, et on remonte le long de sa rive droite.

Ici aussi il y a des champignons, ceux-ci poussent sur un tronc d'arbre.

Ici aussi il y a des champignons, ceux-ci poussent sur un tronc d’arbre.

Une cascade, mais pas d'Anglais à l'horizon, on aurait dû amener les nôtres !

Une cascade, mais pas d’Anglais à l’horizon, on aurait dû amener les nôtres !

Dans cette zone plus rocheuse, les pins Laricio semblent mieux adaptés que les hêtres.

Dans cette zone plus rocheuse, les pins Laricio semblent mieux adaptés que les hêtres.

Grands arbres et petites fleurs : les cyclamens sont aussi bien abondants par endroits.

Grands arbres et petites fleurs : les cyclamens sont aussi bien abondants par endroits.

Bien que l’endroit semble connu pour cela, pas de baignade dans le torrent pour nous ce jour-là. Nous sommes rentrés à l’hôtel avec l’espoir que le lendemain serait beau pour la vallée du Tavignano…

De retour à Corte.

Nous revoilà donc à Corte pour quelques jours, et je redeviens autonome puisque Daniel doit s’occuper de ses petits pendant trois jours.
Première matinée à étudier les divers guides et à scruter le ciel pour savoir de quel côté sont les meilleures chances de beau temps, çà n’a pas l’air simple dans cette île montagneuse où les nuages ont tendance à s’accrocher, là où ils veulent.
On a rendez-vous place de Padoue pour le repas de midi.

La statue me regarde et je regarde la statue ; c'est un bronze de Bartholdi, l'auteur de la célébrissime statue de la Liberté à New York.

La statue du duc me regarde et je regarde la statue ; c’est un bronze de Bartholdi, l’auteur de la célébrissime statue de la Liberté à New York.

L’après-midi, j’ai décidé d’aller jusqu’au village tout proche de Castirla, où se trouve une chapelle ornée de fresques du XVe siècle, et j’ai même appelé la mairie pour me faire confirmer que je pourrai bien y emprunter la clé.

Voilà la clé !

Voilà la clé !

et voilà la chapelle, elle est un peu plus bas que le village, il faut prendre la voiture pour y aller ; elle est entourée du cimetière et... la porte n'est pas fermée, juste tenue par un bout de bois et une ficelle.

et voilà la chapelle, elle est un peu plus bas que le village, il faut prendre la voiture pour y aller ; elle est entourée du cimetière et… la porte n’est pas fermée, juste tenue par un bout de bois et une ficelle.

C'est tout petit et le regard est tout de suite capté par l'ensemble de fresques qui entourent l'autel.

C’est tout petit, et le regard est tout de suite capté par le magnifique ensemble de fresques qui entourent l’autel.

Un Christ en majesté occupe le centre de la voûte.

Un Christ en majesté occupe le centre de la voûte.

Le peintre a apporté beaucoup de soin à réaliser ce visage.

Le peintre a apporté beaucoup de soin à réaliser ce visage.

Ma visite achevée, je bricole un peu la serrure bloquée et réussis à libérer le pêne et à refermer derrière moi, puis remonte au village pour restituer le sésame.
Comme il me reste encore un peu de temps, j’en profite pour sillonner les petites routes proches.

Ici on voit que les chasseurs corses ne s'en prennent pas qu'au gibier. Il est vrai que les panneaux indicateurs courent moins vite que les sangliers.

Ici on voit que les chasseurs corses ne s’en prennent pas qu’au gibier. Il est vrai que les panneaux indicateurs courent moins vite que les sangliers et les lapins.

Nuages, soleil, averses, le programme est varié.

Nuages, soleil, averses, le programme est varié.

J'ai même droit à un bel arc-en-ciel pour terminer.

J’ai même droit à un bel arc-en-ciel pour terminer.

Le lendemain retour vers Aléria où nous n’avions pas pu visiter le musée et le site l’an dernier, n’étant pas dans le bon créneau horaire. Je commence par le musée, qui n’a finalement pas grand chose à voir avec la ville romaine, la plupart des pièces présentées proviennent d’une nécropole préromaine découverte plus au sud dans les années soixante, et sont d’une finesse étonnantes (IVe siècle avant J.-C., çà commence à faire quelques années !)

Un collier carthaginois en pâte de verre

Un collier carthaginois en pâte de verre

Un vase en terre cuite, ici en forme de tête de mulet, appelé rhyton. Je n'avais jamais entendu ou lu ce mot.

Un vase en terre cuite, ici en forme de tête de mulet, appelé rhyton. Je n’avais jamais entendu ou lu ce mot. Utilisé pour les libations, autrement dit pour picoler.

Un peu plus loin c'est le site de la ville romaine, les explications sont bien utiles pour comprendre ce que l'on voit.

Un peu plus loin c’est le site de la ville romaine, les explications sont bien utiles pour comprendre ce que l’on voit. En haut à droite, le forum.

Le descendant d'un papillon antique butine une scabieuse.

Le descendant d’un papillon antique butine une scabieuse.

Chouette ! Mes moutons de l'année dernière sont encore là en train de s'amuser le long du Tavignano !

Chouette ! Mes moutons de l’année dernière sont encore là en train de s’amuser le long du Tavignano !

Le lac de Bastani.

Le lendemain dimanche, il fallait bien s’organiser pour à la fois faire une balade, si possible avec du beau temps, et rejoindre Corte le soir. Essayer d’aller au lac de Bastani, çà paraissait bien pour tout, sauf peut-être le temps qu’on ne maîtrise pas en montagne, mais qu’il faut bien prendre comme il est.

Le départ de la balade se situe à la station de ski de Ghisoni-Capanelle, un site qui devait être assez joli, mais complètement défiguré par les équipements de la station de ski.

Le départ de la balade se situe à la station de ski de Ghisoni-Capanelle, un site qui devait être assez joli, mais complètement défiguré par les équipements pour le ski.

Nous commençons par monter le long des poteaux de la piste de ski, c’est moche, raide, caillouteux et raviné, un début bien désagréable. Arrivés en haut, on suit une piste (pour véhicules cette fois) qui monte sur la gauche, puis on tourne vers la droite sur un sentier bien cairné, on est un peu au-dessus des derniers pins Laricio.

et là c'est nettement plus joli !

et là c’est nettement plus joli !

Les cairns sont bien visibles !

Les cairns sont bien visibles !

On voit qu’on est quand même à la limite des nuages, qui montent peu à peu avec nous…

L'itinéraire continue en passant sur la gauche de cette verrue rocheuse.

L’itinéraire continue en passant sur la gauche de cette verrue rocheuse.

Sur notre gauche, la mer de nuages essaie d'escalader les pentes

Sur notre gauche, la mer de nuages essaie d’escalader les pentes

Quand on arrive à la source de Pizzolo, on est au-dessus des nuages et on décide de casser la croûte sur place pour observer l'évolution.

Quand on arrive à la source de Pizzolo, on est au-dessus des nuages et on décide de casser la croûte sur place pour observer l’évolution.

Derrière la source, un peu plus haut, il y a ce qui doit être le fond d'un ancien lac asséché. Comme le niveau des nuages n'a plus l'air de monter, on décide de poursuivre jusqu'au lac.

Derrière la source, un peu plus haut, il y a ce qui doit être le fond d’un ancien lac asséché. Comme le niveau des nuages n’a plus l’air de monter, on décide de poursuivre jusqu’au lac de Bastani.

Ce n'est pas trop raide et la pente est plutôt régulière.

Ce n’est pas trop raide et la pente est plutôt régulière.

Ce n'est que sur la fin que la pente se redresse, après avoir quitté l'itinéraire du Monte Renoso, mais la récompense est au bout !

Ce n’est que sur la fin que la pente se redresse, après avoir quitté l’itinéraire du Monte Renoso, mais la récompense est au bout !

Nous somme à 2089m d'altitude, il n'y a plus beaucoup de végétation, l'environnement est essentiellement minéral.

Nous somme à 2089m d’altitude, il n’y a plus beaucoup de végétation, l’environnement est essentiellement minéral.

Une risée de vent trouble soudain la surface du lac.

Une risée de vent trouble soudain la surface du lac.

Contrejour vers la verrue rocheuse à la fin de la descente.

Il est temps de redescendre vers la vilaine station de ski. Contrejour vers la verrue rocheuse à la fin de la descente.

Nous profitons encore un peu de la vue au-dessus des nuages avant de plonger dedans et de rejoindre Corte.

Nous profitons encore un peu de la vue au-dessus des nuages avant de plonger dedans et de rejoindre Corte.

Retour en Corse le 18 octobre.

C’est donc encore le 18 octobre que nous repartions vers la Corse, pour Ajaccio cette fois, avec un vol direct depuis Toulouse.

Beau temps au départ de Toulouse, nous survolons la ville rose, on reconnaît le Pont Neuf et le pont Saint-Michel.

Beau temps au départ de Toulouse, nous survolons la ville rose, on reconnaît le Pont Neuf et le pont Saint-Michel, sur la Garonne.

Beau temps encore à l'arrivée en Corse, coupée en deux par une couche de nuages, au-dessus desquels domine le Monte Cinto, point culminant de l'île.

Beau temps encore à l’arrivée en Corse, coupée en deux par une couche de nuages, au-dessus desquels domine le Monte Cinto, point culminant de l’île.

A l'arrivée à Ajaccio, le soleil n'est pas loin de se coucher, du côté des îles Sanguinaires qui terminent le golfe de ce côté.

A l’arrivée à Ajaccio, le soleil n’est pas loin de se coucher, du côté des îles Sanguinaires qui forment l’extrémité du golfe.

Au programme du samedi : route touristique d’Ajaccio à Zicavo, puis promenade sur le plateau de Coscione.

Notre balade commence à la chapelle San Petru, où un randonneur étudie attentivement la carte.

Notre balade commence à la chapelle San Petru, où un randonneur étudie attentivement la carte.

Puis le chemin monte dans la forêt de hêtres.

Puis le chemin monte dans la forêt de hêtres.

Arrivés en haut nous nous écartons du sentier pour laisser passer quelques vaches qui n'ont pas l'air d'avoir très envie de redescendre.

Arrivés en haut nous nous écartons du sentier pour laisser passer quelques vaches qui n’ont pas l’air d’avoir très envie de redescendre.

Ici les ruisseaux forment les fameuses pozzines creusées dans le gazon, un rêve de jardinier.

Ici les ruisseaux forment les fameuses pozzines creusées dans le gazon, un rêve de jardinier.

L'endroit est réputé pour une plante endémique, l'aconit de Corse ; impossible de découvrir une fleur à cette saison, mais je crois bien avoir trouvé les fruits secs.

L’endroit est réputé pour une plante endémique, l’aconit de Corse ; impossible de découvrir une fleur à cette saison, mais je crois bien avoir trouvé les fruits secs.

Dans les ruisseaux, l'eau est d'une limpidité parfaite.

Dans les ruisseaux, l’eau est d’une limpidité parfaite.

On retrouve les buissons piquants d'épine-vinette avec leurs jolis fruits.

On retrouve les buissons piquants d’épine-vinette avec leurs jolis fruits.

Le trajet prévu paraissant un peu long, nous prenons un autre chemin pour raccourcir, mais... nous ratons l'embranchement stratégique et nous retrouvons hors sentiers, dans les domaines des cochons.

Le trajet prévu paraissant un peu long, nous prenons un autre chemin pour raccourcir, mais… nous ratons l’embranchement stratégique et nous retrouvons hors sentiers, dans les domaines des cochons.

Nous finissons quand même par retrouver notre chemin de départ, en longeant de nouveau un ruisseau dans sa rigole gazonnée.

Nous finissons quand même par retrouver notre chemin de départ, en longeant de nouveau un ruisseau dans sa rigole gazonnée. J’adore !

De retour à la voiture, nous remarquons un gros rocher avec une forme de tête, plus loin sur la crête ; malheureusement, il est déjà tard et on n'a plus le temps d'aller voir de plus près.

De retour à la voiture, nous remarquons un gros rocher avec une forme de tête, plus loin sur la crête ; malheureusement, il est déjà tard et on n’a plus le temps d’aller voir de plus près.

Il est temps d'aller trouver notre gîte à Zicavo !

La nuit n’est plus très loin, il est temps d’aller trouver notre gîte à Zicavo !